Menis Koumandareas

Menis Koumandareas
Mènis Koumandarèas, né en 1931, est considéré comme l'un des meilleurs prosateurs grecs vivants. Il est également l'auteur de sept romans (La Verrerie, Le Beau Capitaine notamment), cinq recueils de nouvelles et deux volumes d'essais. Il a entre autres traduit McCullers et Fitzgerald, et reçu deu... Voir plus
Mènis Koumandarèas, né en 1931, est considéré comme l'un des meilleurs prosateurs grecs vivants. Il est également l'auteur de sept romans (La Verrerie, Le Beau Capitaine notamment), cinq recueils de nouvelles et deux volumes d'essais. Il a entre autres traduit McCullers et Fitzgerald, et reçu deux fois le Prix d'État pour le roman.

Avis (5)

  • add_box
    Couverture du livre « La femme du métro » de Menis Koumandareas aux éditions Quidam

    catherine airaud sur La femme du métro de Menis Koumandareas

    Comment nous entraîner dans le métro d’Athènes et en quelques pages, on a l’impression de connaître cette femme du métro et ce jeune homme. Nous sommes dans une rame de métro, le soir quand tout le monde repart de son travail de ses études et va rejoindre sa maison, son havre de paix ou pas...
    Voir plus

    Comment nous entraîner dans le métro d’Athènes et en quelques pages, on a l’impression de connaître cette femme du métro et ce jeune homme. Nous sommes dans une rame de métro, le soir quand tout le monde repart de son travail de ses études et va rejoindre sa maison, son havre de paix ou pas d’ailleurs. On est dans les années 70 à Athènes mais on pourrait être dans n’importe quelle grande ville, Paris… L’auteur nous parle d’une femme dont la vie est banale, bien réglée mais un jour, elle va se laisser aller à une aventure, mais une « petite aventure ». Elle va parler à ce jeune homme qu’elle croise tous les soirs dans cette rame entre plusieurs stations de métro, lorsqu’elle rentre de son travail. Cette histoire d’apparence banale nous questionne sur nos vies quotidiennes, sur nos choix, sur la vie et les hasards, sur le fait de tenter un pas de côté ou pas. En peu de pages, l’auteur nous permet de nous questionner sur nos propres choix, sur notre vie. Regardons-nous les êtres qui nous entourent quand on monte dans un bus ou dans un métro, chacun dans sa bulle !! J’avais déjà lu « le fils du concierge » de cet auteur et avec une écriture simple, limpide, cet auteur arrive à nous parler de gens de peu, d’histoires simples et qui pourrait nous arriver au coin de notre rue, dans un salon de coiffure ou dans une rame de métro..

  • add_box
    Couverture du livre « La femme du métro » de Menis Koumandareas aux éditions Quidam

    Colette LORBAT sur La femme du métro de Menis Koumandareas

    Chaque jour, ils se retrouvent face à face dans le métro les ramenant vers chez eux. Elle, Madame Koula, quarantaine bien assumée, encore fière allure, sauf dans sont long manteau et lui, Mimis, jeune étudiant.
    Ils s’arrangent pour, l’air de rien, se retrouver sur les mêmes sièges. Bien sûr,...
    Voir plus

    Chaque jour, ils se retrouvent face à face dans le métro les ramenant vers chez eux. Elle, Madame Koula, quarantaine bien assumée, encore fière allure, sauf dans sont long manteau et lui, Mimis, jeune étudiant.
    Ils s’arrangent pour, l’air de rien, se retrouver sur les mêmes sièges. Bien sûr, ils ont fini par lier connaissance, sont allés prendre un verre, puis…. Il l’emmène dabs sa garçonnière. Leur histoire prend une tournure qui, à la fois, ravit et apeure Koula. Rentrée chez elle, il fallait qu’elle se force auprès de son indifférent de mari et de ses filles. « Poussée par la force de l’habitude, elle préparait le repas, mettait la table, repassait un ou deux vêtements, aidait ses filles dans leurs devoirs, discutait avec son marie des affaires courantes. Il lui semblait qu’un automate avait pris sa place. » Vis-à-vis de Mènis, elle a, de temps à autre, des attitudes de mère plus que d’amante. Elle s’attache beaucoup (trop ?) à ce jeune homme. Elle se trouve au cœur d’un grand dilemme qu’elle résoudra, radicalement, au terme d’une journée bizarre.
    Bon, me direz-vous, une banale histoire d’adultère, et alors ?
    Et alors ? Cette histoire qui tient sur soixante dix pages est d’une très grande densité. L’impression de lire un livre beaucoup plus volumineux. En peu de mots, le décor, le métro, la vie sociale d’Athènes dans les années soixante-dix est installé. Koula, vivante au fil de pages est palpable, si vivante dans ses doutes. A l’image du métro, je sens que tout passe, mais leur histoire semble s’arrêter dans le temps avec un décor qui, lui, avance. Mènis Koumandarèas parle du passage de l’autre côté de la barrière de l’âge, de la jeunesse qui ne dure pas, de la vieillesse qui avance. De ce qui, au début de leur histoire les rapproche et ce qui, très rapidement va les séparer.

