Elise Fontenaille

Elise Fontenaille
Élise Fontenaille vit à Paris. Elle a suivi des études de sociologie et est devenue journaliste à Vancouver au Canada. De retour en France, elle devient écrivaine. Son premier roman La gommeuse paraît chez Grasset en 1995. Depuis, elle a écrit plus d'une vingtaine de romans, qui explorent des uni... Voir plus
Élise Fontenaille vit à Paris. Elle a suivi des études de sociologie et est devenue journaliste à Vancouver au Canada. De retour en France, elle devient écrivaine. Son premier roman La gommeuse paraît chez Grasset en 1995. Depuis, elle a écrit plus d'une vingtaine de romans, qui explorent des univers différents : histoire, jeunesse, faits divers, science-fiction, avec un style toujours percutant. En jeunesse, elle publie principalement au Rouergue et en adulte, chez Grasset, Stock et Calmann-Levy.

Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Les disparues de Vancouver » de Elise Fontenaille aux éditions Lgf

    Nanou Anne sur Les disparues de Vancouver de Elise Fontenaille

    Remuant. Poignant. Dérangeant.

    Dans ce roman tiré d'un horrible fait divers, l'auteure revient sur l'Affaire des Disparues de Vancouver. Je ne connaissais pas cette tragédie avant ma lecture, mais à présent je ne pourrai plus l'oublier.

    Dans les bas-quartiers de Vancouver, au coeur d'un...
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    Remuant. Poignant. Dérangeant.

    Dans ce roman tiré d'un horrible fait divers, l'auteure revient sur l'Affaire des Disparues de Vancouver. Je ne connaissais pas cette tragédie avant ma lecture, mais à présent je ne pourrai plus l'oublier.

    Dans les bas-quartiers de Vancouver, au coeur d'un trafic de drogue et de prostitution, des prostituées disparaissent, semaine après semaine, mois après mois, année après année. le profil de ces prostituées ? Des pauvres ou des indiennes, droguées, junkies. Mais qui se soucie de leur sort ? Personne ne bouge. Jusqu'à ce que Sarah disparaisse. Qu'a-t-elle de particulier ? A priori, rien, elle est « mi-indienne, mi-négresse ». Mais Wayne Leng, un « micheton », en est tombé amoureux. Fou d'inquiétude de par la disparition de sa bien-aimée, il va remuer ciel et terre, c'est le cas de le dire, pour qu'enfin on prenne l'affaire au sérieux. Sa quête durera des années. Jusqu'à ce que… le sordide, l'innommable, l'inconcevable soit découvert…Et malheureusement ce n'est pas une fiction… 69 prostituées ont subi ce sort. Avant cette affaire, des prostituées disparaissaient déjà. Et depuis, ça continue…

    Outre le désintérêt que ces filles inspirent, l'auteure pointe du doigt une triste réalité dans l'histoire du peuple indien, le racisme et la xénophobie dont les indiens sont victimes depuis deux siècles au Canada. Une allusion à l'affaire des « residential schools » est faite : pendant plus d'un siècle, ces pensionnats canadiens avaient pour mission officielle de scolariser les enfants autochtones indiens, qu'ils séparaient volontairement de leur famille… officieusement, le mot d'ordre en était : « kill the indian in the child »… Un lavage de cerveau en force. Mais combien d'enfants ont péri, obstinés qu'ils étaient à vouloir garder leur culture et leur langue ! Elise Fontenaille en a d'ailleurs fait un roman du même nom : « Kill the Indian in the child ». Je ne sors pas indemne des « Disparues de Vancouver », alors je ne suis pas sûre de lire celui-là.

    Un sentiment de colère et de révolte s'empare de moi au moment où je referme ce livre : pourquoi faut-il qu'une race se considère supérieure à une autre ? Quelles abominations ont été commises au nom du racisme ! Comment voulez-vous que la paix s'instaure avec un tel état d'esprit de domination ? Une impression d'Histoire qui se répète encore et toujours…

    Il y a des passages crus dans le roman, ils sont le reflet de la réalité. Et puis, il y a cette phrase, sur laquelle je terminerai, elle laisse de quoi méditer :
    « Entendu un soir dans un bar : « Un quart des Canadiens ont du sang indien dans les veines, les trois quarts restants ont du sang indien sur les mains » »…

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    Couverture du livre « Kill the indian in the child » de Elise Fontenaille aux éditions Oskar

    Manika sur Kill the indian in the child de Elise Fontenaille

    Il faut être bien accroché pour aborder ce roman qui monte en puissance au fil des pages. Mukwa passe quelques heures avec son père avant de partir pour le pensionnat où il va être éduqué. C'est bien là le mot qui tue, éduqué et non élevé.

