Paulo Coelho

Paulo Coelho
Paulo Coelho est né en 1947 à Rio de Janeiro dans une famille de classe moyenne. Son père, Pedro, était ingénieur et sa mère, Lygia, femme au foyer. Il fit sa scolarité à l’école jésuite de San Ignacio, à Rio, et se forgea rapidement une âme rebelle sous le carcan austère de l’éducation des Pères.
Son aspiration pour la littérature fut aussi précoce que son besoin de révolte. Malheureusement, son père, désemparé par cet enfant difficile, le fit interner dans un hôpital psychiatrique alors qu’il n’avait que dix-sept ans. Bien des années plus tard, l’écrivain puisera dans cette expérience pénible le matériau de son roman Veronika décide de mourir.
Ses parents le veulent ingénieur, Paulo aime le théâtre. Les années soixante voient l’explosion internationale du mouvement hippie. Paulo y souscrit, ainsi qu’à tous ses excès. C’est aussi durant cette période de révolution culturelle que le compositeur et interprète Raul Seixas lui demande de devenir son parolier. Leur association est un succès, et leur collaboration (qui dure jusqu’en 1976) contribue à changer le visage de la scène rock brésilienne.
Hélas, le Brésil est alors aux mains d’une dictature militaire et les prises de position libertaire de Paulo dans ses différentes activités (journalisme, musique, bandes dessinées…) le désignent bientôt comme un élément subversif. Il fait de la prison et est soumis à la torture. Ironie du sort, c’est son «... Lire la suite
Paulo Coelho est né en 1947 à Rio de Janeiro dans une famille de classe moyenne. Son père, Pedro, était ingénieur et sa mère, Lygia, femme au foyer. Il fit sa scolarité à l’école jésuite de San Ignacio, à Rio, et se forgea rapidement une âme rebelle sous le carcan austère de l’éducation des Pères.
Son aspiration pour la littérature fut aussi précoce que son besoin de révolte. Malheureusement, son père, désemparé par cet enfant difficile, le fit interner dans un hôpital psychiatrique alors qu’il n’avait que dix-sept ans. Bien des années plus tard, l’écrivain puisera dans cette expérience pénible le matériau de son roman Veronika décide de mourir.
Ses parents le veulent ingénieur, Paulo aime le théâtre. Les années soixante voient l’explosion internationale du mouvement hippie. Paulo y souscrit, ainsi qu’à tous ses excès. C’est aussi durant cette période de révolution culturelle que le compositeur et interprète Raul Seixas lui demande de devenir son parolier. Leur association est un succès, et leur collaboration (qui dure jusqu’en 1976) contribue à changer le visage de la scène rock brésilienne.
Hélas, le Brésil est alors aux mains d’une dictature militaire et les prises de position libertaire de Paulo dans ses différentes activités (journalisme, musique, bandes dessinées…) le désignent bientôt comme un élément subversif. Il fait de la prison et est soumis à la torture. Ironie du sort, c’est son « dossier psychiatrique » qui le sauve : il échappe au pire en se faisant passer pour fou.
Profondément marqué par cette expérience, Paulo Coelho aspire à une vie ordinaire. À vingt-six ans, il entre chez Polygram et rencontre sa première épouse. Cet épisode de « normalité » ne dure que quelques années. En 1978, il quitte femme et travail.
C’est dans un lieu de mort et de souffrance, le camp de concentration de Dachau, que sa vocation d’écrivain prend un tournant majeur. Là, dans l’émotion du recueillement, Coelho a une vision qui se transforme en rencontre quelques mois plus tard. Cet homme, dont il ne souhaite pas révéler l’identité, jouera un rôle clé dans sa réconciliation avec le catholicisme et dans son engagement littéraire.
Coelho emprunte alors l’ancienne route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en compagnie de Christina Oiticica, sa nouvelle compagne (et aujourd’hui sa femme). Il y découvre bien des secrets sur lui-même et sur le monde qui constitueront l’essentiel de son message futur. Il en rapporte aussi la matière de son premier livre : Le Pèlerin de Compostelle.
C’est le début d’une formidable aventure et d’un phénomène mondial : Coelho, dont le premier ouvrage est tiré à 900 exemplaires par une petite maison d’édition brésilienne, a vendu à ce jour près de 43 millions de livres, publiés dans 55 langues, dans 140 pays. En 1999, d’après une enquête du magazine Lire, Paulo Coelho est le deuxième auteur le plus vendu au monde.
Depuis dix ans, ses ouvrages occupent les meilleures places dans les listes de best-sellers internationales.
L’Alchimiste occupe une place particulière dans son ½uvre. Ce conte initiatique au succès phénoménal est considéré comme un ouvrage culte et souvent comparé au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry ou au Prophète de Khalil Gibran.
En moins de vingt ans, l’auteur a séduit des millions de lecteurs d’origine, d’éducation et de mode de vie fort différents. Son ½uvre développe les thèmes de son propre apprentissage et restitue une spiritualité complexe dans les termes les plus simples et les formes les plus diverses.
Aujourd’hui, Paulo Coelho est un homme honoré et une figure internationale de la scène littéraire. Au Brésil, il s’est vu récemment décerner une place à l’Académie des Lettres (l’équivalent de notre Académie française). Paulo Coelho a également créé une fondation pour le soutien des défavorisés au Brésil et s’investit dans de nombreux programmes humanitaires dans le monde, notamment pour l’Unesco.
Pour conclure cette biographie d’un écrivain hors normes qui n’a pas fini de nous surprendre, nous emprunterons les mots d’un prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oe : des millions de personnes de par le monde s’accordent à penser que « Paulo Coelho connaît le secret de l’Alchimie littéraire ».

