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George Sand

George Sand
George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, plus tard baronne Dudevant, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876.

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Avis sur cet auteur (35)

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    Couverture du livre « La Petite Fadette » de George Sand aux éditions Folio

    fredleg sur La Petite Fadette de George Sand

    L'une de mes premières lectures en bibliothèque... Un très beau souvenir.

    L'une de mes premières lectures en bibliothèque... Un très beau souvenir.

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    Couverture du livre « La Petite Fadette » de George Sand aux éditions Folio

    OLYMPE sur La Petite Fadette de George Sand

    Classique parmi les classiques, "La Petite Fadette" de George Sand, de son vrai nom Amandine Aurore Lucile Dupin de Francueil (un nom à rallonge).
    Ce qui est important, c'est son oeuvre. Elle est surtout connue pour ses romans dits « au parfum de terroir » mais « les spécialistes ont également...
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    Classique parmi les classiques, "La Petite Fadette" de George Sand, de son vrai nom Amandine Aurore Lucile Dupin de Francueil (un nom à rallonge).
    Ce qui est important, c'est son oeuvre. Elle est surtout connue pour ses romans dits « au parfum de terroir » mais « les spécialistes ont également cantonné trop souvent cet auteur remarquable dans le registre de la littérature enfantine ».

    Aujourd'hui j'ai repris « La Petite Fadette » pour en dire quelques mots :

    L'histoire commence avec la famille Barbeau qui vit dans le Berry, trois enfants mais « la mère, voyant sans doute qu'elle avait assez de bien pour pour cinq, et qu'il fallait se dépêcher, parce que l'âge lui venait, s'avisa d'en donner deux à la fois, deux beaux garçons (…) deux bessons, c'est-à-dire des jumeaux d'une parfaite ressemblance ». L'aîné s'appelle Sylvain (Sylvinet) et le cadet Landry.
    La famille est aisée, les jumeaux sont complices mais le père Barbeau, après des problèmes financiers, envoie Landry chez le Père Caillaud. Mais Sylvain déprime.
    Landry revient dès que cela est possible et rencontre Fanchon - Fadet (Fadette ou La Petite Fadette). On dit d'elle qu'elle est maigre et noire comme un grillon. Cela n'empêche pas Landry de tomber amoureux d'elle mais son besson va ressentir de la jalousie et les villageois ne sont que médisance.

    Avec l'écriture de George Sand, on trouve de la poésie, des beaux paysages.

    La fin sera-t-elle heureuse ou pas ?

    Les belles histoires n'ont pas d'âge et bien que George Sand ait mené une vie très indépendante, faisant scandale avec son habillement masculin, fumant la pipe et montant à cheval, elle a su écrire des histoires très touchantes.

    La littérature nous démontre bien qu'elle peut toucher tout le public et quoi de plus appréciable de garder un esprit jeune ?

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    Couverture du livre « Le meunier d'Angibault » de George Sand aux éditions Paleo

    Mumu Dans le Bocage sur Le meunier d'Angibault de George Sand

    Le décor tout d’abord : Le Berry (bien sûr) qu’elle chérissait et où elle aimait séjourner (Nohant). Les personnages : des femmes avec comme personnage central Marcelle, jeune veuve de 22 ans, mère d’un jeune enfant et « débarrassée » de son baron de mari à la vie tumultueuse et ruineuse, un...
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    Le décor tout d’abord : Le Berry (bien sûr) qu’elle chérissait et où elle aimait séjourner (Nohant). Les personnages : des femmes avec comme personnage central Marcelle, jeune veuve de 22 ans, mère d’un jeune enfant et « débarrassée » de son baron de mari à la vie tumultueuse et ruineuse, un cousin portant le même nom qu’elle, décédé en duel et la laissant avec, certes un titre, un château mais aussi des dettes…… Beaucoup de dettes mais pas de larmes car cette disparition lui ouvre de nouveaux horizons et des projets.

    Elle éprouve un doux et chaste sentiment pour Henri Lémor, un homme de son âge, sans le sou et aux idées démocratiques, envisage de vivre avec lui une existence simple et se donne un an pour être sur un pied d’égalité financière avec celui qu’elle aime (une idée dans l’air du temps actuellement, revenir à l’essentiel et une vie que j’ai choisie car j’ai découvert que le bonheur n’est pas dans la richesse). Marcelle, George et moi nous sommes faites pour nous entendre et nous comprendre.

