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Joseph Roth

Joseph Roth
Joseph Roth, né en Galicie austro-hongroise en 1894, de parents juifs, mène parallèlement à sa carrière de journaliste à Vienne, Berlin, Francfort, Paris celle de romancier et nouvelliste. Opposant de la première heure au national-socialisme, Roth quitte l'Allemagne dès janvier 1933 pour venir s'... Voir plus
Joseph Roth, né en Galicie austro-hongroise en 1894, de parents juifs, mène parallèlement à sa carrière de journaliste à Vienne, Berlin, Francfort, Paris celle de romancier et nouvelliste. Opposant de la première heure au national-socialisme, Roth quitte l'Allemagne dès janvier 1933 pour venir s'installer à Paris où il meurt en 1939. Il laisse à sa mort une oeuvre importante, dont La Rébellion, Tarabas, La Crypte des capucins et La Marche de Radetzky, disponibles en Points.

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « La marche de Radetzky » de Joseph Roth aux éditions Points

    plume parisienne sur La marche de Radetzky de Joseph Roth

    "Il connaissait tous les levers de soleil, ceux de l'été qui sont embrasés et joyeux, ceux de l'hiver qui sont tardifs, nébuleux et troubles."

    Alors que le soleil d'été a bien du mal à se montrer joyeux, je viens vous parler d'un véritable coup de coeur, une magnifique surprise prise encore...
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    "Il connaissait tous les levers de soleil, ceux de l'été qui sont embrasés et joyeux, ceux de l'hiver qui sont tardifs, nébuleux et troubles."

    Alors que le soleil d'été a bien du mal à se montrer joyeux, je viens vous parler d'un véritable coup de coeur, une magnifique surprise prise encore une fois à la volée dans la petite bibliothèque Arthur Rimbaud dans l'ancienne mairie du 4ème.

    La marche de Radetsky narre la lente destruction de l'empire austro-hongrois à travers une famille. Ou plus exactement 3 hommes, Joseph Trotta qui sauva l'empereur François-Joseph d'une balle perdue à la bataille de Solferino. Son fils, François devenu préfet et surtout le petit-fils Charles-Joseph, cadet puis sous- lieutenant dans la cavalerie. Parce qu'il était le petit-fils du héros de Solférino.

    "On n'avait de courage que lorsqu'on pensait au héros de Solférino. Il fallait toujours en revenir au grand-père pour reprendre quelques forces."

    Toute sa vie est une lente descente aux plus profond de la mélancolie, résigné qu'il est à n'être que le petit-fils sous le regard du portrait du grand-père et les lettres administratives de monsieur son père le préfet.

    "Il est déjà si malheureux que la seule chose qu'on puisse encore pour lui, c'est le rendre heureux." disent ses compagnons de garnison.
    Le peu de tendresse qu'il trouve auprès de la femme du maréchal des logis chef lui est enlevé. "De même que les bornes kilométriques marquent la route des autres, les tombes marquaient la route de Trotta."

    Solferino une défaite face aux Français, Radetsky vainqueur de la bataille de Custoza. Une fois qu'on a dit cela en quoi ce livre est-il un coup de coeur, lumineux avec tant de tristesse, de malheur ? Parce que le style aussi doux que puissant me donnait envie de le lire à voix haute. Comme le public de Vienne frappe dans ses mains lorsque la marche retentit lors du concert du nouvel an, mon coeur battait la mesure à la lecture de ce grand roman.

    "Jacques disparut pour reparaître un moment après avec des gants blancs qui semblaient le transformer vraiment.
    Ils répandaient un éclat de neige sur sa figure déjà blanche, ses favoris déjà blancs, ses cheveux déjà blancs. Mais ils surpassaient aussi en luminosité tout ce qu'on peut appeler lumineux en ce monde."

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    Couverture du livre « Leviathan » de Joseph Roth aux éditions Sillage

    Dominique Jouanne sur Leviathan de Joseph Roth

    L’écriture simple et remarquable de Joseph Roth nous livre un court conte faustien chargé de symbolisme.

