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Vanda

Couverture du livre « Vanda » de Marion Brunet aux éditions Albin Michel
Résumé:

Personne ne connaît vraiment Vanda, cette fille un peu paumée qui vit seule avec son fils Noé dans un cabanon au bord de l'eau, en marge de la ville. Une dizaine d'année plus tôt elle se rêvait artiste, mais elle est devenue femme de ménage en hôpital psychiatrique. Entre Vanda et son gamin de... Voir plus

Personne ne connaît vraiment Vanda, cette fille un peu paumée qui vit seule avec son fils Noé dans un cabanon au bord de l'eau, en marge de la ville. Une dizaine d'année plus tôt elle se rêvait artiste, mais elle est devenue femme de ménage en hôpital psychiatrique. Entre Vanda et son gamin de six ans, qu'elle protège comme une louve, couve un amour fou qui exclut tout compromis. Alors quand Simon, le père de l'enfant, fait soudain irruption dans leur vie après sept ans d'absence, l'univers instable que Vanda s'est construit vacille. Et la rage qu'elle retient menace d'exploser.

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Articles (1)

Avis (18)

  • Entre son boulot de femme de ménage dans un hôpital psychiatrique et son fils Noé - qu'elle surnomme " le bulot " Vanda n'a pas beaucoup de temps pour les loisirs.
    Lorsqu'un soir elle va prendre un verre dans son bar habituel elle aperçoit Simon - le père de Noé - duquel elle s'est séparée bien...
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    Entre son boulot de femme de ménage dans un hôpital psychiatrique et son fils Noé - qu'elle surnomme " le bulot " Vanda n'a pas beaucoup de temps pour les loisirs.
    Lorsqu'un soir elle va prendre un verre dans son bar habituel elle aperçoit Simon - le père de Noé - duquel elle s'est séparée bien avant la naissance de son fils.
    Simon est revenu pour s'occuper de l'enterrement de sa mère, vider l'appartement dont il est l'héritier et repartir au plus vite sur Paris mais il veut revoir une dernière fois Vanda et l'invite au restaurant.
    Pendant le repas Vanda lui annonce qu'il est le papa d'un fils de 7 ans , celui-ci tombe des nues ....... alors il veut connaitre son fils, assumer son rôle de père mais Vanda n'est pas d'accord, Noé est à elle rien qu'à elle.
    De son côté elle regrette d'en avoir trop dit et va tout faire pour éloigner Simon et Simon lui est plein d'espoir, il pense même à ne pas repartir à Paris, installe une chambre pour son fils dans l'appartement mais ....... qui va l'emporter ...... Noé n'est pas un objet ...... une lutte s'installe ......
    Un superbe roman ......

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  • Paf ! C'est le bruit du coup de poing qui m'a ravagée en finissant Vanda. La langue peut paraître surprenante au début, et après le présentation de deux personnages paumés et bourrés, on s'attend à une énième histoire d'écorchés vifs.
    Mais la suite n'a de cesse de nous détromper et de nous...
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    Paf ! C'est le bruit du coup de poing qui m'a ravagée en finissant Vanda. La langue peut paraître surprenante au début, et après le présentation de deux personnages paumés et bourrés, on s'attend à une énième histoire d'écorchés vifs.
    Mais la suite n'a de cesse de nous détromper et de nous entraîner toujours plus profondément dans les eaux houleuses de trois destins entremêlés. Un chapitre = un polaroïd, un arrêt sur image, raconté par un des personnages, à tour de rôle.
    Vanda est atypique, paumée, dépassée : emploi précaire et caractère instable. Son seul ancrage est Noé, son fils de 6 ans, qu'elle élève seule dans un cabanon au bord de la plage.
    À travers le destin de ces trois personnages se lit la société de cette fin de décennie, la violence avec laquelle elle broie les individus, le fossé qui se creuse et la barrière qui s'élève entre les classes, l'impuissance face à la machine, la colère qui ne peut plus exploser que de manière foudroyante dans une multitude de départs de feux.
    Sans les aimer, on les comprend pourtant, même dans leurs dérapages. Et la langue authentique et précise de Marion Brunet dit beaucoup sans s'étendre.

