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Nicolas Gogol

Nicolas Gogol
1809-1852 Après des études médiocres, il s'établit à dix-neuf ans à Saint-Pétersbourg, où il trouve une place d'expéditionnaire dans un ministère. Instable, il abandonne bientôt son emploi et se met à écrire. Il se lie alors avec Pouchkine, qui sera pour lui un excellent conseiller. Un roman, 'T... Voir plus
1809-1852 Après des études médiocres, il s'établit à dix-neuf ans à Saint-Pétersbourg, où il trouve une place d'expéditionnaire dans un ministère. Instable, il abandonne bientôt son emploi et se met à écrire. Il se lie alors avec Pouchkine, qui sera pour lui un excellent conseiller. Un roman, 'Tarass Boulba', lui vaut une chaire d'histoire à l'université de Saint-Pétersbourg. Gogol donne alors une série de nouvelles pétersbourgeoises qui mettent l'accent sur le divorce existant entre le rêve et la réalité. De 1841 date son chef-d'oeuvre, qui introduisit le thème de la pitié sociale dans la littérature russe, 'Le Manteau'. En 1841, il rentre en Russie pour la publication de son roman 'Les âmes mortes' dont la seconde partie ne fut pas publiée. En 1848, il part pour Jérusalem afin de travailler, dit-il, à sa perfection spirituelle. Il en revient dans un état d'exaltation religieuse extraordinaire, et mène désormais une vie de prière et de jeûne. Épuisé, il meurt d'une fièvre typhoïde en 1852.

Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « Les âmes mortes » de Nicolas Gogol aux éditions Gallimard

    NADIA D'ANTONIO sur Les âmes mortes de Nicolas Gogol

    Un auteur russe (d'origine ukrainienne) : Nicolas Vassiliévitch Gogol («Николай Васильевич Гоголь ») et un livre très connu : « Les Âmes mortes » ( « Мёртвые души ») - auteur du XIXe siècle de nombreux ouvrages (romans, nouvelles, critiques littéraires…). La première parution a été faite en 1925...
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    Un auteur russe (d'origine ukrainienne) : Nicolas Vassiliévitch Gogol («Николай Васильевич Гоголь ») et un livre très connu : « Les Âmes mortes » ( « Мёртвые души ») - auteur du XIXe siècle de nombreux ouvrages (romans, nouvelles, critiques littéraires…). La première parution a été faite en 1925 mais j'avais dû racheter celle de 1973 chez Gallimard dans la collection « Folio classique » car ayant gardé celle de ma mère et qui figure dans ma fameuse « collection collector », elle est devenue trop difficile à manipuler car si l'on veut tourner les pages, , elles « craquent. »

    Dans cet ouvrage, l'histoire réside dans le fait qu'un certain Pavel Ivanovitch Tchitchikok compte faire fortune en achetant des âmes mortes ! Mais qui sont ces âmes mortes ? Il faut préciser que ce mot désignait des serfs pour lesquels les propriétaires payaient un impôt.

    On monte dans une Britcka et on suit ce personnage tellement obséquieux qu'est Tchitchikok, qui fait le tour de ces propriétaires afin de leur racheter les âmes mortes, autrement dit, les moujiks décédés (mais pas encore déclarés comme tels). Quand on pose la question à Tchitchikok : « Et que voulez-vous faire de cet état ? s'enquit alors Manilov. Cette question parut embarrasser le visiteur … Vous désirez savoir ce que j'en veux faire ? Voici : je désire acheter des paysans prononça enfin Tchitchikov qu s'arrêta net.
    - Permettez-moi de vous demander, dit Manilov, comment vous désirez les acheter : avec ou sans la terre ?
    - Non, il ne s'agit pas précisément de paysans, répondit Tchitchikov : je voudrais avoir des morts…
    - Comment ? Excusez… je suis un peu dur d'oreille, j'ai cru entendre un mot étrange.
    - J'ai l'intention d'acheter des morts... » Démarche bien étrange en effet mais aussi escroquerie.

    C'est une grande oeuvre « inachevée » avec un nombre impressionnant de personnages. On pourrait dire (un jeu de mot) que Gogol fait une « autopsie » de l'âme humaine, dans cette « Sainte Russie ».
    On lit de l'humour – beaucoup d'hypocrisie – on rit – on pleure – on trouve de l'absurde …

    J'aimerais simplement citer quelques personnages que l'on trouve par ci, par là : Appatov – la dame Kassolette – Nassov – Théodulie – Labotievitch – Pluchkine - Nozdref – et bien d'autres…. chacun avec son caractère (et ses défauts).

    C'est un portrait vraiment grinçant que nous a adressé Gogol sans oublier les paysages de cette Russie d'alors.