    Ce livre fit et continue à faire couler beaucoup d’encre car ce texte, un des plus marquant de son œuvre, cache derrière les mots une autre histoire loin d’être aussi naïve qu’il n’y...
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    L’écriture simple et remarquable de Joseph Roth nous livre un court conte faustien chargé de symbolisme.

    Ce livre fit et continue à faire couler beaucoup d’encre car ce texte, un des plus marquant de son œuvre, cache derrière les mots une autre histoire loin d’être aussi naïve qu’il n’y paraît.

    Nissen Piczenik est un brave et estimé vendeur de corail dans une petite communauté juive. Les paysans l’apprécient bien que : « ils avaient toujours à l’esprit qu’il était juif » …

    Il reçoit sa marchandise emballée mais nourrit le rêve de connaitre le grand océan d’où viennent ces pierres qui le fascinent absolument et qu’il dit vivantes. (C’était visionnaire de la part de Roth à l’époque car en 1936 le corail n’était connu que comme étant caillou).

    L’homme possède une fortune bourgeoise et a une vie confortable mais ne sait ni lire ni écrire. Il assaillira de questions le fils d’un de ses voisins, soldat dans la marine russe venu en permission au village. Il veut savoir ce qu’est un océan.

    Dans le même temps, un concurrent s’installe dans le bourg voisin et lui siphonne toute sa clientèle car les paysannes trouvent ses nouveaux coraux très rouges, très beaux et surtout quatre fois moins chers. Sauf que le vendeur, sans leur dire, vend des imitations en celluloïd.
    Pour faire face financièrement, Piczenik mélangera les faux aux vrais et cela le conduira à sa perte car jusqu’ici, ses coraux apportaient chance et guérison or, ses nouveaux faux coraux rouges n’eurent pas les bienfaits habituels escomptés et pire, furent porteur de mort.

    Ruiné, Piczenik qui aura vendu son âme au diable, quitta le village et pauvre comme Job, partit pour Odessa où le Léviathan l’attend dans la profondeur d’abimes obscurs, à l’intérieur de lui-même dans les tréfonds de sa conscience.

    Le déclin et l’égarement de l’être humain sont des thèmes forts dans les écrits de Roth.

    Ce texte, à double (voire triple et plus) lecture fait couler beaucoup d’encre…

    Connaissant la vie de Joseph Roth, on comprendra explicitement, derrière les lignes, le non-dit de l’homme juif face à la traque nazi, habité par des plans de fuite et l’appel d’un ailleurs, lourd de la mélancolie du migrant et de la souffrance de l’exil mais on entendra aussi une mise en garde lancée aux communautés juives de Pologne entre autre.

    Avec ses amis dont S. Zweig, les écrivains juifs autrichiens fuyaient déjà les pogroms et étaient venus prévenir les intellectuels belges et français sans être entendus. (Lire : Ostende 1936 - Un été avec Stefan Zweig de Volker Weidermann)

    Visionnaire, il situe son roman en Volhynie, une région de tous temps très convoitée. En 1936, elle est rattachée à la Pologne et c’est un des endroits de l’Europe centrale regroupant une des plus importantes communautés de juifs ashkénazes.

    Dans le texte, on reconnait la partie nord bordée de forêts et de marécages avec une absence de relief. Nissen Piczenik va se ressourcer près du marais à l’odeur infecte auprès duquel il devinait le « parfum puissamment âcre de la grande mer »… Et de retour chez lui, il a ce rêve de submersion de son village ou encore cet effroi qui ne se développait que sous la surface de la conscience…

    Le texte est édité à Paris en 1936.
    La Volhynie devient une subdivision de l’Ukraine en 1939. En 1941, 350.000 juifs y seront exterminés par les nazis. (Opération Barbarossa).