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  • Vanda vit dans un cabanon sur une plage du sud de la France, avec Noé son petit garçon de six ans. Leur relation est totalement fusionnelle, bien que Vanda soit une femme et une mère un peu « border line », pas franchement « politiquement correcte », pas très souvent sobre non plus … Elle passe...
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    Vanda vit dans un cabanon sur une plage du sud de la France, avec Noé son petit garçon de six ans. Leur relation est totalement fusionnelle, bien que Vanda soit une femme et une mère un peu « border line », pas franchement « politiquement correcte », pas très souvent sobre non plus … Elle passe la plupart de ses soirées avec des copains de beuverie, des accidentés de la vie eux aussi …

    Alors quand elle découvre que Simon, le père de Noé parti jadis vivre à Paris – et qu’elle avait sciemment quitté durant sa grossesse – est dans les parages, son sang ne fait qu’un tour : pas question de partager l’affection de leur fils avec lui ! Et Simon qui n’était revenu que pour enterrer sa mère et vendre son appartement, apprendra (c’est un comble !) de sa propre bouche l’existence de ce fils dont il ignorait tout …

    Marion Brunet nous offre cette fois-ci un texte puissant et plutôt anti conventionnel, qui se lit d’une traite et fait froid dans le dos. Si j’ai pris du plaisir à lire ce court récit (236 pages) un peu dérangeant, je n’ai – hélas – pas eu le coup de coeur espéré. Pas réussi non plus à éprouver la moindre empathie pour la nature névrosée et irrationnelle de Vanda, cette jeune femme dont l’amour maternel aveuglément égocentrique voire obsessionnel, tourne à la folie furieuse …

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  • Une mère : Vanda, un peu paumée, un peu larguée, réfractaire, en colère !
    Un père : Simon, endeuillé, en quête identitaire !
    Entre : Noé, surnommé « Bulot », petit homme de 6 années… adoré par sa mère, envié par son père.
    À Marseille, Vanda tente d’élever, envers et contre tous, son fils Noé,...
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    Une mère : Vanda, un peu paumée, un peu larguée, réfractaire, en colère !
    Un père : Simon, endeuillé, en quête identitaire !
    Entre : Noé, surnommé « Bulot », petit homme de 6 années… adoré par sa mère, envié par son père.
    À Marseille, Vanda tente d’élever, envers et contre tous, son fils Noé, qu’elle aime d’un amour passionné et fusionnel, en marge de la société dans un cabanon sur la plage. Tout est précaire : son contrat de travail, son foyer, ses amours, ses « amis », tout, sauf l’amour inconditionnel et intemporel qu’elle voue à son petit « bulot ». Jusqu’au jour où Simon, le père de l’enfant, parti à Paris sept ans auparavant, découvre ce fils dont il ne soupçonnait même pas l’existence, d’autant plus, que Chloé, sa compagne rejette la maternité. De là à ce que ce nouveau papa se sente investi d’une mission protectrice, il n’y a qu’un pas…qu’il franchit allègrement, au grand désespoir de Vanda qui ne vit que pour l’amour exclusif et dévastateur de son Noé et n’envisage pas de le partager. Vanda a peur. Peur que sa bulle explose, peur que le duo mère-fils se disloque. Alors elle se démène, se débat, Vanda, pour protéger sa liberté et leur vie à deux, est entêtée Vanda, comme toute bretonne qui se respecte, bordélique, colérique, border line…mais parfois la colère tue !

