Philip Roth

Philip Roth
Après une enfance passée à Newark, ville portuaire proche de Manhattan, dont est également issu l'écrivain Nick Tosches, Philip Roth étudie à l'université. Son mariage, qui tourne au désastre, est à l'origine des thèmes de ses premiers romans qui soulèveront la polémique, à cause de leur caractèr... Voir plus
Après une enfance passée à Newark, ville portuaire proche de Manhattan, dont est également issu l'écrivain Nick Tosches, Philip Roth étudie à l'université. Son mariage, qui tourne au désastre, est à l'origine des thèmes de ses premiers romans qui soulèveront la polémique, à cause de leur caractère cru et provocateur comme 'Portnoy et son complexe'. Malgré le scandale, Roth est très vite considéré comme un auteur influent. L'écrivain s'engage alors dans ce qu'il définit lui-même comme un combat avec 'les femmes, les rabbins, les hommes politiques, les psychanalystes et les critiques littéraires'. L'oeuvre de Roth, bien qu'essentiellement autobiographique, mélange les genres et passe sans retenue de la fiction à la confession, dans un style jubilatoire.

Articles (6)

  • La fin du pénis : trois romans pour saluer le génie de Philip Roth
    La fin du pénis : trois romans pour saluer le génie de Philip Roth

    L'immense romancier américain s'est éteint : que lire de Philip Roth ?

  • Entretien avec Vincent Jaury, fondateur de la revue "Transfuge"
    Entretien avec Vincent Jaury, fondateur de "Transfuge"

    En 2004, il crée Transfuge avec peu de moyen, un ami et contre l’avis de tous. L’idée est simple : rendre à l’exercice de la critique ses lettres de noblesse et s’attacher à l’approche esthétique des œuvres littéraires et cinématographiques. Grâce à son talent, à sa générosité et à son énergie, Vincent Jaury a fait de Transfuge l’un des meilleurs magazines culturels d’aujourd’hui.

  • Interview de Simonetta Greggio à propos de Dolce Vita
    Dolce Vita : 1959-1979

    De Mastroianni aux Brigades rouges, la Dolce Vita de Simonetta Greggio raconte toute l’histoire de l’Italie des années de plomb. Magistral, fascinant, ambitieux, le roman a manqué d’une voix le prestigieux Prix Renaudot, mais a reçu le Prix européen Madeleine Zepter. 

  • Philip Roth
    Philip Roth

    Ecrivain américain né le 19 mars 1933 à Newark, dans le New Jersey, Philip Roth est une figure emblématique du monde littéraire international et considéré comme un des principaux représentants du courant post-moderne de la littérature américaine.

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Avis (42)

  • Couverture du livre « Le complot contre l'Amérique » de Philip Roth aux éditions Gallimard

    Bagus35 sur Le complot contre l'Amérique de Philip Roth

    Philippe Roth réécrit l'histoire en faisant de Lindbergh le 33ème président des Etats-Unis.Le sort des juifs américains va en être complètement bouleversé.Et particulièrement une petite famille sans histoires dont la vie va être chamboulée.Un bon moment de lecture.

    Philippe Roth réécrit l'histoire en faisant de Lindbergh le 33ème président des Etats-Unis.Le sort des juifs américains va en être complètement bouleversé.Et particulièrement une petite famille sans histoires dont la vie va être chamboulée.Un bon moment de lecture.

  • Couverture du livre « Un homme » de Philip Roth aux éditions Gallimard

    Mireille B sur Un homme de Philip Roth

    Dans le cimetière juif, au seuil de sa tombe, il est accompagné par des amis et des proches, ceux qui ne lui tenait pas de rancœur, ceux qu’il avait aimé et d’autres qui ont participé à feutrer les souffrances de ses dernières années.
    Enfant à la santé fragile, publicitaire reconnu, mari...
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    Dans le cimetière juif, au seuil de sa tombe, il est accompagné par des amis et des proches, ceux qui ne lui tenait pas de rancœur, ceux qu’il avait aimé et d’autres qui ont participé à feutrer les souffrances de ses dernières années.
    Enfant à la santé fragile, publicitaire reconnu, mari aimant mais infidèle, amant talentueux si cet adjectif se défini par le nombre de conquêtes… l’homme se retourne sur son passé, analyse sa vie avec parfois une certaine amertume, examinant ses écarts, leurs conséquences qui ont certes composés la partition de l’après, sans éteindre pour autant l’envie de vivre.

