Paul Fournel

Paul Fournel
Paul Fournel, écrivain, poète, auteur dramatique, éditeur, préside aujourd'hui l'Oulipo. Il est l'auteur de ombreux recueils de nouvelles et de romans, dont Les Athlètes dans leur tête, Besoin de vélo, Les Grosses Rêveuses ou Foraine, disponibles en Points.

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « La liseuse » de Paul Fournel aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur La liseuse de Paul Fournel

    Coup de coeur de ma bibliothèque et en trouvant l'idée du monde de l'édition papier confronté au numérique très intéressante je me suis dit que j'allais passer un moment original. Pas du tout : plat, sans réel intérêt : même pas quelques mot de critique. Je suis allée au bout car le livre se lit...
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    Coup de coeur de ma bibliothèque et en trouvant l'idée du monde de l'édition papier confronté au numérique très intéressante je me suis dit que j'allais passer un moment original. Pas du tout : plat, sans réel intérêt : même pas quelques mot de critique. Je suis allée au bout car le livre se lit vite mais sinon je pense que je l'aurais laissé tomber au bout de 20 pages.

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    Couverture du livre « La liseuse » de Paul Fournel aux éditions Gallimard

    Valérie L. sur La liseuse de Paul Fournel

    Ce roman n'est pas seulement un roman sur les liseuses, loin de là. C'est un roman sur le monde de l'édition et sur la vie d'un éditeur, que Paul Fournel connaît bien puisqu'il fut, dans l'une de ses nombreuses vies, éditeur. Nous suivons l'éditeur dans ses nombreux rôles, de la découverte des...
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    Ce roman n'est pas seulement un roman sur les liseuses, loin de là. C'est un roman sur le monde de l'édition et sur la vie d'un éditeur, que Paul Fournel connaît bien puisqu'il fut, dans l'une de ses nombreuses vies, éditeur. Nous suivons l'éditeur dans ses nombreux rôles, de la découverte des manuscrits à l'accompagnement des écrivains en rencontre, en passant par la défense de tel ou tel livre en comité et par le départ d'écrivains pour une autre maison d'édition. Et puis, ce qui me plait beaucoup dans ce roman, c'est aussi le rapport à la nourriture et on sent le parallèle entre les deux domaines, le restaurant traditionnel étant d'ailleurs racheté et donc appelé à disparaître pour devenir un restaurant de sushis. Il est difficile de ne pas aimer ce livre quand on est un lecteur compulsif et/ou intéressé par le monde de l'édition, celui qui se développe à petite échelle. Il y a là la plus belle page que je connaisse consacrée à l'artichaut, un légume que je n'aime pas mais qui me renvoie immanquablement à ma mère. J'aime beaucoup la couverture Folio. La contrainte oulipienne du roman fut d'épouser la forme d'une sextine, forme poétique inventée au XIIe siècle.

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    Couverture du livre « Anquetil tout seul » de Paul Fournel aux éditions Points

