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Émile Zola

Émile Zola

Emile Zola nait en 1840 à Paris. Inspiré notamment par sa carrière de journaliste, qui le conduit à observer les hommes et les faits, l’auteur devient le père du naturalisme, un courant littéraire basé sur les sciences humaines et sociales. En plus de ses romans empreints d’un certain engagement ...

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Emile Zola nait en 1840 à Paris. Inspiré notamment par sa carrière de journaliste, qui le conduit à observer les hommes et les faits, l’auteur devient le père du naturalisme, un courant littéraire basé sur les sciences humaines et sociales. En plus de ses romans empreints d’un certain engagement politique, Emile Zola est également célèbre pour son article J’accuse, dans lequel il prend position dans l’affaire Dreyfus. Il meurt en 1902 d’une intoxication.

L’œuvre d’Emile Zola est particulièrement dense. La saga des Rougon-Macquart, notamment, est un projet conséquent : à travers un ensemble de 20 romans, l’auteur présente et étudie les membres d’une famille sur 5 générations. L’influence de l’hérédité et du milieu dans lequel évoluent les personnages est particulièrement importante dans ces œuvres. Adaptés sur petit et grand écran, ces romans ont fait d’Emile Zola l’un des romanciers français les plus publiés et les plus traduits au monde.

Articles en lien avec Émile Zola (4)

Avis sur cet auteur (260)

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    Couverture du livre « La fortune des Rougon » de Émile Zola aux éditions Gallimard

    Carrie sur La fortune des Rougon de Émile Zola

    Cela faisait pile 10 ans que j'avais tourné la dernière page du Docteur Pascal, vingtième et dernier tome de la fresque socio-historique Les Rougon-Macquart ; je me suis dit qu'il était peut-être temps de relire l'intégralité de cette saga et me voilà donc replongée dans ce premier tome, douze...
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    Cela faisait pile 10 ans que j'avais tourné la dernière page du Docteur Pascal, vingtième et dernier tome de la fresque socio-historique Les Rougon-Macquart ; je me suis dit qu'il était peut-être temps de relire l'intégralité de cette saga et me voilà donc replongée dans ce premier tome, douze ou treize ans après l'avoir lu pour la première fois.

    De ce tome, je l'avoue, il ne me restait pas grand chose si ce n'est la scène d'ouverture, à l'aube du coup d'état de décembre 1851 par Louis-Napoléon Bonaparte. Il faut dire que La fortune des Rougon n'est sans doute pas le plus connu, ou du moins le plus lu, de la saga, la part belle étant généralement donnée à L'assommoir (mon préféré lors de ma première lecture), Germinal, Nana ou encore Au bonheur des dames (et j'en oublie forcément). S'il ne s'agit pas d'un des tomes les plus cités, il demeure cependant celui par lequel tout arrive puisqu'il expose le grand projet de Zola, soit l'étude d'une famille, par le biais de l'hérédité, sous le second empire. Plus qu'en auteur de fiction, Emile Zola s'est posé en témoin et analyste, le terme d'écrivain naturaliste n'ayant jamais aussi bien porté son nom.

