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Oriane Jeancourt Galignani

Oriane Jeancourt Galignani
Oriane Jeancourt Galignani est Franco-Allemande. Critique littéraire, elle travaille depuis plusieurs années pour le magazine Transfuge dont elle est devenue la rédactrice en chef littérature en 2011. Elle a par le passé publié différents articles dans Philosophie Magazine et d'autres pages li... Voir plus
Oriane Jeancourt Galignani est Franco-Allemande. Critique littéraire, elle travaille depuis plusieurs années pour le magazine Transfuge dont elle est devenue la rédactrice en chef littérature en 2011. Elle a par le passé publié différents articles dans Philosophie Magazine et d'autres pages littéraires. Elle est l'auteure d'un livre sur Sylvia Plath, "Mourir est un art, comme tout le reste" (Albin Michel, 2013), remarqué par plusieurs jurys, notamment celui du Prix de la Closerie des Lilas, du Prix de la Coupole, du Prix Montalembert et du Prix littéraire Québec-France.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Autour d'un verre avec Oriane Jeancourt-Galignani

    Franco-allemande, Oriane Jeancourt Galignani est critique littéraire. Mourir est un art, comme tout le reste est son premier roman qui évoque Sylvia Plath, poétesse et icône féministe des années 60. Lors du Festival de la Correspondance de...

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  • Entretien avec Vincent Jaury, fondateur de la revue "Transfuge"
    Entretien avec Vincent Jaury, fondateur de "Transfuge"

    En 2004, il crée Transfuge avec peu de moyen, un ami et contre l’avis de tous. L’idée est simple : rendre à l’exercice de la critique ses lettres de noblesse et s’attacher à l’approche esthétique des œuvres littéraires et cinématographiques. Grâce à son talent, à sa générosité et à son énergie, Vincent Jaury a fait de Transfuge l’un des meilleurs magazines culturels d’aujourd’hui.

  • Autour d'un verre avec Oriane Jeancourt-Galignani
    Autour d'un verre avec Oriane Jeancourt-Galignani

    Franco-allemande, Oriane Jeancourt Galignani est critique littéraire. Mourir est un art, comme tout le reste est son premier roman qui évoque Sylvia Plath, poétesse et icône féministe des années 60.

Avis sur cet auteur (24)

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    Couverture du livre « La femme-écrevisse » de Oriane Jeancourt Galignani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Eve Yeshé sur La femme-écrevisse de Oriane Jeancourt Galignani

    Le récit commence à Amsterdam en 1642 : Margot qui vient de se faire engager par celui qu’elle appellera toujours le Peintre, pour s’occuper de son fils Titus. Il lui montre l’art de la gravure, dans son atelier, et lui apprend la méthode, devenant au passage son amant. Mais, le Peintre a des...
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    Le récit commence à Amsterdam en 1642 : Margot qui vient de se faire engager par celui qu’elle appellera toujours le Peintre, pour s’occuper de son fils Titus. Il lui montre l’art de la gravure, dans son atelier, et lui apprend la méthode, devenant au passage son amant. Mais, le Peintre a des dettes et voit d’un mauvais œil le désir de Margot de reproduire la femme-écrevisse qui l’obsède.

    On va suivre à travers les descendants de Margot, le voyage de la gravure jusqu’à nos jours en faisant la connaissance, dans un premier temps de Grégoire et Lucie, à Paris qui mènent une vie un peu étrange, leurs parents étant la plupart à l’étranger, les relations entre eux tendues, à l’ombre de la femme-écrevisse.

    La gravure est en elle-même un personnage à part entière du roman, prenant parfois la parole. Elle m’a fait penser à « La peau de chagrin » de Balzac, et au « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde toutes proportions gardées bien-sûr. Comment ne pas évoquer, à travers les eaux fortes, le beau roman « Terrasse à Rome » de Pascal Quignard…

    Le passage traitant de la parthénogenèse de l’écrevisse marbrée qui intéresse beaucoup Lucie m’a beaucoup amusée. Tout tourne bien sûr autour de ses adorables petites bêtes.

    Grégoire a une relation très (trop) étroite avec son grand-père, Ferdinand von Hauser, acteur dans les années vingt à Berlin au grand dam de son père qui tient en horreur le passé nazi de la famille Von Hauser qu’il a préféré changer de nom, Ernst devenant Yves Crebsin. Krebs ! On est toujours dans les crustacés.

    Ferdinand l’emmenait au zoo tous les samedis, lui promettant l’arrivée de deux dragons de Komodo qui ne sont jamais arrivés et pour cause, il n’en avait jamais été question, mais il pensait stimuler l’imaginaire ou la patience de l’enfant qu’il était alors.

    Ce fût un plaisir de retrouver Nietzsche que l’on croise à Turin alors qu’il commence à plonger dans le marasme, ce que Grégoire appelle « la nécrose turinoise de Nietzsche » et dont il parle sans se lasser à table alors que son père enrage, cherchant à tout prix à le faire taire…

    J’ai aimé la manière dont Oriane Jeancourt-Galignani a structuré son roman, évoquant trois périodes importantes : Margot apprenant à graver avec la Peintre dont je vous laisse deviner le nom, ce qui n’est pas difficile à deviner et d’ailleurs l’auteure révèlera assez vite, et leur relation amoureuse va aboutir à l’enfermement de la femme. C’est cette partie que j’ai le plus appréciée.

