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Jerome Attal

Jerome Attal

Jérôme Attal est né en 1970. Il a choisi très tôt la poésie devenant l'un des paroliers les plus prisés de la scène musicale française (Florent Pagny, Johnny Hallyday, Pierre Guimard, Mareva Galanter). Parallèlement, il poursuit une carrière d'auteur, compositeur, interprète avec deux albums dont...

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Jérôme Attal est né en 1970. Il a choisi très tôt la poésie devenant l'un des paroliers les plus prisés de la scène musicale française (Florent Pagny, Johnny Hallyday, Pierre Guimard, Mareva Galanter). Parallèlement, il poursuit une carrière d'auteur, compositeur, interprète avec deux albums dont le très remarqué Comme elle se donne (clipé par Frédéric Taddéï). Auteur de nouvelles dans la revue Bordel. L'amoureux en lambeaux, en 2007 Le rouge et le bleu ou comment les chansons des Beatles infusent dans l'existence aux éditions Le Mot et le Reste. Le garçon qui dessinait des soleils noirs, en 2008.

 

Crédit photo : Wikipédia

Articles en lien avec Jerome Attal (1)

Avis sur cet auteur (66)

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    Couverture du livre « La petite sonneuse de cloches » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont

    Christlbouquine sur La petite sonneuse de cloches de Jerome Attal

    Professeur de littérature française, Joe J. Stockholm travaillait à un livre sur les amours de Chateaubriand lorsqu’il est décédé. Son fils, Joachim, retrouve cette œuvre inachevée que son père a laissé alors qu’il évoquait une petite sonneuse de cloche rencontrée par Chateaubriand au moment où...
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    Professeur de littérature française, Joe J. Stockholm travaillait à un livre sur les amours de Chateaubriand lorsqu’il est décédé. Son fils, Joachim, retrouve cette œuvre inachevée que son père a laissé alors qu’il évoquait une petite sonneuse de cloche rencontrée par Chateaubriand au moment où il était en exil à Londres en 1793. Joachim décide alors de reprendre l’histoire là où son père l’a arrêtée et d’aller enquêter sur cette petite sonneuse de cloche pour savoir qui elle était et qu’elle a été sa place dans le cœur et la vie de Chateaubriand.

    Jérôme Attal part d’un détail minuscule, qui aura sans doute échappé à bons nombres de lecteurs de Chateaubriand, pour nous raconter une double histoire. Ce détail figure dans les Mémoires d’Outre-Tombe à l’issue d’un chapitre où l’auteur évoque un baiser donné dans l’Abbaye de Westminster par une jeune sonneuse de cloche.

    Sur cette base qui peut paraître bien anecdotique, Jérôme Attal va nous entraîner à Londres dans les pas, à la fois de Joachim et du jeune Chateaubriand. Ce double récit va ainsi entremêler ses fils pour tisser une intrigue assez captivante.

    Les deux époques se répondent, dans un jeu de miroir habilement construit qui met en parallèle le séjour de Joachim et ses rencontres avec les aventures du Chateaubriand de 1793. L’ensemble est très original, très vivant et plein d’humour. On est très intrigué par cette petite sonneuse de cloche et par l’enquête de Joachim et on espère bien découvrir avec lui le fin mot de l’histoire. Toutefois, le roman s’estompe assez vite de la mémoire du lecteur même s’il a passé un bon moment lors de la lecture. Il manque quelques aspérités auxquelles s’accrocher pour que le récit reste ancré sur la durée.

    A recommander pour la balade Londonienne et l’évocation pleine de vie d’un Chateaubriand exilé, en proie à une rage de dents et à la poursuite de l’image d’une jeune fille entraperçue comme dans un songe.

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    Couverture du livre « L'âge des amours égoïstes » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont

    JuanGarciaMadero sur L'âge des amours égoïstes de Jerome Attal

    Premier roman de M. Jérôme Attal que je lis, et à n’en pas douter je reviendrai vers cet auteur.

    Pourtant « L'âge des amours égoïstes » n’est pas un complet coup de cœur. Le roman a beaucoup pour plaire, et en particulier pour me plaire : une histoire d’amour impossible entre deux jeunes...
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    Premier roman de M. Jérôme Attal que je lis, et à n’en pas douter je reviendrai vers cet auteur.

    Pourtant « L'âge des amours égoïstes » n’est pas un complet coup de cœur. Le roman a beaucoup pour plaire, et en particulier pour me plaire : une histoire d’amour impossible entre deux jeunes étudiants parisiens dans ce qui peut s’apparenter à un Bildungsroman, l’ensemble écrit dans un style délicat et précieux, empli d’audacieuses trouvailles fortement réjouissantes. Et de considérations sur l’art, et notamment ici la peinture puisque le héros, Nicolas, en plus d’être chanteur dans un groupe qui ne parvient à percer, et aussi étudiant en histoire de l’art et peine à terminer sa maîtrise sur Francis Bacon, plus précisément sur la série de peintures inspirées par le tableau perdu de Van Gogh « Le peintre sur la route de Tarascon ». Tout cela est bel et bien très prenant et se dégage de ce roman un je-ne-sais-quoi qui m’a enchanté, le délicat et subtil parfum des amours égoïste du titre, peut-être ?

