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Thierry Jonquet

Thierry Jonquet
Né en 1954, Thierry Jonquet excelle dans le roman noir mêlant faits divers et satire sociale. Scénariste et écrivain prolifique, il est mort en 2009, en laissant Vampires inachevé. Plusieurs de ses romans sont disponibles en Points.

Articles en lien avec Thierry Jonquet (1)

Avis sur cet auteur (21)

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    Couverture du livre « Mon Vieux » de Thierry Jonquet aux éditions Seuil

    LeoLabs sur Mon Vieux de Thierry Jonquet

    Les + :
    C'est très noir.
    On ressent la maturité et l'intelligence de l'auteur derrière ses écrits.
    Une multitude de personnages prolétaires exquisément dépeints, dont la malchance, le jmenfoutisme pour certains et la survie pour d'autres vont faire percuter et entrelacer leurs...
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    Les + :
    C'est très noir.
    On ressent la maturité et l'intelligence de l'auteur derrière ses écrits.
    Une multitude de personnages prolétaires exquisément dépeints, dont la malchance, le jmenfoutisme pour certains et la survie pour d'autres vont faire percuter et entrelacer leurs destins.
    Une critique acerbe de la société française
    Les - :
    L'histoire aurait mérité plus d'intérêt de ma part.

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    Couverture du livre « La bête et la belle » de Thierry Jonquet aux éditions Gallimard

    LeoLabs sur La bête et la belle de Thierry Jonquet

    Après la lecture de l'excellentissime "Mygale", je suis déçu de ce court roman. J'adore le style de l'écriture typique des polars français des années 80, et j'ai été plutôt bien servi de ce côté-là. Mais l'histoire m'a laissé de marbre tout du long au point d'être pressé d'en finir. La chute est...
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    Après la lecture de l'excellentissime "Mygale", je suis déçu de ce court roman. J'adore le style de l'écriture typique des polars français des années 80, et j'ai été plutôt bien servi de ce côté-là. Mais l'histoire m'a laissé de marbre tout du long au point d'être pressé d'en finir. La chute est effectivement exceptionnelle et m'a laissé bouche bée mais ne rattrapera pas l'ensemble du roman.

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    Couverture du livre « Memoire en cage » de Thierry Jonquet aux éditions Gallimard

    Michel Giraud sur Memoire en cage de Thierry Jonquet

    Cynthia est lourdement handicapée, suite à une bavure médicale. Tout son entourage la croit profondément débile, mais si le corps dysfonctionne, le cerveau est encore très agile. Cynthia rêve de se venger du Docteur Morier, responsable de son état, mais il lui faut pour cela un bras. Ce sera...
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    Cynthia est lourdement handicapée, suite à une bavure médicale. Tout son entourage la croit profondément débile, mais si le corps dysfonctionne, le cerveau est encore très agile. Cynthia rêve de se venger du Docteur Morier, responsable de son état, mais il lui faut pour cela un bras. Ce sera Alain, jeune homme immature sexuellement, qui vient assurer un intérim dans l'asile qui héberge la jeune femme. Celle-ci devient une proie facile, mais le prédateur n'est peut-être pas celui qu'on croit... Ajoutons que la famille de Cynthia fait chanter le toubib, qui vient d'être abandonné par Isabelle son épouse dont Alain est secrètement amoureux ! Quand on découvrira trois cadavres, le commissaire Gabelou aura bien du mal à démêler tous les fils...

    Thierry Jonquet nous livre une histoire de vengeance très sombre. Les personnages, policiers exceptés, se comportent presque tous comme des monstres. Même la seule personne qui paraît à peu près saine dans ses relations finira par sombrer.
    Le procédé narratif utilisé, l'auteur se mettant alternativement dans la peau du narrateur et des trois principaux personnages (Cynthia, Morier et Alain), donne du rythme et retient l'attention. La lecture en deviendrait presque addictive.
    Hélas, quand j'ai refermé définitivement ce livre assez court (moins de 160 pages), je l'ai fait sur un sentiment d'inachevé, comme si l'auteur avait voulu en finir trop vite avec son écriture : les personnages paraissent trop basiques, réduits à une seule motivation (la volonté de vengeance pour l'une ou d'effacer une faute pour l'autre, la perversion sexuelle pour le troisième) ; la narration empreinte trop de raccourcis. Sur cette trame d'histoire plutôt intéressante, j'aurais aimé plus d'approfondissements.
    Un roman très noir, mais un peu décevant, presque bâclé, inabouti.

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    Couverture du livre « La bête et la belle » de Thierry Jonquet aux éditions Gallimard

    Marie Kirzy sur La bête et la belle de Thierry Jonquet

    Ah ah ah je me suis bien faite avoir !
    Et j'ai adoré ça !
    Après coup, j'ai même l'impression que j'ai tout fait pour me laisser embobiner, ignorant volontairement les indices habilement semés pour ouvrir les yeux aux lecteurs. Juste pour le plaisir de l'enfumage et de m'éclater à découvrir le...
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    Ah ah ah je me suis bien faite avoir !
    Et j'ai adoré ça !
    Après coup, j'ai même l'impression que j'ai tout fait pour me laisser embobiner, ignorant volontairement les indices habilement semés pour ouvrir les yeux aux lecteurs. Juste pour le plaisir de l'enfumage et de m'éclater à découvrir le génial twist final et l'incroyable dénouement qui en découle.

    Faut dire que Jonquet, on le sait, c'est un virtuose de l'écriture qui claque et de la construction minutieuse - à coup de flash backs intelligemment balancés. Il a talent fou pour nourrir un récit basique ( des morts louches dans un petit bled, un enquêteur, un témoin clef en garde à vue , un coupable donné comme tel dès le départ ) de personnages étonnants, de dialogues truculents à l'humour noir assumé.
    Il a l'art de gratter sous les apparences respectables en nous plongeant dans le quasi huis clos d'un appartement où tout vire au sordide, où la folie explose une fois la porte fermée.

    Et comment oublier Léon, « la vieillesse de Léon, ses traits décharnés, son mutisme borné d'ancêtre hostile et déjà détaché de la vie ( ... ), Léon n'était que l'ambassadeur du temps passé, venu relever le compteur des années écoulées, avant que le rideau tombe... Flétri, décrépit, rouillé, délavé par l'usure, Léon avait la patience fière des vieux qui, assis sur leur banc, regardent le sablier se vider, en guettant le dernier grain. »
    Léon qui sait tout ce qu'il s'est passé, Léon la clef de ce court roman noir plus que réussi. Léon qui donne tout son sens au titre. Ultra récréatif !