    Puis, au cours des siècles, entre les mains la gravure va passer entre les mains de plusieurs descendants de Margot, parmi lesquels : Grégoire et Lucie, leurs parents très bizarres, le grand-père haut en couleur et on ne peut pas dire que ce soit sans conséquences fâcheuses sur leur santé mentale, la folie semblant accompagner certains très loin…

    En découvrant le carnet de rôles de Ferdinand, on voit monter l’antisémitisme (sa propre mère est une fervente adepte de Hitler) et les termes employés autour de « la bête immonde » sont nauséabonds… on rencontre les cinéastes qui ont marqué l’époque : Lubitsch, Murnau, Lang notamment.

    On suit aussi les différents exils de la Russie, au moment de la révolution, à Berlin, puis Paris, ou encore Londres. Chacun court à la poursuite de sa vie, de son identité quitte à sombrer dans la folie.

    J’ai aimé les répétitions qu’utilise souvent Oriane Jeancourt-Galignani, de manière entêtante, comme un TOC et qui donne un rythme particulier à un récit qui l’est tout autant. J’ai essayé de ne rien divulgâcher, ou le moins possible, pour donner envie de lire ce livre hors du commun.

    Je trouve, au passage, que l’auteure a bien en évidence l’hypersensibilité des artistes, et la manière dont ils tutoient souvent la ligne rouge entre le réel et le virtuel, quitte à la dépasser parfois, ce qui est le cas ici, qu’il s’agisse de la peinture, du cinéma et parfois la musique avec une ode aux disquaires lors du passage à Londres de Grégoire… Comment ne pas penser aussi à Vincent Van Gogh?

    On peut se demander si la reproduction d’une gravure telle que la « femme écrevisse » de manière répétitive, quasi obsessionnelle fait plonger l’artiste dans la folie, ou si c’est la folie qui est représentée sur la gravure avec cette femme nue avec une tête et des pinces. C’est du moins ce que j’ai ressenti en lisant ce roman qui m’a beaucoup plu avec un épilogue génial.

    Un grand merci à NetGalley et aux éditions Grasset qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteure.

    #Lafemmeécrevisse #NetGalleyFrance

    https://leslivresdeve.wordpress.com/2020/11/30/la-femme-ecrevisse-doriane-jeancourt-galignani/

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    Couverture du livre « La femme-écrevisse » de Oriane Jeancourt Galignani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Matatoune sur La femme-écrevisse de Oriane Jeancourt Galignani

    Inventer une eau-forte créée par l’un plus grand peintre de l’histoire de la peinture pour montrer les liens entre art et folie au cours des siècles, quelle épopée ! Oriane Jeancourt-Galignani raconte l’histoire d’une gravure La femme-écrevisse, que Rembrandt aurait réalisé vers au milieu du...
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    Inventer une eau-forte créée par l’un plus grand peintre de l’histoire de la peinture pour montrer les liens entre art et folie au cours des siècles, quelle épopée ! Oriane Jeancourt-Galignani raconte l’histoire d’une gravure La femme-écrevisse, que Rembrandt aurait réalisé vers au milieu du 17ème siècle, représentant le bas d’une femme avec la tête du crustacé. Celle-ci a traversé les siècles dans la même famille avant d’être exposée au Louvre dans la salle 33.

    En proposant dans « La femme-écrevisse » trois univers à trois dates différentes, Oriane Jeancourt-Galignani construit un roman comme une fresque.

    Au milieu du 17ème siècle, Margot accoste à Amsterdam, une ville qui s’invente dite » ville libre, ville élue, lieu des possibles face à la Mer du Nord ». Elle rejoint la maison du Peintre située dans le quartier des nouveaux riches. Elle a quarante ans. Elle est veuve. Elle va s’occuper d’un petit garçon Titus, orphelin de sa mère, et aussi de la cuisine de la maison sous l’œil d’un tableau emblématique « La fameuse femme-écrevisse ».

    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2020/09/25/oriane-jeancourt-galignani-la-femme-ecrivisse/

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    Couverture du livre « La femme-écrevisse » de Oriane Jeancourt Galignani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Marie Hélène Fasquel sur La femme-écrevisse de Oriane Jeancourt Galignani

