Lise Tremblay

Lise Tremblay

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Avis (6)

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    Couverture du livre « Habitude des bêtes » de Lise Tremblay aux éditions Delcourt Litterature

    Sy Dola sur Habitude des bêtes de Lise Tremblay

    Un beau matin, alors qu'il revient d'un voyage dans l'échéance nord, Benoît décidé de plaquer sa vie à Montréal pour s'installer avec son chien Dans dans un village au cœur du parc naturel de Saguenay.
    Au bout de quelques temps, la santé de Dan décline. Au village, on parle beaucoup des loups....
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    Un beau matin, alors qu'il revient d'un voyage dans l'échéance nord, Benoît décidé de plaquer sa vie à Montréal pour s'installer avec son chien Dans dans un village au cœur du parc naturel de Saguenay.
    Au bout de quelques temps, la santé de Dan décline. Au village, on parle beaucoup des loups. Les rivalités et les tensions resurgissent.
    Ce roman est très agréable et l'environnement de l'histoire est hypnotique. Cette description du parc naturel appelle à la quiétude, l'introspection. Les personnages, entiers, au caractère bien trempés, sont très attachants et on s'imagine bien vivre dans un tel environnement.
    Gros coup de

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    Couverture du livre « Habitude des bêtes » de Lise Tremblay aux éditions Delcourt Litterature

    Bookinette sur Habitude des bêtes de Lise Tremblay

    Tout d'abord je tiens à remercier Babelio et les Editions Delcourt pour l'envoi de ce livre, un petit livre très court mais un livre d'une grande puissance émotionnelle.

    Benoit est un homme âgé qui porte sur sa vie un regard d'une lucidité déroutante et sans concessions.
    Dentiste reconnu,...
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    Tout d'abord je tiens à remercier Babelio et les Editions Delcourt pour l'envoi de ce livre, un petit livre très court mais un livre d'une grande puissance émotionnelle.

    Benoit est un homme âgé qui porte sur sa vie un regard d'une lucidité déroutante et sans concessions.
    Dentiste reconnu, mari et père absent, il a gaspillé sa vie entre boulot et collègues jusqu'au jour où un homme lui donne un jeune chiot, Dan, qui va bouleverser sa vie...
    Il tourne le dos à cette vie superficielle, se retire dans le parc national de Saguenay, au sein d'une nature âpre et sauvage et vit au rythme des saisons, s'intègre à une population rude de terroir et noue quelques amitiés : Rémi le voisin taciturne et rugueux, Mina vieille femme perspicace.

    Ce roman est terriblement prenant, c'est avec beaucoup de délicatesse et de justesse que l'auteur raconte l'intime de cet homme, son introspection sur son parcours d'homme et de père et sa confrontation avec la mort lorsque Dan arrive en fin de vie. C'est un drame qui bouleverse une fois de plus son existence, ce chien a été le déclic dans sa vie, son compagnon, celui qui lui a appris à aimer et le voir l'accompagner est très émouvant...

    Parallèlement à son histoire intime, la saison de la chasse s'ouvre dans une atmosphère inquiétante, des loups ont été aperçus autour des habitations et vont attiser les passions. Sous une quiétude trompeuse, la violence est palpable entre les chasseurs et le jeune garde-chasse, entre les traditions et la modernité, entre l'obscurantisme et la conscience...

    Un récit sensible, intelligent que j'ai savouré dans toutes ses dimensions : le fonds mais aussi la forme avec cette plume québécoise dont j'ai aimé chaque expression, chaque mot...

    https://chezbookinette.blogspot.com/2018/11/lhabitude-des-betes.html

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    Couverture du livre « Habitude des bêtes » de Lise Tremblay aux éditions Delcourt Litterature

    Les Jolis Choux Moustachus sur Habitude des bêtes de Lise Tremblay

    Dans le cadre de la rentrée littéraire 2018 et grâce au Picabo River Book Club, Léa Touch Book et les Éditions Delcourt, j’ai pu découvrir « L’habitude des bêtes » de Lise Tremblay, et je dois dire qu’au terme de ma lecture, je suis chamboulée par le texte auquel je viens de faire face.

    Je...
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    Dans le cadre de la rentrée littéraire 2018 et grâce au Picabo River Book Club, Léa Touch Book et les Éditions Delcourt, j’ai pu découvrir « L’habitude des bêtes » de Lise Tremblay, et je dois dire qu’au terme de ma lecture, je suis chamboulée par le texte auquel je viens de faire face.

    Je pense que je vais avoir un peu de mal à mettre les mots exacts sur ce que je ressens, notamment parce que le texte en lui-même est une économie de mots. Le livre a été assez compliqué à appréhender, pas parce qu’il était dur à comprendre, mais parce que le style d’écriture de Lise Tremblay est très particulier. Moi qui aime les longs textes, avec des personnages à l’histoire chargée qu’on découvre en long en large et en travers au fil de la lecture, j’ai été assez décontenancée par ce livre d’un peu plus de cent pages.

    Ce n’est pas un tort, bien au contraire, parce que les mots de Lise Tremblay frappent juste et bien, et sont à l’image de chaque personnage : tout en retenue, égrainés avec pudeur et rudesse parfois.