    Malgré tout cela, il reste la fameuse « âme russe » si chère à mon cœur.

    De tels ouvrages à succès (bien mérités) par ces auteurs tellement célèbres et que l'on relit toujours avec plaisir….

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    Couverture du livre « Tarass Boulba » de Nicolas Gogol aux éditions Flammarion

    NADIA D'ANTONIO sur Tarass Boulba de Nicolas Gogol

    Ayant choisi cette fois de parler d'un peu de littérature russe, il m'est tout de suite venu à l'esprit, ce livre de Nicolas Vassiliévitch Gogol ( Николай Васильевич Гоголь, Nikolaï Vassilievitch,) d'origine ukrainienne : « Tarass Boulba » (« Тара́с Бу́льба»), un roman historique.mais également...
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    Ayant choisi cette fois de parler d'un peu de littérature russe, il m'est tout de suite venu à l'esprit, ce livre de Nicolas Vassiliévitch Gogol ( Николай Васильевич Гоголь, Nikolaï Vassilievitch,) d'origine ukrainienne : « Tarass Boulba » (« Тара́с Бу́льба»), un roman historique.mais également imaginaire. Un livre lu il y a longtemps de cela mais auquel je pense souvent, raison pour laquelle je l'ai « extirpé » de ma bibliothèque d'ouvrages plus qu'anciens.

    Nous sommes au dix-septième siècle - .Tarass Boulba est un Cosaque zaporogue ukrainien, d'un caractère toujours prêt à se battre. Il a deux fils, Andréï et Ostap qui reviennent de Kiev, une fois leurs études terminées. Mais pas le temps de souffler : on les emmène à la « Setch » (un campement militaire cosaque) car la guerre est proche : les Polonais veulent se battre pour la foi orthodoxe.

    La guerre est féroce et elle est marquée par le fait que Andréï passe à l'ennemi car il veut rejoindre la fille du gouverneur. Or, au cours d'un combat ; Tarass découvre son fils vêtu de l'uniforme polonais et le tue : pas de pitié : « не жалко» (= « ne zhalko » )

    Quant à Ostap, il est capturé, exécuté et son père Tarass Boulba aura lui aussi un destin tragique.

    Roman d'aventures – de batailles avec la guerre – poésie des paysages slaves – religion avec la foi orthodoxe – des combats sans pitié et le sang coule à tout va avec une violence extrême (sauvagerie) :
    « Plus d'une vieille mère cosaque pleurera son fils et frappera la poitrine de ses mains osseuses; il y aura plus d'une veuve à Gloukhoff, Némiroff, Tchernigoff et autres villes. «

    Tragédie que cet ouvrage mais je l'avais tellement apprécié comme les autres livres de Gogol que je le garde bien précieusement parmi ma littérature russe.

    Quant à vous qui ne connaissez pas cet ouvrage, « Allez » ! : Давай - Davai !

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    Couverture du livre « Les âmes mortes » de Nicolas Gogol aux éditions Gallimard

    Michel Fouillet sur Les âmes mortes de Nicolas Gogol

    Quel souffle! Gogol nous entraîne dans la Russie du 19°. Son écriture forte, poétique, sa façon de prendre le lecteur à témoin en font un grand roman

    Quel souffle! Gogol nous entraîne dans la Russie du 19°. Son écriture forte, poétique, sa façon de prendre le lecteur à témoin en font un grand roman

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    Couverture du livre « Les âmes mortes » de Nicolas Gogol aux éditions Gallimard

    nathalie delhaye sur Les âmes mortes de Nicolas Gogol

    Un long poème...
    Le lyrisme est omniprésent dans cet ouvrage, les descriptions sont belles, avec le sens du détail, celles des paysages autant que celles des âmes qu'explore tour à tour Nicolas Gogol. C'est un livre à déguster, me semble-t-il, par petites touches, tel un mets succulent. En...
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    Un long poème...
    Le lyrisme est omniprésent dans cet ouvrage, les descriptions sont belles, avec le sens du détail, celles des paysages autant que celles des âmes qu'explore tour à tour Nicolas Gogol. C'est un livre à déguster, me semble-t-il, par petites touches, tel un mets succulent. En tout cas c'est ainsi que j'ai abordé ce livre, pourtant j'avais hâte de le lire, mais je n'ai pas pu me précipiter, parce que chaque phrase compte et qu'une progression minutieuse est nécessaire...
    Quelques longueurs sont un peu lourdes à digérer, mais peu importe, l'intérêt se retrouve captivé quelques pages plus tard, et le plaisir est intact.
    A manger jusqu'à la dernière cuillerée...