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Gustave Flaubert

Gustave Flaubert
Gustave Flaubert est l'un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Il a marqué la littérature française par la profondeur et le réalisme de ses analyses psychologiques ainsi que par ses observations de la société. Il est notamment l'auteur de Madame Bovary, L'Éducation sentimentale ou d... Voir plus
Gustave Flaubert est l'un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Il a marqué la littérature française par la profondeur et le réalisme de ses analyses psychologiques ainsi que par ses observations de la société. Il est notamment l'auteur de Madame Bovary, L'Éducation sentimentale ou du recueil Trois Contes.

Articles en lien avec Gustave Flaubert (1)

  • Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités
    Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités

    Pour célébrer ses 20 ans, France 5 a lancé un sondage en ligne demandant "quel est le livre qui a changé votre vie ?".A cette question, plus de 6000 internautes ont répondu. Le palmarès a été révélé le 11 décembre 2014 par François Busnel lors de son émission littéraire "La Grande Librairie".

Avis sur cet auteur (71)

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    Couverture du livre « Un coeur simple » de Gustave Flaubert aux éditions Le Livre De Poche

    Yves Lambert sur Un coeur simple de Gustave Flaubert

    Un coeur simple – Flaubert

    Un petit livre qui englobe les soubresauts d’un cœur simple celui de Félicité qui va se retrouver servante d’une bourgeoise à Pont-L’Evèque.

    Cette pauvre fille de campagne qui fait, il faut le dire, peine à lire, dévote pour le siècle où elle y vit (XIXe S.) et...
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    Un coeur simple – Flaubert

    Un petit livre qui englobe les soubresauts d’un cœur simple celui de Félicité qui va se retrouver servante d’une bourgeoise à Pont-L’Evèque.

    Cette pauvre fille de campagne qui fait, il faut le dire, peine à lire, dévote pour le siècle où elle y vit (XIXe S.) et dévouée plus que nécessaire va cheminer lentement sa vie…

    69 pages si j’englobe la préface et l’on n’en demanderait encore, car c’est beau dans sa simplicité !

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    Couverture du livre « Madame Bovary » de Gustave Flaubert aux éditions Folio

    Ally sur Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Emma Bovary s’ennuie. Elle s’ennuyait déjà avant, lorsqu’elle était jeune, au couvent, rêvant du grand amour. Mais depuis son mariage, rien ne c’est arrangé, bien au contraire, cela est pire, car son mari Charles Bovary, docteur de son état, est faible. Insipide. Emma se rend vite compte qu’elle...
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    Emma Bovary s’ennuie. Elle s’ennuyait déjà avant, lorsqu’elle était jeune, au couvent, rêvant du grand amour. Mais depuis son mariage, rien ne c’est arrangé, bien au contraire, cela est pire, car son mari Charles Bovary, docteur de son état, est faible. Insipide. Emma se rend vite compte qu’elle ne l’aime pas.

    Lui, au contraire, est fou de son épouse et prêt à lui passer tous ses caprices, persuadé qu’ils baignent dans la félicité conjugale.

    Mais dans ce marasme qu’est devenu sa vie, Emma rencontre Léon. L’amour qu’elle attendait tant, serait-il enfin là ?

    Voilà un roman dont la renommée n’est plus à faire. Grâce à ce personnage féminin, peint dans ses plus obscures désirs et ses défauts les plus immoraux.

    Emma cherche le bonheur mais à chaque fois qu’elle croit l’avoir atteint, elle se rend compte que le quotidien, la routine, l’étouffent et qu’une fois encore la félicité n’est pas au rendez-vous. Elle suffoque dans cette vie si médiocre et l’empathie m’a étreint face à cette incapacité à ne pas savoir s’aimer.

    Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’Emma est au centre du récit mais que les premiers et les derniers chapitres mettent en exergue non pas la jeune femme, mais son mari.

    Roman de l’adultère, qui fit scandale et valu un procès à son auteur, mais également des bassesses de la galerie de personnages de cette petite bourgeoisie provinciale.

    Les personnages, notamment masculins, sont vains, faibles, intéressés et lâches.

    Ce roman offre un portrait de femme très intéressant, le tout servi par une belle plume mais j’ai souffert de quelques longueurs, de digressions qui ont un peu atténué mon plaisir de lecture.

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    Couverture du livre « Madame Bovary » de Gustave Flaubert aux éditions Folio

    titine_bouquine sur Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Du plus pur romantisme avec cette histoire de femme mangée par la passion. Je l'ai lu pendant mon parcours scolaire et je n'avais pas accroché (trop jeune sans doute). Ma relecture récente m'a fait non seulement l'apprécier mais l'adorer.

    Du plus pur romantisme avec cette histoire de femme mangée par la passion. Je l'ai lu pendant mon parcours scolaire et je n'avais pas accroché (trop jeune sans doute). Ma relecture récente m'a fait non seulement l'apprécier mais l'adorer.

