Pierre Desproges

Pierre Desproges
Pierre Desproges est né le 9 mai 1939 à Pantin et mort le 18 avril 1988 d'un cancer. Il était célèbre pour son humour grinçant et ses sujets de plaisanterie inhabituels (la religion, la Seconde Guerre Mondiale et même sa propre maladie...). Comme il le disait : « On peut rire de tout, mais pas av... Voir plus
Pierre Desproges est né le 9 mai 1939 à Pantin et mort le 18 avril 1988 d'un cancer. Il était célèbre pour son humour grinçant et ses sujets de plaisanterie inhabituels (la religion, la Seconde Guerre Mondiale et même sa propre maladie...). Comme il le disait : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. » Après avoir été journaliste à L'Aurore, il est devenu chroniqueur de l'émission télévisée Le Petit Rapporteur. Ses prestations avec Daniel Prévost étaient teintées de cynisme et d'humour noir. Il a ensuite été chroniqueur au Tribunal des flagrants délires et, sur France-Inter, a tenu une chronique hebdomadaire : Chronique de la haine ordinaire avant d'animer Les Parasites sur l'antenne avec Thierry Le Luron. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris (juste en face de Frédéric Chopin).

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Avis (16)

  • Couverture du livre « Françaises, Français, Belges, Belges » de Pierre Desproges aux éditions Points

    Yves Mabon sur Françaises, Français, Belges, Belges de Pierre Desproges

    En 1982, à quelques jours d'intervalle, l'équipe du Tribunal des flagrants délires, sur France Inter, reçoit Daniel Cohn-Bendit (le 14 septembre) et Jean-Marie Le Pen (le 28 septembre). Pierre Desproges est le procureur de l'émission, celui qui accuse, et pour ces deux invités, le moins qu'on...
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    En 1982, à quelques jours d'intervalle, l'équipe du Tribunal des flagrants délires, sur France Inter, reçoit Daniel Cohn-Bendit (le 14 septembre) et Jean-Marie Le Pen (le 28 septembre). Pierre Desproges est le procureur de l'émission, celui qui accuse, et pour ces deux invités, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère (ce qui est sans doute une expression que ne comprendront que les plus âgés de mes lecteurs), raison pour laquelle, ces deux réquisitoires restent parmi les plus célèbres. Imaginez, de nos jours, un humoriste disant cela, dès le début de son sketch :

    "Je n'ai rien contre les rouquins. Encore que je préfère les rouquins bretons qui puent la moule aux rouquins juifs allemands qui puent la bière. D'ailleurs, comme disait à peu près Himmler : "Qu'on puisse être à la fois juif et allemand, ça me dépasse." C'est vrai, faut savoir choisir son camp." Outre se fâcher avec les Bretons et les rouquins, il serait taxé d'antisémite, de collabo, surtout sur les réseaux sociaux où l'anonymat rend les insultes plus aisées... de tout ce qu'on veut, sauf d'humoriste. Desproges, en bon anar de droite -ou de gauche, ça dépend de qui il a en face de lui-, se plaît donc à méchamment brocarder les gauchistes (si si, à l'époque Daniel Cohn-Bendit en était) et encore plus les extrémistes de droite et à l'époque -comme maintenant et comme toujours, droit dans ses bottes à bouts pointus- JM Le Pen en était itou. Voici d'ailleurs comment il débute le réquisitoire à icelui consacré :

    "Françaises, Français,

    Belges, Belges,

    Extrémistes, extrémistes,

    Mon président français de souche [Claude Villers],

    Mon émigré préféré [Luis Rego],

    Mesdames et messieurs les jurés,

    Mademoiselle Le Pen, mademoiselle Le Pen,

    Mademoiselle Le Pen, madame Le Pen [qu'on imagine toutes dans le public],

    Public chéri, mon amour."

    C'est court, mais déjà on sent que le texte sera fort et drôle. Il l'est incontestablement, c'est dans celui-ci qu'il fera sa démonstration aujourd'hui reconnue par tous : "On peut rire de tout mais pas avec tout le monde."

    Bonne idée que de sortir en très court volume, pas cher, ces réquisitoires de Pierre Desproges, qui me font toujours autant rire. Et quelle langue, quelle écriture lorsqu'il part dans ses envolées lyriques ou lorsqu'il assène quelque propos tranchant ! (désolé, m'sieur Desproges, j'ai usé du point d'exclamation que vous dénonciez en ces termes : "ponctuation facile dont le dessin bital et monocouille ne peut qu'heurter la pudeur") Oui, c'est dur, oui c'est parfois méchant, non ça ne passerait sans doute plus maintenant. Quel dommage qu'on ait perdu tant de liberté dans l'expression. Lisons et écoutons Pierre Desproges, tout Desproges, ça requinque notre humour et ça nous permet de ne pas trop désespérer des humoristes de maintenant...

    PS : les deux textes sont suivis de citations de l'humoriste-auteur, du genre :

    "Il y a plus d'humanité dans l’œil d'un chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son œil."

    "Réfléchissons : qu'est-ce qui différencie un Noir d'un Blanc à part la couleur de la peau et l'intelligence qui n'est pas la même chez Denise Fabre et Léopold Sédar Senghor ?"

    "Dire que les Juifs ont de l'humour c'est aussi raciste que de dire que les Arabes sont des fainéants."

  • Couverture du livre « Les Requisitoires Du Tribunal Des Flagrants Delires » de Pierre Desproges aux éditions Seuil

    Thierry BIARD sur Les Requisitoires Du Tribunal Des Flagrants Delires de Pierre Desproges

    Etonnant, ce que l'on pouvait raconter sur une radio publique il a 35 ans, sans la moindre censure. P.S. J'aime beaucoup ce format miniature de ce livre de poche.

    Etonnant, ce que l'on pouvait raconter sur une radio publique il a 35 ans, sans la moindre censure. P.S. J'aime beaucoup ce format miniature de ce livre de poche.

  • Couverture du livre « Chronique de la haine ordinaire t.1 » de Pierre Desproges aux éditions Points

    Elizabeth Neef-Pianon sur Chronique de la haine ordinaire t.1 de Pierre Desproges

    Sarcasme, humour, tendresse….
    Etonnant, non ?
    Politique, faits divers, société…..
    Etonnof, niet ?
    Portraits, humeurs, vie privée…..
    Etonnoch, nein ?
    Pierre Desprosges, tel que lui-même, nous régale de ses chroniques, sautant d’un sujet à l’autre, égratignant, raillant,...
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    Sarcasme, humour, tendresse….
    Etonnant, non ?
    Politique, faits divers, société…..
    Etonnof, niet ?
    Portraits, humeurs, vie privée…..
    Etonnoch, nein ?
    Pierre Desprosges, tel que lui-même, nous régale de ses chroniques, sautant d’un sujet à l’autre, égratignant, raillant, ironisant.
    Monsieur Cyclopède ressuscité le temps de cette savoureuse lecture, toujours aussi mordant et percutant et en même temps si attendrissant.

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