    Marion Brunet a l'art de vous alpaguer dès les premiers mots pour ne plus vous lâcher. Et ce fut mon cas. Marion Brunet, c'est un style d’écriture certes, mais c'est surtout un cri, une langue abrupte qui témoigne d'un regard juste et révolté sur les drames, misères, injustices devenues silencieuses à défaut d'être visibles.
    On alterne dans ce récit avec la voix de Vanda puis celle de Simon. Leurs angoisses se rejoignent. Vanda et Simon, deux êtres qui ont grandi sans père. Elle en mère farouchement possessive et lui qui découvre la paternité et veut l’assumer en apportant un peu de confort et de stabilité à son fils, Noé, viscéralement rattaché à sa mère, comme un bulot à son rocher. Le roman se construit alors sur la tension qui naît et croît quand Vanda réalise que Simon envisage de se rapprocher de son fils. Une tension que l’auteur orchestre à merveille et que le lecteur ressent au fur et à mesure des pages, sans savoir sur quoi elle va déboucher.
    Vanda, une abîmée de la vie, enragée, seule et isolée, excentrique et décalée et Simon, lâche et malheureux et Noé, le « bulot » qui grandit trop vite et comprend la névrose de sa mère malgré l’immensité de son amour et qui en souffre. Elle, fière malgré ses échecs et sa peur, ne baisse ni les bras, ni les yeux. Elle a fui sa mère qui s’envoyait des hommes comme on enfile des perles. Lui est graphiste, à Paris, sérieux presque casé ; elle, est imprévisible, fantasque…Simon élégant, raffiné et elle tatouée et féline. On pourrait reprocher à Marion Brunet des personnages au ton un peu trop vulgaire. Parce que Vanda ne mâche pas ses mots, jure comme un charretier, gueule sa rage et son amertume. Mais on s’habitue aux mots forts et crus. Et malgré ses failles, ses débordements, son inconscience, le personnage de Vanda attire…j’ai moi-même fini par m’attacher à elle, par envier son courage à vaincre l’adversité et la précarité de la vie.
    On vit les personnages de l’intérieur avec toute la palette de leurs émotions. On est sur la plage avec eux à entendre le ressac, le vent, les cris, la musique, à sentir le souffle de l’air iodé et enfumé.
    Un beau roman, à la syntaxe variée et complexe, nerveuse et rythmée, qui sait s’adapter aux différents protagonistes. Une écriture évocatrice, poétique, sensible et brutale à la fois et surtout interactive dans la douleur, dans la folie, dans l’amour extrême et destructeur.
    Vous l'aurez compris, Vanda, c’est du noir, du lourd, du puissant où les sentiments sont exacerbés, où l’espoir n’a pas lieu d’être, où la solitude fait foi. Ce roman frappe par sa réalité sociale et nous parle de la place de l'enfant, des liens filiaux et d’amour maternel, bien entendu, avec tout ce que cela peut avoir de beau mais aussi d’excessif et d’ambigu.

    Un drame poignant, moderne, contemporain, un roman sombre, incisif, bien écrit, que je vous conseille de lire.

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  • De Marion Brunet, je connaissais Frangine en littérature jeunesse. J'avais beaucoup entendu parlé de Vanda dernièrement sur les réseaux sociaux. Le sujet m'intéressait, m'attirait. C'est donc avec plaisir et honneur que je l'ai découvert dans le cadre des Explorateurs du Polar et que je le...
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    De Marion Brunet, je connaissais Frangine en littérature jeunesse. J'avais beaucoup entendu parlé de Vanda dernièrement sur les réseaux sociaux. Le sujet m'intéressait, m'attirait. C'est donc avec plaisir et honneur que je l'ai découvert dans le cadre des Explorateurs du Polar et que je le chronique. Surtout que j'ai beaucoup apprécié cette histoire et cette lecture. Un grand merci à Lecteurs.com ainsi qu'aux Editions Albin Michel.

    C'est l'histoire de Vanda, une femme rebelle, libre, écorchée, révoltée, en rage à qui la vie a fait peu de cadeau et qui se débat pour survivre. Mère avant l'heure, c'est aussi et surtout l'histoire de Vanda, la maman de Noé 7 ans, instable, marginale, en détresse mais si pleine d'amour pour son petit bulot et qui tente de faire de son mieux dans la bulle qu'ils se sont construit, dans leur cabanon de fortune face au bleu de la Méditerranée :
    "Toi et moi, le bleu. Toi et moi contre le reste du monde".
    Et il y a aussi Simon qui revient à Marseille à regret pour enterrer sa mère et à qui Vanda va apprendre, contre toute attente, qu'il est le père de Noé. C'est donc aussi l'histoire d'un père tout neuf qui va se jeter à corps perdu dans ce rôle y trouvant un nouveau sens à sa vie.

    J'ai été complètement happée par cette histoire à ne plus pourvoir la lâcher. J'ai aimé la succession des chapitres avec chacun un titre succinct, juste quelques mots qui donnent le ton. J'ai, petit à petit, senti la tension monter, senti l'irrémédiable se dessiner sans en deviner l'issue avant les dernières pages.

    Vanda est un roman social, réaliste, plein de justesse et de sincérité. Les personnages sont forts et touchants. L'écriture est puissante, brutale mais aussi sensible.
    Un livre coup de poing à lire absolument!
    Maintenant, j'ai envie de poursuivre la découverte de Marion Brunet et de ses univers. Je viens d'acheter Un été circulaire que je ne manquerai pas de chroniquer également.

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  • Vanda vit seule avec son fils Noé dans une cabane en bord de mer. Noé a 6 ans, ne connait que sa mère qui l’aime, souvent trop ! Vanda voudrait être libre, vivre sa vie comme elle l’entend. Au lieu de ça, elle est femme de ménage dans un hôpital psychiatrique. C’est une contractuelle qui craint...
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    Vanda vit seule avec son fils Noé dans une cabane en bord de mer. Noé a 6 ans, ne connait que sa mère qui l’aime, souvent trop ! Vanda voudrait être libre, vivre sa vie comme elle l’entend. Au lieu de ça, elle est femme de ménage dans un hôpital psychiatrique. C’est une contractuelle qui craint plus que tout de perdre ce job qui lui permet d’assumer son rôle de mère tant bien que mal. C’est dans ce contexte que réapparait Simon, le père de l’enfant, venu enterrer sa mère. Et quand Simon apprend qu’il a un fils, tout se complique un peu plus pour Vanda…

    Je ressors de ce roman déprimée. C’est noir, noir ! L’auteur dépeint avec justesse la société des laissés pour compte, de ceux qui bossent pour à peine gagner leur vie, de tous ceux qui se battent pour améliorer leur quotidien, qui manifestent pour qu’enfin on les entende ! Elle a mis dans ce roman tout ce que notre monde a de plus dur, mais parfois trop c’est trop ! par moment cela finit par ressembler à un catalogue… De plus, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage complexe de Vanda, même si ces doutes de femme et de mère m’ont touchée. J’ai détesté la fin, même si on la sent inéluctable. Le style d’écriture est familier et cohérent avec le récit, mais pas toujours facile à apprécier.

    Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce roman, j’ai même failli le lâcher en cours de route, tellement il manque de lumière… Ce qui est sûr c’est qu’on n’en sort pas indemne !

    Merci néanmoins à Albin Michel et à lecteurs.com pour cette lecture.

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  • C’est une belle découverte pour moi que cette auteure. Je tiens donc tout d’abord à remercier lecteurs.com et aux éditions Albin Michel pour cet envoi dans le cadre des explorateurs du polar.

    Vanda mène une vie de bohème avec son fils Noé. Sans le sou, ils vivent dans un cabanon sur la plage....
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    C’est une belle découverte pour moi que cette auteure. Je tiens donc tout d’abord à remercier lecteurs.com et aux éditions Albin Michel pour cet envoi dans le cadre des explorateurs du polar.

    Vanda mène une vie de bohème avec son fils Noé. Sans le sou, ils vivent dans un cabanon sur la plage. Vanda travaille comme femme de ménage dans un hôpital psychiatrique. 7 ans après la naissance de Noé, Vanda croise, par hasard, dans un bar, la route de Simon. Simon est le père de Noé. Après une relation brève avec Vanda, il est parti vivre à Paris, où il vit désormais en couple avec Chloé. Simon n’est pas au courant de l’existence de Noé, jusqu’à ce fameux soir où Vanda lui annonce.

    Marion Brunet nous déroule ce drame social en alternant entre la parole de Vanda et celle de Simon. Si elle nous dépeint un décor sombre, limite glauque, l’auteure ne sombre jamais dans le misérabilisme.