    Jean-Paul Degache sur Anquetil tout seul de Paul Fournel

    Une fois de plus, Paul Fournel laisse parler sa passion pour le sport cycliste et c’est un véritable bonheur de lire de telles pages sous l’excellente plume d’un aussi bon écrivain.
    Comme le titre et la photo de couverture l’indiquent, c’est à Jacques Anquetil que se consacre l’auteur. Ce grand...
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    Une fois de plus, Paul Fournel laisse parler sa passion pour le sport cycliste et c’est un véritable bonheur de lire de telles pages sous l’excellente plume d’un aussi bon écrivain.
    Comme le titre et la photo de couverture l’indiquent, c’est à Jacques Anquetil que se consacre l’auteur. Ce grand champion « fait pour rouler seul » fut son modèle et son contraire. Comme tous les cyclistes débutants, le jeune Paul Fournel s’identifie au champion mais il fait parler aussi Anquetil : « J’ai mal, la nuque, les épaules, les reins et puis l’enfer des fesses et des cuisses. Il faut résister à la brûlure… si je souffre tant, il n’est pas possible que les autres tiennent le coup. » Dans le contre la montre entre Bourgoin et Lyon (62 km), Anquetil rattrape Poulidor, son éternel rival et Antonin Magne, le directeur sportif de celui qui fut dénommé à tort l’éternel second, ordonne à son coureur de se garer et de regarder passer la caravelle…
    Né à Saint-Étienne, Paul Fournel, président de l’OuLiPo, rêve d’être coureur cycliste et son premier vélo est vert, comme celui d’Anquetil. Il a été fabriqué dans la préfecture de la Loire qui fut la capitale du cycle.
    Au fil du livre, les exploits mémorables du champion sont retracés, vécus de l’intérieur mais le lecteur profite, en prime, de l’humour de l’auteur qui se prend pour Jacques Anquetil. Il détaille aussi ses rapports avec les autres coureurs, lui qui n’aime pas rouler en peloton. Il hait Darrigade qui vient le chercher en queue de paquet pour le remonter en tête. En fait, Anquetil n’aime le peloton que quand il est loin derrière ! Pourtant, il déclare : « Je n’aime pas le vélo. Le vélo m’aime. Il va le payer. »
    Présent le 12 juillet 1964 sur les pentes du Puy-de-Dôme, à 2 km du sommet, Paul Fournel prend en photo, tour à tour, Poulidor et Anquetil, le premier ayant décroché le second, mémorable évènement faisant la gloire du Tour de France. Quelques questions simples permettent de tenter de mieux comprendre l’homme et le champion. Il faut savoir ce qui motive Anquetil. Généreux et modeste, il recherche avant tout l’exploit alors qu’Alfredo Binda aimait vraiment le vélo, que Roger Walkowiak était indifférent à l’argent, que Raphaël Géminiani acceptait la douleur et que Louison Bobet savait la gérer au mieux. Paul Fournel n’élude pas le problème de la drogue et du dopage. Il raconte ce grand prix de Forli contre la montre où avec Ercole Baldini, ils avaient décidé de se contenter d’eau minérale, de ne pas prendre d’amphétamines. Ils ont fait premier et deuxième, mais à une moyenne inférieure, en souffrant le martyre, trouvant l’épreuve interminable.
    Toutes les questions sont posées et abordées avec passion et franchise, même sa vie de couple avec Janine dont l’auteur nous révèle le rôle prépondérant joué par elle auprès du champion : « Janine veille, elle conduit, elle compte, elle accompagne. Elle assure aussi le spectacle… Leur couple est si perfectionné qu’il est inséparable. Ils ne s’écartent l’un de l’autre qu’au moment où Jacques doit pédaler. » Enfin, il détaille l’incroyable histoire familiale de cet homme hors du commun sans oublier de brosser le portrait des hommes qui ont accompagné sa carrière : Jean Stablinski, le lieutenant, André Darrigade, son ami, son capitaine de route, son mentor, son tourmenteur, Raphaël Géminiani, son antithèse et Raymond Poulidor avec qui il partage finalement une amitié respectueuse et durable.
    Enfin, je note une petite erreur concernant l’abandon de Jacques Anquetil lors de son dernier Tour, lors de l’étape qui arrivait à Saint-Étienne. Ce 11 juillet 1966, il mit pied à terre dans la côte de Serrières (Ardèche), comme le note Christian Lacroix, dit Lax, dans l’avant-propos de sa passionnante BD, « L’Aigle sans orteils » (Aire Libre, Dupuis). Ce n’était pas « dans un obscur trou de pluie, au milieu d’une descente, sous un orage froid. » Ce jour-là, je me trouvais sur le Cours Fauriel, à Saint-Étienne, où je m’étais rendu, sur mon demi-course Winster, pour assister à l’arrivée de l’étape remportée par Ferdinand Bracke, un coureur belge qui battra aussi le record de l’heure. Le grand Jacques pouvait se retirer l’esprit tranquille, ayant assuré la victoire de son coéquipier, Lucien Aimar.
    Après André Darrigade, mon éternel favori qui me le rendait bien en collectionnant les victoires d’étapes, je supportais Jacques Anquetil. C’est pourquoi, à 14 ans, après m’être cassé le poignet gauche en jouant au foot, je portais ma montre au bras droit. Lorsqu’on me demandait pourquoi, je répondais invariablement : « Mais… comme Jacques Anquetil ! »

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    Couverture du livre « Avant le polar » de Paul Fournel aux éditions Editions Dialogues

    manue fais-moi peur sur Avant le polar de Paul Fournel

    Ce livre est assez original mais pourtant avant de le commence je m’attendais vraiment à retrouver des conseils pour écrire un roman policier. Ici, ce sont plutôt des extraits sommaires que l’auteur devrait ensuite retravailler et étoffer pour que son roman soit complet.

    Paul Fournier propose...
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    Ce livre est assez original mais pourtant avant de le commence je m’attendais vraiment à retrouver des conseils pour écrire un roman policier. Ici, ce sont plutôt des extraits sommaires que l’auteur devrait ensuite retravailler et étoffer pour que son roman soit complet.

    Paul Fournier propose 99 extraits. Nous n’avons donc pas de romans ni de réels conseils.
    Je pense qu’il aurait pu être intéressant de mettre ces notes mais ensuite d’intégrer le roman entier pour justement voir la différence et l’évolution.
    Ce livre peut être une bonne idée pour de futurs auteurs qui aimeraient se lancer dans le monde de l’écriture mais il faudrait alors donner plus de conseils au lieu d’extraits et mettre ensuite le roman en entier pour que l’on puisse voir le travail préparatoire.

    Evidemment il ne faut pas s’attendre à retrouver des descriptions approfondies ou de longs interrogatoires. L’auteur indique quelques détails et un ou deux interrogatoires assez courts pour donner un exemple. Cela est tout de même intéressant.
    Je pense que l’auteur ne précise peut-être certaines choses comme par exemple ne pas oublier ce que les particularités physiques engendrent.

    Certaines notes ne font que quelques lignes et ne sont pas utiles, c’est un peu dommage.
    Ce que j’ai beaucoup apprécié ce sont les photos qui illustrent le livre et nous permettent de visualiser les paysages. Nous n’avons pas de descriptions mais les photos les remplacent très bien.
    J’ai trouvé frustrant que l’auteur ne finisse pas ses notes, on ne sait donc pas qui est le coupable…

    En résumé ce genre de livre peut en aider certains ou donner, je pense, des idées de romans à d’autres.

    http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2016/06/affaire-n195-avant-le-polar-de-paul.html

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