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La petite sonneuse de cloches

Couverture du livre « La petite sonneuse de cloches » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont
Résumé:

1793. Le jeune Chateaubriand s'est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l'estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu'il visite l'abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera... Voir plus

1793. Le jeune Chateaubriand s'est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l'estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu'il visite l'abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera une rencontre inattendue : une jeune fille venue sonner les cloches de l'abbaye. Des décennies plus tard, dans ses Mémoires d'outre-tombe, il évoquera le tintement d'un baiser.
De nos jours, le vénérable professeur de littérature française Joe J. Stockholm travaille à l'écriture d'un livre sur les amours de l'écrivain. Quand il meurt, il laisse en friche un chapitre consacré à cette petite sonneuse de cloches. Joachim, son fils, décide alors de partir à Londres afin de poursuivre ses investigations.
Qui est la petite sonneuse de cloches ? A-t-elle laissé dans la vie du grand homme une empreinte plus profonde que les quelques lignes énigmatiques qu'il lui a consacrées ? Quelles amours plus fortes que tout se terrent dans les livres, qui brûlent d'un feu inextinguible le coeur de ceux qui les écrivent ?

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Articles (1)

Avis (21)

  • La petite sonneuse de cloches.
    J'en suis complètement toquée.
    La lecture a carillonné dans mon coeur. C'est beau, c'est limpide, c'est romantique et poétique.
    Jérôme Attal a sonné les cloches sur ma PAL en imaginant Chateaubriand, tombé amoureux, dans le noir de l'abbaye de Westminster, d'une...
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    La petite sonneuse de cloches.
    J'en suis complètement toquée.
    La lecture a carillonné dans mon coeur. C'est beau, c'est limpide, c'est romantique et poétique.
    Jérôme Attal a sonné les cloches sur ma PAL en imaginant Chateaubriand, tombé amoureux, dans le noir de l'abbaye de Westminster, d'une jeune fille pour le moins très entreprenante. Un baiser peut-il modifier la trajectoire d'une vie ? Quel que soit le siècle ?
    L'auteur fait tinter de sa plus belle plume tous les échos qui pulsent en nous lorsque l'Amour retentit à la porte.
    C'est léger et puissant. C'est corsé et délicat.
    Comme il est beau de lire une belle histoire. Il devrait toujours en être ainsi avant que sonne le glas.

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  • A la mort de l'éminent professeur Joe J. Stockholm, son fils Joachim consulte le cahier qui permettait à son père de s'exprimer avec ses soignants. Il y trouve un projet de livre sur les amours cachées des grands écrivains. En se basant sur une phrase extraite des mémoires d'outre-tombeDe...
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    A la mort de l'éminent professeur Joe J. Stockholm, son fils Joachim consulte le cahier qui permettait à son père de s'exprimer avec ses soignants. Il y trouve un projet de livre sur les amours cachées des grands écrivains. En se basant sur une phrase extraite des mémoires d'outre-tombeDe Chateaubriand, il tente de comprendre quelle a pu être la réalité d'une rencontre dans l'abbaye de Westminster : une petite sonneuse de cloche, un baiser.

    Le voilà sur les traces de François-René de Chateaubriand lors de son premier séjour à Londres en 1793. L'écrivain voyageur a vingt-cinq ans et un long parcourt qui l'a mené jusqu'en Amérique. Comme tant d'autres nobles, il a fui la France de la terreur qui fait tomber les têtes à tout va. C'est un jeune homme fiévreux, fauché et mort de faim qui s'endort une nuit dans les allées glaciales de l'abbaye. Mais a-t-il réellement rencontré Violet, la petite sonneuse de cloche ?
    Parti à la rencontre des sonneurs de cloche Joachim croise la route de la jeune Mirabel, bibliothécaire de son état.

    Alternant ces deux époques et la quête des deux hommes, Jérôme Attal nous fait faire un double voyage dans le temps, aussi érudit que poétique. Avec d'une part Londres, sa saleté, son automne pluvieux, ses migrants arrivés de France, et d'autre part la situation politique française au 18e comme toile de fond à cette quête de l'amour rêvé. J'ai aimé parcourir les rues de Londres restituées avec un réalisme qui n'est jamais dénué d'humour, même dans les situations qui auraient pu être tragiques ou désespérées.

