Damien Cuvillier

Damien Cuvillier

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Avis (2)

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    Couverture du livre « La guerre des Lulus T.6 ; la guerre des Lulus t.1 ; 1916 » de Regis Hautiere et Damien Cuvillier aux éditions Casterman

    Lionel Arnould sur La guerre des Lulus T.6 ; la guerre des Lulus t.1 ; 1916 de Regis Hautiere - Damien Cuvillier

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    C’est la rançon du succès que d’être attendu comme l’est ce tome 1 de La perspective Luigi. En effet, La Guerre des Lulus étant devenu pour ainsi dire un classique en quelques années (et autant de tomes : 5), toute sortie d’un nouvel...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    C’est la rançon du succès que d’être attendu comme l’est ce tome 1 de La perspective Luigi. En effet, La Guerre des Lulus étant devenu pour ainsi dire un classique en quelques années (et autant de tomes : 5), toute sortie d’un nouvel opus attise curiosité et envie de la part du public. Une curiosité d’autant plus justifiée que les auteurs avaient pris soin de laisser un trou de plusieurs mois dans la trame narrative du premier cycle des aventures des Lulus.

    Ainsi, la première qualité de ce nouvel album se situe dans un autre tome, le quatrième pour être précis, au début duquel, le narrateur nous explique qu’il y a quelques années, Luigi a raconté ce qui leur est arrivé pendant ces 11 mois passés en territoires ennemis, tout en précisant en bas de page qu’il s’agit d’un tome « à paraître ». Je dois dire que j’aime beaucoup ce genre de pirouette qui nous montre à quel point les auteurs ont fignolé leur scénario tout en générant une attente légitime chez les lecteurs.

    Attente comblée de fort belle manière avec ce nouvel épisode. Car oui, Hautière maintient le niveau pour ce qui est de l’histoire de nos 4 orphelins et de leur protégée belge. Certes, le scénario est un peu léger, à base de poursuites avec la police et de rivalités de bandes, mais l’humanisme qui sous-tend les 5 premiers tomes est encore bien présent, notamment à travers les relations d’amitiés avec les enfants des rues de Berlin. Quant au ridicule de la guerre, il est également, et à nouveau, mis en avant au fil des pages, à l’image des deux espèces de Dupondt, gendarmes allemands, qui passent leur temps à leur courir après.

    Côté dessin, Damien Cuvillier reprend le flambeau avec classe et finesse. Ses Lulus sont dans la droite lignée de ceux de Hardoc et le dessin, en général, reste d’une excellente qualité. Les cadrages, les couleurs, la matière et les ambiances sont parfaites pour ce genre de récit et les « tronches » des personnages sont vraiment très bien travaillées.

    Tout ça pour vous dire que ce premier tome du diptyque de La Perspective Luigi est une lecture très sympathique et que je vous la recommande sans réserve.

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    Couverture du livre « Eldorado » de Damien Cuvillier et Helene Ferrarini aux éditions Futuropolis

    Missbook85 sur Eldorado de Damien Cuvillier - Helene Ferrarini

    L'Eldorado n'a de doré que son nom, comme une illusion au cœur de la jungle inhospitalière... c'est une folie mortelle ! Après le succès de " Nuit noire sur Brest " , Damien Cuvillier publie en cette année 2018 le roman graphique " Eldorado " avec la collaboration d' Hélène Ferrarini.

    A...
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    L'Eldorado n'a de doré que son nom, comme une illusion au cœur de la jungle inhospitalière... c'est une folie mortelle ! Après le succès de " Nuit noire sur Brest " , Damien Cuvillier publie en cette année 2018 le roman graphique " Eldorado " avec la collaboration d' Hélène Ferrarini.

