James Ellroy

James Ellroy

James Ellroy, de son vrai nom Lee Earle Ellroy est né le 4 mars 1948 à Los Angeles. Très tôt fervent lecteur de polars, il est écrivain du genre. En 1958, sa mère est assassinée, et le meurtre ne sera jamais élucidé.



Malgré un père présent, il est livré à lui-même et deviendra délinquant. Il s...

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James Ellroy, de son vrai nom Lee Earle Ellroy est né le 4 mars 1948 à Los Angeles. Très tôt fervent lecteur de polars, il est écrivain du genre. En 1958, sa mère est assassinée, et le meurtre ne sera jamais élucidé.



Malgré un père présent, il est livré à lui-même et deviendra délinquant. Il s’engage dans l’armée en 1965 et le décès de son père marque une descente aux enfers. Il sombre dans la drogue et l’alcool, devient SDF pendant plus de 10 ans.

 

En 1977, il change de vie après de graves problèmes de santé et commence à écrire. C’est en 1984 que débute réellement sa carrière avec Lune sanglante, qui ouvre la trilogie Lloyd Hopkins. Un tueur sur la route deviendra une référence dans les écoles de police, décrivant avec précision la psychologie des serial killers. Avec le premier volet du quatuor de Los Angeles, Le Dahlia noir, c’est la célébrité.

Il s’inspire d’un meurtre jamais résolu, qui lui permettra d’exorciser celui de sa propre mère. La suite de la série, avec Le Grand Nulle Part, L.A.
Confidential et White Jazz ont pour thème la pègre de Los Angeles dans les années 40 à 50. Certains seront portés à l’écran. Ma part d’ombre se veut autobiographique.

 

Référence dans le roman noir américain, il est pourtant peu apprécié dans son pays. Il collabore à des scénarios de film (Au bout de la nuit). Son dernier roman, Underworld USA, est sorti en France en 2010 chez Rivages.

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Avis (47)

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    Couverture du livre « Le quatuor de Los Angeles » de James Ellroy aux éditions Rivages

    NADIA D'ANTONIO sur Le quatuor de Los Angeles de James Ellroy

    Dans ce premier volet du célèbre Quatuor de Los Angeles, l'écrivain américain retrace une enquête sur le meurtre sordide d'une jeune fille, Betty Short, retrouvée atrocement mutilée. Meurtre découvert le 15 janvier 1947.

    Si j'ai trouvé ce livre difficile à commenter, pour ne pas tout dévoiler...
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    Dans ce premier volet du célèbre Quatuor de Los Angeles, l'écrivain américain retrace une enquête sur le meurtre sordide d'une jeune fille, Betty Short, retrouvée atrocement mutilée. Meurtre découvert le 15 janvier 1947.

    Si j'ai trouvé ce livre difficile à commenter, pour ne pas tout dévoiler et ne donner que les grandes lignes, je peux en dire, toutefois, qu'il est passionnant car l'auteur y fait également référence au meurtre de sa mère, meurtre jamais élucidé et qui le laisse marqué à vie. Il lui offre d'ailleurs sa dédicace.

    Si Betty Short a été surnommée le Dahlia Noir, c'est à cause de sa tendance à s'habiller de préférence en noir, lors de ses sorties nocturnes..

    Le narrateur, nommé Bucky Bleichert va se faire aider par Lee Blanchard et ils sont surnommés tous les deux, M. Glace et M. Feu. Ces deux personnages, boxeurs, se sont noués d'amitié et sont devenus coéquipiers en entrant comme policiers au L.A.P.D.

    Dans ce roman noir, le lecteur assiste à de nombreux rebondissements et il est plongé dans la noirceur de l'atmosphère ainsi que dans les bas-fonds de Los Angeles. Malgré toutes leurs recherches, les enquêteurs ne réussiront pas à trouver le meurtrier et cette affaire demeurera une énigme, comme l'assassinat de la mère de l'écrivain, qui en est resté obsédé et meurtri.