    Comme déjà dit, de cet opus, il ne me restait pas grand chose. Pourtant, il s'en passe dans ce roman d'ouverture. Déjà, nous rencontrons, si ce n'est l'intégralité des membres de cette famille, du moins les fondateurs, à commencer par Adélaïde Fouque, dite tante Dide, qui eut un fils avec son mari, monsieur Rougon, puis deux enfants avec son amant, monsieur Macquart. Ce roman place donc le lecteur en spectateur des origines de cette famille, des haines engendrées depuis l'enfance entre la branche légitime (Pierre Rougon) et ses demi-frère et soeur (Antoine et Ursule Macquart), « bâtards » de sa mère, le premier se sentant floué par l'existence des deux autres. Et on peut dire que tout n'est pas joli joli à Plassans, ville fictive du midi de la France, les comptes ne se réglant pas qu'en famille.
    Zola, dans ce premier roman, n'épargne pas les « bonnes gens » et encore moins ses « héros », Pierre Rougon et son épouse, Félicité, en tête, qui retournent leur veste aussi souvent que nécessaire, dans le seul but d'amasser de l'argent, de la gloire, de la renommée et de la considération dans cette société qui ne les traite pas, selon eux, à leur juste valeur. C'est ainsi que peuvent se développer des rancoeurs ancestrales, se passant de génération en génération, quand on estime ne pas être à sa juste place. Seuls Silvère, le neveu de Pierre Rougon, et Pascal, son deuxième fils, et dans un moindre degré Adélaïde, l'aïeule de la famille, celle par qui tout commence, relèvent le niveau de cette famille à un degré acceptable de respectabilité.


    Pourquoi lire Emile Zola ?
    Parce qu'il y a ce que tout lecteur peut aimer, même si, de prime abord, on n'est « pas trop littérature du XIXème ». Même si vous préférez les intrigues à la Dynastie ou autre Dallas, vous trouverez forcément votre compte ici. Entre intrigues, coups bas et trahisons, vraiment, les séries d'aujourd'hui n'ont rien inventé. Et en prime, c'est ici servi dans une langue truculente, teintée de cynisme et d'ironie.

    Pourquoi lire les Rougon-Macquart dans l'ordre ?
    Sincèrement, vous pouvez lire chaque roman de cette formidable série indépendamment les uns des autres, vous vous y retrouverez aisément, chaque livre ayant sa propre histoire et son propre développement. Mais si vous comptez vous lancer dans l'intégralité des romans, je pense que les lire dans l'ordre est important. Outre peut-être mon côté psychorigide (et encore, il faudrait me le prouver), si Zola les a écrit dans un certain ordre c'est bien pour qu'on chemine tranquillement dans les méandres de cette famille, sans oublier que l'on peut retrouver, par exemple, un personnage central dans le roman sept qui n'était finalement que très secondaire dans le premier.
    La fortune des Rougon, de mon point de vue, doit être lu en premier pour comprendre les origines du concept, comme le docteur Pascal doit être lu en dernier, en conclusion de cette incroyable aventure humaine.

    Je ne peux que chaudement vous recommander de vous lancer dans cette fresque socio-historico-familiale.

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    Couverture du livre « Les mysteres de marseille » de Émile Zola aux éditions Parangon

    Philippe G sur Les mysteres de marseille de Émile Zola

    Pas de poussière sur ce roman qui nous renvoie à plus d'un siècle en arrière. quel plaisir de traverser ces quartiers dont ne subsiste aujourd'hui que quelques traces.

    Pas de poussière sur ce roman qui nous renvoie à plus d'un siècle en arrière. quel plaisir de traverser ces quartiers dont ne subsiste aujourd'hui que quelques traces.

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    Couverture du livre « Le docteur pascal » de Émile Zola aux éditions Lgf

    Chantal YVENOU sur Le docteur pascal de Émile Zola

    Pour ce dernier tome de la saga, Zola nous ramène à Plassans, le coeur de la famille, là où les Rougon et les Macquart se sont rencontrés pour le pire et le meilleur. Le docteur Pascal, a passé la relève à un collègue plus jeune et consacre son temps ses recherches scientifiques. En...
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    Pour ce dernier tome de la saga, Zola nous ramène à Plassans, le coeur de la famille, là où les Rougon et les Macquart se sont rencontrés pour le pire et le meilleur. Le docteur Pascal, a passé la relève à un collègue plus jeune et consacre son temps ses recherches scientifiques. En l’occurence, il expérimente sur ses patients l’injection de broyats artisanaux d’organes correspondant à la maladie. Ainsi l’un d’eux atteint d’ataxie se voit injecter des extraits de cervelle de mouton!