    A l'aube du XXème siècle, les conflits éclatent en Europe entre syndicats et patronats. Marcello est l'une des figures de ce mouvement contestataire, au sein de l'aciérie Wandel. Grâce à sa lutte contre  la pénibilité des conditions de travail et les faibles rémunérations, il obtient la reconduction de la grève. D'autres usines se rallient à cette révolte syndicale.
    Mais Marcello n'aspire qu'à une chose : retrouver Louisa et s'enfuir loin avec elle...
    p. 32 : " - Tu vois, avec Louisa... on s'aime depuis qu'on est gosses. J'peux pas vivre sans elle. J'le sais maintenant. C'est la femme de ma vie. J'irais au bout du monde avec elle. "
    Au café, un homme s'époumone à vendre les mérites du  chantier du siècle en   Amérique : la construction d'un canal. Avec la promesse de meilleures conditions de travail et d'un salaire plus élevé, il espère convaincre et expédier de la main-d'œuvre par le prochain bateau.
    p. 13 : " - Ton paradis, il a un nom ? - Oui, moi je l'appelle L'ELDORADO. "
    Le père de Louisa a eu vent de la promesse de Marcello à Louise de s'enfuir pour vivre librement leur amour. Ayant de longue date organisé une alliance bien plus lucrative, celui-ci va tout faire pour éloigner Marcello de sa bien-aimée... Alors ils profitent d'une soirée bien arrosée pour faire monter de force le pauvre Marcello, ivre mort, dans le bateau en partance pour l'Amérique. Lorsque ce dernier se réveille à bord du navire, il est déjà trop tard....
    p. 40 : " - Ben, comment tu t'es retrouvé ici ? - Ça, j'aimerais bien le savoir... "
    Humilié et surtout anéanti, Marcello établit alors une correspondance avec Louisa, sans certitude que ses lettres lui parviendront.
    p. 116 : " Qui a pris le contrôle de nos vies, de ma vie ? Moi qui ai toujours clamé qu'il fallait prendre la liberté pour qu'on veuille bien nous la donner me voilà bien enchaîné. "
    Ce territoire colonisé brutalement par les Blancs, appartient aux Indiens d'Amérique. Sans faire fi de l'avis de la population locale, ni même de son environnement, les Blancs exploitent ce nouveau territoire, source de profits !
    L'ingénieur en charge du projet du canal, Hogen, est sur place avec sa femme, afin d'étudier au plus près la progression de ce gigantesque chantier.
    p. 53 : " -Dites-moi... des rumeurs circulent sur le manque de main-d'œuvre dont souffrirait le chantier. - Il n'en est rien. Les bras ne manquent pas pour participer à ce chantier qui marquera l'Histoire. Hier encore, nous avons reçu un nouvel arrivage de travailleurs. "
    Pendant ce temps, Marcello tente ,tant bien que mal, d'éponger au plus sa dette envers la compagnie, afin de retrouver Louisa. Mais l'inhospitalié de la jungle ne laissera aucun répit à Marcello, alternant les travaux plus pénibles les uns que les autres.
    p. 80 : " Quand je t'écris, je quitte le chantier. Je suis avec toi. Ces mots me tiennent la tête hors de l'eau. "
    Jusqu'au jour où, par inadvertance, l'une de ses lettres arrive jusque dans la demeure des Hogen. Barbara qui n'a comme seule distraction que la lecture des livres qu'elle achemine péniblement jusqu'ici, commence à s'emparer des lettres afin de tromper l'ennui.
    p. 102 : " - C'est un jeune homme... qui écrit à une certaine Louisa. C'est un peu "brut"... mais, ma foi, c'est plutôt bien écrit. "
    Mais la folie de Marcello va le pousser à commettre l'irréparable, en proie avec ses démons et ses visions.

    C'est une incroyable fresque romanesque que nous font découvrir Damien Cuvillier et Hélène Ferrarini ! Sous la précision des traits et un graphisme époustouflant, je me suis attardée longuement sur certaines planches, tant leur beauté et leur finesse m'ont subjuguées !

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