Nicolas Rey

Nicolas Rey
Nicolas Rey a publié six romans : Treize minutes, Mémoire courte (lauréat du Prix de Flore), Un début prometteur, Courir à trente ans, Vallauris Plage, Un léger passage à vide, L'amour est déclaré et un recueil de chroniques, La Beauté du geste, ainsi que le scénario de La Femme de Rio au Diable ... Voir plus
Nicolas Rey a publié six romans : Treize minutes, Mémoire courte (lauréat du Prix de Flore), Un début prometteur, Courir à trente ans, Vallauris Plage, Un léger passage à vide, L'amour est déclaré et un recueil de chroniques, La Beauté du geste, ainsi que le scénario de La Femme de Rio au Diable vauvert, César du courtmétrage 2015. Longtemps chroniqueur sur France Inter avec Pascale Clark, il a créé avec Mathieu Saïkaly le duo les Garçons Manqués.

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « Lettres à Joséphine » de Nicolas Rey aux éditions Au Diable Vauvert

    Christlbouquine sur Lettres à Joséphine de Nicolas Rey

    Joséphine a quitté Nicolas. Nicolas souffre. De cette histoire banale qui arrive à des centaines de couples, Nicolas Rey tire un court roman, dense.
    Sous forme de lettres qui ne seront jamais envoyées à leur destinataire, ce roman revient sur leur histoire d’amour et disséque la douleur du...
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    Joséphine a quitté Nicolas. Nicolas souffre. De cette histoire banale qui arrive à des centaines de couples, Nicolas Rey tire un court roman, dense.
    Sous forme de lettres qui ne seront jamais envoyées à leur destinataire, ce roman revient sur leur histoire d’amour et disséque la douleur du quitté.
    Nicolas Rey joue sur la corde sensible de l’abandon avec beaucoup de dextérité, la maîtrise de la dépression et de la tristesse ne lui étant manifestement pas inconnue.
    Ce roman est primitif, animal dans ce qu’il exprime du couple.

    Toutefois, trop de détails crus ont fini par me gêner, pas tant par leur crudité que par leur répétition. Cela donne l’impression que si Nicolas est malheureux c’est plus d’avoir perdu une partenaire sexuelle qu’une femme brillante, ce qu’il nous laisse apercevoir en filigrane. Et je trouve cela un peu réducteur.
    De l’avis de Joséphine sur cette rupture nous ne saurons rien, puisque les lettres ne lui parviennent pas et qu’elle n’y répond donc pas.

    Toute la narration est donc centrée (auto-centrée) sur Nicolas et ce qu’il ressent, sur son incompréhension de ne plus être aimé par Joséphine, lui qu’il l’aime plus que tout.

    Assez court, ce livre se lit d’une traite, comme il semble avoir été écrit, comme dans l’urgence d’exorciser la douleur. Comme une thérapie contre la souffrance. Ou comme le besoin de se plaindre et d’utiliser la fin d’un amour comme base littéraire ?

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    Couverture du livre « Lettres à Joséphine » de Nicolas Rey aux éditions Au Diable Vauvert

    Laetitia Gand sur Lettres à Joséphine de Nicolas Rey

    Des lettres ! Quelle manière originale pour parler d’amour. Mais attention pas n’importe qu’elles lettres, des lettres à une femme en particulier, une certaine Joséphine, le personnage clé de l’histoire du roman épistolaire, donc des lettres intimes. Le ton est donné, Nicolas Rey nous embarque...
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    Des lettres ! Quelle manière originale pour parler d’amour. Mais attention pas n’importe qu’elles lettres, des lettres à une femme en particulier, une certaine Joséphine, le personnage clé de l’histoire du roman épistolaire, donc des lettres intimes. Le ton est donné, Nicolas Rey nous embarque dans son univers passionnel comme si l’on y était.
    (...)
    Les lettres sont touchantes, sensuelles, marquées par des notes érotiques particulières (ce qui en font l’originalité)

    http://leslecturesdelaeti.eklablog.com/lettres-a-josephine-a161178852

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    Couverture du livre « Lettres à Joséphine » de Nicolas Rey aux éditions Au Diable Vauvert

