Diana Belice

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    Couverture du livre « Fille à vendre » de Diana Belice aux éditions De Mortagne

    Delex A. sur Fille à vendre de Diana Belice

    Un récit bouleversant et révoltant

    La collection Tabou des éditions de Mortagne me fait de l’œil depuis quelques temps déjà. Elle regroupe des romans qui traitent de sujets de société touchant les adolescents. Fille à vendre est le premier livre de cette collection que j’ai lu et certainement...
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    Un récit bouleversant et révoltant

    La collection Tabou des éditions de Mortagne me fait de l’œil depuis quelques temps déjà. Elle regroupe des romans qui traitent de sujets de société touchant les adolescents. Fille à vendre est le premier livre de cette collection que j’ai lu et certainement pas le dernier.

    Leïla est une adolescente comme tant d’autres. Elle est en fin de secondaire, ses parents la considèrent en enfant ou en adulte selon ce qui les arrange, elle a un frère qu’elle adore mais qui est parti à l’université et une sœur qu’elle aime mais qu’elle préfère éviter. Leïla est une grande rêveuse. Sa plus grande passion est la chanson. Un jour, elle apprend que son petit ami la trompe. S’en suit une bagarre, une exclusion de son école et une sévère punition de ses parents. Son désir de liberté prend le dessus ; elle fugue et elle rencontre Jonathan !

    Cet ouvrage s’intéresse à l’exploitation sexuelle des jeunes filles au sein des gangs et des groupes criminels organisés. Les faits sont racontés crûment, dans ce qu’ils ont de plus abjects. Un roman coup de poing qui est tout autant révoltant qu’émouvant. Comme tous les livres de la collection Tabou, Fille à vendre est inspiré de faits réels, un témoignage en somme.

    Tombée sous l’influence d’un manipulateur, drogue, alcool, viol et prostitution deviennent son quotidien. L’apothéose de l’histoire arrive avec la mort d’Andréanne. Cet événement marque un tournant dans le regard que Leïla jette sur sa propre existence. Elle commence alors à regretter son ancienne vie et ressent également beaucoup de culpabilité.

    Il faut un petit temps d’adaptation au vocabulaire spécifiquement québécois, mais ensuite ce livre se lit très facilement (du moins si on est capable de supporter les faits racontés). Je n’ai absolument rien de négatif à dire sur ce livre.

    Vous entendrez à nouveau parler de cette collection dans les mois à venir. Des romans qui, j’espère, seront aussi poignant que celui-ci. Je recommande fortement cette lecture à la fois à tous les adolescent(e)s et aux parents.

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    Couverture du livre « Fille à vendre » de Diana Belice aux éditions De Mortagne

    Vanessa DJR sur Fille à vendre de Diana Belice

    Fille à vendre, c'est un peu le livre qu'on aurait envie de distribuer en classe de 4ème dans les écoles. Une fois lu, on ne peut plus vraiment se mentir : ça existe. Et si ça existe au Québec, ça existe partout.
    C'était mon premier roman québécois, et pour moi qui adore les sonorités de cette...
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    Fille à vendre, c'est un peu le livre qu'on aurait envie de distribuer en classe de 4ème dans les écoles. Une fois lu, on ne peut plus vraiment se mentir : ça existe. Et si ça existe au Québec, ça existe partout.
    C'était mon premier roman québécois, et pour moi qui adore les sonorités de cette langue, c'était un ravissement. Une fois les bonnes expressions en tête, le roman est d'une fluidité étonnante.
    Le personnage de Leïla est juste assez agaçant pour qu'on se souvienne que ce n'est qu'une adolescente malgré la vie qu'elle mène, et pour qu'on s'y attache.
    Sa réalité est dure comme une gifle, et alors que se débattent en elle, les personnalités de Leïla -15ans-seulement et de Butterfly-Junkie-prostituée-déterminée qu'elle devient peu à peu, on tremble pour la suite. Elle nous fait de la peine, cette fille perdue, cette fille à vendre. Plus elle sombre dans la déchéance, plus on a envie de lui tendre une bouée de sauvetage ou de la tabasser au choix... Ses déceptions, ses utopies, son sentiment d'appartenir enfin à une famille, à quelque chose qui la dépasse, ne peuvent que nous toucher.
    J'ai trouvé le ton vraiment juste. Sans tomber dans le pathos, l'auteur pose quand même les limites de la responsabilité de chacun. Des parents paumés, à l'adolescente excédée et naïve qui réclame de l'attention, du proxénète manipulateur, aux rabatteuses fixées. Pas un seul des personnages n'est trop caricatural. Tout est bien pesé avant d'être expédié. Parce que finalement la vie de Butterfly c'est ça : de l'expédié. Un shoot, une montée, un client, une descente. Et ainsi continue la vie.
    Je n'irai pas jusqu'à dire que c'était un vrai bonheur, vu le thème vous me trouveriez dérangée, mais c'était une excellente lecture, que je vous recommande.