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Jon Kalman Stefansson

Jon Kalman Stefansson

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Avis sur cet auteur (68)

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    Couverture du livre « Lumière d'été, puis vient la nuit » de Jon Kalman Stefansson aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Anne-Marie Lemoigne sur Lumière d'été, puis vient la nuit de Jon Kalman Stefansson

    Si LUMIERE D'ETE PUIS VIENT LA NUIT est le dernier roman de Jon Kalman Stefansson traduit et publié en France, il a cependant été publié en Islande en 1996 il y a 16 ans.

    Un village, celui-ci n'a pas de nom, et c'est au travers de huit de ses habitants que le narrateur va lui donner vie....
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    Si LUMIERE D'ETE PUIS VIENT LA NUIT est le dernier roman de Jon Kalman Stefansson traduit et publié en France, il a cependant été publié en Islande en 1996 il y a 16 ans.

    Un village, celui-ci n'a pas de nom, et c'est au travers de huit de ses habitants que le narrateur va lui donner vie. Il se sent proche d'eux, il les comprend, il interprète leurs regards, leurs gestes. Si, au lieu du JE traditionnel du narrateur, il utilise le NOUS, c'est qu'il se sent membre de cette communauté villageoise que pourtant aucun événement important ne vient bouleverser.

    De quoi alors est fait ce roman ?
    De l'analyse du cœur de ces hommes , c'est là la matière de tous les romans de Stefansson .
    J'ai retrouvé ici ce que j'ai toujours apprécié dans chacun de ses 6 ouvrages déjà traduits en France. L'habile dosage narration/réflexion dans la chronique de ce village.
    Une écriture qui mêle étroitement le narratif et le questionnement sur le progrès, sur le sens de la vie, sur la condition humaine .
    Une galerie de personnages attachants, touchants par leurs failles ou leurs faiblesses, présentés avec une tendresse qui n'exclut pas l'humour.
    Un récit ponctué d'adresses au lecteur, pris à témoin, comme englobé dans la réflexion de l'auteur, par l'utilisation d'un NOUS à valeur universelle.
    Enfin, la douceur d'une écriture à dimension poétique dont les échos subsistent une fois la lecture terminée . Un exemple parmi bien d'autres «  Il en va souvent ainsi, le Monde déborde de rêves qui jamais n 'adviennent, ils s'évaporent et vont se poser telles des gouttes de rosée sur la voûte céleste et la nuit les change en étoiles. »

    Ce roman m'est apparu comme portant en germe tout ce qui s'épanouira dans les romans ultérieurs.de Jon Kalman Stefansson . Puisse Eric Boury, son traducteur attitré nous offrir prochainement le plaisir de découvrir ses tout premiers romans parus entre 1996 et 2005 .

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    Couverture du livre « La tristesse des anges » de Jon Kalman Stefansson aux éditions Folio

    Anne-Marie Lemoigne sur La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson

    Apporter à pied le courrier dans les hameaux reculés des dernières terres de Finlande perdues dans la neige et les glaces, c’est la fonction de Jens, le postier, accompagné dans cette mission où il faut traverser un fjord, par celui qui est toujours appelé « le gamin », un adolescent orphelin...
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    Apporter à pied le courrier dans les hameaux reculés des dernières terres de Finlande perdues dans la neige et les glaces, c’est la fonction de Jens, le postier, accompagné dans cette mission où il faut traverser un fjord, par celui qui est toujours appelé « le gamin », un adolescent orphelin qui a l’expérience de la mer. Tout oppose les deux compagnons de l’expédition : âge, aptitudes, tempérament, goûts, comportement, mais si ces différences se révèlent source d’affrontements, elles sont aussi précieuses, les deux héros du roman devenant ainsi complémentaires pour faire face aux assauts constants du vent, de la neige, de la glace , de l’engourdissement .

    Odyssée au milieu des éléments déchaînés jusqu’à « la limite du monde, là où toute chose prend fin », le roman est aussi celui d’une aventure intérieure, où chacun se révèle face à la lutte contre les dangers multiples.

