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David Lopez

David Lopez

David Lopez est né en 1985. Issu du master de Création littéraire de l'université Paris 8, il est emblématique d'une génération d'écrivains venue à l'écriture par des biais neufs et inattendus. Fief est son premier roman, récompensé par le Prix du Livre Inter en 2018.

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David Lopez est né en 1985. Issu du master de Création littéraire de l'université Paris 8, il est emblématique d'une génération d'écrivains venue à l'écriture par des biais neufs et inattendus. Fief est son premier roman, récompensé par le Prix du Livre Inter en 2018.

Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Vivance » de David Lopez aux éditions Seuil

    Mes écrits d'un jour sur Vivance de David Lopez

    Il est des balades qui tombent à pic. Pour notre narrateur, une inondation et un chat porté disparu ne sont qu’éléments déclencheurs pour enfourcher un vélo et parcourir la France. Les lieux et les rencontres se multiplient faisant éclore la Vivance. Terme utilisé en sophrologie, désignant la...
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    Il est des balades qui tombent à pic. Pour notre narrateur, une inondation et un chat porté disparu ne sont qu’éléments déclencheurs pour enfourcher un vélo et parcourir la France. Les lieux et les rencontres se multiplient faisant éclore la Vivance. Terme utilisé en sophrologie, désignant la rencontre entre le corps et l’esprit.

    « C’est tout mon corps qui est absent, le sol se dérobe et j’en viens à douter d’être assis. Epuisé de sensations. Impressions seulement. Et si je n’avais toujours eu que ça, des impressions. La plus prégnante en ce moment est celle de la vitesse, moi immobile au milieu d’un décor qui file à toute allure, ou attaché à une roue qui tourne de plus en plus vite. Ça pourrait aussi être une chute. »

    Vivance est l’errance du narrateur dans son quotidien. Perdant ses repères avec un passé qui le poursuit, il tente tout pour être en symbiose avec sa conscience. Les rencontres, les éléments, les émotions sont passés au crible dans des longueurs de description. Une narration suffocante, sans dialogues. Je ne suis pas parvenue à entrer dans la réflexion de l’auteur. Le rythme étant trop lent et le contenu dense. Une lecture où il faut prendre le temps de se poser pour en capter le moindre détail. Chose impossible pour moi en ce moment ! Peut-être que je remonterai sur ce vélo plus tard…

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2022/11/14/39703648.html

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    Couverture du livre « Vivance » de David Lopez aux éditions Seuil

    Chantal Lafon sur Vivance de David Lopez

    Éditions Seuil
    Quand on partait de bon matin Quand on partait sur les chemins À bicyclette…
    Le titre annonce que l’auteur vous emmène dans une balade de sophronisation.
    Le narrateur a des difficultés à accepter la rupture imposée par sa compagne.
    Cycles, chaque vie vous fait vivre plusieurs...
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    Éditions Seuil
    Quand on partait de bon matin Quand on partait sur les chemins À bicyclette…
    Le titre annonce que l’auteur vous emmène dans une balade de sophronisation.
    Le narrateur a des difficultés à accepter la rupture imposée par sa compagne.
    Cycles, chaque vie vous fait vivre plusieurs périodes et tous ne l’acceptent pas, la routine peut être rassurante, apaisante. Alors notre narrateur n’est pas véritablement armé pour l’affrontement.
    Cyclone est cette rupture qu’il n’a pas vue venir. Au début il patiente en repeignant sa maison par petits coups de pinceaux, il étire le temps en espérant un retour, sous l’œil paresseux du chat.
    Cyclothérapie, c’est le choix qu’il fera.
    Selon son interlocuteur, le narrateur changera sa version des faits.
    Noël est encore plus seul que lui, après une chute et ses séquelles il a sombré depuis longtemps dans l’alcool, la dépression et cela en boucle.
    Denis lui est sur le point d’être papa, cultive de l’herbe, fume et attend. Le narrateur dit de lui qu’il perturbe son flux intérieur.
    Alors puisqu’après la rupture il a cessé d’aller travailler, autant aller voir ailleurs à vélo, pour l’effort et la liberté.
    L’écriture de David Lopez se fait au fil de l’eau, sans fioritures ni effets de manches.
    C’est un flot de mots mouvants, comme si l’auteur faisait fi de ses lecteurs, comme s’il ne cherchait pas à capter leur attention, mais paradoxalement en s’adressant tout de mêle à eux.
    « C’est toujours étrange de redescendre une pente qu’on a montée. Surtout quand on était aussi peu lucide que moi à ce moment-là. Je ne réalise pas avoir parcouru tant de distance. Je ne savais pas qu’il y avait autant de virages. Ça parait moins raide que dans mon souvenir. »
    Comme les échanges possibles entre inconnus, car ne faisant que passer dans notre vie ils peuvent entendre des vérités sans juger. Il y a un laisser aller dans la parole.
    C’est une lecture étrange qui vous fait passer de la plaine au vallon pour gravir la montagne, à coups de pédales.
    Au fil de l’errance le narrateur se reconnecte, il vit l’instant, traversé par des riens qui sont peut-être plus importants finalement que les tranches de vie qu’il a eues en exerçant son métier, en vivant sa vie de couple.
    Son corps et sa psyché sont réconciliés.
    Le vagabondage hors du temps du commun des mortels est une ancre pour se sentir vivant et ça dans chaque instant.
    Lu dans le cadre du Prix du Roman Fnac 2022 et toujours en lice.
    ©Chantal Lafon
    https://jai2motsavousdire.wordpress.com/2022/08/28/vivance-david-lopez/

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    Couverture du livre « Fief » de David Lopez aux éditions Seuil

    fabienne balcon sur Fief de David Lopez

    David Lopez nous raconte la vie d’une bande de jeunes vivant dans une ville coincée entre la banlieue et la campagne. Ils sont neuf garçons qui ne savent pas quoi faire de leur vie, ils vivotent entre jeux de cartes, drogues, alcool, boxe pour certains sans envisager d’avenir. Ils rêvent bien...
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    David Lopez nous raconte la vie d’une bande de jeunes vivant dans une ville coincée entre la banlieue et la campagne. Ils sont neuf garçons qui ne savent pas quoi faire de leur vie, ils vivotent entre jeux de cartes, drogues, alcool, boxe pour certains sans envisager d’avenir. Ils rêvent bien mais sont incapables de concrétiser tout projet durable et solide.
    Tous ensembles, ils préfèrent traîner, ils se satisfont de la routine quotidienne. On ressent la peur de l’ailleurs, des autres , de quitter leur quartier ( leur fief), de fuir leur enfance.
    C’est un roman sans intrigue précise mais une succession de chapitres relatant le quotidien de ces garçons. C’est Jonas , jeune boxeur talentueux qui est le narrateur. Il représente le véritable looser malgré son potentiel sportif. Son entraîneur lui promet une belle carrière mais Jonas la saborde en continuant à fumer de l’herbe, boire, sortir. Il n’a pas la volonté de choisir sa voie , il préfère vivre au jour le jour. On ressent cet abandon dans sa relation amoureuse avec Wanda, jeune fille habitant les quartiers bourgeois de la ville : il n’a de cesse de se sentir inférieur, de la considérer comme un fantasme sans aucun avenir. Il reste fidèle à sa condition sociale comme ses parents ; sa vie défile devant ses yeux sans qu’il intervienne, il n’en est que simple spectateur.
    Ce personnage devient très attachant au fil des pages, il décrit précisément son désarroi, ses joies, sa profonde amitié envers ses copains du quartier. A travers son regard, on perçoit les atmosphères, les ambiances, les odeurs.
    Jonas nous fait rencontrer le monde de la boxe amateur ; en effet le texte commence par un combat perdu et finit par une éventuelle revanche. On suit ses nombreux entraînements avec un vocabulaire technique , parfois difficile à décrypter , mais empli de scènes fortes en émotions, en tensions, en peurs et angoisse . L’auteur, lui-même boxeur, retransmet bien les sensations physiques et psychologiques de ce sport difficile.
    C’est un livre sur l’ennui d’un groupe de jeunes ou l’amitié n’est pas un vain mot ; ces 9 jeunes sont unis entre eux , leur fidélité est entière et sans jugement.
    Ce qui surprend , dans ce livre, c’est l’écriture qui est vive, crue et poétique à la fois, avec un parler de jeunes ; elle mérite d’être lue à voix haute grâce à sa cadence, son rythme énergique.Elle peut devenir très drôle avant de basculer dans la mélancolie.
    Livre percutant et vrai sur les jeunes de petites villes

    Merci à 68premiresfois pour cette lecture

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    Couverture du livre « Fief » de David Lopez aux éditions Seuil

    Olivier BIHL sur Fief de David Lopez

    Je le regrette mais l'évocation de l'univers banlieues/ boxe/ drogue/ drague et même copains, ici, est sûrement très réaliste mais pour moi c'est un livre sans Histoire ni nouveautés. J'ai eu l'impression qu avec cet énième récit, je relisais le millième témoignage d'un succession de faits...
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    Je le regrette mais l'évocation de l'univers banlieues/ boxe/ drogue/ drague et même copains, ici, est sûrement très réaliste mais pour moi c'est un livre sans Histoire ni nouveautés. J'ai eu l'impression qu avec cet énième récit, je relisais le millième témoignage d'un succession de faits divers dont les journaux nous abreuvent plus ou moins régulièrement mais pour le reste pas un moment d'âme de cette communauté, pas un personnage à qui s'attacher. Un récit décousu, un vocabulaire, hélas trop commun et à la limite du franchement vulgaire. Quelques pages échappent à ces regrets (les souvenirs de la plus petite enfance, les digressions comico - philosophiques, certaines réparties) mais pour moi tout cela est trop long au global.

    Je ne remets, naturellement pas en cause l'écriture et l'auteur mais ce livre n'était probablement pas pour moi.

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