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Vincent Hein

Vincent Hein
Vincent Hein a passé une partie de son enfance en Côte d'Ivoire, à Abidjan. Il est conseiller à la Mission économique auprès de l'ambassade de France en Chine où il vit depuis 2004. Il est l'auteur d'À l'Est des nuages et L'Arbre à singes (Prix littéraire de l'Asie, 2013).

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    Interview de Sébastien Lapaque

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Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Kwaï » de Vincent Hein aux éditions Phebus

    LALIE.01 sur Kwaï de Vincent Hein

    A la question posée en quatrième de couverture : « Vous souvenez-vous du film de David Lean « Le pont de la rivière Kwaï ? », eh bien oui. Même s'il est sorti en 1957, il est passé, repassé plusieurs fois et il est tiré d'un roman de Pierre Boulle (né à Avignon – décédé à Paris) – un livre lu,...
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    A la question posée en quatrième de couverture : « Vous souvenez-vous du film de David Lean « Le pont de la rivière Kwaï ? », eh bien oui. Même s'il est sorti en 1957, il est passé, repassé plusieurs fois et il est tiré d'un roman de Pierre Boulle (né à Avignon – décédé à Paris) – un livre lu, relu, représentant pour moi un classique.
    Vincent Hein avec « kwaï », nous offre ici un récit de voyage de la mémoire plutôt émouvant car c'est « du véridique. » Avec lui, on peut dire qu'il fait bien partie de la catégorie des écrivains – voyageurs.
    Certaines critiques ont surnommé « kwaï » : « Le pont des soupirs » - d'autres : « Le pont aux souvenirs. ». Ce sont deux surnoms qui sont absolument justifiés.
    Le livre commence avec un petit en-tête :
    « Cultiver l'amitié entre les nations et profiter de la prospérité en commun entre toutes les nations a toujours été le principe directeur de la république étrangère de Notre Empire.
    Hirohito, 8 décembre 1941
    Extrait du rescrit impérial annonçant le début de la guerre du Pacifique. »
    Pour continuer, l' histoire débute ainsi : « A Kanchanaburi, juillet 2014
    Je vis depuis l'enfance sur la carapace d'une tortue que je prends pour le monde. » (page 9).
    Le thème de cette histoire est, bien sûr, ce fameux pont de la rivière KwaÏ, qui a relié la Thaïlande à la Birmanie, au détriment de milliers de morts : je n'ose pas dire le nombre car cela dépend des sources mais il est insensé. Après le bombardement des ponts principaux, la voie ferrée était devenue inutilisable. Des morts pour rien.
    Vincent Hein qui avait décrit l'émergence de la Chine avec la vie quotidienne (il a même appris le chinois), s'est rendu sur cette « voie ferrée de la mort » et nous livre ainsi des souvenirs glaçants. Il entrecoupe son récit avec des retours en arrière sur son enfance, sur des souvenirs personnels, pour revenir ensuite à l'Histoire (avec un grand H).
    Au cours de la lecture on passe à des notes poétiques puis à l'horreur. On se rend à Bangkok – on file à toute allure dans ce voyage (que je ne souhaite à personne sauf au travers d'un livre) – on assiste donc aux pérégrinations de l'auteur : « J'ai toujours aimé les promenades en forêt pour leur inconfort et l'inquiétude de ce qu'elles m'inspirent (…) On s'écorche dans les ronces. On ne sait jamais où s'asseoir. On a souvent le cul mouillé. On s'arme d'un canif mais aussi d'un bâton... » (page 123).
    Il faut signaler que Kanchanaburi se trouve au confluent de la rivière kwaï Noï et de la Kawï Yai. de cet épisode atroce de la construction du fameux pont, il me reste surtout des images du film culte où, par exemple, le colonel Nicholson siffle La Marche du Colonel Bogey :
    ♫♫« Hello le soleil brille brille brille
    Hello tu reviendras bientôt
    Là-bas dans ton village
    Au vert cottage
    Plein de chants d'oiseaux
    (…)
    Accroche-toi quand l'orage va gronder
    A l'espoir qui te fait marcher
    Il faut lever la tête en chantant
    Car la victoire aime les coeurs ardents
    Hello le soleil brille brille brille
    Hello te voici de retour
    La bas c'est ton village
    Au vert cottage
    Où t'attend l'amour ... » ♫♫
    pendant que les malheureux détenus n'ont pas d'autre choix que de chanter eux aussi en se rendant vers leur tragique destin.
    Au passage, quelques description des paysages traversés. Mais l'auteur nous livre également des souvenirs personnels tels que la mort de son grand-père ou de celle de son père alors que lui se trouvait en Chine, à Pékin et qu'au moment du décès de ce dernier, il s'était réveillé en sursaut.
    C'est ainsi que mêlant récits personnels – récits relatifs à Boulle : « « Tout homme est tout l'homme », écrivait Jean-Paul Sartre (…) Pierre Boulle nous présentait Nicholson comme un officier attaché à d'autres valeurs : le devoir militaire, la tradition, le respect de la tradition, de la discipline, l'amour de la patrie. » (page 89), il nous offre un moment de lecture très émouvant avec tous ces souvenirs (les siens et les souvenirs historiques).
    Cet ouvrage est petit, certes, mais ô combien poignant.
    Pour l'agrémenter et le compléter, au milieu se trouvent, une carte du chemin de fer de la mort ainsi que quelques photos : affiche du film, acteurs, des photos personnelles des parents de l'écrivain.
    J'ai gardé pour la fin quelques dernières lignes : « »Il m'a demandé ce que je pensais du pont de Kanchanaburi. Je lui ai répondu qu'il n'avait pas beaucoup d'intérêt. Il a ajouté que j'avais bien fait d'y venir, que ce devait être un beau voyage et qu'il aurait aimé le faire avec moi. (…) Une averse s'abat maintenant sur nous et soudain le pont, la rivière, la gare, le paysage tout entier se fait avaler par la pluie et les brumes de chaleur. Vladimir Holan avait vu juste : « Il y a le destin et tout ce qui ne tremble pas en lui n'est pas solide. »
    Au final, une grande émotion à la lecture. Un livre à lire (c'est vite fait) et à relire. Tout dépend de l'intérêt que l'on porte aux faits historiques qu'ils soient proches ou lointains.

