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Jean-Marie Gustave Le Clezio

Jean-Marie Gustave Le Clezio

Né à Nice le 13 avril 1940 d'un père anglais et d'une mère bretonne, Jean-Marie Gustave Le Clézio partage ses études littéraires entre la côte niçoise et les rivages de l'Angleterre. C'est en 1963, alors qu'il n'a que 23 ans, que Le Clézio se voit remettre le prix Renaudot pour son premier roman ...

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Né à Nice le 13 avril 1940 d'un père anglais et d'une mère bretonne, Jean-Marie Gustave Le Clézio partage ses études littéraires entre la côte niçoise et les rivages de l'Angleterre. C'est en 1963, alors qu'il n'a que 23 ans, que Le Clézio se voit remettre le prix Renaudot pour son premier roman Le Procès-Verbal. Cette reconnaissance lui vaut une renommée littéraire nationale et signe définitivement son succès. Par la suite, il publiera plus de 30 livres, multipliant les recherches d'écriture : romans, nouvelles, essais, deux traductions de mythologie indienne, ainsi que d'innombrables préfaces et articles, toutes ces oeuvres traduisant un profond malaise face au monde moderne. En 1980, Le Clézio fut le premier à recevoir le prix Paul Morand, pour la totalité de son oeuvre, notamment Désert (1980). Plus tard, en 1994, il fut élu le plus grand écrivain vivant de la langue française. J.M.G. Le Clézio a déjà collaboré avec Bruno Barbey à l'ouvrage Gens des nuages (éditions Stock, 1997), livre sur la vallée de la Saguia el Hamra, Rivière Rouge, région du Maroc d'où vient la famille de Jemia, sa femme.

Articles en lien avec Jean-Marie Gustave Le Clezio (1)

Avis sur cet auteur (47)

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    Couverture du livre « Poisson d'or » de Jean-Marie Gustave Le Clezio aux éditions Folio

    Mireille B sur Poisson d'or de Jean-Marie Gustave Le Clezio

    « Quand j'avais six ou sept ans, j'ai été volée. Je ne m'en souviens pas vraiment, car j'étais trop jeune, et tout ce que j'ai vécu ensuite a effacé ce souvenir. C'est plutôt comme un rêve, un cauchemar lointain, terrible, qui revient certaines nuits, qui me trouble même dans le jour. Il y a...
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    « Quand j'avais six ou sept ans, j'ai été volée. Je ne m'en souviens pas vraiment, car j'étais trop jeune, et tout ce que j'ai vécu ensuite a effacé ce souvenir. C'est plutôt comme un rêve, un cauchemar lointain, terrible, qui revient certaines nuits, qui me trouble même dans le jour. Il y a cette rue blanche de soleil, poussiéreuse et vide, le ciel bleu, le cri déchirant d'un oiseau noir, et tout à coup des mains d'homme qui me jettent au fond d'un grand sac, et j'étouffe. C'est Lalla Asma qui m'a achetée ». Elle l’a appelée Laïla, la nuit.

    Ainsi commence les aventures d’un poisson d’or d’Afrique du Nord, seule face à l’adversité. Guidée par sa soif d’indépendance et de liberté, ses désirs de construction en passant par l’instruction , à la recherche de ses origines, pendant seize années, ses pas la mèneront du Fondouk des princesses prostituées aux milieux les plus favorisés de l’Occident qui lui offriront l’hébergement en se donnant bonne conscience.

    Ce livre déniché au plus profond d’un rayon d’une boutique de livres d’occasion est venu comme un cadeau combler deux soirées de couvre-feu. Happée par l’histoire, émue par le combat et la résilience de la jeune héroïne, admiratrice de JMG Le Clézio, de sa culture et de son écriture, j’ai adoré ce « roman-conte » dont je prolongerai le souvenir en lisant « « les damnés de la terre » de Frantz Fanon, livre fétiche de Laïla. Mais sans plus tarder, je veux partager cette lecture et déposer «poisson d’or » dans la boîte à livres de mon village.

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    Couverture du livre « Chanson bretonne ; l'enfant et la guerre » de Jean-Marie Gustave Le Clezio aux éditions Gallimard

    DUPREZ sur Chanson bretonne ; l'enfant et la guerre de Jean-Marie Gustave Le Clezio

    jean marie Le Clezio revient sur les annees d enfance sous la forme de ce qu il définit comme deux " contes ", l un consacré au finsitere des vacances d ete et l autre aux annees de guerre à Nice
    de sa memoire bretonne surgit l empreinte forte d une culture sur le point de disparaitre , d une...
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    jean marie Le Clezio revient sur les annees d enfance sous la forme de ce qu il définit comme deux " contes ", l un consacré au finsitere des vacances d ete et l autre aux annees de guerre à Nice
    de sa memoire bretonne surgit l empreinte forte d une culture sur le point de disparaitre , d une langue venue du fond des ages, d une lecture particuliére du monde . il dit les jeux sur la greve a marée bassé avec les fils et filles des pecheurs du petit port de Sainte Marine , les échappees nocturnes sur la lande pour apercevoir le phare des Glenans ( magnifique endroit que je connais bien )
    Nice a laissé aussi une marque profonde dans cette enfance de la guerre avec la decouverte brutale de la violence des hommes, de la peur au quotidien, de la faim qui taraude en permanence. Il y a l absence du pére retenu en Afrique mais aussi la rencontre de héros ordinaires, la tendresse d une grand mere
    ce qui m a émut dans ces deux textes, c est la simplicité d une narration sans effet; l attention de ne pas trahir le vécu, de respecter ce qui vient enrichir " le courant de la vie " avec la certitude que " le présent est la seule vérité "