    Un tableau semble envoûter divers membres d'une famille à travers les siècles.
    Un roman envoûtant de par ses thématiques mais aussi grâce à l'écriture ciselée, belle et touchante. L'enchantement de la création artistique,
    de la pièce qui vous fait rêver, vous emmène dans un autre monde, qui,...
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    Un tableau semble envoûter divers membres d'une famille à travers les siècles.
    Un roman envoûtant de par ses thématiques mais aussi grâce à l'écriture ciselée, belle et touchante. L'enchantement de la création artistique,
    de la pièce qui vous fait rêver, vous emmène dans un autre monde, qui, parfois hélas, peut détruire (ou transformer) votre vie, vous faire sombrer, voire renaître.
    Les narrateurs changent mais les thèmes se font écho dans des histoires qui s'éclairent, aux répétitions entêtantes, parlantes, telles la folie, l'amour destructeur ou potentiellement rédempteur dans certains cas, l'Art sous toutes ses formes, la création, la folie et la démesure des hommes (le nazisme en particulier) et le poids de notre héritage, des familles dysfonctionnelles, le monstre qui sommeille en nous.
    Un livre sur les mystères de la prédestination, sur la peinture comme un sortilège, voire un maléfice (je songe en particulier au portrait de Dorian Gray).
    Un texte fort, humain, qui m'a ébranlée et invite à tout remettre en question, y compris quand il s'agit d'hommes aussi célèbres et célébrés que Rembrandt. Ce roman fait appel à la mythologie, la littérature et tant d'autres références culturelles sous forme kaléidoscopique.
    Un roman à la hauteur de son titre, délicat et intrigant.

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    Couverture du livre « La femme-écrevisse » de Oriane Jeancourt Galignani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Unplatdelivres sur La femme-écrevisse de Oriane Jeancourt Galignani

    Avis de la page 100. Explorateur de la rentrée 2020

    Intriguante et mystérieuse est cette histoire originale qui nous plonge dans l'Amsterdam du XVII ème siècle.

    Margot veuve depuis peu est embauchée par un grand peintre.
    Elle s'occupe de son fils Titus, s'occupe de lui au lit, l'observe...
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    Avis de la page 100. Explorateur de la rentrée 2020

    Intriguante et mystérieuse est cette histoire originale qui nous plonge dans l'Amsterdam du XVII ème siècle.

    Margot veuve depuis peu est embauchée par un grand peintre.
    Elle s'occupe de son fils Titus, s'occupe de lui au lit, l'observe dans son atelier, contemple ses eaux fortes, ses fusains mais est surtout absorbée par une gravure troublante, celle d'une femme au corps lourd ressemblant de plus en plus au sien mais avec une tête d'écrevisse !
    Une gravure de monstre qui hante le grand peintre.
    Un monstre qui rend fou, qui déstabilise.
    J'adore cette ambiance feutrée, vaporeuse et mystérieuse.
    Un début qui me séduit. Hâte de découvrir la suite.
    ________
    Ma chronique:
    Un énorme coup de coeur pour ce roman qui m'a habitée, qui m'a hantée.
    Je découvre l'univers, aérien et mystérieux de cette auteure qui nous embarque dans une histoire originale et intrigante, nous plonge dans l'Amsterdam du XVII ème siècle puis nous balade en Allemagne de Hanovre à Berlin puis à Paris.

    La femme-écrevisse; une gravure qui depuis 4 siècles change de ville, de propriétaire, de salon. Elle est adulée, adorée, jalousée. Repoussante par sa tête de monstre, intrigante par son corps de femme nue.
    La créature vit, elle avance à reculon, se terre dans son trou et observe. Elle magnétise son créateur, le plus grand peintre de l'âge d'or d'Amsterdam '' Rembrandt'' mais aussi des générations d'une grande famille bourgeoise ''les Von Hauser''. D'abord, Margot veuve depuis peu, au service du plus grand peintre de l'époque. Elle s'occupe de son fils Titus, s'occupe de lui au lit, l'observe dans son atelier, contemple ses eaux-fortes, ses fusains mais est surtout absorbée par cette gravure troublante, happée par son appel, elle finit au ''Gouda'' enfermée où elle meurt.
    Puis, au XXI ème siècle, Grégoire va la contempler à la salle 33 du musée du Louvre, elle l'obsède, s'incruste en lui comme elle l'a fait le siècle d'avant avec son grand père ''Ferdinand'' qui l'a vu la première fois dans le bureau de son père à Saint pétersbourg.
    Une histoire écrite au fusain, en relief, parfois lumineuse, d'autre brumeuse, une ambiance vaporeuse y règne, où l'esprit se disperse, où une fêlure finit par briser les âmes.
    Se cacher, s'effacer de la vue de cette femme écrevisse, se soustraire aux bruits de ses pinces, à ses murmures incessants. Fuir cette sensibilité, cette folie héritée, ce mal qui persiste depuis longtemps, qui tient tête, exactement comme cette écrevisse marbrée parthénogénétique, qui n'en finit pas de donner, de se multiplier, qui s'ancre au sol, y fait ses racines. S'accepter à défaut de se libérer devient primordial.

    J'ai adoré cette lecture, cette écriture concise et fouillée emprunte d'un voile mystérieux enveloppant les différents personnages.
    Séduite aussi par ce style et les innombrables références à l'art, au cinema muet allemand, à la mythologie grecque.

    Une lecture indispensable de cette rentrée littéraire. Foncez les yeux fermés. La femme écrevisse ne vous laissera pas indifférent.

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