Alexandre Pouchkine

Alexandre Pouchkine

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le et mort à Saint-Pétersbourg le .

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Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le et mort à Saint-Pétersbourg le .

Avis sur cet auteur (12)

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    Couverture du livre « La fille du capitaine » de Alexandre Pouchkine aux éditions Gallimard

    NADIA D'ANTONIO sur La fille du capitaine de Alexandre Pouchkine

    Ayant un ami qui attend mon ressenti pour « La Fille du capitaine » (Капитанская дочка) de Alexandre Pouchkine (Пушкин Александр Сергеевич), après mon « avis mitigé » pour « La Dame de pique » du même auteur, je lui avais répondu que je n'allais « pas m'affoler » mais dans le fond, autant le...
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    Ayant un ami qui attend mon ressenti pour « La Fille du capitaine » (Капитанская дочка) de Alexandre Pouchkine (Пушкин Александр Сергеевич), après mon « avis mitigé » pour « La Dame de pique » du même auteur, je lui avais répondu que je n'allais « pas m'affoler » mais dans le fond, autant le faire et le rassurer : « tu peux y aller, " à condition d'aimer un ouvrage sur la vie militaire mais aussi sur l'amour ...»
    Ce petit ouvrage (eh oui, encore un petit) n'est pas du tout de la même veine et il nous entraîne dans d'autres lieux que j'ai mieux appréciés.

    Cette fois, nous sommes dans la Russie du XVIIIe siècle (en 1773), alors que la grande Catherine II voit son pouvoir menacé par une révolte qui gronde.
    Au fait, j'ai remarqué que la quatrième de couverture en disait long sur le récit, à tel point que je l'ai parcourue « en diagonale ».

    L'important était la lecture de « La Fille du capitaine » dont j'ai la parution en livre de poche (2006 car l'ancien était beaucoup trop vieux). Celui-ci (la couverture n'est pas la même que sur le site) a été traduit par Vladimir Volkoff et publié sous la direction de Michel Jarrety ainsi que Michel Zink.

    On dit que « La Fille du capitaine » est un roman historique. « On ajoute parfois : « à la manière de Walter Scott ». (…) « Le choix de Pouchkine peut étonner. Car la rébellion de Pougatchov n'est pas un des événements que les Russes, vers 1830, se rappellent avec le plus de plaisir. » .

    On pourrait un peu citer quelques personnages (juste quelques uns et dans le désordre car il m'a fallu me remémorer tout cela) : Piotr Andréïtch Griniov – Maria Ivanovna – Schvabrine - Ivan Kouzmitch – André Karlovitch – Vassilissa Iégorovna, et bien d'autres…. Cela n'est qu'un échantillon.

    Pendant que j'y pense, je voudrais rappeler que cette rébellion de Pougatchov a réellement eu lieu et que Pouchkine, « dans ce roman historique, c'est à Griniov qu'il laisse le soin de raconter à la première personne les menées de ce Pougatchov qu'il affronte…). On lui ordonne de partir pour la forteresse de Biélogor où il sera sous les ordres d'un brave homme, le capitaine Mironof.

    Mais le narrateur est mécontent car cette forteresse se trouve sur la frontière des steppes kirguiss. Pourtant, il doit partir et il le fait dans une kibitka (Кибитка : sorte de traîneau en partie couvert d'une toile). Arrivé à destination, il fait la connaissance de celui qui sera son supérieur, qui le reçoit à sa table pour manger la soupe aux choux. C'est aussi là qu'il voit « La Fille du capitaine », Maria Ivanovna (Macha : dix-huit ans – visage rond et vermeil – cheveux blonds …), qui, d'abord, au début, ne lui plaît pas. Ses parents pensent que c'est un malheur de voir qu'elle n'est toujours pas mariée – qu'elle a seulement « un peigne fin, un balai et une pièce de trois kopecks, juste ce qu'il faut pour aller au bain. » de plus, pour eux, ce serait une grande chance si elle trouvait un brave homme et qu'elle ne coiffe pas Sainte-Catherine. le narrateur, voyant la demoiselle rougir et les larmes aux yeux, la prend en pitié.