    Joseph Roth, déjà en fuite et en exil à Paris, se doutait du drame qui se produisit et sous les lignes de ce petit conte, on entend toute la douleur de la blessure de l’errance. Il y injectera la force de la nature humaine qui finira par perdre sa tranquillité.
    Il y introduira force symbolisme et ce, à commencer par le titre « Der Leviathan ». La traduction française procède à l’ellipse de l’article et titre « Leviathan ».

    Extrait Wikipedia :

    Le Léviathan (de l'hébreu : לִוְיָתָן, liviyatan) est, dans la Bible, un monstre marin qui apparaît dans les Psaumes, le livre d'Isaïe, et le livre de Job. Le Talmud y fait aussi référence, évoquant des animaux révoltés contre le Créateur et que celui-ci détruit.

    C'est un mythe très connu des sources pré-bibliques ayant trait au combat primordial entre le Créateur et les forces marines personnifiant le Chaos, qu'on retrouve chez les Hittites (le dragon Illouyankas), en Mésopotamie (bataille de Mardouk et Tiamat) et dans le mythe phénicien-ougarit de Baal et Anat, dressés contre divers monstres marins (dont l'un est Lotan).

    Le philosophe Alain, dans deux brefs essais datés de 1928 et 1932, lors de la montée des fascismes, nomme Léviathan plutôt l’État et ses mass-médias et les foules qui adhèrent aveuglément au monstre : « ceux qui le composent... reçoivent avec enthousiasme les signes de ce grand corps, et s'accordent à ses mouvements... L'assemblée des hommes fait reculer l’humanité. La guerre en est une preuve assez forte.»

    Dans le roman « La vie de Faust », ses exploits et comment il fut précipité en Enfer (1791) de Friedrich Maximilian Klinger, le démon qui accompagne Faust n'est pas le traditionnel Méphistophélès, mais Léviathan.

    Joseph Roth marie son Nissen Piczenik à une femme qui l’indiffère, qu’il finit par haïr et dont la mort ne l’atteint pas.
    On entend là sa propre expérience avec ses quatre relations amoureuses malheureuses sinon désastreuses dont surtout celle avec son épouse hystérique qui sera internée pour schizophrénie. Dès lors il dira qu’elle est morte. Transférée d’asile en asile, c’est en été 1935 qu’elle sera envoyée dans la clinique du Land Mostviertel Amstetten-Mauer. Les parents de Friedl Reichler émigrent en 1935 en Palestine et Roth demande la séparation. En 1940, Friedl Roth est expédiée en direction de Linz, et sera une des victimes du programme d’euthanasie des Nazis (action T4).

    En 1936, il habite à Paris avec sa 4ème compagne, la femme de lettres en exil, Irmgard Keun rencontrée à Ostende. Ils boivent beaucoup. Les crises de jalousie de Roth sont insupportables. Elle le quittera en 1938.

    Non seulement j’aime beaucoup lire Joseph Roth mais je me suis beaucoup intéressé à sa vie.
    Il a habité dix ans à Paris, dans une chambre au 33 rue de Tournon mais l’hôtel Foyot est détruit en 1937 pour insalubrité. L’écrivain est à nouveau chassé de chez lui… Il prendra demeure à quelques pas de son ancien logement, au N° 18, à l’hôtel de la Poste.
    Lorsque je passe dans le quartier, je ne peux jamais me résoudre à ne pas m’asseoir quelques minutes au café Tournon qu’il fréquentait assidument au bas de l’immeuble où il a habité de 1937 à 1939.
    Il s’est écroulé devant la terrasse de ce café avant de trouver la mort à l’hôpital Necker.
    Je suis aussi allée au cimetière de Thiais où il est enterré, verser symboliquement un peu d’encre au pied de sa tombe.

    Joseph Roth était un écrivain de génie.