    Mais l’autre passion de Pascal, c’est la généalogie et ce qu’il peut en déduire de lois sur l’hérédité. C’est ainsi qu’avec malice, en utilisant l’arbre généalogique de Pascal, Zola peut asseoir sa théorie et faire une synthèse de l’ensemble des dix-neuf romans précédents. On revient sur les destins plus ou moins tragiques des héros de chaque histoire, qui avait permis d’explorer différents milieux sociaux, dans l’ambiance survoltée du dix-neuvième siècle en pleine mutation.


    Le Docteur Pascal, c’est aussi l’histoire d’amour passionnel qui l’unit la jeune Clotilde, sa nièce, recueillie dans ses premières années. La mère de Pascal se dit outrée par cette union contre nature, qui évoque la passion tragique de Serge Mouret. Mais est encore plus angoissée à l’idée que les documents écrits de Pascal ne viennent étaler sur la place publique les aspects embarrassants de l’histoire familiale.




    Si chaque roman est en soi une source de documentation et un grand plaisir de lecture, lire l’ensemble de l’oeuvre, dans l’ordre, lui donne une autre dimension. Celle du témoignage d’une époque, à la fois sur le plan historique et social, à travers les destins multiples d’une famille protéiforme. On admire aussi le soin de l’auteur d’explorer différentes facettes de la société. Même si les théories de Zola sur l’hérédité font figure de légendes d’un autre âge, elles sont le reflet des tentatives d’une époque, pour apporter une explication aux données de l’observation.


    Grand bonheur de lecture que cette oeuvre classique et indispensable, que l’on soit historien sociologue ou simplement lecteur.

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    Couverture du livre « La débâcle » de Émile Zola aux éditions Gallimard

    Chantal YVENOU sur La débâcle de Émile Zola

    Cette débâcle-là, présente beaucoup d’analogies avec l’épisode beaucoup plus tardif de la Seconde Guerre mondiale, et bien des ressemblances avec la boucherie de 14-18, à ceci près que quelques mois suffirent pour que la France ne s’avoue vaincue.

    Jean Macquart a quitté sa campagne avec le...
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    Cette débâcle-là, présente beaucoup d’analogies avec l’épisode beaucoup plus tardif de la Seconde Guerre mondiale, et bien des ressemblances avec la boucherie de 14-18, à ceci près que quelques mois suffirent pour que la France ne s’avoue vaincue.

    Jean Macquart a quitté sa campagne avec le décès de son épouse, pour rejoindre l’armée. C’est un soldat futé, que son illettrisme cantonne au rade de caporal. Avec sa troupe, il attend. Il attend l’arrivée prédite des Prussiens, que la presse et les infos officielles condamnent d’avance à une défaite humiliante. Ces moments là sont interminables, et les soldats rêvent d‘en découdre , jusqu’à ce que le combat débute vraiment, avec son cortège d’horreurs, de trouille au ventre, de souffrance physique liée à la faim, au froid au manque de sommeil. La guerre dans toute son abjection.

    La brièveté de l’épisode militaire rebondit sur les troubles civils, alors que l’armée allemande s’est installée à Versailles et que les forces de l’ordre massacrent littéralement les communards, alors que Paris flambe de toute part.


    Zola épingle cette fois l’armée et ses insuffisances, et avec un commandement peu clairvoyant et un empereur qui a perdu de sa superbe.

    On suit des personnages dont la guerre révèle les vices ou les vertus, qu’ils profitent de l’opportunité de tirer leur épingle du jeu ou qu’ils mettent en péril leur propre vie pour secourir leurs proches, dans un élan d’humanité et de patriotisme.

    L’avant-dernier opus de la saga ne dénote pas par rapport à l’ensemble de la la série, ni par le style ni par ce gout de l’exhaustivité dans la description d’un domaine particulier de ce qui fait le monde de son époque, tout en captant le lecteur qu’induit avec intérêt le destin de quelques personnages qui lui deviennent familiers.