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    Couverture du livre « Kwaï » de Vincent Hein aux éditions Phebus

    yves MONTMARTIN sur Kwaï de Vincent Hein

    Bangkok, les bars, les boites à streap tease, les bordels, le sida, ceux qui ont plaqué l'Europe et leur pavillon, leur crédit voiture,une fois passé l'exotisme des premières années, s'ennuient en Asie

    L'auteur nous entraîne dans un voyage à la vitesse des trains aux vieilles locomotives...
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    Bangkok, les bars, les boites à streap tease, les bordels, le sida, ceux qui ont plaqué l'Europe et leur pavillon, leur crédit voiture,une fois passé l'exotisme des premières années, s'ennuient en Asie

    L'auteur nous entraîne dans un voyage à la vitesse des trains aux vieilles locomotives jaunes avec des wagons fatigués aux bancs en bois, à travers ce pays merveilleux où le corps et l'esprit se consument lentement, où l'on rencontre des papillons et des oiseaux polychromes.

    Tout a commencé par un film regardé en famille un soir, le pont de la rivière kwaï, puis la lecture du livre de Pierre Boule dont le film est une adaptation. Vincent Hein parcourt la rivière Khwae, les villages au bord de l'eau, et son pont de trois cents mètres de poutres d'acier, aussi sinistre qu'un puits de mine et pourtant les touristes s'y bousculent pour y graver leur nom, c'est le célèbre pont de la rivière kwaï.

    L'occasion pour l'auteur de nous rappeler l'horreur de la construction de la voie de chemin de fer reliant la Thaïlande et la Birmanie. 1931, le Japon a besoin de Charbon, de pétrole et de caoutchouc, alors les Japonais s'en vont conquérir Pékin en envahissant les pays voisins.
    400 km à travers la jungle, pour construire la voie décidée par l'empereur du Japon.

    Vincent Hein nous conte l'enfer de la construction, les maladies, la faim, la soif, la cruauté des gardiens japonais. 12.400 prisonniers de guerre alliés et 70.000 travailleurs civils asiatiques, hommes, femmes et enfants sont morts dans la construction, presque à mains nues, de cette voie de chemin de fer.

    Mais l'horreur ne s'arrête pas là, le sac de la ville de Nankin,ville martyre, puis les expériences bactériologiques et médicales menées par les médecins japonais sur la population chinoise, dix ans avant Hitler et le sinistre docteur Mengele.

    Heureusement l'horreur laisse la place à l'émotion quand il évoque ses souvenirs d'enfance, son grand-père qui installe des armoires à pharmacie dans toutes les pièces, son père qui avec un abus d'alcool et de tabac va aider la mort à venir le chercher. L'écriture se fait même sentimentale pour évoquer les naturalistes, les écrivains voyageurs et même devient poésie avec par exemple trois belles pages sur la pluie.

    Un livre qui peut dérouter par sa construction, il peut paraître un peu touffu, mais l'écriture est magnifique et il y a tant de richesses à découvrir au fil des pages.

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    Couverture du livre « Les flamboyants d'Abidjan » de Vincent Hein aux éditions Stock

    Virginie H sur Les flamboyants d'Abidjan de Vincent Hein

    Très joli roman que celui-ci, qui alterne avec une tendre nostalgie, scènes réalistes et doux souvenirs d'une enfance africaine.
    La narration, à la fois musicale et colorée, travaillée au millimètre, porte un regard poétique sur un pays en mutation, la Côte d'Ivoire, et évoque avec...
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    Très joli roman que celui-ci, qui alterne avec une tendre nostalgie, scènes réalistes et doux souvenirs d'une enfance africaine.
    La narration, à la fois musicale et colorée, travaillée au millimètre, porte un regard poétique sur un pays en mutation, la Côte d'Ivoire, et évoque avec bienveillance un peuple bigarré et chaleureux qui contient un rien de violence, de rébellion.
    On croise des oiseaux jacasseurs au milieu d'une végétation luxuriante d'hibiscus, des margouillats et des singes, pendant que la vie tourne tout autour sur les marchés où se vend presque tout (et surtout les cargaisons volées aux cargos), où le souvenir de la colonisation et l'animisme ne sont jamais loin.
    Le départ, inéluctable, prend des accents dramatiques et semble marquer la fin d'une enfance enchantée...
    Un voyage délicieux presque hypnotique, un rêve d'Afrique, une belle parenthèse ! A souhaiter que les souvenirs de l'auteur soient les nôtres !

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    Couverture du livre « L'arbre à singes ; carnets d'Asie » de Vincent Hein aux éditions Denoel

    Hassina Mimoune sur L'arbre à singes ; carnets d'Asie de Vincent Hein

    Une belle invitation au voyage qui vois fait découvrir l'Asie dans son quotidien. Un carnet empreint de poésie, à découvrir.
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    Une belle invitation au voyage qui vois fait découvrir l'Asie dans son quotidien. Un carnet empreint de poésie, à découvrir.

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