    Hélas je dois avouer que certains personnages m’ont laissé sur ma faim, même si certains parviennent à exister d’autres restent désespérément plats, notamment cette Laura dont le narrateur s’éprend, sans qu’on parvienne à comprendre ce qui justifie cette passion. Et encore, comme il s’agit de la trame narrative principale, on s’accroche et on espère qu’on va finir par savoir, mais quand il s’agit des problèmes du groupe de musique qui passe à côté du succès, j’ai plus peiné à rester concerné…

    Cependant et inexplicablement, ce défaut majeur d’absence d’intérêt de certains personnages ne m’a pas empêché de beaucoup aimer cet ouvrage, et de le recommander pour sa délicatesse, son fine ironie, son joyeux désenchantement et sa touchante peinture des sentiments à cet âge si particulier des amours égoïstes.

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    Couverture du livre « Les jonquilles de Green Park » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont

    Anita Millot sur Les jonquilles de Green Park de Jerome Attal

    Nous sommes à Londres en 1940. Tommy Bradford (le narrateur, âgé de treize ans) tente de vivre son début d’adolescence le plus « normalement » possible, en cette époque anxiogène de conflit mondial. Son quotidien n’est pas toujours aisé, face à son (agaçante) soeur Jenny, de quatre ans son...
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    Nous sommes à Londres en 1940. Tommy Bradford (le narrateur, âgé de treize ans) tente de vivre son début d’adolescence le plus « normalement » possible, en cette époque anxiogène de conflit mondial. Son quotidien n’est pas toujours aisé, face à son (agaçante) soeur Jenny, de quatre ans son ainée, obnubilée par ses « fiancés », à sa mère qui travaille dur dans l’usine de M. Dunham ou encore à son « extraterrestre » de père, une sorte d’inventeur (plus ou moins raté …) dont les idées farfelues lui font souvent honte … Pas facile non plus d’éviter le harcèlement de Drake Jacobson, un garçon qui le tourmente à tout bout de champ (même si sa soeur Mila Jacobson intervient régulièrement pour le protéger …)

    Un court – et non moins délicieux – roman au cours duquel l’auteur, malgré cette période particulièrement tragique, trouvera le moyen de nous faire sourire à de très nombreuses reprises, en s’immisçant dans la tête et les pensées naïves d’un jeune garçon anglais.

    (« Franchement, la première fois que j’ai entendu la voix d’Hitler brailler dans un poste de radio, j’ai cru que c’était son mari » nous dit Tommy en parlant de son ancienne nourrice …)

    Un gamin qui tente à tout prix de garder le goût de vivre dans une ville bombardée par l’ennemi … Des enfants à qui l’on tente, afin de les protéger au maximum, de cacher la gravité , voire l’horreur, de la situation …

    C’est drôle, c’est touchant, c’est tendre … Belle et simple écriture de Jérôme Attal ! Un petit bijou et un vrai bonheur de lecture !

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    Couverture du livre « L'âge des amours égoïstes » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont

    eirenamg sur L'âge des amours égoïstes de Jerome Attal

    Ce roman est comme une fuite en avant, celle de Nico, qui essaye toujours de gagner du temps pour avoir plus de matière pour son mémoire sur Bacon et ses liens avec Van Gogh, pour avoir de nouveaux concerts et continuer la musique avec ses amis.

    C'est l'âge encore des possibles, mais où l’on...
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    Ce roman est comme une fuite en avant, celle de Nico, qui essaye toujours de gagner du temps pour avoir plus de matière pour son mémoire sur Bacon et ses liens avec Van Gogh, pour avoir de nouveaux concerts et continuer la musique avec ses amis.

    C'est l'âge encore des possibles, mais où l’on commence à comprendre que les êtres et les lieux disparaissent. Le personnage se rend compte du basculement d'une époque, il a des difficultés à accepter que les choses se terminent. Nico aime ce qu'il fait, il aime creuser sa théorie sur la peinture de Bacon et peu importe ce que lui dit son directeur de thèse. Un soir, il croise Laura et il est fasciné par elle.

    On vit avec lui cette passion, à la fois forte,obsédante, douloureuse , viscérale par moment, on voit ses tentatives réussies ou non pour exister dans ses yeux. L'attraction qu'elle exerce sur lui. Cette passion devient une sorte de colonne vertébrale pour lui à cette période de sa vie, elle le maintient debout.

    Comme toujours chez l'auteur, le doux frôle l'amer, la joie côtoie la tristesse. Le narrateur a des relations compliquées avec sa famille notamment sa sœur et son mari écrivain ( à qui l’on mettrait volontiers quelques gifles d'ailleurs). J'ai apprécié le personnage du père qui fait fi de sa peine en empilant les objets ou en faisant des vidéos. Le narrateur va également faire d'une tête de chou en hommage à Gainsbourg une sorte de talisman,de confident aux épreuves qu'il vit.

    La peinture des sentiments et émotions est toujours aussi précise, une dimension pleine d'audace, de jeunesse transpire du roman;on retrouve l'amour de l'art,des mots chez l'auteur. Il fait de son héros un être attachant avec ses contradictions, ses maladresses. Laura est tantôt inaccessible, tantôt séductrice.

    J'ai aimé la nostalgie de fin d'époque qui se dégage des lignes, le personnage d'Ines amie proche qui connait bien le narrateur. Les personnages de Nico et Laura ne sont pas lisses, mais complexes, parfois contradictoires dans leurs relations. J'ai apprécié également la vision de l'art,de la musique qui est défendue par Nico, comme une sorte de rempart, de baume sur notre période trouble ou lors d'instants charnières dans la vie.

    On se laisse bercer par la douce folie du narrateur, sa quête sera- elle inaccessible? À vous de le découvrir.

    Une fois encore de livre en livre, l'auteur construit un univers fait de poésie, nostalgie, ironie douce, mélancolie. Il décrypte les contradictions de l'époque et la difficulté des relations humaines ici amoureuses avec style. Une fois que vous découvrez son univers et son écriture attention, ça devient addictif.

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