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Michel Onfray

Michel Onfray
Michel ONFRAY est docteur en philosophie ; il a créé l'Université populaire de Caen.
Il a publié une trentaine d'ouvrages dans lesquels il propose une théorie de l'hédonisme : que peut le corps ? En quoi est-il un objet philosophique de prédilection ? Comment penser en artiste ? De quelle manière ... Voir plus
Michel ONFRAY est docteur en philosophie ; il a créé l'Université populaire de Caen.
Il a publié une trentaine d'ouvrages dans lesquels il propose une théorie de l'hédonisme : que peut le corps ? En quoi est-il un objet philosophique de prédilection ? Comment penser en artiste ? De quelle manière installer une éthique sur le terrain de l'esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civilisation tout entière soumise à Apollon ? Quelles relations entretiennent l'hédonisme éthique et l'anarchisme politique ?
Edité onze fois dans les éditions du Livre de Poche, il est traduit en quelque treize langues, dont le japonais, le chinois, le serbe et le coréen. L'un de ses derniers titres, Le traité d'athéologie (Grasset - 2005) s'est vendu à plus de cent mille exemplaires. Il a également publié en 2002 « Splendeur de la catastrophe » consacré à Vladimir Velickovic, aux éditions Galilée

Articles en lien avec Michel Onfray (2)

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « Foutriquet » de Michel Onfray aux éditions Albin Michel

    Passemoilelivre sur Foutriquet de Michel Onfray

    Encore une essai à l’emporte pièce qui ne donne pas dans la dentelle ! Nous sommes coutumiers de la prose de cet auteur qui appuie très souvent ou cela fait mal et parfois à juste raison mais avec un acharnement qu’on pourrait ne pas juger coupable s’il débouchait sur des propositions...
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    Encore une essai à l’emporte pièce qui ne donne pas dans la dentelle ! Nous sommes coutumiers de la prose de cet auteur qui appuie très souvent ou cela fait mal et parfois à juste raison mais avec un acharnement qu’on pourrait ne pas juger coupable s’il débouchait sur des propositions alternatives positives et réalistes, ce qui n’est malheureusement pas le cas ! Une impression de gaspillage intellectuel émane de ces pages, car l’érudition est au rendez-vous, mais ne sert qu’à mettre en valeur une hargne vengeresse improductive et stérile.

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    Couverture du livre « Les raisons de l'art : une initiation à l'art, de Lascaux à Koons » de Michel Onfray aux éditions Albin Michel

    Catherine Giry-Deloison sur Les raisons de l'art : une initiation à l'art, de Lascaux à Koons de Michel Onfray