    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/09/20/la-petite-sonneuse-de-cloche-jerome-attal/

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  • A la mort de son père, l'infirmière remet à Joachim le petit carnet dans lequel sont notées ses dernières pensées.
    En effet celui-ci avait décidé d'écrire un roman sur les amours de Chateaubriand qui lors de son exil à Londres en 1793, aurait fait la connaissance d'une jeune fille qui serait...
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    A la mort de son père, l'infirmière remet à Joachim le petit carnet dans lequel sont notées ses dernières pensées.
    En effet celui-ci avait décidé d'écrire un roman sur les amours de Chateaubriand qui lors de son exil à Londres en 1793, aurait fait la connaissance d'une jeune fille qui serait venue faire sonner les cloches en remplacement de son père malade.
    " Qui est la petite sonneuse de cloches ? " c'est ce que Joachim va chercher.
    Un ami de son père, habitant Londres, va lui faire rencontré l'équipe des sonneurs de cloches et lui permettre d'accéder aux registres répertoriant tous les sonneurs depuis des siècles.
    Mais les registres des années autour de 1793 ont été volés par une bibliothécaire . Pourquoi elle-aussi s'intêresse t-elle à ce sujet ?
    L'auteur nous entraîne dans Londres des années 1790 ....... pour y suivre le parcours de Chateaubriand ....
    et dans les années 2000 pour suivre Joachim dans les dédales de ses recherches.

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  • 1793, le chevalier de Chateaubriand s'est exilé à Londres, comme nombre de ses concitoyens fuyant la terreur qui sévit en France. On le retrouve sans un sou, une dent de sagesse cariée l'amenant chez un « gentil dentiste » plein d'humour, qui évoque la méthode radicale qu'a récemment inventée le...
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    1793, le chevalier de Chateaubriand s'est exilé à Londres, comme nombre de ses concitoyens fuyant la terreur qui sévit en France. On le retrouve sans un sou, une dent de sagesse cariée l'amenant chez un « gentil dentiste » plein d'humour, qui évoque la méthode radicale qu'a récemment inventée le peuple de France pour les extractions dentaires. Sur les conseils avisés de l'homme de l'art, pour supporter un arrachage inévitable, Chateaubriand repense à la petite sonneuse de cloche qui lui a donné un doux baiser en l'abbaye de Westminster où il s'était assoupi.

    À quelques siècles de là, Joachim, qui vient de perdre son père professeur de littérature, découvre au dos du cahier de correspondance destiné aux infirmières, des notes sur un prochain livre consacré aux amours de Chateaubriand, et plus précisément au fameux baiser, furtivement évoqué dans « Mémoires d'outre-tombe ». Il décide de se rendre outre manche pour tenter d'en savoir plus ce qui semblait ne pas être pour son père qu'un passage anodin dans l'oeuvre du célèbre écrivain.

    Le récit alterne la quête de Joachim en territoire londonien, qui n'aura pas forcément pour lui le résultat escompté mais dans laquelle il rejoindra en quelque sorte le sujet de ses recherches, et celle du chevalier bien décidé à retrouver sa belle pour lui déclarer sa flamme.

    J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. le ton est léger, les situations souvent burlesques. L'écriture est superbe, d'une grande finesse humoristique, principalement dans l'évocation des péripéties d'un chevalier De Chateaubriand en recherche de reconnaissance et d'appuis financiers pour l'écriture d'une première oeuvre, qui passe cependant après son obsession pour la petite sonneuse de cloches.

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  • « Give me a kiss to build a dream on »

    Que peuvent avoir en commun, le jeune François-René Chateaubriand et Joachim, fils de Joe J. Stockholm, célèbre professeur de littérature française ?

    Le chevalier, fuyant la Terreur, trouve refuge à Londres en 1793 les poches et l’estomac vides, avec...
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    « Give me a kiss to build a dream on »

    Que peuvent avoir en commun, le jeune François-René Chateaubriand et Joachim, fils de Joe J. Stockholm, célèbre professeur de littérature française ?

    Le chevalier, fuyant la Terreur, trouve refuge à Londres en 1793 les poches et l’estomac vides, avec une malencontreuse rage de dent et rêve de devenir écrivain. Il bat le pavé londonien, à la recherche de Violet, venue sonner les cloches de l’abbaye de Westminster où il était enfermé et qui a laissé sur ses lèvres le goût d’un baiser qu'il ne peut effacer de sa mémoire ...

    De nos jours, Joachim, jeune étudiant, se rend à Londres après la mort de son père. Le professeur menait des recherches pour un livre qu’il souhaitait consacrer aux amours de Chateaubriand. Dans Mémoires d’outre-tombe, le chevalier évoquait le baiser de la petite sonneuse de cloches, « J’entendis le bruit d’un baiser, et la cloche tinta le point du jour » et pourtant ils ne parlèrent pas de ce baiser qui lui donna la folle envie de la retrouver. En écho, une interrogation sibylline et énigmatique au chapitre « Londres, Abbaye de Westminster» du carnet d’hôpital du Professeur : « la petite sonneuse de cloches ? »

    Voilà Chateaubriand et sa folle envie de retrouver Violet; Et Joachim qui enquête à Londres, la recherchant dans les manuscrits anciens de Westminster pour poursuivre le travail de son père. En chemin, il croisera Mirabel, une jolie bibliothécaire mystérieuse qui fera s’emballer son cœur.

    Chateaubriand et Violet, Joachim et Mirabel, deux hommes en quête d’amour, deux jeunes femmes
    qui ont le pouvoir de « rendre le cœur de ces deux hommes inexplicable ».

    Quel plaisir de déambuler dans Londres, de faire des bonds dans le temps. On se perd le long de la Tamise, dans le brouillard, aux côtés des immigrés aristocratiques, qui supportent le froid, la faim, le dénuement comme ils peuvent et bousculent les habitudes de la population anglaise. On chemine et soudain on reconnaît des lieux familiers, le charme so british des quartiers de Londres où l’on aime se perdre, des rues, des parcs où l’on aime se promener.

    La plume élégante et sensible de Jérôme Attal joue avec l'amour et le hasard, nous entraîne dans un joli chassé-croisé entre deux récits, entre le passé et le présent. Il explore le sentiment amoureux, la filiation, la création littéraire, il joue avec les mots. De la fantaisie, de la poésie, de l’humour, quelques scènes cocasses, ce roman est un enchantement.

    J’aurais aimé savoir ce qu’il est advenu de Joachim et Mirabel mais sans doute faudra-t-il partir à leur recherche dans les rues de Camden et élucider un nouveau mystère puisque comme Chateaubriand et Violet, ils ne parlèrent pas de leur baiser…

    On quitte à regret les personnages de ce roman avec l’envie de suivre leurs traces et d’entendre leurs battements de cœur à Holborn, Soho, Marylebone, Bloomsbury, Camden … lors d’un prochain séjour à Londres. Et nul doute que désormais, les cloches de Westminster ne tinteront plus à notre oreille de la même manière.

    Merci à Jérôme Attal pour cette belle promenade littéraire, romantique et pleine de charme dans ma ville de cœur et rendez-vous est pris avec "J'aurais voulu être un Beatles, une autre histoire d’amour !

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  • Le problème avec les livres dont on vous a chanté les louanges haut et fort à plusieurs reprises, c’est qu’on en commence la lecture en apnée, bouche ouverte, l’œil aux aguet, à l’affût de ce moment où, de cette page où, de ce chapitre où…Et puis, telle l’amoureuse au cœur palpitant qui réalise...
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    Le problème avec les livres dont on vous a chanté les louanges haut et fort à plusieurs reprises, c’est qu’on en commence la lecture en apnée, bouche ouverte, l’œil aux aguet, à l’affût de ce moment où, de cette page où, de ce chapitre où…Et puis, telle l’amoureuse au cœur palpitant qui réalise que l’on est en train de lui poser un lapin, lorsque l’on bascule dans la dernière moitié du roman sans avoir connu le grand frisson, on termine sa lecture un peu déçue en disant « Oui, mais… »
    Oui, Jérôme Attal possède une plume fort agréable à suivre et à lire et rien ne pèse vraiment dans ce roman tout à fait charmant, mais…mais peut-être ce détail de la vie de Châteaubriand, ce bruit léger d’un baiser perçu dans l’ombre d’une abbaye, ce souvenir à peine effleuré dans ses mémoires aurait-il gagné à rester ce qu’il était. Peut-être cet argument de départ manquait-il de profondeur, voire d’intérêt, en tout cas d’épaisseur pour se suffire à soi-même. Ou peut-être, plus banalement, n’étais-je pas la bonne lectrice pour ce roman.

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  • L’idée de départ est originale : alors que son père Joe J Stockholm, spécialiste de Chateaubriand, vient de mourir, Joachim s’aperçoit que dans son dernier opus, il s’intéressait à une petite sonneuse de cloche.

    Tout part d’une phrase dans les « Mémoires d’Outre-tombe » : « J’entendis le...
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    L’idée de départ est originale : alors que son père Joe J Stockholm, spécialiste de Chateaubriand, vient de mourir, Joachim s’aperçoit que dans son dernier opus, il s’intéressait à une petite sonneuse de cloche.

    Tout part d’une phrase dans les « Mémoires d’Outre-tombe » : « J’entendis le bruit d’un baiser, et la cloche tinta le point du jour ». S’agit-il d’une histoire d’amour méconnue de Chateaubriand, alors qu’il était en exil à Londres en 1793 ?

    Joachim, aidé d’un ami de son père, qui croit que cette jeune fille n’existe pas, et qu’elle sort tout droit de l’imagination fertile du Chevalier, dont la vie sentimentale fût mouvementée. Il nous emmène donc sur les traces du grand homme, via l’Eurostar, et tente de refaire le parcours de François-René dans les rues de Londres de l’époque.

    Tout commence par un rendez-vous chez le dentiste (le gentil dentiste dit-il) pour Chateaubriand, pour un arrachage de dent, avec en guise d’anesthésie une « ébauche d’hypnothérapie ». Il se rend ensuite à l’Abbaye de Westminster, où reposent des hommes célèbres, s’y laisse enfermer et un baiser le réveille.

    On va ainsi alterner le parcours de Chateaubriand dans le Londres de l’époque, à la recherche de la jeune fille dont il pense être tombé amoureux et ses conditions de vie on ne peut plus précaires et celui de Joachim qui se lance sur ses traces, pour vérifier si la petite sonneuse de cloches existe vraiment.

    J’ai choisi ce livre pour Chateaubriand, évidemment, et découvrir un petit secret dans sa vie, pourquoi pas ? Mais, déception car on a droit à une « historiette d’amour » dans histoire d’amour…

    Dommage, car Jérôme Attal écrit vraiment très bien et son sujet était prometteur. J’ai lu, il y a longtemps, un livre sur les histoires d’amour du Chevalier, écrit par un autre spécialiste de Chateaubriand, alias Jean d’Ormesson, : « mon dernier rêve sera pour vous » qui m’a laissé un grand souvenir…

    Il m’avait convaincue de lire « Les Mémoires d’Outre-tombe » qui trônent fièrement dans ma bibliothèque et que…. Je n’ai pas encore lues !

    J’ai quand même passé un agréable moment de lecture, car la plume de l’auteur m’a plu. Jolie petite histoire. Et, la couverture est très jolie.

    Un grand merci à NetGalley et aux éditions Robert Laffont qui m’ont permis de découvrir ce livre et son auteur.

    #LaPetiteSonneuseDeCloches #NetGalleyFrance
    https://leslivresdeve.wordpress.com/2019/12/12/la-petite-sonneuse-de-cloches-de-jerome-attal/

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  • A la mort de l’éminent professeur de littérature française Joe J. Stockholm, son fils, en l’occurrence le narrateur, découvre le plan de l’ultime ouvrage que préparait le vieil homme, et qui devait être consacré aux amours de Chateaubriand. Curieusement, il semblait beaucoup s’intéresser à un...
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    A la mort de l’éminent professeur de littérature française Joe J. Stockholm, son fils, en l’occurrence le narrateur, découvre le plan de l’ultime ouvrage que préparait le vieil homme, et qui devait être consacré aux amours de Chateaubriand. Curieusement, il semblait beaucoup s’intéresser à un détail des Mémoires d’Outre-Tombe : l'allusion à un baiser et à une petite sonneuse de cloches de l’abbaye de Westminster. Le fils décide de se rendre à Londres sur les traces de la mystérieuse jeune fille. Ses découvertes vont bouleverser sa propre existence.

    Jérôme Attal s'empare d'un véritable mais infime élément de l'oeuvre de Chateaubriand, pour broder une histoire dédoublée, au travers de plus de deux siècles, par un habile jeu de miroirs. Avec pour point focal la découverte du grand amour romantique, vont s'entremêler l'évocation historique, faisant revivre avec réalisme le Chateaubriand de 1793, émigré à Londres pour fuir la Terreur française, écrivain en devenir pour l'heure dans le plus grand dénuement, et la quête contemporaine du narrateur.

    J'ai beaucoup aimé l'originalité du sujet et de la construction, la force et la crédibilité de l'immersion historique, ainsi que l'humour et la belle écriture travaillée, ornée de jolies trouvailles et de tournures poétiques. Malheureusement, après (et sans doute en raison de) mon enthousiasme du début, une certaine frustration s'est peu à peu installée chez moi, alors que tension et mystère disparaissaient rapidement pour céder la place à une intrigue romantique, certes jolie, mais somme toute assez banale. Après une alléchante mise en appétit, je suis en quelque sorte restée sur ma faim, un goût de trop peu ou d'inachevé en bouche.

    Brillant sur la forme, tant par la construction du récit que par le style de l'écriture, La petite sonneuse de cloches ne m'a pas semblé tenir toutes les promesses que son idée originale avait fait résonner en moi : je garde l'impression globale d'un bon livre certes, mais après avoir cru pendant tout le début qu'il serait un coup de coeur. La déception est toute relative, mais dominante néanmoins. Dommage.

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