    « La Marche de Radetzky » est une de ses œuvres majeure et incontournable

    Et, ce « Léviathan » une pépite d’érudition artistiquement et humainement si subtile…

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    Couverture du livre « La marche de Radetzky » de Joseph Roth aux éditions Points

    Bernault Jean-Serge sur La marche de Radetzky de Joseph Roth

    J'ai découvert ce livre par le plus grand des hasards. C'est en cherchant un livre de Philip Roth dans les étagères d'une librairie que je suis tombé sur ce livre de Joseph Roth. Intrigué par le titre, j'en ai lu les premières pages et j'ai été immédiatement séduit par le style de l'auteur, par...
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    J'ai découvert ce livre par le plus grand des hasards. C'est en cherchant un livre de Philip Roth dans les étagères d'une librairie que je suis tombé sur ce livre de Joseph Roth. Intrigué par le titre, j'en ai lu les premières pages et j'ai été immédiatement séduit par le style de l'auteur, par le souffle romanesque.
    De la bataille de Solférino en 1859 à l'attentat de Sarajevo en 1914, au travers du destin de trois générations de Von Trotta: Le grand-père, héros de la bataille de Solférino; le fils, préfet d'une petite ville de province; et le petit-fils sous-lieutenant de l'armée impériale, l'auteur décrit le déclin de l'empire austro-hongrois.
    Très beau moment de lecture, une découverte.

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    Couverture du livre « Marche De Radetzky (La) » de Joseph Roth aux éditions Points