    Henri-Charles Dahlem sur Lettres à Joséphine de Nicolas Rey

    «Ma Joséphine. Mon petit ventre tendre, moelleux et ravissant. Nous y sommes. Après cinq ans d’amour, tu viens de me quitter. Je te connais. Je sais que tu me quittes définitivement.»
    Depuis "Les liaisons dangereuses" et Choderlos de Laclos, on sait que le roman épistolaire, surtout quand il...
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    «Ma Joséphine. Mon petit ventre tendre, moelleux et ravissant. Nous y sommes. Après cinq ans d’amour, tu viens de me quitter. Je te connais. Je sais que tu me quittes définitivement.»
    Depuis "Les liaisons dangereuses" et Choderlos de Laclos, on sait que le roman épistolaire, surtout quand il parle d’amour, de passion et de trahison peut être une forme littéraire redoutablement efficace. Elle offre en effet au lecteur un large pan de liberté, celui d’imaginer par exemple la réaction du destinataire des courriers.
    Il n’en va pas autrement dans ce nouvel opus signé Nicolas Rey.
    Même si cette fois, nous n’avons droit qu’aux lettres de l’amoureux transi à celle qui vient de le quitter, la belle Joséphine Joyeaux, le registre n’en est pas moins très riche.
    Si comme moi, vous êtes amateur de collections, je vous propose une petite liste non exhaustive de ces missives qui dessinent sur la carte du tendre un itinéraire des fluctuations du sentiment amoureux, qui va de l’incrédulité à la colère, du fol espoir au désespoir le plus sombre.
    Commençons la tentative rationnelle de comprendre ce qui arrive à l’amoureux qui se retrouve désormais seul. Pour ne pas sombrer dans la dépression, l va voir un psy qui lui explique qu’il devra passer par cinq étapes, le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation. Facile à dire, surtout quand on applique la chose à son cas personnel. Le déni passe encore, mais la colère se dirige non pas à l’encontre de l’être aimé, mais vers l’auteur qui «n’a pas fait le maximum» pour garder «sa» Joséphine. Du coup, toutes étapes suivantes sont forcément biaisées. Le marchandage et la dépression feront bien partie du lot au fil du livre, mais l’acceptation…
    Quand on «aime jusqu’à l’infini, comment peut-on accepté que cette passion si intense ne soit pas partagée. D’autant qu’avec toute la mauvaise fois dont on peut être capable dans ces moments-là, on va accumuler toutes les preuves que cet amour ne saurait mourir.
    Avec l’aide de Françoise Sagan, de Richard Brautigan, de Francis Scott Fitzgerald, de Romain Gary, de Marcel Proust, il va trouver dans les livres les échos de son mal-être et les raisons d’y croire encore. Ou plutôt d’imaginer ce qui aurait pu ou dû – de son point de vue, cela va de soi – se passer pour que cette rupture ne soit pas définitive.
    Après Pierre-Louis Basse et Je t'ai oubliée en chemin, voici une nouvelle version, plus obsessionnelle et plus crue de la rupture amoureuse: «Joséphine. Mon amour. Mon délice ultime. Ma cyprine blanche au goût merveilleux qui parfois coulait en fin de journée de ta chatte pour finir entièrement dans ma bouche.»
    Une fois de plus, le mâle doit rendre les armes. Mais fort heureusement pour nous, «tout le reste est littérature». Un bel hymne à l’absolu.
    https://urlz.fr/91UT

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    Couverture du livre « Lettres à Joséphine » de Nicolas Rey aux éditions Au Diable Vauvert

    Marlène G sur Lettres à Joséphine de Nicolas Rey

    Comme ce roman est bouleversant et touchant, il est écrit avec justesse, même si parfois les textes sont un peu crus. Mais lire cet homme qui se livre sans retenu sur son amour perdu ne me laisse pas indifférente. Si j’étais Joséphine j’en aurai certainement assez de le lire puisqu’elle l’a...
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    Comme ce roman est bouleversant et touchant, il est écrit avec justesse, même si parfois les textes sont un peu crus. Mais lire cet homme qui se livre sans retenu sur son amour perdu ne me laisse pas indifférente. Si j’étais Joséphine j’en aurai certainement assez de le lire puisqu’elle l’a quitté.Mais elle le garde quelque part en elle ,pour moi le signe d’une passion amoureuse.