    Je m'aperçois qu'il ne faudrait pas trop en raconter plus pour laisser la « bonne » surprise de la découverte de cette Russie des tsars, à travers les steppes de l'Oural – de la neige – des isbas – des Cosaques - où l'action se passe sur un rythme bien soutenu (avec les batailles), mais il y a aussi de la douceur dans les sentiments…

    Alors comment classer cet ouvrage ? Il s'agit certes d'un roman d'amour – d'aventures bien sûr – une lecture bien dépaysante (c'est ce que l'on aime dans cette littérature) – le fameux charme de l'âme russe – en tête de nombreux chapitres figurent des petites chansons populaires. Un exemple (un seul) pour le Chapitre 5 consacré à l'Amour :
    « Jolie fille, ma jolie fille,
    Jeune ne te marie point,
    Mais consulte tes père et mère,
    Père et mère, toute la tribu,
    Fille, amasse de la sagesse,
    La sagesse est une belle dot. »
    « Chanson populaire. »

    Et c'est ici que je termine, sans oublier de signaler qu'en fin du livre, une part importante est laissée à un « Dossier » avec : des « Annexes » – des « Documents » comportant des "Extraits" – une « Notice sur Pouchkine et son oeuvre » - des « Repères géographiques » - des « Repères chronologiques » - finalement, l'ouvrage comporte 222 pages (raisonnable).

    Bonne lecture et belle découverte pour ceux qui ne connaissent pas encore ce récit (et peut-être un bon souvenir pour ceux qui connaissent ce livre)….

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    Couverture du livre « Le coup de pistolet et autres récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine » de Alexandre Pouchkine aux éditions Gallimard

    NADIA D'ANTONIO sur Le coup de pistolet et autres récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine de Alexandre Pouchkine

    Un petit tour du côté de la Russie avec Alexander Sergeyevich Pushkin : Alexandre Sergueïevitch Pouchkine ((Александр Сергеевич Пушкин). Pour cette fois, je n'ai pas choisi un « pavé » mais un simple recueil de nouvelles :
    « La dame de pique » ( Пиковая дама, Pikovaïa dama ) suivi de « Récits...
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    Un petit tour du côté de la Russie avec Alexander Sergeyevich Pushkin : Alexandre Sergueïevitch Pouchkine ((Александр Сергеевич Пушкин). Pour cette fois, je n'ai pas choisi un « pavé » mais un simple recueil de nouvelles :
    « La dame de pique » ( Пиковая дама, Pikovaïa dama ) suivi de « Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine » (« Повести покойного Ивана Петровича »).

    L'auteur, né en 1799, est un poète, un dramaturge et un romancier russe. Son père faisait partie de la noblesse russe – et par sa mère, il était l'arrière petit-fils d'un esclave maure qui avait été « offert » à Pierre le Grand.
    Pouchkine a connu six ans d'exil – il a mené une existence plutôt « déréglée » et il a trouvé la mort, très jeune, à la suite d'un duel en 1837.

    En page 7, on peut lire : « Pouchkine n'a jamais cessé de conter des histoires. On dirait que rien ne l'intéresse autant dans le métier d'écrivain. La musique des vers l'enchante ; il ne répugne pas à faire entendre quelques vérités. Mais plus que tout, il aime évoquer des personnages, faire revivre des événements, construire des scènes et des intrigues. »

    Un peu plus loin, on nous donne quelques explications sur le « jeu du pharaon » (ça c'est pour les amateurs de jeux de cartes car, pour ma part, je n'en connais pas grand-chose, mais peu importe) : « Le jeu se joue entre un banquier, dont on dit qu'il « taille » et des joueurs appelés « pontes », dont on dit qu'ils « pontent ». Il faut deux jeux de cartes. » (p.22).

    On trouve deux thèmes principaux : le jeu et la vengeance et il faut savoir que Pouchkine avait trouvé son inspiration avec le jeu du pharaon. A noter, également, que cette nouvelle avait été traduite en français, par Prosper Mérimée ainsi que André Gide.

