Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Alexandra Koszelyk

Alexandra Koszelyk
Alexandra Koszelyk est née en 1976. Elle enseigne, en collège, le français, le latin et le grec ancien. Elle a reçu le prix du meilleur roman Points pour À crier dans les ruines, son premier roman.

Avis sur cet auteur (71)

  • add_box
    Couverture du livre « L'archiviste » de Alexandra Koszelyk aux éditions Aux Forges De Vulcain

    Géraldine C sur L'archiviste de Alexandra Koszelyk

    C'est l'un des romans dont j'avais noté le titre sur ma liste à lire - forcément puisqu'il est question de l'Ukraine - sans avoir pu trouver ni le temps ni l'occasion de le lire : encore une fois Netgalley et la maison d'édition Aux forges de Vulcain ont exaucé mes vœux en le proposant à la...
    Voir plus

    C'est l'un des romans dont j'avais noté le titre sur ma liste à lire - forcément puisqu'il est question de l'Ukraine - sans avoir pu trouver ni le temps ni l'occasion de le lire : encore une fois Netgalley et la maison d'édition Aux forges de Vulcain ont exaucé mes vœux en le proposant à la lecture. Je n'avais pas non plus pris le temps de m’intéresser à Alexandra Koszelyk avant de lire ce quatrième titre hormis une rencontre zoom via vleel il y a quelques semaines de cela. A priori, ce n'est pas la première fois qu'elle évoque le pays d'origine de sa famille. A crier dans les ruines, son premier roman, qui a reçu toute une flopée de prix, avait quant à lui pris ses marques à Tchernobyl. La guerre en Ukraine semble cette fois avoir stimulé son imagination de romancière, concentrée autour de cette volonté sans faille du dictateur russe de changer et modeler la réalité selon son propre narratif.

    Je l'annonce de but en blanc : l'idée qui fut celle de Alexandra Koszelyk, je la trouve totalement géniale. K. notre fameuse archiviste, plongée dans la guerre, comme chaque Ukrainien, réfugiée au creux de ses archives de la bibliothèque, est surprise et contactée par un homme aux allures patibulaires. Celui-ci ne manque pas de l'intimider et de proférer un chantage odieux, en échange de la vie sauve de sa sœur, K. devra modifier les documents historiques de l'Ukraine que celui-ci lui transmet. Ce ne sont pas n'importe quels documents, ce sont un vitrail, des poèmes, des peintures, des photographies, des témoignages des plus grands artistes d'Ukraine. Modifier, effacer, réécrire l'histoire et l'identité de l'Ukraine pour de nouveau la rattacher à cette grande sœur toxique, dominatrice et envahissante, jamais nommée précisément dans le récit.

    À chaque visite du fâcheux individu, à chaque œuvre falsifiée, la mémoire et l'histoire, l'identité de l'Ukraine sont encore un peu plus profanées. Si Alexandra n'a pas souhaité s'attarder sur la violence des combats, les pertes, les blessés, les estropiés, les femmes violées, elle a choisi de se concentrer sur la culture ukrainienne, que la Russie, l'Empire ou la fédération, l'Union, s'emploie méthodiquement à annihiler depuis des siècles, à commencer par la langue ukrainienne, et ses villes qui viennent tout juste de retrouver leur identité vernaculaire : Kyiv, Kharkiv, Lviv... C'est ici une excellente occasion de découvrir les symboles forts du pays de ses racines que l'auteur se plaît à commémorer de façon très pittoresque et métaphorique, malgré tout, se refusant à tout prix à nommer l'ennemi voisin qui s'incarne en un sinistre Méphistophélès. De même, l'archiviste ne porte ni nom, ni prénom, tout juste un K. mystérieux - le K de Koszelyk ? - que pourrait porter n'importe qui aussi bien l'auteure que tout autre Ukrainien en charge de la mémoire de son pays.

    Il y a cette culture à préserver dans l'antre de l'archiviste K, il y a les combats extérieurs pour défendre le pays et ses habitants, où sa sœur Mila s'est retrouvée mêlée. Et si Alexandra Koszelyk y fait une brève excursion et ne manque pas de nous mettre un bon coup de semonce sur la tête - l'image de la mère et son bébé reste gravée -, la violence de cette culture victime des coups de griffe mesquins et sournois et répétés de l'homme au chapeau est aussi retentissante. Elle illustre l'inversion accusatoire d'un homme qui prend une prétendue dénazification du pays pour attaquer son autonomie. Elle illustre la méthode employée pour enlever toute aptitude et tout droit à revendiquer une identité propre à cette Ukraine, une méthode d’effacement qui s'applique aux individus. Ce n'est pas tant le dénouement qui me marquera, parce qu'on se l'imagine peu à peu au fur et à mesure de la progression de notre lecture, mais le processus qu'Alexandra Koszelyk a mis sur pièces pour illustrer ces méthodes de déculturation. Sans oublier cette forme de résistance, dont K. l'archiviste fait preuve. Une résistance qui nécessite un sacrifice plein et entier immédiat pour, peut-être, une libération future.

    Un récit qui remet à jour les symboles forts de l'Ukraine et les méthodes d'appropriation culturelle que se font fortes d'utiliser les pires dictateurs : s'il fallait le rappeler, le tout dernier épisode de rectification historique, sur la révolution de Maïden, démontre à quel point c'est aussi cette volonté de se rapprocher de l'Europe qui a mis le feu aux poudres d'un pays à l'impérialisme exacerbé. Ce qu'il faut retenir du récit de Alexandra Koszelyk, c'est cette forme impressionnante de résistance, dont font preuve les Ukrainiennes et Ukrainiens depuis le début du conflit, symbolisée par l'action en double de K. menée par un président qui s'est ainsi redonné une vraie forme de légitimité de leader solide et sans faille. Et cet espoir que la mémoire et l'intégrité du pays retrouvent son bien-fondé malgré l'acharnement du voisin à la reléguer aux oubliettes.

