L'appel

Couverture du livre « L'appel » de Fanny Wallendorf aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391070
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Un gamin s'élance face au sautoir. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale. L'adolescent vient d'inventer, de «créer» un saut qui le mènera jusqu'au podium olympique. Ce gamin, c'est Dick Fosbury, direz-vous. Oui, bien sûr. Mais... Voir plus

Un gamin s'élance face au sautoir. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale. L'adolescent vient d'inventer, de «créer» un saut qui le mènera jusqu'au podium olympique. Ce gamin, c'est Dick Fosbury, direz-vous. Oui, bien sûr. Mais c'est à peu près tout ce que Richard, le jeune héros de ce roman, a de commun avec le célèbre athlète.
Fanny Wallendorf invente une vie, une aspiration, une vocation à Richard. Sa manière de passer la barre lui vaut le surnom d'Hurluberlu. Il s'en fiche, ce qu'il veut, c'est suivre sa propre voie.
Les entraîneurs timorés, les filles, la menace de la guerre du Vietnam, rien ne le détournera de cette certitude absolue : il fera du saut en hauteur une manière de sublime chorégraphie.

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  • «Tout a commencé par une photo du visage de Dick Fosbury aux J.O. de Mexico en 68. Les mains sur la bouche, il est tout entier dans ce qu’il regarde, c’est-à-dire dans la vision du saut qu’il s’apprête à accomplir et qui le couronnera. Son expression humble et concentrée, l ’intensité de son...
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    «Tout a commencé par une photo du visage de Dick Fosbury aux J.O. de Mexico en 68. Les mains sur la bouche, il est tout entier dans ce qu’il regarde, c’est-à-dire dans la vision du saut qu’il s’apprête à accomplir et qui le couronnera. Son expression humble et concentrée, l ’intensité de son regard, tout m’a touchée : j’y ai reconnu cet état de présence totale, d’absorption dans l’instant que requiert la création. Fosbury a créé un saut inédit et sublime ; comme Rimbaud, il a ouvert une brèche.
    J’ai voulu écrire la naissance et le déploiement d’une vocation, cet appel intime qui donne forme à un parcours et à une œuvre, qu’elle soit artistique ou sportive – le sport, comme la création, nécessite d’atteindre des états singuliers, et promet aventures, batailles et enchantements.»
    Pour son premier roman Fanny Wallendorf s'est donc inspirée de Dick Fosbury pour nous raconter l'ascension du jeune homme.
    Ceux qui me suivent régulièrement savent que lorsque l’on parle de sport, et plus particulièrement d’athlétisme, je ne peux m’empêcher d’évoquer mon expérience durant ces années à peine moins éloignées que celles dont il sera question dans ce splendide roman. Je me souviens que dans les trois disciplines principales de l’athlétisme, courir, sauter, lancer il y avait les excentriques. Les lanceurs de marteau, à la fois par leur morphologie et en raison de la cage dans laquelle ils évoluaient, les sauteurs à la perche qui partaient faire le funambule à des hauteurs risquées et les coureurs de steeple – dont je faisais partie – qui affrontaient barrières et rivière durant leur tour de piste. Rapidement les sauteurs en hauteur sont venus rejoindre ces «marginaux», non pas parce qu’ils étaient grands et sveltes, mais parce qu’ils sautaient d’une manière particulière, en Fosbury-flop.
    Voilà qui nous ramène à Richard, le personnage imaginé par Fanny Wallendorf et qui s’inspire de l’athlète américain Dick Fosbury, à l’origine de cette révolution dans le monde très codifié de cette discipline olympique. Si la fin de l’histoire est connue, le titre olympique obtenu en 1968 à Mexico, tout le talent de la primo-romancière vient de la manière dont elle mêle les faits biographiques avec l’interprétation du parcours qui a conduit l’adolescent à la gloire.
    Rassurons en effet ceux que la littérature sportive ne passionne pas. Nous sommes ici loin du traité technique et bien davantage dans un roman d’initiation. Aux tourments du jeune adolescent mal à l’aise avec un corps qui a poussé trop vite, viennent s’ajouter des études poussives. La première qui va croire en lui et l’encourager s’appelle Beckie. Avec elle, il va découvrir l’amour et trouver la motivation nécessaire pour dépasser les 1,60 m qui semblaient être sa limite naturelle. Car désormais il s’amuse avec le sautoir, essaie des choses, tente d’apprivoiser cette barre et découvre que s’il engage d’abord son dos, il peut monter plus haut.
    Le jour où il présente ce saut peu orthodoxe, c’est le tollé général. Les entraîneurs entendent que l’on respecte le style traditionnel et les adversaires demandent que l’on disqualifie cet original. Même si rien dans les règlements ne stipule qu’il ne peut franchir la barre comme il le fait, le combat va être terrible pour faire accepter cette variante. Non seulement, on voudra le ramener dans le droit chemin, mais on lui suggèrera de changer de discipline, de se mettre aux haies ou au saut en longueur.
    Fanny Wallendorf montre alors combien Richard est habité, comment il a la conviction que sa nouvelle technique peut le faire progresser. Après tout, il ne demande guère plus que d’essayer. Même les premiers succès et son arrivée dans l’équipe d’athlétisme de l’université ne parviendront pas à vaincre les réticences de son nouvel entraineur. D’autant que la presse s’empare aussi du sujet et décrit avec des métaphores peu glorieuses cette course d’élan bizarre suivie d’un saut encore incompréhensible.
    Il faudra encore beaucoup de volonté et d’énergie pour faire taire les sceptiques, la famille, les autorités sportives, le grand public. Et entrer dans la légende du sport en imposant une technique qui a depuis fait l’unanimité dans le monde entier.
    https://urlz.fr/9Bsr