    Je vais arrêter là mon verbiage car Michel Volkovitch, dans sa post face en parle beaucoup mieux que moi.
    J’avais aimé de cet auteur « Le fils du concierge » qui m’a conduite à « La femme du métro ».

  • add_box
    Couverture du livre « Le fils du concierge » de Menis Koumandareas aux éditions Esperluete

    Gérald LO sur Le fils du concierge de Menis Koumandareas

    Cette courte nouvelle se déroule chez un coiffeur. Un jeune homme est en train de se faire couper les cheveux alors qu’un vieillard entre et le prend pour son fils disparu tragiquement des années plus tôt. Le coiffeur, un homme qui entend tout dans le quartier, est là, entre eux deux, à voir se...
    Voir plus

    Cette courte nouvelle se déroule chez un coiffeur. Un jeune homme est en train de se faire couper les cheveux alors qu’un vieillard entre et le prend pour son fils disparu tragiquement des années plus tôt. Le coiffeur, un homme qui entend tout dans le quartier, est là, entre eux deux, à voir se dérouler le contact et l’histoire d’un des deux hommes sous sa forme la plus pathétique.
    Cette nouvelle fait partie d’un ensemble plus grand, et il est regrettable de ne pas profiter de l’oeuvre complète de l’auteur en une seule fois pour pouvoir apprécier et juger par la suite.
    C’est bien écrit, les personnages, qui passent rapidement sont attachants, et en quelques mots, l’auteur nous décrit des caractères poignants.
    Très contemporain, cette vie quotidienne d’un quartier est intéressante, cette immersion paraît sincèrement réelle.
    Une nouvelle bien écrite, trop courte, s’inscrivant dans un projet plus important et dont on a malheureusement qu’une infime partie, mais dotée d’une écriture fluide et vivante.

  • add_box
    Couverture du livre « Le fils du concierge » de Menis Koumandareas aux éditions Esperluete

    Colette LORBAT sur Le fils du concierge de Menis Koumandareas

    Petite digression : S’appeler Euripide, c’est peut-être normal pour un grec, mais pour moi, cela a un petit parfum…. Grec !
    « Il s’appelait Zissis ; c’était le fils d’un concierge du voisinage. Un grand gars pataud avec les cheveux huileux, et moi je devais faire de cet escogriffe une créature...
    Voir plus

    Petite digression : S’appeler Euripide, c’est peut-être normal pour un grec, mais pour moi, cela a un petit parfum…. Grec !
    « Il s’appelait Zissis ; c’était le fils d’un concierge du voisinage. Un grand gars pataud avec les cheveux huileux, et moi je devais faire de cet escogriffe une créature ornée d’une brosse de porc-épic. Naguère, je me souviens, c’était un enfant réservé, poli, toujours premier à l’école ; de ce temps-là il m’appelait Monsieur. Maintenant c’était Evri tout court. Dans ses yeux s’était allumée une lueur curieuse ; il voulait, paraît-il, être un homme – comme si quelqu’un y avait fait obstruction. »

    Voir un gamin que l’on coiffe depuis longtemps se transformer en un jeune homme qui, de surcroît, demande une coiffure à l’iroquoise chiffonne Euripide. Il en est là de ses pensées lorsqu’un vieil homme entre dans son salon. Un homme bizarre et qui regarde Iziss d’un drôle d’air. A partir de cet instant, un dialogue s’établit entre le vieil homme et Iziss.
    Tout l’art de Ménis Koumandaréas est de figer le temps, de faire de quelque chose de réaliste un conte, ou d’une rencontre simple, une rencontre ambigüe. Le vieil homme est-il frappé de sénilité, est-ce une apparition… ? Iziss répond au vieillard comme s’ils se connaissaient et avaient une conversation normale, ils se voient pour la première fois. Cette nouvelle est bien ancrée dans la réalité quotidienne alors qu’elle pourrait être hors temps et c’est là toute l’ambigüité de la nouvelle.
    Ménis Koumandaréas, que je découvre, a une écriture très classique, simple, très agréable à lire, musicale. En peu de pages, il réussit à rendre visible l’échoppe d’Euripide, rendre réaliste la scène. Nous sommes les témoins attentifs d’une pièce de théâtre qui se joue à trois.
    Cette nouvelle est tirée d’un recueil de Ménis Koumandaréas « Leur parfum me fait pleurer »
    Très curieuse de découvrir, plus avant, l’univers de cet auteur, j’ai retenu à la bibliothèque « la femme du métro ».
    J’ai aimé les dessins de Michel Barzin. Les gros cubes bleus grec ou Klein semblent écraser où expulser les silhouettes noires toutes en légèreté, malgré les traits noirs épais est étonnant et collent au texte de façon pertinente. La réalité qui écrase et les mots qui permettent de s’échapper

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !