Caroline Caugant

Caroline Caugant

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Avis (9)

  • Couverture du livre « Les heures solaires » de Caroline Caugant aux éditions Stock

    Squirelito L'écureuil sur Les heures solaires de Caroline Caugant

    Non seulement découvrir une histoire inédite est un plaisir de fin lecteur mais il le devient doublement quand ce même roman initiatique est également l’un des premiers titres d’une nouvelle collection aux éditions Stock : Arpège. Une ligne musicale et livresque créée par l’éditrice Caroline...
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    Non seulement découvrir une histoire inédite est un plaisir de fin lecteur mais il le devient doublement quand ce même roman initiatique est également l’un des premiers titres d’une nouvelle collection aux éditions Stock : Arpège. Une ligne musicale et livresque créée par l’éditrice Caroline Laurent.

    Billie est une jeune femme, une artiste. Une graphiste exactement, qui prépare une prochaine exposition. Elle reçoit soudainement un appel de la maison de retraite où réside sa mère dans le sud de la France. La directrice lui annonce le décès brutal de Louise, sa mère, par noyade dans une rivière. Cette rivière va s’avérer être le théâtre de la destinée de trois générations de femmes, la scène d’un secret bien caché au fond d’une boîte mystérieuse…
    Billie va partir à la recherche de la vérité sur cette disparition inexplicable mais également aller secouer ces fantômes qui la poursuivent, ces démons de l’ombre et tenter de percer le dédale sibyllin d’un monstre fétide, monstres qui parfois ne peuvent que forcer la fatalité des destins.

    Progressivement le lecteur va faire connaissance de Louise, de sa mère Adèle, d’un certain oncle Henri et de Léa, l’amie d’enfance de Billie qui, elle aussi, a disparu brutalement par noyade…

    L’eau, élément de vie et qui est la source des disparitions. Antagonisme qui prend une densité mouvante, flottante entre saveurs méditerranéennes et souvenirs entremêlés. Un clapotis, une vague, un torrent de sentiments, de doutes. De regrets aussi. Sans oublier l’amour, l’amour qui vient, qui s’en va ou qui n’est jamais venu. Amour englouti sous les eaux du silence, amour à faire jaillir comme une fontaine d’une renaissance.

    Un roman sombre qui devient solaire (d’où son titre) dans un final éblouissant, joliment nommé « valse à trois temps ». Une valse lente pour s’offrir encore le temps, s’offrir les détours d’une remise de soi-même pour un renouveau. A cette perle littéraire aquatique, le plus bel écrin lui a été donné : celui d’une écriture nageant dans une poésie subtile, lumineuse avec pour écran la nature et toutes ses sensations, ses odeurs, ses profondeurs. Une quête cathartique au service des belles lettres.

    https://squirelito.blogspot.com/2019/01/une-noisette-unlivre-les-heures.html

  • Couverture du livre « Les heures solaires » de Caroline Caugant aux éditions Stock

    cathy Guichard sur Les heures solaires de Caroline Caugant

    ce roman revisite le thème des secrets et des dénis , des violences passées sous silence et enfouis qui traversent et impactent 3 générations .Un thème fort et universel qui réveille nos propres questions ,et blessures pour certains(es)

    ce roman revisite le thème des secrets et des dénis , des violences passées sous silence et enfouis qui traversent et impactent 3 générations .Un thème fort et universel qui réveille nos propres questions ,et blessures pour certains(es)

  • Couverture du livre « Les heures solaires » de Caroline Caugant aux éditions Stock

    Emma C sur Les heures solaires de Caroline Caugant

    Billie, trentenaire, prépare sa première exposition à Paris. Elle apprend par un coup de téléphone que sa mère est décédée. Sa mère qui n’était déjà plus elle, déjà plus là depuis un bon moment.

    Elle revient donc sur les lieux de son enfance, de celle de sa mère et de celle de sa grand-mère....
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    Billie, trentenaire, prépare sa première exposition à Paris. Elle apprend par un coup de téléphone que sa mère est décédée. Sa mère qui n’était déjà plus elle, déjà plus là depuis un bon moment.

    Elle revient donc sur les lieux de son enfance, de celle de sa mère et de celle de sa grand-mère. Sur des destins de femmes, qui traversent leurs époques. Elle revient sur les secrets de famille bien cachés dans les murs de la maison.

    On retrouve les couleurs, la chaleur et l’ambiance du sud de la France comme cette magnifique photo d’eau claire de la couverture.

    Les heures solaires ceux sont les instants lumineux des vies avant que l’ombre des secrets ne les fasse disparaître.