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  • 350 pages sur le saut en hauteur!
    Très vite arrivée à la page 80 je commençais à me demander ce que j’allais apprendre de nouveau sur ce thème puisque de toutes façons j’avais compris que le jeune Richard de Fanny Wallendorf (qui emprunte beaucoup au véritable champion olympique Dick Fosbury)...
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    350 pages sur le saut en hauteur!
    Très vite arrivée à la page 80 je commençais à me demander ce que j’allais apprendre de nouveau sur ce thème puisque de toutes façons j’avais compris que le jeune Richard de Fanny Wallendorf (qui emprunte beaucoup au véritable champion olympique Dick Fosbury) allait finir aux J.O. Mais l’écriture étant agréable j’ai continué. Page 150, toujours le même sujet. Contrairement à mes habitudes je suis allée voir les commentaires des 68. Tous bons! J’ai donc continué ma lecture et quelques heures plus tard j’y étais aux J.O. J’étais arrivée à la dernière page et j’aurais aimé continuer avec Richard. C’est que je m’y étais attachée et que son lent processus pour arriver à l’excellence m’avait touché.
    Ce roman aurait pu compter 50 pages de moins mais certaines répétitions de l’auteur permettent de mieux comprendre les continuels efforts, l’endurance, la monomanie qu’il faut pour arriver au sommet de son art. Et quelle bonne idée de créer de toute pièce un personnage au lieu de romancer la vie du véritable champion.
    J’aimerais beaucoup une suite. Ce n’est pas facile de retourner à une vie normale quand on a tout donner pour le sport, Ludovic Ninet nous en parlait bien avec son perchiste dans La Fille du Van
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2019/04/04/lappel-de-fanny-wallendorf/

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  • L’Appel est une biographie romancée de Dick Fosbury, un athlète américain qui révolutionna la discipline du saut en hauteur en popularisant le saut sur le dos. Il y gagna une médaille olympique et la notoriété internationale puisque le type de saut qu’il pratiquait porte désormais son nom (quand...
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    L’Appel est une biographie romancée de Dick Fosbury, un athlète américain qui révolutionna la discipline du saut en hauteur en popularisant le saut sur le dos. Il y gagna une médaille olympique et la notoriété internationale puisque le type de saut qu’il pratiquait porte désormais son nom (quand on saute sur le dos, on saute « en Fosbury »...).
    Ce joli roman d’apprentissage prend de très jolis détours pour suivre, de vestiaires en stades, ce jeune homme timide et attachant, au corps chétif et à la haute taille, avec son style inédit, son amour de la Nature, son sérieux, ses doutes...
    L’auteure montre bien que tou.te.s concourent à faire de lui ce qu’il est, que ce soit en l’accompagnant (sa famille, son amoureuse...) ou en s’opposant à lui (ses entraîneurs...).
    Dans ce milieu du sport où la recherche du record prime et où il s’agit de faire mieux que ses rivaux (voire de les tuer métaphoriquement), personne ne comprend cet athlète , personne ne comprend qu’il ne met pas son ambition au service des seules performances mais qu’il s’accomplit par ce qu’il sent vivre au plus profond de lui. Personne ne peut imaginer que ce qui l’anime est une philosophie de vie, proche de la pleine conscience.
    Or c’est bien sa capacité de concentration et sa volonté d’aligner ses valeurs avec son environnement qui lui permettent de s’élever plus haut que les autres, dans un geste sportif quasiment extraterrestre et totalement inédit. C’est là que réside son pouvoir...
    J’ai lu ce livre comme une incitation à réfléchir, à prouver que la nouveauté et l’innovation ne sont pas systématiquement synonymes de dangers et d’échecs : il faudrait le faire lire aux tenant.e.s de l’orthodoxie éducative et sportive, parents et enseignants, et à tous celles-ceux qui n’envisagent qu’une manière d’aborder les apprentissages.
    C’est également une peinture subtile, documentée sans jamais être démonstrative, de l’Amérique des années 60, sûre de sa puissance, rattrapée et déstabilisée par les convulsions de la guerre du Viet-Nam.
    Et il faut bien sûr revoir sur You tube le saut de Fosbury aux JO de Mexico en 1968, celui qui le propulsa dans l’histoire du sport.

    Lu dans le cadre des 68 premières fois, ce livre voyagera auprès des nombreux.ses lecteurs/lectrices engagé.e.s dans l'aventure.

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  • Qui aurait cru que Richard décrocherait un jour une médaille aux JO ?? Certainement pas ses entraîneurs, qui lui ont même conseillé de changer de discipline... Alors qu'il ne dépassait pas les 1,62 au saut en hauteur, ce garçon hors du commun va faire de son rêve une réalité...

    C'est une fois...
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    Qui aurait cru que Richard décrocherait un jour une médaille aux JO ?? Certainement pas ses entraîneurs, qui lui ont même conseillé de changer de discipline... Alors qu'il ne dépassait pas les 1,62 au saut en hauteur, ce garçon hors du commun va faire de son rêve une réalité...

    C'est une fois encore grâce aux 68 premières fois que j'ai fait la rencontre d'une auteur, d'une écriture et d'un personnage tellement attachant...

    Ce roman n'est pas la biographie romancée de Dick Fosbury... Il est tellement plus...
    C'est à la fois l'histoire d'un adolescent un peu rêveur, qui vit depuis toujours avec le sport comme quotidien. C'est aussi le chemin d'un jeune homme qui cherche à comprendre le mouvement qui le portera au-delà de ce que peuvent dire les gens qui l'entourent. C'est enfin la foi et le dépassement de soi d'un homme simple et persévérant...

    Bien plus qu'un roman sur le saut en hauteur ou sur la vie de Richard Fosbury, le livre de Fanny Wallendorf est la puissance de nos croyance mise en mots...

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