Jean Anouilh

Jean Anouilh
Fils d'une famille franco-basque installée à Paris, Jean Anouilh commence des études de droit puis débute une carrière de publicitaire. Mais sa rencontre avec les pièces de Jean Giraudoux sont une révélation : il vivra par et pour le théâtre. Après avoir été secrétaire de Louis Jouvet jusqu'en 19... Voir plus
Fils d'une famille franco-basque installée à Paris, Jean Anouilh commence des études de droit puis débute une carrière de publicitaire. Mais sa rencontre avec les pièces de Jean Giraudoux sont une révélation : il vivra par et pour le théâtre. Après avoir été secrétaire de Louis Jouvet jusqu'en 1932, il sort une première pièce, 'L'Hermine'. Le succès et la célébrité viennent avec sa deuxième pièce, 'Le Voyageur sans bagage', en 1937. Dès lors, il ne cesse de travailler et de rencontrer le succès auprès du public, malgré des critiques parfois sévères. Il a de plus participé à vingt-deux films, traduit sept pièces de dramaturges étrangers, et mis lui-même en scène onze pièces. Une trentaine de ses pièces ont été montées, notamment par George Pitoëff au théâtre des Mathurins, et interprétées par les plus grands comédiens, français ou étrangers. Ses pièces qu'il a catégorisées (pièces noires, roses, grinçantes, brillantes... ) donnent une image constante et pessimiste de la nature humaine, rongée par la nostalgie d'une pureté perdue.

Avis sur cet auteur (28)

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    Couverture du livre « Antigone » de Jean Anouilh aux éditions Table Ronde

    Amelielit sur Antigone de Jean Anouilh

    Un chef d'oeuvre, une belle réécriture du mythe antique proposé par Sophocle.
    Antigone y apparaît en vraie rebelle qui porte un regard déterminé sur la vie et qui affirme ses choix au nom de la liberté.

    Un chef d'oeuvre, une belle réécriture du mythe antique proposé par Sophocle.
    Antigone y apparaît en vraie rebelle qui porte un regard déterminé sur la vie et qui affirme ses choix au nom de la liberté.

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    Couverture du livre « L'alouette » de Jean Anouilh aux éditions Gallimard

    Les Ô grimoiriens sur L'alouette de Jean Anouilh

    Cette pièce, comme probablement tout ce qu’a écrit Anouilh, est d’une redoutable modernité. Je l’avais lue il y a quelques années, et lorsque j’ai décidé de la chroniquer, il m’a semblé utile et logique de la relire. Et j’y trouve des réflexions qui m’avaient échappé alors mais qui sont...
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    Cette pièce, comme probablement tout ce qu’a écrit Anouilh, est d’une redoutable modernité. Je l’avais lue il y a quelques années, et lorsque j’ai décidé de la chroniquer, il m’a semblé utile et logique de la relire. Et j’y trouve des réflexions qui m’avaient échappé alors mais qui sont confondantes d’actualité. Mais également d’une immense drôlerie – à la limite de la farce, si j’ose. Ainsi, au tout démarrage de la pièce, avant que le procès débute, Warwick est pressé de pouvoir brûler « sa » Pucelle. Le décorum l’ennuie, devoir subir le retour sur l’ensemble de l’histoire lui semble superflu, et il l’explique en des termes qui conviendraient parfaitement aux plus récents tenants de la Realpolitik :

    « La belle armure blanche, l’étendard, la tendre et dure vierge guerrière, c’est comme cela qu’on lui fera ses statues, plus tard, pour les nécessités d’une autre politique. Il n’est même pas exclu que nous lui en élevions une à Londres. J’ai l’air de plaisanter, Monseigneur, mais les intérêts profonds du Gouvernement de Sa Majesté peuvent être tels, dans quelques siècles… »

    Mais l’abbé Cauchon ne lui laisse pas le choix. Il va devoir subir toute l’histoire, y compris l’ensemble des batailles dans lesquelles Jeanne a ridiculisé les anglais :

    « Vous n’allez pas vous amuser à refaire toutes les batailles tout de même ? Orléans, Patay, Beaugency… ce serait extrêmement désagréable pour moi. »

    Elles seront racontées, mais non rejouées, dit Cauchon, car « ils ne sont pas assez nombreux »…

    Jeanne est alors invitée à raconter sa version de l’histoire, dans laquelle on retrouve son père, persuadé qu’elle ment sur ses « voix », parce qu’elle dissimule un amoureux ; Baudricourt, qu’elle convainc le premier de la suivre – au départ, il est surtout présenté comme un homme de pouvoir qui profite de sa position pour assouvir ses désirs avec de jolies jeunes filles. Jeanne lui retourne littéralement le cerveau.

    Mais si cette pièce m’a autant marquée, c’est à cause de la discussion entre Jeanne et Charles. Celui-ci a peur de tout. Et Jeanne lui donne alors un remarquable conseil. Ne pas avoir peur, c’est être un imbécile – Jeanne donne à Charles l’exemple de M. de la Trémouille. Mais ce qui compte, c’est de ne pas montrer que l’on a peur. Et, sa cerise sur le gâteau, à Jeanne, c’est qu’elle fait en sorte d’avoir peur avant, ce qui lui permet de ne plus avoir peur pendant l’action.

    À la fin du procès, Jeanne commence par céder aux pressions. Pour éviter le bûcher, elle se renie, mais revient finalement à sa version. Plutôt mourir que renoncer à ses valeurs !

    Modernité, humour, intelligence et finesse. Voilà ce qu’il faut retenir de cette pièce, où l’on voit une innocente futée en remontrer à ceux qui incarnent un pouvoir brutal et insensible. Il serait évidemment absurde de vouloir faire des parallèles hasardeux, mais comment ne pas se dire que c’est finalement cela qui permet de garder l’espoir, dans notre société d’aujourd’hui ?

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    Couverture du livre « Antigone » de Jean Anouilh aux éditions Table Ronde

    Terrevive sur Antigone de Jean Anouilh

    J'adore ce livre ; je l'ai vu joué en pièce de théâtre. C'est un texte remarquable.

    J'adore ce livre ; je l'ai vu joué en pièce de théâtre. C'est un texte remarquable.

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    Couverture du livre « Antigone » de Jean Anouilh aux éditions Table Ronde

    NORMAND Annabelle sur Antigone de Jean Anouilh

    J'ai adoré cette version d'Antigone où il est plus facile de s'identifier à cette héroïne. Admirable!

    J'ai adoré cette version d'Antigone où il est plus facile de s'identifier à cette héroïne. Admirable!