  • Couverture du livre « Les heures solaires » de Caroline Caugant aux éditions Stock

    Mumu Dans le Bocage sur Les heures solaires de Caroline Caugant

    Les monstres engendrent-ils des monstres ? avait demandé Louise à Henri en dévoilant la cicatrice cachée sous ses cheveux. (p164)

    Explorer les méandres des liens familiaux et, dans le cas présent, féminins, ce qui nous lie, la monstruosité se transmet-elle de génération en génération où ne...
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    Les monstres engendrent-ils des monstres ? avait demandé Louise à Henri en dévoilant la cicatrice cachée sous ses cheveux. (p164)

    Explorer les méandres des liens familiaux et, dans le cas présent, féminins, ce qui nous lie, la monstruosité se transmet-elle de génération en génération où ne sommes-nous que le fruit qui en résulte.

    Comme l’eau de la rivière, les secrets enfouis se faufilent, même dans les creux les plus infimes. Ils vous habitent et habitent vos enfants. Ils dégorgent, reviennent sous une autre forme. (p165)

    Billie Savy, à l’annonce du décès de sa mère, retrouvée, noyée dans la rivière qui longe le centre où elle résidait depuis plusieurs années, se retrouve confrontée à des questions sans réponse. Pourquoi sa mère a-t-elle décidé d’en finir, elle qui depuis plusieurs années n’avait plus de repères, plus de mémoire ? Pourquoi cet événement réveille-t-il en Billie des souvenirs qu’elle pensait à jamais enfouis ?

    Elle avance dans le couloir et son mantra, celui qu’elle s’est récité toutes ces années – ce dont on ne parle pas n’a jamais existé -, lui apparaît d’un coup comme une erreur grotesque. Tout était là. Tout est là. Il n’y a pas d’oubli véritable. (p175)

    Revenir sur les lieux de son enfance, régler les affaires courantes, vider la maison et retrouver les odeurs, les bruits, les sensations qui vont faire ressurgir Lila, son amie d’enfance, mais aussi Adèle, sa grand-mère et surtout Louise, sa mère, cette énigme.

    A travers ce roman, Caroline Caugand aborde les thèmes de l’amitié mais surtout de la famille, porte-t-on les gênes du mal, de mère en fille, a-t-on tous et toutes des zones d’ombre, des actes que seule la mort pourra nous délivrer.

    Des familles entières enterrées avec leurs secrets. Leur honte et leurs regrets bien à l’abri, emportés dans la tombe. Mais ces secrets sont plus bavards que ce que les vivants et les morts ont laissé de tangible. De génération en génération, ils se perpétuent dans les regards, les gestions inconscients, les silences. Et chacun à son tour en subit les répercussions. Comme l’impact du caillou à la surface de l’eau déclenche une série d’ondes. Combien sont-ils, ces héritiers, à se débattre avec ce qui a été enfoui, à essayer de mettre un nom sur ce qui les hante ? (p157)

    Il y a des fardeaux lourds à porter, que la mémoire occulte ou veut occulter parfois, pour trouver une forme de bonheur. Mais les traces, les empreintes restent et vont permettre à l’héroïne de comprendre qui étaient réellement sa grand-mère mais aussi Louise, cette mère si peu chaleureuse, si différente de Suzanne, la mère de Lila.

    Car finalement Billie a elle-même ses propres zones d’ombre. Dès le début du roman, Lila apparaît en filigrane, elle rôde, plane dans ses pensées. Et si tout était lié…. Sa vie actuelle n’est-elle pas une reproduction, une conséquence de son passé, de cet atavisme familial ? Sont-elles des monstres ou n’ont-elles agi que pour s’adapter, pour survivre, pour protéger ou se défendre

    C’est un court roman ne distillant les événements qu’au compte-goutte, divisé en cinq parties pour retracer les parcours de ces trois femmes avec dans la dernière, La Valse à trois temps, une danse ou les trois générations vont enfin se délivrer de leur secret.

    Le promeneur vogue d’un tableau à l’autre, il ne se méfie pas. Son œil découvre les espaces verdoyants, il s’attache à leur enchantement. Il ne distingue pas encore les insectes rampants qui se glissent dans la scène, les cadavres de guêpes et les corps inertes flottant sur l’eau. La mort qui rôde. (p201)

    Tout au long du récit, Caroline Caugand tisse la toile mêlant souvenirs et présent, glissant les indices çà et là et même si l’on se doute que Billie trouvera, grâce à ce pèlerinage à V., les réponses qu’elle attend, qui donneront un nouveau sens à sa vie, on est bercé par l’écriture douce et poétique, où la nature tient une place prépondérante et où les émotions sont à fleur de peau.

    Minuscules guerrières arpentant les collines, l’une en quête de souffle, l’autre d’amour. (p176)

    C’est un récit qui se déguste au fil des mots, où l’on passe du sucré à l’amer, qui nous fait nous interroger sur nos propres questionnements, d’où vient-on, pourquoi a-t-on parfois tel comportement, sur les souvenirs d’enfance, les ambiances de la vie de province.

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