Articles (1)

  • Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités
    Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités

    Pour célébrer ses 20 ans, France 5 a lancé un sondage en ligne demandant "quel est le livre qui a changé votre vie ?".A cette question, plus de 6000 internautes ont répondu. Le palmarès a été révélé le 11 décembre 2014 par François Busnel lors de son émission littéraire "La Grande Librairie".

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Avis (192)

  • Couverture du livre « L'espionne » de Paulo Coelho aux éditions J'ai Lu

    0.2

    Krys Aline sur L'espionne de Paulo Coelho

    Toujours charmée par l'écriture poétique de Paolo COELHO qui sait si bien nous emporter dans son univers fait de paraboles et de métaphores philosophiques et après avoir lu « l'Alchimiste » que j'avais adoré, puis « Veronica décide de mourir », « sur le bord de la riviera Piedra » et « le démon...
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    Toujours charmée par l'écriture poétique de Paolo COELHO qui sait si bien nous emporter dans son univers fait de paraboles et de métaphores philosophiques et après avoir lu « l'Alchimiste » que j'avais adoré, puis « Veronica décide de mourir », « sur le bord de la riviera Piedra » et « le démon et Mademoiselle Prym », je me lance cette fois dans la lecture de « l'Espionne », biographie romancée de la célèbre courtisane Mata Hari fusillée en 1917 pour espionnage pendant la première guerre mondiale.

    Arrivée des Pays-Bas sans un sou vaillant, Margaretha Geertruida Zelle de son vrai nom, rêvant de luxe et de liberté deviendra danseuse « indienne » (danse inventée par elle qui ne se rapporte à rien de connu dans le milieu asiatique ou indien) et osera se dévêtir sans aucuns complexes devant les plus riches et les plus puissants de l'époque, devenant ainsi la coqueluche du « Tout Paris » de ce début de XXème siècle.

    En donnant la parole à cette femme trop en avance pour son époque, Paolo COELHO en fait une héroïne douloureusement humaine. On la découvre tour à tour, docile, provocante, méprisante, orgueilleuse, bravache, perdue, déçue, une femme-enfant à la limite de l'irresponsabilité, plus manipulée que manipulatrice elle-même, flouée, violée et finalement très mal-aimée. Ce livre écrit à la première personne du singulier, est constitué de lettres qu'elle écrit à son avocat depuis la cellule où elle est enfermée en attendant l'application de la sentence du verdict du procès (la mort) et qui devra les remettre à sa fille pour qu'elle sache qui était véritablement sa mère.

    Parce que cette Escort-girl de luxe et de haut vol, habituée à l'argent et au succès, a rencontré et côtoyé les plus grands de l'époque des milieux politiques ou artistiques ce qui lui vaudra d'être « approchée » par les Allemands en cette fin de guerre. Pendant cette période trouble, Mata Hari va effectivement se rendre en Allemagne, prendre l'argent qu'on lui offre sans avoir l'intention de donner quoi que ce soit en échange (d'après COELHO) puis tente de revenir en France pour y dénoncer la subordination et offrir ses services à l'armée qui aussitôt la soupçonne de trahison. Il ne faut pas oublier qu'on est dans le contexte de l'après Dreyfus et que la justice cherche à faire un exemple. Elle le trouve en la personne de Mata Hari, qui bien que portée aux nues par le gratin de la société, sera immédiatement honnie et mise au ban dès qu'elle sera accusée de traitrise. Plus personne pour défendre cette femme, ivre de liberté et grisée d'excès, à part un bien piètre avocat, Maître CLUNET qui ne pourra éviter l'exécution.