    En dépit de la monotonie du schéma narratif : progression épuisante et dangereuse dans la neige / arrivée dans une maison refuge/ départ au matin pour une étape encore plus difficile, le roman n’est pas ennuyeux. Les personnages rencontrés en chemin sont variés, pleins d’humanité et source de scènes émouvantes. Il est bâti sur un crescendo, où la mort est de plus en plus présente, d’abord comme un risque, puis alors qu’ils sont de plus en plus épuisés, sous forme de silhouette féminine hallucinatoire et récurrente cherchant à les séduire et les entraîner dans un sommeil apaisant.

    Document sur la dure vie au sein des immensités désertes et glacées, le roman insiste aussi sur le destin particulièrement tragique des femmes, et surtout des enfants orphelins, considérés comme des animaux .

    Ce récit dantesque transcende le roman d’aventures car il se situe régulièrement au croisement du rêve et de la réalité, dans une écriture où le fantastique le dispute au poétique . Si l’ouvrage est construit sur la lutte continuelle de des corps contre les éléments pour pouvoir survivre, il présente aussi une réflexion sur l’importance du savoir , sur les livres, sur la fonction de la poésie, par l’allusion à des poètes ou des vers qui viennent hanter l’esprit du « gamin » . Le titre LA TRISTESSE DES ANGES souligne cette dimension, la métaphore « les larmes des anges » désignant les flocons de neige chez les Indiens du Canada.

    Roman profond, servi par une belle traduction, mais ardu, où le lecteur, à l’image des protagonistes de l’histoire, progresse lentement .

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    Couverture du livre « Lumière d'été, puis vient la nuit » de Jon Kalman Stefansson aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Jean-Paul Degache sur Lumière d'été, puis vient la nuit de Jon Kalman Stefansson

    Je termine Lumière d’été, puis vient la nuit, de Jón Kalman Stefánsson, cette chronique villageoise qui aurait pu durer encore longtemps mais que j’ai trouvée un peu longue, par moments.
    C’est un habitant de ce village islandais de quatre cents âmes qui raconte. L’auteur lui-même ? Sûrement....
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    Je termine Lumière d’été, puis vient la nuit, de Jón Kalman Stefánsson, cette chronique villageoise qui aurait pu durer encore longtemps mais que j’ai trouvée un peu longue, par moments.
    C’est un habitant de ce village islandais de quatre cents âmes qui raconte. L’auteur lui-même ? Sûrement. Ici, loin de Reykjavik, la capitale, il n’y a rien pour distinguer le village, même pas d’église ni de cimetière. Par contre, on y vit très vieux et les abattoirs, la laiterie, la Coopérative et l’Atelier de tricot sont très actifs.
    Au cours de ma lecture, j’ai croisé beaucoup de personnages, me suis perdu un peu avec tous ces noms islandais auxquels je ne suis pas habitué. Alors, je me suis laissé bercer par ces histoires racontées en huit chapitres divisés en plusieurs mouvements. S’il y a un petit port avec quelques cinq cents habitants répartis dans les fermes alentour.
    Ces hommes et ces femmes partagent une vie rude et le moindre événement attire attention et commérages comme Águsta, la postière si indiscrète sait bien lancer.
    Tout comme avec le Directeur de l’Atelier de tricot devenu soudain passionné pour le latin et l’astronomie. On l’appelle alors l’Astronome et il se met même à donner régulièrement des conférences. Hélas, l’Atelier qui fabriquait chaussettes, chandails, bonnets, moufles, gants, ferme subitement. Sur l’ensemble du personnel, cinq femmes ne retrouvent pas de travail et vont tenter de se venger.
    Les femmes, justement, tiennent un rôle important. L’auteur sait les décrire de manière très sensuelle tout en étant parfois cruel pour certains détails physiques. Elles attisent les sens des hommes et cela peut déclencher des catastrophes, même si, ici, on sait tout remettre dans l’ordre afin que la vie continue tout de même.
    L’auteur que j’avais déjà apprécié dans Ásta, ne se contente pas de conter ces destinées à la fois ordinaires et extraordinaires, il saupoudre très judicieusement des réflexions sur notre monde, sur nos modes de consommations, sur nos façons de vivre et de passer le temps.
    Ce sont ces réflexions que j’ai le plus appréciées au fil de ma lecture regrettant parfois d’abandonner certains personnages alors que leur histoire ne semble pas terminée.
    Qu’elles s’appellent Helga, Elísabet, Báva, Harpa, Sigriður, Asdís, Kristin ou encore Þuriður, leur sort est émouvant, leur recherche d’amour pas toujours récompensée.
    De leur côté, les hommes, jeunes ou vieux, heureux ou pas en amour, se mettent souvent à boire mais Jonas se révèle peintre de talent, Davið est un bon violoniste alors que je croise Hannes, Finnur, Þorgrímur, Kjartan, Matthías, Jakob et Benedikt. Tous m’ont fait partager un peu de leur vie dans ce climat islandais si rude où les nuits d’hiver sont interminables mais où l’été fait surgir fleurs et fruits en abondance.
    Quand, dans les locaux abandonnés de l’Atelier de tricot, Elísabet crée le Tekla, le premier restaurant jamais inauguré au village, les habitudes changent, la vie devient plus gaie. Mais celles que l’auteur nomme « les dix mains », veillent, remuent le maire, portent plainte. C’est l’occasion de voir débarquer Áki, un enquêteur dont l’aventure finit de façon bien savoureuse.
    Lumière d’été, puis vient la nuit, sélectionné par le Prix des Lecteurs des 2 Rives 2021 est donc un livre foisonnant d’histoires différentes, d’histoires gaies ou tragiques, une bonne lecture pour s’imprégner d’un mode de vie bien différent du nôtre et pourtant relativement proche.