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    Couverture du livre « Madame Bovary » de Gustave Flaubert et Daniel Bardet et Michel Janvier aux éditions Glenat

    Thierry Cabot sur Madame Bovary de Gustave Flaubert - Daniel Bardet - Michel Janvier

    Le Second-Empire hélas ! peut se targuer d'avoir jeté devant les tribunaux deux grands écrivains français : Flaubert avec "Madame Bovary" et Baudelaire avec "Les Fleurs du Mal". Le premier sera acquitté, le second subira injustement les foudres de la justice. Le recul du temps n'a jamais aussi...
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    Le Second-Empire hélas ! peut se targuer d'avoir jeté devant les tribunaux deux grands écrivains français : Flaubert avec "Madame Bovary" et Baudelaire avec "Les Fleurs du Mal". Le premier sera acquitté, le second subira injustement les foudres de la justice. Le recul du temps n'a jamais aussi bien mis en lumière l'étroitesse d'esprit dont ont fait preuve les autorités de l'époque, lesquelles au nom d'une morale étouffante et sclérosée, ne se faisaient pas faute de stigmatiser les artistes.
    Un parfum de scandale donc suit la publication de Madame Bovary dont Flaubert se serait volontiers passé. Que dire sur ce roman qui n'ait déjà été dit ? D'abord présentons succinctement l'histoire. Une jeune femme insatisfaite et rêveuse s'ennuie en province aux côtés d'un mari falot et aimant. Après avoir réclamé en pure perte les secours de la religion, celle-ci par deux fois se réfugie dans l'adultère ( Rodolphe est cynique, Léon est pitoyable), ensuite Emma va faire des dépenses inconsidérées sous l'influence du patelin L'heureux puis, accablée de dettes, se donner la mort. Malgré une intrigue des plus minces, pourquoi cette oeuvre conserve-t-elle par-delà les années un si grand pouvoir de séduction ?
    En contemporain avisé et clairvoyant, Baudelaire en tout cas n'avait pas attendu que la postérité lui donnât son vrai visage pour en analyser finement le contenu : "Nous étendrons un style nerveux, pittoresque, subtil, exact sur un canevas banal. Nous enfermerons les sentiments les plus chauds et les plus bouillants dans l'aventure la plus triviale. Les paroles les plus solennelles, les plus décisives, s'échapperont des bouches les plus sottes. Quel est le terrain de sottise, le milieu le plus stupide, le plus productif en absurdités, le plus abondant en imbéciles intolérants ? La province. Quels y sont les acteurs les plus insupportables ? Les petites gens qui s'agitent dans de petites fonctions dont l'exercice fausse leurs idées. Quelle est la donnée la plus usée, la plus prostituée, l'orgue de Barbarie le plus éreinté ? L'adultère."
    Chaque personnage, admirablement décrit, est une forme de condensé des bourgeois du dix-neuvième siècle. Qu'il s'agisse du boutiquier L'heureux ou du pharmacien Homais, leurs travers et leurs excès sont peints de manière incisive. Jouant un rôle essentiel à l'intérieur du roman, ce dernier incarne même avant la lettre le parfait esprit positiviste, chantre du progrès jusqu'à la caricature, contempteur du cléricalisme, imbu de sa personne et dur envers les faibles. C'est dans ce milieu qu'Emma, nourrie à satiété de romans de chevalerie et autres fredaines, rêve à l'amour mais ne le trouve pas, s'entiche de deux amants fats et pusillanimes, et s'étourdit par des achats qui la conduiront à sa perte. Sa fille Berthe qu'elle trouve laide, lui arrache peu d'élans maternels. Charles, son époux, homme bon et médiocre, ne suscite en elle qu'indifférence, irritation ou mépris. Emma apparaît en somme comme une héroïne du désenchantement face à la platitude et à la monotonie provinciales. Ses aspirations se brisent toutes contre les murs du convenu, de l'étriqué, du banal. Elle finira par en mourir.
    Parlons enfin du style de Flaubert. A l'épreuve du "gueuloir", chaque page dite à voix haute est le fruit d'un labeur surhumain. Pendant cinquante-six mois environ, avec des hésitations, des repentirs, des moments d'exaltation et des jours entiers de déprime, Flaubert cherche la formule juste, le trait saillant, le tour de langue heureux. Comme l'atteste sa correspondance, il souffre mille morts, promet qu'on ne l'y reprendra plus et, la semaine suivante, reprend confiance en lui.
    Au bout de ce véritable chemin de croix, de ce travail de Titan, l'oeuvre enfin voit le jour : belle, fluide, lumineuse. Superbement cadencée, forte, précise, vigoureuse, ample et aiguë, la phrase flaubertienne fait merveille. Les transitions sont menées de main de maître. Le moindre verbe, le moindre adjectif semble à sa place. Rarement la langue française a atteint un tel degré de plénitude, de perfection. Après avoir noirci des milliers de feuilles, raturé quantité de paragraphes, biffé un nombre vertigineux de mots, Flaubert impose son génie.
    Nous n'en sommes toujours pas revenus.

    https://www.accents-poetiques-editions.com/produit/la-blessure-des-mots/

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