    Ce livre, très bien écrit, survole cependant la vie de l'artiste qu'elle était, sans rentrer dans les détails de ses relations avec certains dignitaires français et allemands, ce qui aurait été très utile pour nous éclairer plus complètement sur le rôle qu'a pu jouer Mata Hari. En restant vague et approximatif, Paolo COELHO a pris le parti de ne nous conter que la version romanesque de sa vie en démontrant, sans ambiguïté, qu'elle était selon lui innocente du crime dont on l'accuse mais pas exempte de reproches concernant ses moeurs.

    Je dirais que ce court roman constitue une « mise en bouche » et qu'il nous donne l'envie d'en découvrir plus sur la vie de cette femme bien trop émancipée pour son temps, qui n'en faisait qu'à sa tête et qui a connu un succès fulgurant, a également eu une fin tragique et a payé de sa vie ses désirs de liberté: c'est le destin d'une grande héroïne, romantique en diable et cependant très énigmatique et équivoque. Elle reste et restera un grand mystère pour toujours et un fantasme aussi pour un bon nombre de personnes.

    Plus d'avis sur mon blog: https://christinehoussin1.wixsite.com/bouquinista
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  • Couverture du livre « L'alchimiste » de Paulo Coelho aux éditions J'ai Lu

    0.2

    Valerie Brzechwa sur L'alchimiste de Paulo Coelho

    Oui, quoi qu'on en dise ,ça reste une référence . Un de ces ouvrages qui peuvent donner le goùt de la lecture et enclencher une belle relation à la littérature en créant une amorce . Dans ce roman,il est question de notre rapport à nos rêves les plus tenaces et l'analyse qui en est faite nous...
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    Oui, quoi qu'on en dise ,ça reste une référence . Un de ces ouvrages qui peuvent donner le goùt de la lecture et enclencher une belle relation à la littérature en créant une amorce . Dans ce roman,il est question de notre rapport à nos rêves les plus tenaces et l'analyse qui en est faite nous plonge dans une galerie de portraits où on fini forcement par se retrouver .....

  • Couverture du livre « Le démon et Mademoiselle Prym » de Paulo Coelho aux éditions J'ai Lu

    0.1

    Caro Caro sur Le démon et Mademoiselle Prym de Paulo Coelho

    Dans un petit village de montagne frontalier, oublié des touristes, Chantal Prym est la seule jeune femme au milieu de la population plus âgée. Serveuse dans l’unique bar, elle rêve d’un avenir meilleur.


    C’est alors qu’un étranger arrive au village. Dans les bois, il montre un sac de...
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    Dans un petit village de montagne frontalier, oublié des touristes, Chantal Prym est la seule jeune femme au milieu de la population plus âgée. Serveuse dans l’unique bar, elle rêve d’un avenir meilleur.


    C’est alors qu’un étranger arrive au village. Dans les bois, il montre un sac de lingots à Chantal, lui raconte sa vie : sa femme et sa fille tuées par un malencontreux concours de circonstances, et son impossibilité à croire dès lors au bien en ce monde.

    Il lui transmets une étrange et effrayante proposition : être sa porte-parole pour demander aux villageois de commettre un crime, en échange de ces lingots et de l’avenir de leur village. On comprend que l’homme, auréolé de noir, ombré du diable, a délibérément choisi une jeune fille jolie et intelligente, innocente au sens où la part angélique d’elle-même domine.

    Chantal lutte d’abord avec elle-même, se refusant à croire que des gens si bons individuellement puissent se laisser aller à ce chantage. En elle se débattent le bien et le mal, ange et démon tour à tour prenant le dessus.

    Elle finit par annoncer la proposition aux villageois. S’ensuit une insidieuse progression du mal dans les esprits….

    Bien sûr le bien vaincra comme dans tous les romans de l’auteur !

    Je ne peux pas dire que ce livre soit inintéressant, mais je me suis ennuyée pendant la première moitié, où les considérations philosophiques ne m’ont pas touchée. Quand l’histoire a repris le dessus j’ai apprécié cette lecture facile. Mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/07/08/le-demon-et-mademoiselle-prym-de-paulo-coelho/

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