Elise Fontenaille

Elise Fontenaille
Née en 1960 à Nancy, Elise Fontenaille est l'auteur, entre autres, chez Grasset, de La gommeuse, L'aérostat, Le Palais de la femme, Les Disparues de Vancouver et L'Homme qui haïssait les femmes. En jeunesse, elle a notamment publié, aux Éditions du Rouergue, les romans pour adolescents C... Voir plus
Née en 1960 à Nancy, Elise Fontenaille est l'auteur, entre autres, chez Grasset, de La gommeuse, L'aérostat, Le Palais de la femme, Les Disparues de Vancouver et L'Homme qui haïssait les femmes. En jeunesse, elle a notamment publié, aux Éditions du Rouergue, les romans pour adolescents Chasseur d'orages, Le garçon qui volait des avions, et La Cérémonie d'hiver, ainsi que le poche illustré La Reine des chats.

Avis (13)

  • Couverture du livre « Kill the indian in the child » de Elise Fontenaille aux éditions Oskar

    Manika sur Kill the indian in the child de Elise Fontenaille

    Il faut être bien accroché pour aborder ce roman qui monte en puissance au fil des pages. Mukwa passe quelques heures avec son père avant de partir pour le pensionnat où il va être éduqué. C'est bien là le mot qui tue, éduqué et non élevé.

    On passe donc d'un monde de douceur d'écoute de...
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    Il faut être bien accroché pour aborder ce roman qui monte en puissance au fil des pages. Mukwa passe quelques heures avec son père avant de partir pour le pensionnat où il va être éduqué. C'est bien là le mot qui tue, éduqué et non élevé.

    On passe donc d'un monde de douceur d'écoute de partage et d'encouragement à un monde froid, violent, fait de privation, de mauvais traitements, d'humiliations où les enfants doivent oublié leur langue, leur culture.

    C'est insupportable pour Mukwa qui décide de s'enfouir avec son ami des premiers jours.

    Elise Fontenaille ne nous épargne rien même si c'est dit à demi mots. Inspirée d'une histoire vraie, cette histoire m'a rappelé "Magdalena Sister" par la cruauté des actes perpétrés par ces religieux. L'horreur est à son comble quand on découvre que ces tortures n'ont cessé qu'en 1996.

  • Couverture du livre « Bel-ordure » de Elise Fontenaille aux éditions Calmann-levy

    Lydie S sur Bel-ordure de Elise Fontenaille

    Ce roman s'ouvre sur la déposition d'une main courante par l'héroïne à l'encontre de son amant, elle est obsédée par lui, par leur histoire mais sachant que cela ne lui apporte rien de bon, elle tente de s'en défaire.

    Ce court roman est le récit d'une histoire d'amour terrible, dévastatrice....
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    Ce roman s'ouvre sur la déposition d'une main courante par l'héroïne à l'encontre de son amant, elle est obsédée par lui, par leur histoire mais sachant que cela ne lui apporte rien de bon, elle tente de s'en défaire.

    Ce court roman est le récit d'une histoire d'amour terrible, dévastatrice. Eva et Adama se rencontrent, Eva tombe follement amoureuse de cet être lumineux et attrayant pourtant inconstant et infidèle. Il a tous les défauts mais elle n'en fait que des qualités. Elle se voile la face, comme toute femme amoureuse, jusqu'à se perdre dans cette relation.

    Adama n'accepte pas les entraves et les contraintes, la liberté est son seul crédo, il ne parle pas de lui, ne se raconte pas. Il est enveloppé de mystère, ce qui amplifie son charisme.

    Dans ce roman au style pur et travaillé, il est question de passion, des limites de l'amour, mais également de reconstruction de soi. Jusqu'où une femme peut-elle aller par amour ? Que peut-elle endurer ? La description des affres de la jalousie est magnifiquement faite.

    Ce qui m'a le plus plu dans ce roman c'est, outre le style de l'auteure, le vocabulaire parfaitement choisi, le langage est d'une très grande qualité, on aimerait en lire plus de cet acabit !