    En quelque 170 pages, dont plus de la moitié consacrée à une iconographie bien choisie, le philosophe propose rien de moins que de parcourir 40 000 ans d'histoire de l'art avec, en fil rouge, le constat que l'art n'a pas pour objectif le Beau sauf pendant une période très courte. Selon lui, il...
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    En quelque 170 pages, dont plus de la moitié consacrée à une iconographie bien choisie, le philosophe propose rien de moins que de parcourir 40 000 ans d'histoire de l'art avec, en fil rouge, le constat que l'art n'a pas pour objectif le Beau sauf pendant une période très courte. Selon lui, il « obéit à la puissance incoercible d'un élan vital ».
    Pour étayer son hypothèse, il nous entraîne dans un parcours chronologique :
    Ainsi peut-on voir dans les grottes des dessins réalisés par nos ancêtres qui sont autant de messages signifiants « de nature (…) cosmogonique, métaphysique, sacré, religieux ».
    Avec leur statuaire pléthorique, les Grecs n'ont, avant notre ère, pas cherché à figurer le Beau mais à figer le temps dans l'éternité dans un mouvement de « nostalgie ».
    A contrario, les Romains s'attachent à saisir le temps réel.
    « Le Moyen Âge correspond au long temps chrétien » et donne « une chair esthétique » à Jésus. L'art chrétien, largement dominant, « propose une conception rectiligne du temps avec un passé, celui de l'Eden perdu (…), un présent, celui de la rédemption possible (…) et un futur, celui (…) du retour du Christ (…) qui sera celui du Jugement dernier ». Les morts iront alors soit au Paradis, soit en Enfer, le Purgatoire ayant été inventé au Moyen Âge.
    Avec la Renaissance, grâce aux avancées scientifiques, le monde cesse en partie d'être pensé comme une création divine. Vient alors le temps de l'allégorie où « l'art figure le monde et cherche à saisir sa signification immanente sous des sens cachés ».
    Puis vient l'époque profane pendant laquelle la nature domine et ce sont les Pays-Bas, à l'inverse de l'Italie, qui excellent en la matière. C'est le temps de l'immanence où l'artiste contemple « la matière pour en faire sortir sa transcendance ».
    Suit, même si le déroulé n'est bien évidemment pas aussi linéaire, le temps de la ressemblance dont l'acmé est la photographie. La peinture ne pouvant rivaliser dans ce domaine, elle se distinguera en saisissant les effets de la lumière sur le réel. C'est le dessein des impressionnistes précédés par le génial Turner qui, dès 1840, « détruit la figure et peint la lumière » (cf. « Venise et la Salute »).
    Si les pompiers continuent à peindre comme les photographes, les avant-gardes libèrent le sujet.
    Le 20ème siècle sera marqué par « le temps idéologique » avec le nazisme et le communisme soviétique qui imposeront leurs codes esthétiques pour mieux célébrer les piliers que sont le travail, la famille et la patrie.
    La Grande Guerre et son lot d'atrocités vont changer le regard des hommes sur l'histoire et l'art sera l'expression d'une forme de nihilisme. Parallèlement, des artistes (Matisse, Picasso, Vlaminck) vont s'intéresser à l'Afrique et, surtout, à ses sculptures qui sont « un réservoir de formes nouvelles qui incarnent autant d'énergies inédites pour détruire le monde vacillant ».
    Avec l'abstraction, dans un mouvement de célébration du geste artistique, le sujet est totalement supprimé et l'énergie devient œuvre.
    Pourquoi ne pas supprimer la trace elle-même s'est peut-être demandé Marcel Duchamp, inventeur de l'art contemporain. « Duchamp efface tout » et revient au principe de Léonord de Vinci selon lequel la peinture est une « cosa mentale », une chose mentale. Son premier ready-made est le « Porte-bouteilles ». Il date de 1914 et « fonde la vérité esthétique de l'objet voulu par son créateur » (cf. aussi « Fontaine » de 1917 qui est un urinoir posé à l'envers). Tout peut devenir œuvre d'art. Ainsi, Duchamp laissera de la poussière s 'accumuler sur une plaque de verre que Man Ray photographiera. Son nom : « Elevage de poussière » (1920) ! Dans les années 1960, le Normand dira : « je crois que le tableau est autant fait par le regardeur que par l'artiste ».
    Plus tard, « l'immatériel devient lui aussi un matériau pour l'art » qu'il s'agisse de la lumière, d'un son, d'un silence, du vent... Le summum est atteint avec l'art conceptuel qui « parachève la disparition de l'oeuvre dans certaines... œuvres qui n'existent pas autrement que dans l'intention de l'artiste. En 1968, à Coventry, Art and Language (…) estime que les conversations sur des œuvres possibles constituent l'oeuvre en question sans qu'il soit besoin d'en laisser quelque autre trace que ce soit.... ». Michel Onfray ajoute : « cette voie conduisait à la mort de l'art » ou plutôt à la mort de la relation entre l'art et le grand public ». La marchandisation que nous connaissons n'empêche pas l'émergence d'oeuvres de qualité. Mais qu'est-ce qu'une œuvre de qualité ? Aux côtés des célèbres tulipes offertes à la ville de Paris par Koons qui a masqué son intention tout à fait louable de soutenir les militants LGBTQ+ en figurant, entre autres, les couleurs de l'arc-en-ciel, symboles de leur fierté, en affirmant vouloir célébrer les victimes du terrorisme islamiste, il existe des artistes qui parviennent à équilibrer deux forces : la forme plastique et la force du message. Et de citer le Catalan Joan Fontcuberta qui « interroge l'articulation entre le réel et le virtuel, le vrai et le faux, le naturel et le culturel », des questions qui taraudent notre époque.
    Parallèlement à la tendance duchampienne se maintient une volonté de continuer à figurer le réel. C'est « le temps iconique ». Picasso en est le plus génial représentant.
    Hormis la réfléxion sur le Beau qui a davantage préoccupé les exégètes que les artistes eux-mêmes car c'est avant tout le sens qui prévaut, le message d'Onfray est clair : il faut apprendre la langue de l'art en la contextualisant pour mieux appréhender celui-ci.
    Nulle place à l'émotion pure qui peut saisir le regardeur néophyte que je suis qui ne maîtrise pas tous les codes. Cette réflexion entraîne la question suivante : peut-on apprécier une œuvre d'art juste dans sa matérialité en faisant abstraction du message qu'elle porte ? On pourrait dire autrement : la connaissance de la langue de l'art est-elle une condition sine qua non pour goûter un tableau ou une sculpture ; le plaisir n'est-il pas essentiel ; l'art contemporain nécessite-t-il davantage de connaissances que ses devanciers ?
    C'est finalement une vision très élitiste de l'art que nous propose paradoxalement celui qui a créé l'université populaire de Caen.
    Mais avec lui, on peut regretter que l'art ne soit pas enseigné en France, creusant ainsi les discriminations culturelles.
    Pour conclure, je trouve que Michel Onfray n'a fait, sauf pour l'art contemporain, que survoler son sujet. Je suis donc restée un peu sur ma faim.