    GeorgesSmiley sur Marche De Radetzky (La) de Joseph Roth

    « J’aurais bien dit encore, déclara le maire que M. von Trotta ne pouvait pas survivre à l’Empereur. Ne croyez-vous pas, docteur ? Je ne sais pas, répondit Skowronnek. Je crois qu’ils ne pouvaient ni l’un ni l’autre survivre à l’Autriche ? »
    Il est facile de présenter ce roman comme celui du...
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    « J’aurais bien dit encore, déclara le maire que M. von Trotta ne pouvait pas survivre à l’Empereur. Ne croyez-vous pas, docteur ? Je ne sais pas, répondit Skowronnek. Je crois qu’ils ne pouvaient ni l’un ni l’autre survivre à l’Autriche ? »
    Il est facile de présenter ce roman comme celui du déclin et de la chute de l’Empire austro-hongrois, par opposition au titre qui fait appel à la légèreté et la gaité des œuvres de Johann Strauss. Mais c’est bien plus que cela et s’il est question de la longue et lente disparition du vieil empereur et de son empire, il me semble que c’est avec beaucoup de regrets. C’est aussi à regret qu’on finit, en refermant ce livre somptueux, par quitter les trois von Trotta pour lesquels on ne peut que partager la tendresse que leur porte l’auteur. On peut les trouver froids, rigides, pusillanimes. Mais comment ne pas admirer la modestie et la droiture du grand-père, le « héros de Solférino »? Comment ne pas saluer le moment où le père sort de son confort, boit toute sa honte et consent à s’humilier pour s’en aller quémander « grâce pour son fils ». Quant à ce dernier, le petit-fils tout alcoolique, velléitaire et peu doué pour le métier des armes qu’il soit, sa fin l’absout de ses faiblesses en le rapprochant de son grand-père, lui qui « depuis qu’il avait rejoint le régiment, se sentait le fils de son grand-père et non le fils de son père », lui qui, tout jeune cadet, pensait alors que « mourir au son de La Marche de Radetzky était la plus facile des morts. »
    Qui est véritablement le héros ? Le grand-père qui sauve la vie de l’Empereur parce que celui-ci se trouve fortuitement à ses côtés au moment où il commet une imprudence, ou son petit-fils, isolé au milieu de nulle part et perdu dans la débâcle du front russe, qui se dévoue pour aller, au péril de sa vie, chercher de l’eau pour ses compagnons sous le feu des cosaques ?
    Magistral, superbement écrit, le roman parle d’un temps où les fils obéissaient à leurs pères, où les pères faisaient ce qu’il faut pour tirer d’affaire leurs fils, où l’honneur et la parole donnée avaient un prix. Il évoque avec justesse et beaucoup de tendresse la vieillesse, la mélancolie, ainsi que les longues heures inutiles et désoeuvrées des militaires en garnison qui les conduisent à des loisirs aussi ruineux pour leur santé que pour leurs finances et leur font oublier de se préparer à faire la guerre. Il traite du respect et de l’affection entre le maître et son serviteur (le sous-lieutenant et son ordonnance qui lui offre toutes ses économies, le préfet qui ne se remet pas de la mort de son majordome), entre père et fils, même si elle se dissimule derrière la pudeur et les convenances.
    D’une qualité saisissante dès les premières lignes (« Il avait été choisi par le destin pour accomplir une prouesse peu commune. Mais lui-même devait faire en sorte que les temps futurs en perdissent la mémoire. ») et constante tout du long, avec des passages qui confinent au sublime (les dix pages consacrées à l’empereur), ce chef d’œuvre vous fait tourner ses pages avec l’allégresse de ceux qui défilaient au son de La Marche de Radetzky. Il y a également des pages, qui, cent ans après leur écriture, semblent plus que jamais d’actualité ; comme celles qui concernent les nationalités artificiellement agglomérées dans un empire qui entend les dominer sans réussir à les fédérer (magnifique illustration lors de l’épisode de la fête du régiment le jour de l’assassinat du prince héritier ou le sombre discours du comte Chojnicki « l’Empereur était un vieillard étourdi, le gouvernement une bande de crétins, le Reichsrat une assemblée d’imbéciles naïfs et pathétiques, il disait l’administration vénale, lâche et paresseuse » ). On entend bien que les Hongrois n’ont pas envie de mourir pour les Autrichiens, pas plus que les Slovènes pour les Ukrainiens ou les Roumains pour les Tchèques. Mais soudain, on s’interroge. Cet empire en décomposition ne ressemble-t-il pas terriblement à cet autre empire que se veut être aujourd’hui l’Union Européenne, construction utopique et idéologique dont les fondations s’enfoncent chaque jour un peu plus dans le sable en voulant effacer des nations qui ne le veulent pas ? Quelqu’un a-t-il réveillé le président de la Commission européenne pour l’informer de la disparition de François-Joseph ?
    Un moment de lecture formidable pendant lequel l'émotion m'a à plusieurs reprises submergé et l’admiration pour ce roman, truffé de phrases, de paragraphes et de dialogues aussi brillants que les derniers feux de l’empire des Habsbourg, n’a jamais cessé.
    Il donne envie de se replonger dans les grandes œuvres littéraires et musicales de la Mitteleuropa et de se glisser dans les pas du préfet von Trotta lorsqu’il « gravit le chemin droit qui mène au château de Schönbrunn. Les oiseaux du matin exultaient au-dessus de sa tête. Le parfum du lilas et du seringa l’étourdissait. Les blanches chandelles des marronniers laissaient tomber ça et là un petit pétale sur son épaule. Lentement, il monta les marches plates et rayonnantes, déjà blanches de soleil matinal. Le factionnaire salua militairement, le préfet von Trotta entra dans le château… Il attendait dans la grande pièce précédant le cabinet de travail de Sa Majesté, dont les six grandes fenêtres arquées, aux rideaux encore tirés, comme il est d’usage le matin, mais déjà ouvertes, laissaient pénétrer toute la richesse de l’été à son début, toutes les suaves senteurs et toutes les folles voix des oiseaux de Schönbrunn. Par les fenêtres ouvertes, on entendit sonner de lointaines horloges. Alors soudainement, la porte s’ouvrit à deux battants…»
    Alors, vous je ne sais pas, mais moi, après la lecture enthousiasmante de ce chef d’œuvre, je me vois très bien monter prochainement les marches de Schönbrunn en sifflotant les premières mesures de La Marche de Radetzky.