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    Couverture du livre « Bitna, sous le ciel de Séoul » de Jean-Marie Gustave Le Clezio aux éditions Stock

    SamSam.92200 sur Bitna, sous le ciel de Séoul de Jean-Marie Gustave Le Clezio

    Pauvre et merveilleuse Bitna
    Cette jeune femme débarque à Séoul pour suivre ses études universitaires et se retrouve garde chiot pour sa cousine
    Evidemment, la cohabitation ne se passera pas bien et la jeune fille devra déserter l’appartement de sa tante pour pouvoir supporter la vie dans...
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    Pauvre et merveilleuse Bitna
    Cette jeune femme débarque à Séoul pour suivre ses études universitaires et se retrouve garde chiot pour sa cousine
    Evidemment, la cohabitation ne se passera pas bien et la jeune fille devra déserter l’appartement de sa tante pour pouvoir supporter la vie dans cette si grande ville.
    Au fur et à mesure de ses pérégrinations, elle croise des gens dont elle va imaginer la vie.
    Comme dans un cahier d'anthropologie sociale, elle va les regarder vivre et leur donner des noms, des vies sans même les approcher.
    Pendant se temps, sa vie chez sa tante devient de plus en plus difficile à supporter.
    Un jour, cacher dans un librairie, on va lui proposer de devenir conteuse d’histoire pour une jeune femme très malade.
    La paye est bonne et va lui permettre, à l’issue d’une altercation plus touchante que les autres, de quitter l’appartement de sa tante.
    C’est ainsi que Bitna commencera à prendre son envol
    Les histoires qu’elle raconte à Salomé sont des histoires, des mensonges…
    Vraiment ?
    Le doute est là tant elle sait ancrer ses personnages dans la réalité de sa vie
    Sont-ils vraiment tous des personnages inventés ?
    A travers les histoires que Bitna raconte on voit se dérouler tout ce qu’elle ne nous dit pas de ses attentes, de ses rêves, de ses déceptions et de ses craintes.
    Ce mélange doux amère entre rêve et réalité va nous bercer d’autant plus que la plume de JMG Le Clézio est toujours aussi belle et envoûtante.
    Plein d’images de la ville et de ses habitants, ce livre nous raconte aussi la vie dans cette mégalopole qui laisse parfois pantois.

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    Couverture du livre « Bitna, sous le ciel de Séoul » de Jean-Marie Gustave Le Clezio aux éditions Stock

    Eve Yeshé sur Bitna, sous le ciel de Séoul de Jean-Marie Gustave Le Clezio

    On suit l’arrivée à Séoul de Bitna qui va poursuivre ses études universitaires. Elle vient d’un village de pêcheurs du Sud, dans la province de Jeolla-do. Elle est hébergée par sa tante, qui la traite de haut et lui rappelle sans arrêt qu’elle est pauvre et que si elle n’est as contente, elle...
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    On suit l’arrivée à Séoul de Bitna qui va poursuivre ses études universitaires. Elle vient d’un village de pêcheurs du Sud, dans la province de Jeolla-do. Elle est hébergée par sa tante, qui la traite de haut et lui rappelle sans arrêt qu’elle est pauvre et que si elle n’est as contente, elle n’a qu’à retourner dans son village. Elle doit subir les caprices de sa cousine, et elle devient vite l’esclave de la maison.

    Elle finit par déménager et par l’entremise d’un libraire qu’elle appelle Mr Pak, (alias Frédérik) elle répond à une annonce qui lui promet une rétribution si elle raconte des histoires à Salomé, une jeune femme atteinte d’une maladie neurologique.

    En fait, une relation étrange se noue entre les deux femmes, Bitna pouvant se montrer cruelle avec Salomé qu’elle jalouse, malgré la maladie qui l’handicape, parce qu’elle est riche.

    J. M. G. Le Clézio nous raconte une histoire déroutante, où la vérité n’est jamais très loin du mensonge, où l’on peut faire des rencontres étranges dans cette capitale toujours en mouvement.

    Les histoires de Bitna nous font rencontrer des êtres malmenés par la vie du policier dont la mère a fui le Nord pendant la guerre avec son enfant sur le dos, qui élève des pigeons voyageurs, à Naomi, l’enfant abandonnée dans un orphelinat, en passant par une jeune chanteuse à la gloire éphémère et destructrice.

    J’aime beaucoup que j’ai découvert avec « Étoile errante » il y a fort longtemps , (il n’avait pas encore reçu le Prix Nobel) et j’ai lu une grande partie de ses livres et j’ai retrouvé la poésie de sa plume, mais j’ai un peu moins apprécié ce roman, peut-être à cause de la manipulation et de la cruauté que Bitna exerce sur Salomé, et peut-être aussi parce que la culture coréenne est encore un mystère pour moi .

    On est toujours dans la dualité, outre vérité-mensonge, on a la vie et la mort la misère avec les quartiers sordides, (les cafards, les rats) et la richesse, l’opposition campagne grande ville et malgré la poésie, et la magie du conte, on ressent une anxiété, une insécurité durant cette lecture. En tout cas, on sent l’attachement important de l’auteur pour Séoul et la Corée et il leur rend un bel hommage. Cependant j’ai beaucoup mieux apprécié « Alma »

    Un grand merci à Lecteurs.com qui m’a permis de découvrir ce roman en version poche et de retrouver un auteur que j’apprécie.
    7/10
    https://leslivresdeve.wordpress.com/2020/08/16/bitna-sous-le-ciel-de-seoul-de-j-m-g-le-clezio/

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