Marie Charrel

Marie Charrel
"Auteur d'Une fois ne compte pas (Plon 2010 et Pocket 2011), un premier roman remarqué, Marie Charrel, journaliste au Monde, confirme ici son talent à explorer l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus insaisissable et fantaisiste."

Avis (10)

  • Couverture du livre « Une nuit avec Jean Seberg » de Marie Charrel aux éditions Fleuve Noir

    Alegria sur Une nuit avec Jean Seberg de Marie Charrel

    Très beau livre alliant histoire et fiction

    Très beau livre alliant histoire et fiction

  • Couverture du livre « Je suis ici pour vaincre la nuit » de Marie Charrel aux éditions Fleuve Noir

    Chantal LAFON sur Je suis ici pour vaincre la nuit de Marie Charrel

    Lu dans le cadre de la Rentrée Littéraire Cultura
    L’auteur, journaliste au monde, fait le pari d’extraire des ténèbres « Yo Laur » pseudonyme de son arrière grand-tante en reconstituant son histoire s’étendant de Paris à Alger pour se finir à Ravensbrück, alors qu’elle n’était pas d’origine...
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    Lu dans le cadre de la Rentrée Littéraire Cultura
    L’auteur, journaliste au monde, fait le pari d’extraire des ténèbres « Yo Laur » pseudonyme de son arrière grand-tante en reconstituant son histoire s’étendant de Paris à Alger pour se finir à Ravensbrück, alors qu’elle n’était pas d’origine juive.
    Dans le cadre des lectures de la rentrée, je lis pour Cultura, les épreuves non corrigées. Il faut en tenir compte dans le ressenti que je peux avoir.
    Pour moi la première partie, devrait être recentrée sur le pourquoi Marie Charrel veut « ressusciter » Yo Laur, plus de ressenti aurait été bienvenu. L’aspect très positif a été de mettre l’accent sur les difficultés de recherche. A l’ère du tout informatique, on pourrait croire que c’est facile mais pas du tout. J’ai aimé les méandres par lesquels l’auteur doit passer.
    Le lecteur peut penser que ces premières pages sont touffues, mais il doit vraiment continuer, car Yo Laur va nous apprendre beaucoup de choses sur la place des femmes et des artistes femmes à l’époque.
    Dans la deuxième partie Yo Laur s’affranchit de la routine parisienne et cherche la vraie Yo Laur, pas la peintre qui est la succession de son artiste de père.
    Une femme en devenir et une artiste à réinventer…
    A Alger, la bataille est rude pour arriver peindre la vérité et ne pas continuer à représenter les fantasmes des hommes occidentaux :
    « - Si toutes les Algériennes réagissent comme vous, je ne peindrai jamais de vraies femmes du pays.
    - Parce que tu imagines en trouver à Alger ? Elles ne sont pas ici.
    - Alors où sont-elles ?
    - Loin. Là où les Français ne vont jamais.
    - Emmène-moi.
    - Pourquoi ?
    - Parce que je ne veux plus peindre de babioles imaginaires aux oreilles des filles. »
    En filigrane, souffle l’esprit d’Assia Djebar même si cette dernière est née plus de cinquante années après Yo, qui mieux que cet écrivain pourrait nous éclairer sur l’Algérie et nous faire comprendre que Yo Laur fut une pionnière.
    A côté de son époux aviateur, elle sait allier sa vie d’artiste peintre, d’épouse et de femme toujours dans le mouvement de la vie.
    Ce n’est pas une contemplative.
    Et puis le lecteur arrive à la dernière partie : Ravensbrück. Mais qu’est-ce qui a pu la conduire là ?
    Un mystère que l’auteur nous fait partager lorsque le hasard lui permet de se plonger dans les dessins de Yo Laur qui n’a de cesse de montrer ce quotidien monstrueux.
    Il n’y a pas de mots pour décrire le quotidien de ces femmes et de celles que l’on nommait « les vieilles ».
    Par quel miracle le témoignage dessiné de Yo Laur a-t-il survécu, difficile à dire de façon claire.
    Une chose est certaine c’est que Marie Charrel est immergé dans tout cela, et qu’elle n’en a pas terminé avec cette histoire. Elle doit être hantée par ce destin hors du commun et en même temps le destin collectif de cette femme qui n’aurait pas dû se trouver là. Cette partie de l’histoire est une traversée dans ce que chacune de ces femmes a essayé de laisser, des traces de leur passage, elles ont tenu avec pour seule énergie celle de revoir un mari, un fils…
    « On achève bien les femmes, ici. Sous un ciel crayeux, indifférent, on les tue. »
    J’ai envie de terminer ma recension en laissant la parole à Yo Laure. J’ai une pensée émue pour l’auteur qui a accompli une mission extraordinaire.
    Chantal Lafon-Litteratum Amor 23 août 2017

  • Couverture du livre « L'enfant tombée des rêves » de Marie Charrel aux éditions Pocket

    Elizabeth Neef-Pianon sur L'enfant tombée des rêves de Marie Charrel

    Emilie a douze ans. Chaque nuit, elle fait le même cauchemar qui empoisonne ses jours : une chute dans le vide.
    Elle peint pour exorciser ses angoisses. Elle s’est créé un ami, un monstre imaginaire qui la décharge de tous ces mots étouffants qui l’envahissent.
    C’est une petite fille à part,...
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    Emilie a douze ans. Chaque nuit, elle fait le même cauchemar qui empoisonne ses jours : une chute dans le vide.
    Elle peint pour exorciser ses angoisses. Elle s’est créé un ami, un monstre imaginaire qui la décharge de tous ces mots étouffants qui l’envahissent.
    C’est une petite fille à part, solitaire, qui vit dans son monde, débordante d’imagination.
    Mais c’est surtout une petite fille empoisonnée par un secret de famille.
    Parallèlement, à des kilomètres de là, en Islande, un vieux médecin fait lui aussi chaque nuit le même cauchemar.
    Quel est le rapport entre les deux ?
    C’est un beau roman que j’ai lu avec plaisir. A l’étude psychologique de cette étrange petite fille se mêle une intrigue intéressante entre elle et le médecin islandais.
    Le style est très agréable, malgré parfois une impression de répétition ou d’appesantissement sur certaines situations.

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