    Elise Fontenaille traite de la dualité entre l'homme et la femme, entre la culture occidentale et la culture africaine, le mode de vie des sans abris et de celui des gens ayant un toit au dessus de leur tête, mais également de la différence culturelle entre les gens dit "connectés" et ceux qui s'y refusent.

    Il y a comme un parfum de nostalgie de l'avant, avant internet,avant les attentats, avant les drames...

    Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, je n'ai pas tout de suite su si j'avais aimé le roman ou pas, il m'a fallu le temps de le digérer pour l'apprécier à sa juste valeur.

    Je le recommande à celles et ceux qui aiment la belle écriture et les histoires d'amour tragiques.

  • Couverture du livre « Les trois soeurs et le dictateur » de Elise Fontenaille aux éditions Rouergue

    Laetitia LOCHARD sur Les trois soeurs et le dictateur de Elise Fontenaille

    L'histoire de Mina, jeune américaine qui va voir son cousin dans leur pays d'origine en République Dominicaine. Son cousin pour sa 1ere visite au pays va l'emmener voir Abela, une vieille dame qui va lui raconter la vie d'une jeune femme Minerva Mirabel, cette dernière a su tenir tête au...
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    L'histoire de Mina, jeune américaine qui va voir son cousin dans leur pays d'origine en République Dominicaine. Son cousin pour sa 1ere visite au pays va l'emmener voir Abela, une vieille dame qui va lui raconter la vie d'une jeune femme Minerva Mirabel, cette dernière a su tenir tête au dictateur Trujillo et par ce fait, elle et ses sœurs ont changer le destin du pays, la résistance est née.
    J'aime comment l'auteur s'inspire d'un fait réel et en fait un roman, j'ai pu ressentir l'émotion qu’Abela ( sa grande tante ) a voulu transmette à Mina quand elle lui a relater l'histoire de sa grand mère et des ses 2 autres soeurs.

  • Couverture du livre « Bel-ordure » de Elise Fontenaille aux éditions Calmann-levy

    laurence bandelier sur Bel-ordure de Elise Fontenaille

    Ce livre se lit en retenant sa respiration comme dans un seul souffle. Comme une passion qui se vit à 100 à l’heure mais qu’on sait pertinemment éphémère. Rien que le titre est un mauvais présage bien qu’au début de la lecture, on ne parvienne pas à deviner de quel côté va venir le...
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    Ce livre se lit en retenant sa respiration comme dans un seul souffle. Comme une passion qui se vit à 100 à l’heure mais qu’on sait pertinemment éphémère. Rien que le titre est un mauvais présage bien qu’au début de la lecture, on ne parvienne pas à deviner de quel côté va venir le malheur.
    Tout, des chapitres aux titres suggestifs et imagés courts mais intenses, à l’écriture simple et limpide mais poétique, donne à ce roman son côté « urgent » : l’urgence de tout dire, de « déballer » ce qui a trop pesé sur le cœur, de déposer les armes et d’avoir enfin un peu de recul pour pouvoir analyser ces quelques mois tourbillonnants, passionnants, insouciants, où seul l’instant présent compte, où il n’est absolument pas question de parler du passé ou de l’avenir.
    Vivre sa folie, faire des erreurs, admettre ses sentiments, assumer ses mauvais penchants et apprendre à vivre avec. C’est une des leçons que pourrait nous donner ce livre, s’il avait une quelconque mission.
    Mais, à mon sens, telle n’est pas sa vocation. Ce récit est comme une opération à cœur ouvert, un abandon absolu de celle qui a vécu cette aventure. Un besoin certain de laisser une empreinte de cet épisode, une introspection quasi psychanalytique mêlée à un style imagé, métaphorique qui en font une œuvre inclassable et pourtant tellement commune de par le sujet qu’elle traite.
    A l’image d’une bouteille à la mer (ou de la fin tragique du roman) contenant ses démons, ses faiblesses, ses joies, l’auteur se détache de ce poids qui lui a donné autant de bonheur que de peine.

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