    Le narrateur, c’est Benoît Lévesque, dentiste à la retraite. Longtemps, Benoît a vécu égoïstement, ignorant le mal-être de sa fille Carole, et la tristesse de sa femme Solange. Lui ce qu’il aimait, dès qu’il pouvait, c’était partir de Montréal, prendre son hydravion, survoler les paysages et chasser. Pour le reste, il se voilait la face en se disant que l’argent pourrait tout régler. Longtemps, il a pensé être heureux, quand il était surtout odieux et centré sur lui-même. Sa femme est partie, et sa fille s’est marginalisée.

    Et puis un jour, un vieil indien lui a mis un chiot dans les bras. A partir de ce jour-là, et pour la première fois de sa vie, il s’est senti responsable et investi d’une autre vie que la sienne. Ce jour-là, il est rentré à Montréal, a pris des affaires, et est parti s’installer dans son chalet du Saguenay, au cœur du parc national, pour ne plus jamais en repartir.

    Dès lors, Benoît a abandonné tout ce qu’il était jusque là. Partageant son temps entre Dan, son chien, Rémi, l’enfant du village, et Mina, une vieille dame pleine de sagesse. Avec le temps, il a fini par acquérir ce qu’il lui avait finalement toujours manqué : la bonté et l’humilité.
    Les années ont passé, reposant sur cet équilibre : les balades et les siestes dans la véranda avec Dan, les petits travaux avec Rémi et les conversations avec Mina.

    Mais cette année, l’automne arrive, et les loups aussi. Leur présence sur le territoire des chasseurs ravive de vieilles tensions dans le village, notamment avec l’un des clans, Les Boileau, qui intimide tout le monde. Et puis Dan, qui est vieux maintenant, est malade.

    Le récit de Lise Tremblay court sur quelques mois, sur cette période charnière de la vie de Benoît et de celle de ses proches.
    C’est un très beau texte, où tout est suggéré subtilement mais pourtant de manière tellement limpide et clair, que cela peut se révéler violent par moment. Un texte sur la vieillesse, le rapport à la mort, sur le temps qui passe et sur le repentir. Ce qui transpire de l’écriture de Lise Tremblay, c’est aussi l’histoire d’un homme qui a appris à aimer tardivement. A aimer sa fille, à aimer un ami, son chien, et la nature.
    L’auteure décrit finalement assez peu les paysages je trouve, pourtant cette nature, on la sent omniprésente, on voit le soleil se coucher sur le lac, on sent l’odeur des arbres et on ressent les premiers frissons de l’arrivée des premières gelées.

    Comme je le disais plus haut, j’ai été assez déroutée par ce texte, et ce, pendant une bonne partie de ma lecture. Mais en refermant ce livre, je me suis sentie touchée par l’écriture que je venais de parcourir, et surtout apaisée.

    Un beau moment de littérature donc, sur lequel je vous conseille de vous attarder si vous en avez l’envie, et l’occasion

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    Couverture du livre « Habitude des bêtes » de Lise Tremblay aux éditions Delcourt Litterature

    Régine Roger sur Habitude des bêtes de Lise Tremblay

    J'ai comme un gros coup de blues, le roman fini. Ce n'est pas le blues cajun de la Louisiane mais le blues silencieux et pénétrant des hautes montagnes forestières de Saguenay au Québec.
    Dans ma jeunesse, j'avais adoré Maria Chapdelaine de Louis Hémon et le film éponyme avec la talentueuse...
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    J'ai comme un gros coup de blues, le roman fini. Ce n'est pas le blues cajun de la Louisiane mais le blues silencieux et pénétrant des hautes montagnes forestières de Saguenay au Québec.
    Dans ma jeunesse, j'avais adoré Maria Chapdelaine de Louis Hémon et le film éponyme avec la talentueuse Carole Laure. C'est donc avec plaisir que j'ai renoué avec la langue et la culture de cet immense pays que l'été indien pare de ses plus beaux atours.

    C'est l'automne et la chasse va bientôt commencer avant l'arrivée du grand froid. Tandis que les hommes au village se préparent, la présence d'un loup sème le trouble et réveillent de fortes animosités . C'est aussi l'automne dans le coeur d'un homme, le narrateur. Pris au piège de ses propres filets qu'il s'est tendu et confronté à la maladie de son vieux chien Dan, le vieil homme est comme un loup acculé à se regarder en face sans détour et sans complaisance : "J'avais été heureux, comblé et odieux ».

    Il se rêvait d'être Jack London, les regrets s'amassent en tas de feuilles depuis l' époque où il n'a pas voulu ou su comprendre sa fille Carole.

    C'est incisif, atrocement mélancolique et profondément humain. C'est un western canadien où le décor du chalet perdu dans la forêt renforce de manière vertigineuse le sentiment de finitude malgré quelques amitiés certaines. Le moment du livre est un présent déstabilisant, une rupture entre le passé qui n'est plus et un avenir qui s'échappe. Le présent est à construire dans la perte malgré le manque de repères.

    Le texte m'a touché parce qu'il parle des choses de la vie, le quotidien simple mais bien rempli d'hommes et de femmes, Rémi, Odette, Mina, vivants ou disparus, ils sont la sève dont nous avons besoin pour exister.

    Les paroles sont brèves, les regards disent tout, ce peu dans l'économie des mots fabrique prodigieusement ce plein d'émotions qui m'a traversé tout au long du roman. le temps paraît figé mais inéluctablement l'univers n'arrête pas sa course.
    Le ponant est là, dans les yeux de cet homme que des nuits d'insomnies renforcent la capacité à se voir en lui-même aussi nettement que s'il se regardait dans les eaux d'un lac gelé.

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