    Je ne vais pas « décortiquer » l'ouvrage. Mais on peut dire qu'on évolue dans la Russie du XIXe siècle (avec ce qu'on appelle « le charme de l'âme russe ») – on rencontre des personnages comme, par exemple, la Comtesse Anna Fédotovna – Paul Tomski – Lisabeta Ivanovna – Hermann (un allemand) – Tchekalinski ……

    Par contre, ne connaissant rien de rien à ce jeu de cartes (et ici il y a un secret pour gagner : le trois, le sept et l'as ??? ), j'étais assez perplexe mais je peux dire que c'est « La Dame de pique » que j'ai préférée, car cette Dame est bien piquante). Il y a également les « Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine), ainsi que : des avertissements de l'éditeur - des « Orientations Bibliographiques » – Une « Chronologie » où on nous informe que « les dates sont données en calendrier julien, alors en retard de douze jours sur le calendrier grégorien »… bref, un tas d'informations tout de même nécessaires.

    J'ai trouvé certaines inégalités dans la qualité de ces nouvelles, mais ce n'est que mon impression personnelle…


    Mon ressenti : Pouchkine a écrit une petite nouvelle fantastique mais je crois bien que je préfère les romans russes, les bons gros livres. Il faut dire aussi que j'ai grandi au milieu d'eux, cela a du jouer sur moi.
    Cela n'enlève rien au plaisir d'avoir lu ce petit ouvrage du grand Pouchkine.

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    Couverture du livre « La dame de pique » de Alexandre Pouchkine aux éditions Nathan

    NeigesHivernales sur La dame de pique de Alexandre Pouchkine

    A Saint-Pétersbourg, au XIXe siècle, Hermann, officier sans fortune et passionné de jeu, apprend qu'Anna Fedotovna détient le secret de trois cartes gagnantes... Comment l'obtenir ?
    Faire avouer la contesse ou séduire sa demoiselle de compagnie? Et si c'était un fantôme qui lui révélait ce...
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    A Saint-Pétersbourg, au XIXe siècle, Hermann, officier sans fortune et passionné de jeu, apprend qu'Anna Fedotovna détient le secret de trois cartes gagnantes... Comment l'obtenir ?
    Faire avouer la contesse ou séduire sa demoiselle de compagnie? Et si c'était un fantôme qui lui révélait ce terrible secret?

    Courte nouvelle au travers de laquelle l'auteur utilise avec brio la fiction pour interroger le réel.

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    Couverture du livre « Eugène Onéguine » de Alexandre Pouchkine aux éditions Gallimard

    Moka Milla sur Eugène Onéguine de Alexandre Pouchkine

    Au carrefour des genres, Pouchkine signe là une œuvre qui aura mis plus de dix ans à voir le jour. Sa forme versifiée aura de quoi étonner (voire effrayer) mais il nous faut vraiment peu de temps pour nous laisser porter par le rythme du phrasé d’une grande fluidité. L’histoire se déroule à la...
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    Au carrefour des genres, Pouchkine signe là une œuvre qui aura mis plus de dix ans à voir le jour. Sa forme versifiée aura de quoi étonner (voire effrayer) mais il nous faut vraiment peu de temps pour nous laisser porter par le rythme du phrasé d’une grande fluidité. L’histoire se déroule à la manière d’une tragédie en cinq actes – sans toutefois se priver des enjeux du genre romanesque – et la forme versifiée lui confère une certaine légèreté et facilité de lecture. Ce livre est une vraie curiosité dans le paysage littéraire malgré la banalité des thèmes traités (amour, honneur et amitié) et ce fut un vrai plaisir de lecture pour moi qui suis pourtant une grande amoureuse des romans-fleuves du XIXe. Enfin, ces lignes permettent également de laisser une place, au détour de quelques vers, à la voix de Pouchkine qui pose une réflexion sur la littérature et la poésie, ce qui n’est jamais désagréable…

    La chronique complète: https://aumilieudeslivres.wordpress.com/2016/07/28/eugene-oneguine-pouchkine/