  • add_box
    Couverture du livre « L'archiviste » de Alexandra Koszelyk aux éditions Aux Forges De Vulcain

    AntigoneCH sur L'archiviste de Alexandra Koszelyk

    J’ai acheté le dernier roman d’Alexandra lors d’un voyage à Brest, à la librairie Dialogues. Et c’est toujours une émotion de voir ainsi en bonne place les livres d’une copine de blog, devenue à présent une autrice confirmée, alors que je participais autrefois à son atelier d’écriture sur...
    Voir plus

    J’ai acheté le dernier roman d’Alexandra lors d’un voyage à Brest, à la librairie Dialogues. Et c’est toujours une émotion de voir ainsi en bonne place les livres d’une copine de blog, devenue à présent une autrice confirmée, alors que je participais autrefois à son atelier d’écriture sur internet. Quel chemin parcouru ! … Dans ce roman à la couverture bleue et jaune, Alexandra évoque l’Ukraine, le pays de ses ancêtres, malmené par la guerre. Son personnage principal est une jeune femme, K., archiviste. Souvent seule, veillant tard, passionnée par son travail, elle a pour tâche de protéger des œuvres d’art mises à l’abri. Le reste de son temps, elle le passe auprès de sa mère, dont la santé semble se dégrader, après sa dernière attaque cérébrale. Etant sans nouvelles de sa sœur jumelle Mila, K. a décidé de mentir, pour ne pas perdre espoir et préserver sa mère. Un jour, elle reçoit à la bibliothèque la visite de l’homme au chapeau, un personnage énigmatique, mais qui est sans conteste du côté de l’ennemi. Il lui demande de falsifier des documents ukrainiens importants, fondateurs, afin de tenter de modifier l’Histoire et la perception future de cette guerre. Pour arriver à ses fins, il utilise le chantage. Mila serait entre leurs mains. D’abord atterrée par ce qui lui est demandé de faire, K. découvre en elle des ressources dont elle n’imaginait pas l’existence… Même si le roman d’Alexandra Koszelyk se confronte, bien sûr, à la barbarie d’un pays envahi et traumatisé, il nous entraîne aussi dans ce qui fait sa beauté. En effet, les falsifications dont K. se charge nous permettent à chaque fois de découvrir un artiste, de voyager quelques temps avec lui dans sa poésie, ses rêves et sa vérité. Les fantômes de l’Ukraine veillent. Et j’ai vraiment adoré être ainsi emportée dans une atmosphère mêlant fantastique, démarche artistique et rêveries, et qui a littéralement fait battre mon coeur un peu plus vite. Ce livre est vraiment très beau, d’une grande force poétique, et rend hommage au courage plein d’espoir des ukrainiens.

  • add_box
    Couverture du livre « L'archiviste » de Alexandra Koszelyk aux éditions Aux Forges De Vulcain

    voyages au fil des pages sur L'archiviste de Alexandra Koszelyk

    Dans l’Ukraine en guerre, de nos jours.
    K. est une jeune archiviste responsable de la bibliothèque municipale. Dès les premiers bombardements, les œuvres d’art des différents musées de la ville ont été abritées dans les sous-sols de la bibliothèque.
    Un jour, K. reçoit la visite de l’Homme au...
    Voir plus

    Dans l’Ukraine en guerre, de nos jours.
    K. est une jeune archiviste responsable de la bibliothèque municipale. Dès les premiers bombardements, les œuvres d’art des différents musées de la ville ont été abritées dans les sous-sols de la bibliothèque.
    Un jour, K. reçoit la visite de l’Homme au Chapeau, à la solde de l’ennemi, qui lui ordonne de falsifier les œuvres d’art entreposées dans les caves, pour en expurger toute trace de culture ukrainienne. Achever d’anéantir un peuple en annihilant ce qui fait son identité…
    Tout doit y passer : hymne national, poèmes, romans, tableaux, sculptures,… K. est atterrée, mais l’Homme au Chapeau s’est assuré de sa « collaboration » en exerçant sur elle un chantage abominable.
    Mais K. va trouver le moyen de résister, en intégrant dans les œuvres qu’elle doit « retoucher » d’infimes indices de cette falsification, destinés aux générations futures.
    « L’archiviste » est un conte tragique qui permet au lecteur de découvrir la culture et l’histoire ukrainiennes, par le biais des rêveries de K. qui l’emmènent au cœur même des œuvres qu’elle doit modifier et du processus de leur création, et qui lui font vivre de l’intérieur les événements plus contemporains de Tchernobyl, de la Révolution Orange et de Maïdan.
    Un roman onirique et touchant, un livre de résistance et un émouvant hommage à l’Ukraine.

    En partenariat avec les éditions Aux Forges de Vulcain via Netgalley.

    #LArchivisteukraineartpatrimoine #NetGalleyFrance

  • add_box
    Couverture du livre « L'archiviste » de Alexandra Koszelyk aux éditions Aux Forges De Vulcain

    danielle Cubertafon sur L'archiviste de Alexandra Koszelyk

    Il y en a 3 qui retiennent mon avis de les découvrir danser dans la mosquée, et surtout celui la la démesuré du désir en premier pas mal et il reste aliénor mais j ai déjà lue se livre il est passionnant

    Il y en a 3 qui retiennent mon avis de les découvrir danser dans la mosquée, et surtout celui la la démesuré du désir en premier pas mal et il reste aliénor mais j ai déjà lue se livre il est passionnant

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !