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Le garçon

Couverture du livre « Le garçon » de Marcus Malte aux éditions Zulma
  • Date de parution :
  • Editeur : Zulma
  • EAN : 9782843047602
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes :... Voir plus

Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois soeur, amante, mère. « C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation.
Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.

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Articles (5)

Avis (29)

  • Lorsqu’il perd sa mère en 1908, le laissant seul dans une cabane du Sud de la France, le Garçon prend la route parce qu’il n’a pas d’autre alternative.
    Muet de naissance, il erre des jours entiers sans croiser âme qui vive et se terre partout où il peut ne pas se faire voir. Mais il finit par...
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    Lorsqu’il perd sa mère en 1908, le laissant seul dans une cabane du Sud de la France, le Garçon prend la route parce qu’il n’a pas d’autre alternative.
    Muet de naissance, il erre des jours entiers sans croiser âme qui vive et se terre partout où il peut ne pas se faire voir. Mais il finit par rencontrer les siens, les Hommes, qu’il n’a jamais vus et c’est le début d’une grande aventure qu’il vivra avec toute l’intensité et l’authenticité dont il est fait.
    Partout où il passe, il est aimé et craint à la fois. Il travaille pour se nourrir dans un village de montagne, accompagne sur sa route Brabeck « l’Ogre de Carpates », un lutteur de foire qui lui apprend à côtoyer les autres, rencontre Emma et son père, qui l’aimeront comme un fils, un frère et un amant, puis il s’enrôle pour la guerre en 1914 et finit par être déporté au bagne de Cayenne en 1921.
    Dans sa tête les gens portent le nom de l’animal ou de la plante auquel ils ressemblent et tous l’adoptent comme l’un des leurs. Emma le nomme Felix Mazeppa mais il ne saura jamais dire ce nom, ni le lire ou l’écrire.
    Il va connaître la grande amitié, le plus beau des amours, la solidarité avec ses compagnons de guerre, les douleurs du corps blessé ou malade et il supportera les pires contraintes sans rechigner. Et dans cette explosion de sensations, la musique s’avérera l’émouvoir au plus profond de son être.
    Ponctué par les grands et les petits évènements de l’Histoire, l’auteur nous entraîne dans le périple de cet étrange Garçon que l’on croit parfois comprendre mais qui nous fait souvent douter d’être passé à côté d’un être exceptionnel.
    Marcus MALTE est un génie de l’écriture et ce roman, chef d’œuvre d’émotions, est une explosion de sensualité et de violence mêlées. Malgré quelques longueurs et des énumérations un peu fastidieuses qui sont vite oubliées tant l’histoire est captivante, j’ai été saisie par le rayonnement de ce Garçon, capable de déchaîner les passions et de dépasser les conflits.
    J’ai vibré d’amour et de peine, de douleur et d’empathie pour ce personnage secret qui restera un mystère dans mon esprit et un souvenir lumineux dans ma mémoire.
    Grandiose !

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  • Waouah, quel livre ! Quel souffle, quelle écriture ! Déjà plusieurs jours que j'ai refermé le Garçon et je reste abasourdie par sa puissance !

    Ce sentiment de lire un livre exceptionnel, il a pulsé en moi dès les premières pages, un jeune fils portant sa mère inerte à travers les landes :...
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    Waouah, quel livre ! Quel souffle, quelle écriture ! Déjà plusieurs jours que j'ai refermé le Garçon et je reste abasourdie par sa puissance !

    Ce sentiment de lire un livre exceptionnel, il a pulsé en moi dès les premières pages, un jeune fils portant sa mère inerte à travers les landes :

    « Celui qui sert de monture a la stature d'un garçon de quatorze ans. Sec et dur. Les côtes, les muscles, les tendons saillent, à fleur de peau. Et par-dessus de vagues morceaux de tissu, un assortiment de frusques vraisemblablement constitué sur le dos d'un épouvantail. Il va sans chaussures, les plantes de ses pieds ont la texture de l'écorce. du chêne-liège. Ses cheveux ruissellent sur ses épaules et sur son front tel un bouquet d'algues. Il est en nage, il lui, émergeant tout juste dirait-on de l'océan originel. La sueur lui sale les paupières, dirait-on, puis s'écoule en suivant le chemin des larmes. Une goutte se prend parfois dans la jeune pousse du duvet qui ourle sa lèvre supérieure . Ses yeux sont noirs, plus noirs que le fonde des âges, où palpite pourtant le souvenir de la prime étincelle. C'est l'enfant. »

    Un garçon, un enfant sauvage plus proche du règne animal que du monde humain, venant d'un monde quasi homérique, dont on va suivre la quête d'humanité. Ce personnage sans nom, sans voix, mutique, on le voit se constituer au fil de ses rencontres, on le voit se confronter sur une trentaine d'années à ce qui fait l'homme, on le voit entrer dans le temps et l'histoire.

    Le garçon comme une page blanche sur laquelle tout peut s'inscrire, de l'amour à la guerre, ces actes parlant pour lui sans qu'aucune explication psychologique ajoutée par l'auteur ne soit nécessaire.

    Le récit se déploie avec une liberté totale, complètement hors cadre, se permettant de raconter la vie du garçon sur trente ans, de 1908 à 1938, en empruntant au récit picaresque, au roman d'amour insufflé d'érotisme, au roman d'apprentissage, à la fable philosophique voltairienne à la Candide. Un mets de roi opulent qui comble le lecteur et le fait réfléchir sur ce qu'est être un homme, ce qu'est la civilisation tant la tension nature / culture est forte ici : ce qu'on est au départ confronté à ce qu'on devient en acceptant de s'intégrer ( ou pas ) aux règles que la société nous impose.

    Et il y a cette écriture, éblouissante, très travaillée, ciselée, souvent lyrique, un véritable tourbillon qui m'a emportée et fait traverser toute la palette possible des émotions. Par exemple, les pages sur la Première guerre mondiale, malgré le nombre de romans qui existent sur ce sujet, sont parmi les plus belles que j'ai lus, notamment dans un chapitre où Marcus Malte fait le choix de le parsemer des paroles de la Marseillaise, dans une écriture syncopée quasi hallucinée.

    Un livre unique, exceptionnel par sa puissance et sa singularité, qui confirme à quel point les auteurs étiquetés « polar » ou " roman noir ", à l'instar de Pierre Lemaitre, sont de grands écrivains qui savent dire le monde.

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  • Une véritable prouesse littéraire que ce très grand roman qui m’a emportée !
    Sur une période allant de 1908 à 1938, Marcus Malte relate avec une intensité remarquable, l’odyssée d’un Garçon qui traverse ces trente années.
    D’abord « enfant sauvage », le Garçon part sur les chemins après la...
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    Une véritable prouesse littéraire que ce très grand roman qui m’a emportée !
    Sur une période allant de 1908 à 1938, Marcus Malte relate avec une intensité remarquable, l’odyssée d’un Garçon qui traverse ces trente années.
    D’abord « enfant sauvage », le Garçon part sur les chemins après la mort de sa mère avec laquelle il vivait en autarcie, sans contact avec les autres humains. Il va errer, observant dans un premier temps les villages et la vie des habitants, prenant conscience de n’être pas un animal mû par son instinct mais un homme. Le Garçon ne parle pas et n’a pas de nom.
    Il fera des rencontres effarantes ou prodigieuses.
    Effarantes car il va côtoyer le pire, les bassesses humaines, la bêtise, la mort, la douleur et surtout la guerre qui détruit les hommes, les animaux, la nature et désagrège tout par sa barbarie.
    De belles rencontres vont jalonner son chemin et tout d’abord, celle de Brabek, l’Ogre des Carpates, formidable lutteur voyageant de ville en ville dans sa roulotte ; Brabek sera le premier humain digne de confiance, l’initiateur. Le Garçon va tout apprendre de Brabek qui, jour après jour, nuit après nuit, le prend en charge, lui narre sa vie. Le Garçon écoute, s’imprègne des mots et se construit.
    La rencontre la plus prodigieuse sera Emma ; un amour infini va naître entre eux, d’abord frère et sœur auto proclamés, puis amants insatiables. J’ai rarement lu des pages d’une telle beauté sur l’amour, elles sont merveilleuses. Hors du temps pour le lecteur et pour le Garçon, une parenthèse de légèreté d’une grande poésie.
    Et puis, comme dans « Le sud » de Nino Ferrer, un jour survient la guerre, terrible qui amène le Garçon à partir loin d’Emma. Les pages deviennent alors douloureuses, terribles, jonchées de cadavres, de cruauté et de souffrance. Seule lumière dans toute cette noirceur, les lettres qu’Emma envoie inlassablement au Garçon.
    « L'homme peut tout inventer. Il peut tout créer et il peut tout détruire. Au choix. C'est lui, et lui seul qui a la boule d'argile au creux de sa main. Que va-t-il en faire?... Tout dépend de la sorte d'homme à qui appartient la main ».
    C’est un roman magnifique, unique en son genre car inclassable, dont les pages se dévorent.
    L’auteur a par ailleurs inséré dans le roman de courts chapitres qui ramènent au contexte de l’époque, éclairant judicieusement le déroulement historique du récit.
    Je conserverai longtemps et précieusement ce récit très abouti en mémoire, à la fois émouvante épopée et parcours initiatique. C’est certain que j’aurai besoin de le feuilleter à nouveau, d’en relire certains passages.
    Tout simplement extraordinaire !

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  • On suit le parcours initiatique de ce garçon avec Le garçon, on découvre, on rencontre, on partage, on vit avec lui ! Ses silences en disent plus que toutes les paroles du monde. Avec un style ciselé, Marcus Malte nous embarque à travers ce parcours hors normes, tellement riche, tellement vrai,...
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    On suit le parcours initiatique de ce garçon avec Le garçon, on découvre, on rencontre, on partage, on vit avec lui ! Ses silences en disent plus que toutes les paroles du monde. Avec un style ciselé, Marcus Malte nous embarque à travers ce parcours hors normes, tellement riche, tellement vrai, tellement puissant : une pure merveille, un de ces romans qu'on ne voudrait pas quitter et qui ne laisse pas indemne. Authentique, poétique, cru, cruel, profond, sensible : LE livre exceptionnel à avoir lu !

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  • Il n'a pas de nom, il ne parle pas mais c'est le héros de notre histoire. Il naît et grandit auprès de sa mère dans un monde sauvage et reculé. Nous l'accompagnerons tout au long de sa rencontre avec le monde et ses hommes. Il y aura Brabek, l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire...
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    Il n'a pas de nom, il ne parle pas mais c'est le héros de notre histoire. Il naît et grandit auprès de sa mère dans un monde sauvage et reculé. Nous l'accompagnerons tout au long de sa rencontre avec le monde et ses hommes. Il y aura Brabek, l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire avec qui il voyagera dans une roulotte. Puis sa rencontre avec la merveilleuse Emma avec qui il découvrira l'amour et la sensualité. Viendra ensuite 1914 avec son effroyable guerre et la folie des hommes d'où nul ne revient intact dans sa chair ou dans son coeur. J'ai adoré ce livre pour le tableau enflammé de la passion qui unira le garçon et Emma, tout comme l'ode aux malheureux soldats tombés lors de la Grande guerre.

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  • Un beau roman centré sur un garçon mystérieux, sauvage, dont on ignore le nom. Son parcours au travers des routes de France va être jalonné de rencontres diverses et étonnantes. Il croisera Emma, qui deviendra tout pour lui, puis la première guerre mondiale.
    J'ai adoré ce roman, son écriture...
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    Un beau roman centré sur un garçon mystérieux, sauvage, dont on ignore le nom. Son parcours au travers des routes de France va être jalonné de rencontres diverses et étonnantes. Il croisera Emma, qui deviendra tout pour lui, puis la première guerre mondiale.
    J'ai adoré ce roman, son écriture originale, ses chapitres où l'on lit de longues listes (saisissante la litanie des morts au combat, juste pour une bataille de quelques jours) et bien sûr le personnage d'Emma, femme forte et cultivée.

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  • Marcus Malte nous raconte l'histoire du garçon , un enfant sauvage qui, à la mort de sa mère, part en errance. Il sera successivement recueilli par Joseph, un hobereau de Provence, par Brabek, un lutteur de foire, et enfin par Emma et son père Gustave, bourgeois belges installés à Paris. Emma...
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    Marcus Malte nous raconte l'histoire du garçon , un enfant sauvage qui, à la mort de sa mère, part en errance. Il sera successivement recueilli par Joseph, un hobereau de Provence, par Brabek, un lutteur de foire, et enfin par Emma et son père Gustave, bourgeois belges installés à Paris. Emma dont il deviendra l'amant, avant la guerre de 14-18, avant la mort de la jeune femme, avant la déchéance, le bagne et l'errance en Amérique du Sud.

    Ce roman a obtenu le prix Femina en 2016. Sans doute pour Emma, sa beauté, sa générosité en amitié puis en amour, son dévouement auprès d'un garçon blessé et traumatisé par la guerre, jusqu'à la mort. Sans doute aussi pour l'écriture riche et précise, variée et changeante, de Marcus Malte.

    C'est un très beau livre qui me laisse quand même un regret : j'ai trouvé des longueurs, notamment sur les périodes 1910-1914 et 1914-1915. Un peu comme si Marcus Malte se prenait à son propre jeu et commençait à se regarder écrire (par analogie à "s'écouter parler"), ou à écrire pour écrire. Cela nuit au rythme de la lecture et a provoqué un peu d'ennui...

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  • Le plus dur, quand on rencontre ce genre de livre, c'est de faire comprendre qu'on vient de découvrir un véritable chef-d’œuvre. Ce livre, qui, la dernière page tournée, reste en mémoire, ne s'efface pas, cette sensation de bien-être, ce besoin de se souvenir de chaque chapitre, parce que chacun...
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    Le plus dur, quand on rencontre ce genre de livre, c'est de faire comprendre qu'on vient de découvrir un véritable chef-d’œuvre. Ce livre, qui, la dernière page tournée, reste en mémoire, ne s'efface pas, cette sensation de bien-être, ce besoin de se souvenir de chaque chapitre, parce que chacun nous a procuré un plaisir immense, malgré quelques surprises parfois.
    Si je devais le définir en deux mots, je dirai tout simplement : Dramatiquement Beau.
    Je pense que, dans la vie d'un écrivain, il peut arriver que celui-ci touche à la perfection. Bien sûr, le talent de Marcus Malte était reconnu, avant le garçon, mais là, là, c'est sublime, c'est poétique, c'est émouvant et c'est subtilement drôle.
    Moi, je veux être Malte dans une prochaine vie, parce que je veux passer de l'autre côté de la plume pour écrire ce genre de roman qui porte le lecteur que je suis, à tous les excès.
    J'en fais trop, tant pis, ne vous déplaise. J'ai lu le garçon avec bonheur, je l'ai refermé avec tristesse et je souhaite à beaucoup de vivre ce beau moment de lecture.
    Le garçon, personnage énigmatique, ombre ou fantôme, caméléon qui se fond dans le paysage et le temps qui passe. Orphelin, muet, sans autre nom que celui que lui donnent les gens qu'il croise, il sillonne la France en ce début de 20ème siècle, il sera soldat inconnu dans les combats de la Première Guerre mondiale, témoin silencieux de la folie des hommes.
    Au hasard de son périple, il rencontre les hommes, il s'attache, se détache, poursuit sa route, rencontre l'amour, découvre l'amour (charnel, cru, mais, tout en métaphore et sous-entendus, sous le crayon de l'auteur).
    Il rencontre la mort, découvre la guerre.
    Il rencontre la justice des hommes, Il découvre le monde…
    Et pour vous conserver le plaisir intact de cette lecture, je ne vous en dirai pas plus, il y aurait pourtant tant à dire. Si vous souhaitez découvrir un grand auteur, un grand roman, je vous confie le garçon, prenez-le, lisez-le, aimez-le, diffusez-le…
    On a bien le droit de dire quand on adore , non ?

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