    Dans sa postface, que l'auteur intitule Hilliker, il nous explique comment le cinéma s'est emparé de son roman et il salue Brian de Palma pour avoir su garder son univers comme son témoignage visuel inscrit sur la pellicule. le Dahlia comme noyau d'attraction, champ magnétique et arbitre d'une rédemption ambiguë (P.500). J'aurai pu l'écrire dans les citations mais je trouve que c'est une critique de l'auteur.

    Si j'ai été passionnée par ce livre c'est, d'abord parce ce que j'admire l'auteur depuis longtemps, ensuite pour la grandeur de ses oeuvres. Il s'attaque toujours à des sujets difficiles et sait nous intéresser par son écriture et nous émouvoir par ses moments de désespoir.

    De plus, il ne se cache pas d'avoir connu des grandes difficultés dans sa vie, des années de délinquance, d'alcoolisme, mais il a réussi à surmonter toutes ces épreuves et, pour notre plus grand bonheur, il écrit depuis, des romans noirs dont les thèmes sont très variés mais dont certains ont un rapport direct avec son expérience vécue.

    Trois critiques résument bien ce livre :
    - Un chef-d'oeuvre douloureux (L'Evénement du jeudi).
    - le thriller de l'année (Libération).
    - Un livre superbe, un bloc de littérature, un bonheur de roman noir (Le Figaro Littéraire).

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    Couverture du livre « La tempête qui vient » de James Ellroy aux éditions Rivages

    NADIA D'ANTONIO sur La tempête qui vient de James Ellroy

    # Rentrée littéraire 2019

    Une rentrée littéraire qui s'est annoncée sous les meilleurs auspices, et une rencontre tellement désirée, avec le dernier livre de James Ellroy (« The Dog ») : « La Tempête qui vient ».
    Un autre ouvrage de ce grand écrivain, venu à La Grande Librairie pour...
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    # Rentrée littéraire 2019

    Une rentrée littéraire qui s'est annoncée sous les meilleurs auspices, et une rencontre tellement désirée, avec le dernier livre de James Ellroy (« The Dog ») : « La Tempête qui vient ».
    Un autre ouvrage de ce grand écrivain, venu à La Grande Librairie pour répondre à François Busnel qui le connaît si bien.

    Mais, attention, je vous donne une importante recommandation (vous en ferez ce que vous voudrez) : mieux vaut avoir lu « Le Quatuor de Los Angeles » auparavant, et surtout, « Perfidia » car « La Tempête qui vient » en est une suite que l'on attendait depuis trois ans. Ellroy avait promis pour cette année et il a tenu parole !

    Avec « Perfidia », nous avions 835 pages (références comprises) – avec « La Tempête qui vient », c'est un peu moins : 700 pages mais l'engouement est toujours là.

    Notre écrivain, né à Los Angeles mais qui vit à présent dans le Colorado a ses mêmes thèmes principaux : le pouvoir – le sexe – la corruption. » On le désigne comme « Le Grand du roman noir et du roman policier historique. » On le surnomme « The demon dog = « le chien fou », car il adore en faire des mimiques et signe ses dédicaces en vous demandant, d'abord si vous aimez les chiens et il en esquisse un dessin.
    Comme il n'a pas connu l'attaque de Pearl Harbor, au cours de laquelle les Américains d'origine japonaise sont arrêtés en masse et détenus dans des camps – il écrit sur ce thème qui l'intéresse énormément.

    Ici, nous sommes à la veille du jour de l'An 1942, fin décembre 1941. Il y a une enquête sur le décès de la famille Watanabe (à voir dans « Perfidia »), pendant que tombent des pluies torrentielles qui font surgir un cadavre, suite à un glissement de terrain, dans le Griffith Park.

    Les personnages ? Il sont assez nombreux mais ceux qui se détachent le plus du lot sont : William Parker (un personnage réel) - Hideo Ashida – Elmer Jackson – Dudley Smith (un personnage sans scrupules mais tellement charmeur) – Joan Conville – un Loup (yes) et Kay Lake. Eh oui, une femme qui tient une grande place. D'ailleurs, c'est seulement elle qui parle à la première personne.