    Philip Roth brosse ce portrait avec un réalisme touchant, sans exagération, juste celui d’une vie. Se dégage une certaine mélancolie sans aller jusqu’à la tristesse larmoyante, seulement une grande sensibilité..
    Sans jamais le nommer, cet homme nous touche parce qu’il le reflet d’une vie, et qu’il peut être chacun de nous.
    Lecture lointaine qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable; quelques dix années plus tard,je constate que la sensibilité a gravi quelques marches sur l'échelle des émotions...

  • Couverture du livre « L'habit ne fait pas le moine » de Philip Roth aux éditions Gallimard

    Missbook85 sur L'habit ne fait pas le moine de Philip Roth

    Ce livre de Philip Roth est composé de deux nouvelles extraites de " Goodbye Colombus" dont l'une s'intitule " Défenseur de la foi " et la seconde " L'habit ne fait pas le moine ", publiées aux Editions Gallimard en 1962.
    Dans la première nouvelle, on assiste au retour d'un certain sergent Marx...
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    Ce livre de Philip Roth est composé de deux nouvelles extraites de " Goodbye Colombus" dont l'une s'intitule " Défenseur de la foi " et la seconde " L'habit ne fait pas le moine ", publiées aux Editions Gallimard en 1962.
    Dans la première nouvelle, on assiste au retour d'un certain sergent Marx (rien n'est laissé au hasard avec Philip Roth...), vétéran du front européen au retour de la guerre en 1945.
    p. 28 : " Je me laissai aller à une rêverie si puissante que j'eus l'impression qu'une main avait ouvert mon être et l'avait pénétré jusqu'au fond. Il lui fallait descendre si profondément pour me trouver. Il lui fallait passer par ces jours dans les forêts de Belgique et ces morts que j'avais refusé de pleurer ; par les nuits dans ces fermes allemandes dont nous avions brûlé les livres pour nous réchauffer, et que je ne pouvais pas regretter ; par ces étendues sans fin où j'avais banni toute tendresse que j'eusse pu ressentir pour mes semblables..."
    Sous ordre direct de ce sergent Marx, trois jeunes soldats juifs - Halper, Fishbein et Grossbart - vont mettre à mal ses certitudes. Grossbart cherche ainsi à obtenir des faveurs d'un frère d'arme, Marx, au nom de leur religion commune. Toute la nouvelle n'est qu'un enchaînement de manipulations.
    Tergiversant sans cesse entre communautarisme et application des règles, entre le cœur et la raison, il est le reflet des rapports ambigus qu'entretient la société américaine avec le monde juif.
    p. 60 : " Pourquoi demandez-vous un traitement spécial ?
    - Parce que je suis juif, sergent. Je suis différent. Meilleur ou non. Mais différent.
    -Nous sommes en guerre, Grossbart. Tant qu'elle dure, soyez semblable. "
    A la publication de cette nouvelle, le monde est toujours sous le choc de l'Holocauste. Les réactions sont vives et nombreuses, qualifiant ce texte d'antisémitisme. Jouant constamment avec la transgression, Philip Roth dérange car il ne mâche pas ses mots et révèle avec une ironie certaine que les membres de sa minorité sont aussi sujets aux puérils de la nature humaine.

    "L'habit ne fait pas le moine" est une nouvelle brève de seulement 25 pages.
    Un étudiant en première année de high school de la banlieue new-yorkaise se lie d'amitié avec Albie Pelagutti et Duke Scarpa, fils d'immigrants italiens. Destinés à un brillant avenir de délinquants, ils organisent un véritable chahut lors d'un cours sur leur orientation. Mais lorsque ces deux camarades filent à l'anglaise, c'est le naïf étudiant qui écope de la sanction.
    p. 89 : " Nous devînmes amis. Il resta à côté de moi pendant toute la durée des tests, puis à l'heure du déjeuner, puis après les cours. J'appris que, tout jeune, Albie avait fait toutes les choses que moi, bien dirigé, je n'avais pas faites : il avait mangé des hamburgers dans des restaurants louches, il était sorti dans la rue après une douche froide, en hiver, les cheveux mouillés, il avait été cruel envers les animaux, il avait fréquenté des prostituées, il avait volé, il avait été pris, et il avait payé. Mais maintenant, me dit-il tandis que je déballais mon déjeuner dans la pâtisserie en face de l'école :
    -Maintenant, j'ai fini de faire la bringue. Je vais m'instruire [...] je vais repartir du bon pied. "

    Bien qu'emballée par " Le défenseur de la foi " je reste novice dans les œuvres de Philip Roth, et, ne maîtrisant certainement pas encore l'entièreté du style si propre à cet auteur, je reste relativement imperméable à la seconde nouvelle.

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