La tempête qui vient

Couverture du livre « La tempête qui vient » de James Ellroy aux éditions Rivages
  • Date de parution :
  • Editeur : Rivages
  • EAN : 9782743648893
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Le deuxième volet du nouveau Quatuor de Los Angeles ! Janvier 1942 : Los Angeles est encore sous le choc de l'attaque de Pearl Harbour, les Américains d'origine japonaise sont massivement arrêtés, des pluies torrentielles s'abattent sur la ville, et un corps est découvert dans Griffith Park à la... Voir plus

Le deuxième volet du nouveau Quatuor de Los Angeles ! Janvier 1942 : Los Angeles est encore sous le choc de l'attaque de Pearl Harbour, les Américains d'origine japonaise sont massivement arrêtés, des pluies torrentielles s'abattent sur la ville, et un corps est découvert dans Griffith Park à la faveur d'un glissement de terrain.

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  • # Rentrée littéraire 2019

    Une rentrée littéraire qui s'est annoncée sous les meilleurs auspices, et une rencontre tellement désirée, avec le dernier livre de James Ellroy (« The Dog ») : « La Tempête qui vient ».
    Un autre ouvrage de ce grand écrivain, venu à La Grande Librairie pour...
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    # Rentrée littéraire 2019

    Une rentrée littéraire qui s'est annoncée sous les meilleurs auspices, et une rencontre tellement désirée, avec le dernier livre de James Ellroy (« The Dog ») : « La Tempête qui vient ».
    Un autre ouvrage de ce grand écrivain, venu à La Grande Librairie pour répondre à François Busnel qui le connaît si bien.

    Mais, attention, je vous donne une importante recommandation (vous en ferez ce que vous voudrez) : mieux vaut avoir lu « Le Quatuor de Los Angeles » auparavant, et surtout, « Perfidia » car « La Tempête qui vient » en est une suite que l'on attendait depuis trois ans. Ellroy avait promis pour cette année et il a tenu parole !

    Avec « Perfidia », nous avions 835 pages (références comprises) – avec « La Tempête qui vient », c'est un peu moins : 700 pages mais l'engouement est toujours là.

    Notre écrivain, né à Los Angeles mais qui vit à présent dans le Colorado a ses mêmes thèmes principaux : le pouvoir – le sexe – la corruption. » On le désigne comme « Le Grand du roman noir et du roman policier historique. » On le surnomme « The demon dog = « le chien fou », car il adore en faire des mimiques et signe ses dédicaces en vous demandant, d'abord si vous aimez les chiens et il en esquisse un dessin.
    Comme il n'a pas connu l'attaque de Pearl Harbor, au cours de laquelle les Américains d'origine japonaise sont arrêtés en masse et détenus dans des camps – il écrit sur ce thème qui l'intéresse énormément.

    Ici, nous sommes à la veille du jour de l'An 1942, fin décembre 1941. Il y a une enquête sur le décès de la famille Watanabe (à voir dans « Perfidia »), pendant que tombent des pluies torrentielles qui font surgir un cadavre, suite à un glissement de terrain, dans le Griffith Park.

    Les personnages ? Il sont assez nombreux mais ceux qui se détachent le plus du lot sont : William Parker (un personnage réel) - Hideo Ashida – Elmer Jackson – Dudley Smith (un personnage sans scrupules mais tellement charmeur) – Joan Conville – un Loup (yes) et Kay Lake. Eh oui, une femme qui tient une grande place. D'ailleurs, c'est seulement elle qui parle à la première personne.

    Il est à remarquer que James Ellroy a introduit dans ce récit plus de femmes que d'habitude et il se juge comme féministe. D'ailleurs, elles l'ont hanté toute sa vie, en commençant par le meurtre resté inexpliqué de sa mère. Les femmes sont surtout des espionnes.
    Ce livre est plus que noir : la fiction d'Ellroy dépasse la réalité mais ne pas oublier de suivre le fil rouge (sang) qu'est « Perfidia ».

    Au programme ? Du meurtre – de la drogue – un incendie criminel – de l'amour – des flics ripoux … Il écrit sur des grands sujets romantiques (à son avis et de façon « dingue ») - il casse les codes de la littérature américaine et offre une oeuvre magistrale.
    Il ré-écrit l'Histoire suivant ses propres termes. Alors, romans géographiques ou historiques ? Au lecteur de s'en faire une idée...

    Pour lui, « La Tempête qui vient » est son « adieu fusionnel » à sa mère.
    Son écriture « claque » - le style est incisif, sec – les intrigues sont nombreuses – l'auteur ne lésine pas sur les points de vue des personnages – toujours ce mélange de faits réels et imaginaires – d'anecdotes sur le sexe…. Pour lui, la morale ne sert qu'à être exploitée. Ses héros réussissent à « passer dans la lumière. » Mais il n'a pas voulu plus « divulgâcher » (on dit ainsi à présent au lieu de « spoiler »), au cours de ses entretiens. C'est tout de même déjà pas mal.

    Pour un peu d'humour, quand on lui a présenté une photo de Orson Welles, sa réaction a été immédiate : « Je n'ai jamais aimé Orson Welles. Citizen Kane, je n'ai pas aimé, c'est chiant ! Je ne l'ai jamais aimé en tant qu'acteur. Mauvaise vibration ! » Cela est une petite parenthèse pour montrer le franc-parler du personnage haut en couleur, qui n'a pas changé, pour notre plus grand plaisir.

    Mais nous on vous aime James Ellroy ! Avec « La Tempête qui vient », notre écrivain a signé un excellent roman noir, bien noir et a fait souffler la tempête sur les lecteurs.
    On se dit qu'on ne peut pas se lasser de ses ouvrages percutants.
    Alors, James, en quelle année pourra-t-on lire un autre récit ? Réponse : « Wait and see. » Pas d'autre solution, à moins de se replonger dans ses autres ouvrages ? Tiens, en voilà une bonne idée !
    « To read you as soon as possible, Mister Ellroy. »

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