    On passe donc d'un monde de douceur d'écoute de...
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    Il faut être bien accroché pour aborder ce roman qui monte en puissance au fil des pages. Mukwa passe quelques heures avec son père avant de partir pour le pensionnat où il va être éduqué. C'est bien là le mot qui tue, éduqué et non élevé.

    On passe donc d'un monde de douceur d'écoute de partage et d'encouragement à un monde froid, violent, fait de privation, de mauvais traitements, d'humiliations où les enfants doivent oublié leur langue, leur culture.

    C'est insupportable pour Mukwa qui décide de s'enfouir avec son ami des premiers jours.

    Elise Fontenaille ne nous épargne rien même si c'est dit à demi mots. Inspirée d'une histoire vraie, cette histoire m'a rappelé "Magdalena Sister" par la cruauté des actes perpétrés par ces religieux. L'horreur est à son comble quand on découvre que ces tortures n'ont cessé qu'en 1996.

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    Couverture du livre « Bel-ordure » de Elise Fontenaille aux éditions Calmann-levy

    Lydie S sur Bel-ordure de Elise Fontenaille

    Ce roman s'ouvre sur la déposition d'une main courante par l'héroïne à l'encontre de son amant, elle est obsédée par lui, par leur histoire mais sachant que cela ne lui apporte rien de bon, elle tente de s'en défaire.

    Ce court roman est le récit d'une histoire d'amour terrible, dévastatrice....
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    Ce roman s'ouvre sur la déposition d'une main courante par l'héroïne à l'encontre de son amant, elle est obsédée par lui, par leur histoire mais sachant que cela ne lui apporte rien de bon, elle tente de s'en défaire.

    Ce court roman est le récit d'une histoire d'amour terrible, dévastatrice. Eva et Adama se rencontrent, Eva tombe follement amoureuse de cet être lumineux et attrayant pourtant inconstant et infidèle. Il a tous les défauts mais elle n'en fait que des qualités. Elle se voile la face, comme toute femme amoureuse, jusqu'à se perdre dans cette relation.

    Adama n'accepte pas les entraves et les contraintes, la liberté est son seul crédo, il ne parle pas de lui, ne se raconte pas. Il est enveloppé de mystère, ce qui amplifie son charisme.

    Dans ce roman au style pur et travaillé, il est question de passion, des limites de l'amour, mais également de reconstruction de soi. Jusqu'où une femme peut-elle aller par amour ? Que peut-elle endurer ? La description des affres de la jalousie est magnifiquement faite.

    Ce qui m'a le plus plu dans ce roman c'est, outre le style de l'auteure, le vocabulaire parfaitement choisi, le langage est d'une très grande qualité, on aimerait en lire plus de cet acabit !

    Elise Fontenaille traite de la dualité entre l'homme et la femme, entre la culture occidentale et la culture africaine, le mode de vie des sans abris et de celui des gens ayant un toit au dessus de leur tête, mais également de la différence culturelle entre les gens dit "connectés" et ceux qui s'y refusent.

    Il y a comme un parfum de nostalgie de l'avant, avant internet,avant les attentats, avant les drames...

    Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, je n'ai pas tout de suite su si j'avais aimé le roman ou pas, il m'a fallu le temps de le digérer pour l'apprécier à sa juste valeur.

    Je le recommande à celles et ceux qui aiment la belle écriture et les histoires d'amour tragiques.

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    Couverture du livre « Les trois soeurs et le dictateur » de Elise Fontenaille aux éditions Rouergue

    Laetitia LOCHARD sur Les trois soeurs et le dictateur de Elise Fontenaille

    L'histoire de Mina, jeune américaine qui va voir son cousin dans leur pays d'origine en République Dominicaine. Son cousin pour sa 1ere visite au pays va l'emmener voir Abela, une vieille dame qui va lui raconter la vie d'une jeune femme Minerva Mirabel, cette dernière a su tenir tête au...
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    L'histoire de Mina, jeune américaine qui va voir son cousin dans leur pays d'origine en République Dominicaine. Son cousin pour sa 1ere visite au pays va l'emmener voir Abela, une vieille dame qui va lui raconter la vie d'une jeune femme Minerva Mirabel, cette dernière a su tenir tête au dictateur Trujillo et par ce fait, elle et ses sœurs ont changer le destin du pays, la résistance est née.
    J'aime comment l'auteur s'inspire d'un fait réel et en fait un roman, j'ai pu ressentir l'émotion qu’Abela ( sa grande tante ) a voulu transmette à Mina quand elle lui a relater l'histoire de sa grand mère et des ses 2 autres soeurs.