    On parle d’amour, de cet amour exclusif d’une mère envers son enfant, que va venir perturber l’arrivée impromptue de ce père. Une relation fusionnelle mère/fils , trop fusionnelle ? Vanda ne vit que par et pour l’amour de son fils. Pourtant, elle est loin d’être une mère idéale (si tant est que cela existe). Elle peut être adorable et douce une seconde et partir complétement en vrille l’instant d’après, jusqu’à parfois être violente avec ce fils qu’elle aime tant. Il est difficile de savoir si on aime ou pas Vanda. On se prend pourtant d’affection pour elle quoi qu’il en soit. Elle vit comme elle peut, avec ce que la vie lui a donné (donc très peu).

    Les deux parents de Noé, Simon et Vanda ont un point commun : ils ont grandi sans père. On pourrait donc penser qu’ils intégreraient l’un et l’autre l’importance pour un enfant de connaitre ses deux parents. Ils sont probablement trop différents pour pouvoir trouver un compromis. Tout les oppose. Vanda est désordonnée, bohème, elle boit, fait la fête, semble n’avoir aucune règle. Simon, lui, a choisi d’avoir une vie bien réglée : vivre dans une grande ville, avoir un bon métier, une compagne qui a une bonne situation (mais qui, par contre, ne souhaite pas avoir d’enfant).

    Bref, ce roman parle de misère sociale, de combat pour ne pas perdre son emploi, de survie mais surtout d’amour. Il y a bien quelques longueurs mais cela n’a pas été suffisant pour me décourager.

    Un roman qui ne peut pas vous laisser indifférent que vous aimiez le style ou pas.

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  • «Vanda» raconte le combat d’une mère-célibataire pour un fils que son ex-mari découvre après une très longue absence.

    Vanda vit seule avec Noé, son fils de 6 ans, dans un cabanon en bord de plage. Un soir, au bar du club où elle vient noyer son mal-être dans l'alcool, elle croise Simon...
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    «Vanda» raconte le combat d’une mère-célibataire pour un fils que son ex-mari découvre après une très longue absence.

    Vanda vit seule avec Noé, son fils de 6 ans, dans un cabanon en bord de plage. Un soir, au bar du club où elle vient noyer son mal-être dans l'alcool, elle croise Simon qu'elle n'a plus vu depuis sept ans. Il est de retour pour enterrer sa mère et régler les affaires de succession et ignore qu'il est le père de Noé.
    Après les obsèques et avant de rentrer sur Paris, il décide d'aller prendre une bière avec Vanda et de faire la connaissance de Noé. Une rencontre qui le bouleverse bien davantage qu'il ne le laisse paraître. Chloé, avec laquelle il partage désormais sa vie, comprend que désormais plus rien ne sera comme avant.
    Pendant ce temps Vanda, employée à l'hôpital psychiatrique en contrat précaire, voit le personnel s'insurger contre des conditions de travail de plus en plus dégradées et un niveau de vie qui baisse. C'est le moment où apparaissent les gilets jaunes et où le moteur de sa voiture lâche. C'est le jour où elle doit prendre les transports en commun pour récupérer son fils fiévreux. Et pour couronner le tout, voilà que Simon réapparait. Il est revenu pour voir le notaire, vider la maison de sa mère et voir son fils. Ce fils qu'il a découvert et qu'il ne veut plus lâcher.
    Ni Chloé, ni Vanda ne comprennent ce soudain attachement, mais toutes deux savent que les emmerdements vont croître aussi vite que l'obstination de ce père. Vanda, qui vient de perdre son emploi après avoir manifesté et vu de près la violence policière, accepte son invitation à dîner dans un restaurant de bord de mer, prend les billets qu'il lui propose pour réparer sa voiture avant de comprendre qu'elle se fait piéger. Alors, elle part avec Noé.
    Marion Brunet, qui avait déjà réussi avec L'été circulaire (Grand Prix de littérature policière 2018, disponible en poche) à ficeler une intrigue dans laquelle la tension montait crescendo comme la température de cet été dans le Vaucluse, confirme ici son talent à prendre le lecteur dans une intrigue dont il devine que l’issue sera dramatique, sans qu’à aucun moment il ne puisse pourtant deviner l’issue. Ce qui ne fait du reste qu’augmenter son plaisir au moment de feuilleter les dernières pages, quand se dénoue le drame. Vous n’oublierez pas Vanda de sitôt !
    https://urlz.fr/doVt

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