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Lumière d'été, puis vient la nuit » de Jon Kalman Stefansson aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Ghislaine Degache sur Lumière d'été, puis vient la nuit de Jon Kalman Stefansson

    L’histoire se déroule dans un petit village des fjords de l’ouest, un village sans église et sans cimetière où la proportion d’octogénaires est plus élevée que nulle part ailleurs en Islande, autre particularité du village.

    En huit chapitres, c’est l’histoire des habitants à travers...
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    L’histoire se déroule dans un petit village des fjords de l’ouest, un village sans église et sans cimetière où la proportion d’octogénaires est plus élevée que nulle part ailleurs en Islande, autre particularité du village.

    En huit chapitres, c’est l’histoire des habitants à travers quelques-unes des figures des villageois qui nous est contée. Ces vies à la part parfois irréelle seront reliées entre elles par le narrateur.

    Le premier portrait est celui du directeur de l’Atelier de tricot, dont la femme est si belle, qui roule en Range Rover et qui se met à rêver dans une langue qu’il ne connaît pas, le latin, lui dira le médecin. Ce rêve va métamorphoser sa vie… Il plaque tout et n’aura de cesse de scruter les étoiles. Le directeur devient l’Astronome !

    Il y a Jonas, ce jeune garçon timide et fragile, hypersensible, passionné par le monde des oiseaux, fils de Hannes, colosse et policier du village.

    Il y a également Kjartan et David, le fils de l’Astronome, tous deux employés à l’Entrepôt qui vont avoir à faire aux fantômes…

    Il ne faut pas oublier Ágústa, la postière extrêmement fouineuse qui n’hésite pas à ouvrir les lettres des villageois, devenant ainsi « le principal organe de presse du village » et d’autres encore.

    Il ne faut pas croire que Jón Kalman Stefánsson s’est contenté de dresser une série de portraits. Ses personnages, il les fait évoluer, se métamorphoser, partir, revenir, rêver, fantasmer, au gré des saisons et des rudesses du climat. Il plonge véritablement dans le cœur de leurs âmes.

    La force du roman tient au fait que le narrateur, en l’occurrence, l’auteur nous amène à réfléchir, tout au long de notre lecture à la difficulté de connaître son semblable, à se connaître soi-même, à la place que nous occupons sur terre et plus largement dans le cosmos, et sur le sens de la vie. Ne nous pose-t-il pas, par exemple, et ceci dès les premières pages, cette question : « Avez-vous jamais réfléchi au nombre de choses qui tiennent au hasard, toute la vie peut-être ? »

    En cela Lumière d’été, puis vient la nuit est un vrai roman philosophique.

    Chronique illustré à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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