    En se rendant sur les terres conjugales dans le Berry pour évaluer et prendre des dispositions quant à la manière dont elle va régler sa vie future et l’héritage qui reviendra un jour à son fils, elle va faire la connaissance du Grand-Louis, Le Meunier d’Angibault, amoureux de Rose, fille de Bricolin, un riche paysan ayant construit sa fortune à force de manigances, roueries et avarices. Et justement les biens de Marcelle l’intéresse, en ayant déjà pris possession d’une partie du château suite à des pertes financières du défunt baron, il va profiter de la méconnaissance de Marcelle sur la valeur des biens pour la spolier. Marcelle, elle, veut avant tout protéger son fils de la ruine, qu’il reçoive un minimum à sa majorité et non une accumulation de dettes à régler : elle accepte donc.

    D’un côté vous avez Marcelle et Henri, elle porteuse d’un titre et supposée argentée, lui pauvre et ne voulant pas vivre à ses crochets, de l’autre, Grand-Louis et Rose, lui homme sans argent mais riche d’honnêtetés et beautés d’âme, épris de Rose dont le père n’envisage aucun mariage possible avec un homme qu’il estime en dessous de sa nouvelle condition de fermier et presque bourgeois.

    Les acteurs sont en place et comme à son habitude, George Sand, mêle à son histoire ses propres idées, regards et espoirs sur les conditions qu’elles soient sociales, féminines sans oublier la vie de ceux qui peuplaient le pays qu’elle chérissait tant, observait et où elle puisait son inspiration.

    "-Vous ne connaissez pas, mon brave, la méchanceté de ceux qui s’intitulent gens du monde, singulière dénomination, n’est-ce-pas ? et juste pourtant à leurs yeux, puisque le peuple ne compte pas, puisqu’ils s’arrogent l’empire du monde, puisqu’ils l’ont toujours eu, et qu’ils l’ont encore pour un certain temps ! … (p220)"

    Elle nous immerge au milieu des combats de classe : de ceux qui veulent monter dans l’échelle sociale n’hésitant pas à user de stratagèmes pour s’enrichir aux dépends des autres (Bertolin) mais aussi du bonheur des ses proches, ses deux filles, l’une, l’aînée devenue folle après le refus de son mariage avec Paul et errant dans la forêt en guenilles et Rose qui doit cacher son amour pour le Grand-Louis car il ne possède pas la fortune que son père juge nécessaire. Par contraste elle oppose Henri Lémol qui craint que la « supposée » fortune de Marcelle soit un obstacle à leur amour….. Argent et Amour seraient-ils incompatibles …..

    Inutile de vous dire que tout cela va donner de magnifiques scènes champêtres avec ce qu’il faut de descriptions et explications sur les us et coutumes berrichonnes, des revirements tout cela accompagné d’une évocation des luttes sociales chères à George Sand : les classes sociales, les prostituées, la soumission au chef de famille, l’argent, le mariage, le pouvoir etc…..

    Paru en 1845, l’autrice découpe son roman en cinq journées décisives dans la vie de ses personnages qui les verront faire à la fois un bilan de leurs existences mais également de ce qu’ils souhaitent pour l’avenir, doutant pour certains que le bonheur et la justice soient dans l’opulence mais s’orientant vers une vie simple avec de vraies valeurs humaines, pour d’autres de trouver les moyens de flouer pour s’enrichir et s’élever dans la société pensant y trouver pouvoir, reconnaissance . En féministe affirmée, George Sand n’oublie pas de prendre en compte la condition de la femme, mariée, veuve ou pauvre, dépendante des hommes mais également de celles qui ne possèdent plus rien que leur corps pour subsister.