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    Couverture du livre « Autodafés : l'art de détruire les livres » de Michel Onfray aux éditions Presses De La Cite

    Passemoilelivre sur Autodafés : l'art de détruire les livres de Michel Onfray

    Dans son style habituel, érudit, énergique, direct, efficace, qui fait du bien par son honnêteté intellectuelle, même si ses propos, dictés par une sensibilité à fleur de peau paraissent parfois excessifs, Michel Onfray dénonce une forme d’autodafés moderne qui consiste à neutraliser des...
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    Dans son style habituel, érudit, énergique, direct, efficace, qui fait du bien par son honnêteté intellectuelle, même si ses propos, dictés par une sensibilité à fleur de peau paraissent parfois excessifs, Michel Onfray dénonce une forme d’autodafés moderne qui consiste à neutraliser des ouvrages qui heurtent des idées reçues bien établies en les calomniant. Pour illustrer, ce phénomène, il analyse l’accueil fait en leur temps à cinq livres importants qui osent défier des dogmes très (trop) largement partagés, dont « l’archipel du goulag » d’Alexandre Soljenitsyne paru en 1974, pourfendu par tous les souteneurs de l’URSS et pas seulement ! Chaque examen est fait selon deux items abondamment illustrés : « Le premier qui dit la vérité….. » et « Il doit être exécuté... ». L’auteur nous livre là un bel essai qui alimente la réflexion sur la fragilité de certitudes maquillées en vérités prétendues immuables et qui ne le sont pas !

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    Couverture du livre « Contre-histoire de la philosophie t.2 ; le christiannisme hédoniste » de Michel Onfray aux éditions Lgf

    Salix_alba sur Contre-histoire de la philosophie t.2 ; le christiannisme hédoniste de Michel Onfray

    Polémiste, provocateur, philosophe, Michel Onfray, ne peut laisser indifférent. A l’appui d’une contre-histoire de la philosophie en neuf tomes ; il retrace l’évolution de la philosophie depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. En ce qui concerne le tome deux, nous abordons celle-ci jusqu’à...
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    Polémiste, provocateur, philosophe, Michel Onfray, ne peut laisser indifférent. A l’appui d’une contre-histoire de la philosophie en neuf tomes ; il retrace l’évolution de la philosophie depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. En ce qui concerne le tome deux, nous abordons celle-ci jusqu’à l’instigateur du siècle des Lumières, à savoir Michel Eyquem de Montaigne.

    Le fil rouge, de cette contre-histoire consacre la lutte des hommes entre l’avènement du Christianisme et les tenants d’une vie ponctuée par une approche liée à l’hédonisme.

    Cette doctrine a pour principe la recherche du plaisir et l’absolue rejet de la souffrance ; par opposition, Michel Onfray, considère que : « le christianisme célèbre la pulsion de mort, la vérité des arrières-mondes, le mépris de la chair, la passion doloriste, la crainte des châtiments, la catastrophe du péché originel. »

    Immense débat, qui perdure depuis des siècles. Mais notre contradicteur, procède également d’informations de différents penseurs afin de lutter contre cette doxologie.
    Par ailleurs ; un grand chapitre, sur Montaigne, apporte des vérités sur ce personnage phare du XVIe siècle.

    Un livre puissant et révélateur, où chaque page, invite à réfléchir, sur l’ontologie de l’être humain…Et surtout la recherche non pas d’une confrontation entre ces idéaux, mais plutôt de l’acception de l’altérité et de trouver enfin l’ataraxie.