Jan Thirion

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Avis (1)

  • Couverture du livre « Soupe tonkinoise » de Jan Thirion aux éditions Tourisme Media

    Christophe Dupuis de ENTRE-DEUX-NOIRS sur Soupe tonkinoise de Jan Thirion

    Hanoi, Indochine, 1910. Le Lieutenant de Lamourette a disparu : «Officier volatilisé. Absent de son domicile de la Concession, introuvable à la Citadelle». L'armée aimerait bien le retrouver, mais ne veut pas ébruiter l'affaire : «Les policiers civils compliquent tout. La grande muette n'aime...
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    Hanoi, Indochine, 1910. Le Lieutenant de Lamourette a disparu : «Officier volatilisé. Absent de son domicile de la Concession, introuvable à la Citadelle». L'armée aimerait bien le retrouver, mais ne veut pas ébruiter l'affaire : «Les policiers civils compliquent tout. La grande muette n'aime pas les voir fouiller dans le barda des militaires. L'armée coloniale est assez grande pour régler ses problèmes toute seule. Comme on le dit ici, pas de fouines sur le dos des tigres blancs.» C'est ainsi que le Colonel Manchecol fait appel au Maréchal des Logis Thirion, une réputation de Dreyfusard, mais aussi une d'enquêteur suite à sa participation à la résolution d'une affaire d'empoisonnement d'artilleurs. Thirion se lance sur l'affaire, affaire qui va croiser celle de prostituées annamites retrouvées mortes, décapitées et sans tête...
    Avec cette soupe tonkinoise, Jan Thirion se révèle être un excellent cuisiner. Il y a de bons ingrédients : le décor (l'Indochine rarement explorée dans le roman policier), les personnages (militaires divers et variés et naturellement ceux qu'on appelait à l'époque «les indochinois») et les proverbes orientaux. Mais les ingrédients ne font pas tout et c'est dans le traitement qu'on admire tout le talent de Jan Thirion. En effet, l'homme ne se contente pas de prendre un décor exotique pour faire plaisir à la ménagère de plus de 50 ans, il explore une page d'histoire, racontant des choses édifiantes (manières militaires - les bienfaits de la colonisation -, comme le soutiennent certains -, politique en place..) dans de courts chapitres menés avec brio, légèreté, insouciance travaillée et inventivité («les mains» assassines, par exemple). Les proverbes orientaux ne sont pas là non plus pour faire joli, ils renforcent parfaitement l'histoire «Il est conseillé de ne pas se mêler de sauver l'oiseau tombé dans un nid de serpent»). Bref, une soupe à déguster sans modération en attendant le prochain plat qui on espère sera tout aussi délicieux.

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