    Il est à remarquer que James Ellroy a introduit dans ce récit plus de femmes que d'habitude et il se juge comme féministe. D'ailleurs, elles l'ont hanté toute sa vie, en commençant par le meurtre resté inexpliqué de sa mère. Les femmes sont surtout des espionnes.
    Ce livre est plus que noir : la fiction d'Ellroy dépasse la réalité mais ne pas oublier de suivre le fil rouge (sang) qu'est « Perfidia ».

    Au programme ? Du meurtre – de la drogue – un incendie criminel – de l'amour – des flics ripoux … Il écrit sur des grands sujets romantiques (à son avis et de façon « dingue ») - il casse les codes de la littérature américaine et offre une oeuvre magistrale.
    Il ré-écrit l'Histoire suivant ses propres termes. Alors, romans géographiques ou historiques ? Au lecteur de s'en faire une idée...

    Pour lui, « La Tempête qui vient » est son « adieu fusionnel » à sa mère.
    Son écriture « claque » - le style est incisif, sec – les intrigues sont nombreuses – l'auteur ne lésine pas sur les points de vue des personnages – toujours ce mélange de faits réels et imaginaires – d'anecdotes sur le sexe…. Pour lui, la morale ne sert qu'à être exploitée. Ses héros réussissent à « passer dans la lumière. » Mais il n'a pas voulu plus « divulgâcher » (on dit ainsi à présent au lieu de « spoiler »), au cours de ses entretiens. C'est tout de même déjà pas mal.

    Pour un peu d'humour, quand on lui a présenté une photo de Orson Welles, sa réaction a été immédiate : « Je n'ai jamais aimé Orson Welles. Citizen Kane, je n'ai pas aimé, c'est chiant ! Je ne l'ai jamais aimé en tant qu'acteur. Mauvaise vibration ! » Cela est une petite parenthèse pour montrer le franc-parler du personnage haut en couleur, qui n'a pas changé, pour notre plus grand plaisir.

    Mais nous on vous aime James Ellroy ! Avec « La Tempête qui vient », notre écrivain a signé un excellent roman noir, bien noir et a fait souffler la tempête sur les lecteurs.
    On se dit qu'on ne peut pas se lasser de ses ouvrages percutants.
    Alors, James, en quelle année pourra-t-on lire un autre récit ? Réponse : « Wait and see. » Pas d'autre solution, à moins de se replonger dans ses autres ouvrages ? Tiens, en voilà une bonne idée !
    « To read you as soon as possible, Mister Ellroy. »

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    Couverture du livre « Underworld USA » de James Ellroy aux éditions Rivages

    Géland Charline sur Underworld USA de James Ellroy

    Plus facile à lire que les deux premiers tomes, mais on se perd facilement dans les différentes affaires, les différents complots et les différents personnages.

    Plus facile à lire que les deux premiers tomes, mais on se perd facilement dans les différentes affaires, les différents complots et les différents personnages.

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    Couverture du livre « Le dahlia noir » de James Ellroy et David Fincher et Miles Hyman Matz aux éditions Casterman

    LeoLabs sur Le dahlia noir de James Ellroy - David Fincher - Miles Hyman Matz

    Une superbe et fidèle synthèse du chef d’œuvre de James Ellroy. Les couleurs et les textures appliquées aux vignettes sont fabuleuses. L'ambiance est noire à souhait. J'ai pris un réel plaisir à me replonger dans l'histoire du roman que j'ai lu il y a à peine quelques semaines. Seule petit...
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    Une superbe et fidèle synthèse du chef d’œuvre de James Ellroy. Les couleurs et les textures appliquées aux vignettes sont fabuleuses. L'ambiance est noire à souhait. J'ai pris un réel plaisir à me replonger dans l'histoire du roman que j'ai lu il y a à peine quelques semaines. Seule petit bémol, les visages des personnages manquent de caractère et sont trop grossiers. Mon humble avis bien-sûr.

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