    "Je voudrais bien savoir, pense-t-elle, pourquoi nous méprisons tant les filles entretenues. Elles se font donner ce que nous pouvons nous donner à nous-mêmes. (…) Et si l’on voulait bien comparer nos mariages indissolubles avec leurs unions passagères, verrait-on beaucoup plus de désintéressement chez les jeunes filles de notre classe ? (p49)"

    C’est une lecture plaisante pour qui, comme moi, a depuis longtemps compris que le bonheur était dans le pré la campagne, la nature, que l’argent ne faisait pas le bonheur (mais le manque d’argent non plus), que la femme devait prendre son destin en main, que l’humanité se trouvait pas en fonction de l’épaisseur du portefeuille, qui aime les classiques qui trouvent souvent un écho dans notre vie actuelle et les auteur(rice)s qui au-delà d’un roman rural auscultent le monde et la société et partagent leurs idées en fond de leurs histoires.

    "-Nous vivons donc dans un temps où les devoirs se contredisent ? car on n’a la puissance de l’esprit qu’avec les lumières de l’instruction, et l’instruction qu’avec la puissance de l’argent : et pourtant, tout ce dont on jouit, tout ce qu’on acquiert, tout ce qu’on possède, est au détriment de celui qui ne peut rien acquérir, rien posséder des biens célestes et matériels. (p350)"

    J’ai beaucoup aimé.

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    Couverture du livre « La mare au diable » de George Sand aux éditions Folio

    LALIE.01 sur La mare au diable de George Sand

    Ayant une publication ancienne de « La mare au diable » de George Sand (1804-1876), j'attendais (une fois de plus), pour en publier une critique, aussi courte soit-elle.

    J'estime, en effet, qu'il est nécessaire de ne pas faire tomber dans l'oubli des grands classiques, parmi lesquels sont...
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    Ayant une publication ancienne de « La mare au diable » de George Sand (1804-1876), j'attendais (une fois de plus), pour en publier une critique, aussi courte soit-elle.

    J'estime, en effet, qu'il est nécessaire de ne pas faire tomber dans l'oubli des grands classiques, parmi lesquels sont nombreux que l'on a pu lire à l'école.

    George Sand était en réalité une femme (Amandine Aurore Lucile Dupin), devenue baronne Dudevant en ayant épousé le baron Casimir Dudevant (elle en a eu deux enfants).
    Elle a déclenché le scandale auprès des « nobles gens » par sa vie amoureuse ainsi que ses vêtements masculins. C'est en 1829 qu'elle a pris ce pseudonyme.

    Nous sommes certainement nombreux à l'avoir connue, soit à l'école soit par nos lectures classiques.
    On pourrait nommer ce récit comme « un véritable roman de terroir », dans la campagne du Berry.
    On y voit un paysan de 28 ans (Germain), qui a perdu sa femme. Avec ses trois enfants, il vit chez ses beaux-parents. Son beau-père, soucieux des convenances, pense que Germain doit prendre épouse. Oui, mais Germain hésite et n'arrive pas à se décider car il compare toujours les prétendantes à sa défunte épouse.

    Le beau-père en a assez et Germain finit par accepter de rencontrer une jeune veuve.
    Pour effectuer ce voyage, une jeune bergère de 16 ans est prévue l'accompagner car elle doit trouver du travail. Les voici donc partis mais sans savoir que petit Pierre (un des enfants de Germain vient clandestinement.
    Mais voilà que ces personnages se perdent dans la forêt – la nuit est proche – ils se retrouvent près de la mare au diable » (un lieu maudit) - et puis…. Les coeurs s'emballent…

    George Sand, avec ces êtres paraissant plutôt fades au premier abord (des êtres tout simples), réussit à leur « donner corps et chair ». Germain a un côté naïf qui nous le rend touchant – Marie, par contre, est très mature malgré son jeune âge mais elle est aussi très courageuse – Petit Pierre, lui, apporte une note de fraîcheur.

    L'écriture est toute simple – l'auteure nous parle bien de la campagne et de la dure réalité du travail des paysans dans ce Berry dans années 1880 – on ressent bien son affection pour la terre et les paysans – on voit pourquoi elle a écrit ce roman. Tout respire la simplicité, les traditions – les meurs et coutumes de l'époque…

    « La mare au diable » est certes un roman d'amour, ancien, mais qui peut être lu aussi bien par les « jeunes » qu'à relire par « les adultes ». Il n'y a pas d'âge pour ce genre de lecture et surtout celles de George Sand. Cela, même si dans le titre figure un diable !