David Lopez

David Lopez

David Lopez est né en 1985. Issu du master de Création littéraire de l'université Paris 8, il est emblématique d'une génération d'écrivains venue à l'écriture par des biais neufs et inattendus. Fief est son premier roman, récompensé par le Prix du Livre Inter en 2018.

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David Lopez est né en 1985. Issu du master de Création littéraire de l'université Paris 8, il est emblématique d'une génération d'écrivains venue à l'écriture par des biais neufs et inattendus. Fief est son premier roman, récompensé par le Prix du Livre Inter en 2018.

Avis (12)

  • Couverture du livre « Fief » de David Lopez aux éditions Seuil

    Bill sur Fief de David Lopez

    Dans ces zones mal définies qui s'étirent entre la grande banlieue et la campagne profonde, on trouve ces petites villes endormies où rien ne bouge vraiment ...

    Quartier résidentiel, barres d'immeuble - la zone - et entre les deux les maisons de la classe moyenne ...

    C'est là que traînent...
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    Dans ces zones mal définies qui s'étirent entre la grande banlieue et la campagne profonde, on trouve ces petites villes endormies où rien ne bouge vraiment ...

    Quartier résidentiel, barres d'immeuble - la zone - et entre les deux les maisons de la classe moyenne ...

    C'est là que traînent Jonas et ses amis, sa bande, ses copains de toujours ou du collège avec qui il n'a pas fait grand chose à l'école et qui, aujourd'hui sont là pour partager alcool et joints, objets d'enchères lors de leurs parties de cartes aux règles fluctuantes ...

    Pas trop de filles avec qui aller - elles sont parties - étudier ou travailler  ....

    Le père de Jonas, le seul parent dont il est question, ancienne gloire du football local, y joue toujours entre deux sessions de joints sur canapé ... 

    Et pourtant une certaine poésie émane de ce roman où il ne se passe pas grand chose qu'une errance immobile, entre petit bois, salle de boxe, terrain de jeux où la pelouse peine à pousser ... 

    La bande a son langage, ses expressions, qui déroutantes au début, contribuent à donner cette atmosphère spéciale au goût d'été qui ne s'arrêterait jamais, à l'ennui qui transpire de chaque ligne  ...

    Premier roman d'un auteur à peine trentenaire ... qu'il faudra suivre !

    Ce roman a reçu le prix du Livre Inter 2018.

  • Couverture du livre « Fief » de David Lopez aux éditions Seuil

    Jean-Paul Degache sur Fief de David Lopez

    Le Livre INTER récompense chaque année un excellent roman ou plutôt met en valeur un livre passé peut-être inaperçu, pas forcément dans les derniers parus, comme Fief, le premier roman de David Lopez, mis à l’honneur cette année, ouvrage sortant vraiment de l’ordinaire.

    J’ai été très surpris...
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    Le Livre INTER récompense chaque année un excellent roman ou plutôt met en valeur un livre passé peut-être inaperçu, pas forcément dans les derniers parus, comme Fief, le premier roman de David Lopez, mis à l’honneur cette année, ouvrage sortant vraiment de l’ordinaire.

    J’ai été très surpris dès les premières pages, par ce chapitre intitulé Pablo, un jeu de cartes, où j’ai fait connaissance avec Jonas, le narrateur, et ses amis : Ixe, Poto, Sucré plus d’autres qui débarquent comme Miskine ou Lahuiss. Bien sûr, j’ai été surpris par ces noms, ces surnoms, mais je m’y suis habitué. Ce qui m’a le plus désorienté, c’est le style d’un auteur qui a du talent pour reproduire la façon de parler, les tics de langage de beaucoup de jeunes, aujourd’hui.
    Ensuite, j’ai dû supporter sans cesse le joint, le shit, le tabac, le tchek sur l’épaule, l’accolade sur l’omoplate et « Bien ou quoi… » De plus, le verlan, ça va un peu mais ça devient vite pénible comme ce jeu de cartes inintéressant.
    Mal parti, je me suis quand même accroché et je ne l’ai pas regretté car David Lopez livre ensuite de bons moments même si ses démons le reprennent de temps à autre, suivant les temps de vie de Jonas.
    Parmi les meilleurs chapitres, il y a la boxe car Jonas qui n’a pas d’emploi, ne fait pas d’études, pratique la boxe dans le club de cette petite ville où se déroule l’action. Au passage, je trouve très bien ce choix qui évite Paris ou d’autres grandes villes ou encore quelques banlieues célèbres.
    Quand Lahuiss entre en jeu, le niveau monte car il est « assez caillera pour ne pas se renier, assez distingué pour ne pas s’enfoncer. » La scène de la dictée, après une âpre discussion sur les fautes d’orthographe, est un autre moment fort du livre, une scène extraordinaire : « Poto insulte la mère de son stylo, Untel rallume son spliff. Habib regarde sa feuille vite fait il ne voit pas que je l’ai grillé. » Évidemment, ça dégénère mais on arrive à savoir, grâce à Jonas, que l’auteur du texte s’appelle Céline – « c’est qui celle-là… » - et que c’est un extrait de Voyage au bout de la nuit.
    Jonas est un personnage attachant. Il n’hésite pas à aller superviser son père qui joue au foot dans une équipe de vétérans. Il nous gratifie de magnifiques scènes d’amour avec Wanda, fille très égoïste : « Elle m’a trouvé moi. Assez éduqué pour échanger trois mots. Assez joli pour être désirable. Trop marqué cependant pour devenir intime. Trop sauvage pour être apprivoisé à long terme. Trop peu désireux de vivre. » Tout Jonas est là comme lorsqu’il détaille ses souvenirs d’enfance.
    David Lopez manipule habilement le langage qu’il a choisi de traduire par écrit, sait parler de sport mais ne laisse que peu d’espoir dans cette vie sans véritable ouverture, avec une soirée à hauts risques de temps à autre et l’alcool, les trafics, les drogues dites douces et cette dépendance tellement aliénante.

  • Couverture du livre « Fief » de David Lopez aux éditions Seuil

    Mireille B sur Fief de David Lopez

    Cette bande de copains, elle est plutôt sympathique. Accrocs à leur fief comme au shit, ils partagent leur solitude, leurs questions, leur désoeuvrement. Non, l’énergie qu’ils mettent à boxer ne suffit pas à faire sauter les entraves qui les confinent dans une sorte de cocotte- minute dont...
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    Cette bande de copains, elle est plutôt sympathique. Accrocs à leur fief comme au shit, ils partagent leur solitude, leurs questions, leur désoeuvrement. Non, l’énergie qu’ils mettent à boxer ne suffit pas à faire sauter les entraves qui les confinent dans une sorte de cocotte- minute dont j'espérais l’explosion, histoire de les libérer.

    De sa jeunesse, David Lopez diffuse avec un certain talent la pesanteur qui plaque Jones et ses copains dans une vie sans projet et sans issue. Avec ce même talent, il m’a longtemps laisser espérer le commencement d’une histoire, le changement de vocabulaire et de style, l’évolution du fond et de la forme en quelque sorte. A mon grand regret, sauf quelques ouvertures dont celle avec Céline qui m’a bien amusée, j’ai terminé le roman en mode lecture rapide, restant sur ma faim.

    Décidément, il ne m’est pas possible d’oublier des années de scolarité où les déviances à la langue française étaient absolument proscrites, sous peine de sanction. J’espère que cet argument suffira à expliquer la raison pour laquelle je n’ai pas adhéré à la plume de l’auteur… je renie toute ringardise !

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