Nicolas Clement

Nicolas Clement
Ancien gendarme, officier de police judiciaire, directeur d'une agence de détective privée, Nicolas Clément est passionné par l'écriture. Âgé de 42 ans, cet autodidacte s'inspire de son expérience d'enquêteur pour créer des romans policiers dont les investigations sont menées au plus près de la r... Voir plus
Ancien gendarme, officier de police judiciaire, directeur d'une agence de détective privée, Nicolas Clément est passionné par l'écriture. Âgé de 42 ans, cet autodidacte s'inspire de son expérience d'enquêteur pour créer des romans policiers dont les investigations sont menées au plus près de la réalité.

Avis (8)

  • Couverture du livre « Sauf les fleurs » de Nicolas Clement aux éditions Libretto

    Joëlle Guinard sur Sauf les fleurs de Nicolas Clement

    C'est le premier roman de Nicolas Clément.

    Par la voix de Marthe, nous découvrons l'histoire tragique d'une famille déchirée, broyée par la violence du père qui ne parle qu'avec ses poings.

    Marthe vit dans une ferme avec ses parents et son jeune frère Léonce, elle ne trouve de la joie...
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    C'est le premier roman de Nicolas Clément.

    Par la voix de Marthe, nous découvrons l'histoire tragique d'une famille déchirée, broyée par la violence du père qui ne parle qu'avec ses poings.

    Marthe vit dans une ferme avec ses parents et son jeune frère Léonce, elle ne trouve de la joie qu'à "coudre pour maman et lire des histoires à mon frère" et passe sa vie à les protéger tous deux. La peur monte et la haine pour cet homme grandit.

    L'écriture est surprenante, imagée et pleine de métaphores avec des associations de mots et des raccourcis étonnants.

    C'est en fait un long poème très intense dont la lecture peut paraitre difficile aux personnes qui, comme moi, ne sont pas des adeptes de la poésie mais en se laissant porter par le rythme de l'écriture sans forcément creuser chaque phrase, on découvre un texte poignant, très fort où l'auteur trouve les mots pour décrire aussi bien les coups de son père que les caresses de Florent auprès de qui elle va découvrir l'amour et, on l'espère tant, un apaisement et une forme de résilience.

    Le final de cette histoire déjà bien tragique est époustouflant avec une montée dans l'horreur pratiquement insupportable.

    C'est un texte dont il est difficile de parler mais qui bouleverse.

    Merci à Nicole pour sa chronique qui m'a fait découvrir ce roman qui m'a beaucoup changée de mes lectures habituelles..

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/01/sauf-les-fleurs-de-nicolas-clement.html

  • Couverture du livre « Sauf les fleurs » de Nicolas Clement aux éditions Libretto

    Manika sur Sauf les fleurs de Nicolas Clement

    Quel étrange roman entre horreur et poésie, violence et musique. La dureté des propos est magnifiquement contrebalancé par la finesse de l'écriture, le rythme qui est donné aux mots, au phrases aux chapitres.

    J'aurai aimé relevé certains passages mais c'est impossible de choisir, c'est le...
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    Quel étrange roman entre horreur et poésie, violence et musique. La dureté des propos est magnifiquement contrebalancé par la finesse de l'écriture, le rythme qui est donné aux mots, au phrases aux chapitres.

    J'aurai aimé relevé certains passages mais c'est impossible de choisir, c'est le livre entier que je vous aurai livré.

  • Couverture du livre « Sauf les fleurs » de Nicolas Clement aux éditions Libretto

    LEILA RENOUX sur Sauf les fleurs de Nicolas Clement

    Aujourd’hui, il lui reste peu de mots et peu de souvenirs, Marthe écrit l’histoire de sa famille, d’un lieu que je laisserai le soin au lecteur de découvrir, pour oublier que cette famille n’existe plus.

    A 12 ans Marthe vit à la ferme avec ses parents et son petit frère Léonce à qui elle voue...
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    Aujourd’hui, il lui reste peu de mots et peu de souvenirs, Marthe écrit l’histoire de sa famille, d’un lieu que je laisserai le soin au lecteur de découvrir, pour oublier que cette famille n’existe plus.

    A 12 ans Marthe vit à la ferme avec ses parents et son petit frère Léonce à qui elle voue un amour incommensurable. Loin de l’école, deux joies lui rappellent la vie qui la gèle : coudre pour sa maman et lire des histoires à Léonce. Elle apprend à coudre sur une machine ajustée à ses doigts, d’où naissent de longues robes dessinées sans faiblir mais surtout destinées à couvrir les cicatrices de sa mère.

    « Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets […] Il nous conjugue et nous accorde comme il veut. Il est notre langue étrangère, un mot, un poing, puis retour à la ligne jusqu’à la prochaine claque. »

    Malgré ces ténèbres, Marthe essayera de se construire et de fleurir, le lecteur la suit de ses 12 ans à ses 20 ans, 3 amours la porteront.

    L’amour à son frère et sa mère,
    L’amour des lettres inculqué par son institutrice Nathalie, qui est à l’origine de sa vocation d’apprendre plus tard le grec pour traduire Eschyle. « Je passe devant le bureau pour rejoindre ma place et je fixe la couverture du livre. Je lis Eschyle, que je confonds avec échelle, "qui sert à se hisser "»,
    L’Amour tout court, celui de Florent, avec qui elle part fleurir et s'épanouir à Baltimore,

    Mais le passé nous rattrape toujours...

    Marthe veut laisser un témoignage, tout peut être effacé, sauf les fleurs… qui malgré leur fragilité doivent survivre. En tournant les pages, tels des pétales, on prend soin de le faire avec douceur, d’abord parce qu’on tient entre les mains un vrai bijou littéraire et aussi parce qu’on laisse le temps au phrases de cheminer pour en savourer toute la beauté et enfin parce qu’on voit la fin arriver, 74 pages, c’est vite lu, donc on fait durer le plaisir…

    « Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m’interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat […] Je n’ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d’avant. Je tombe rond ; mon compte est bon. »

    Un texte concis, poignant et émouvant de sincérité !

  • Couverture du livre « Sauf les fleurs » de Nicolas Clement aux éditions Libretto

    Gaïd Le Gall sur Sauf les fleurs de Nicolas Clement

    Un premier roman qui marque par la dureté de son récit et la poésie de son style.

    Un premier roman qui marque par la dureté de son récit et la poésie de son style.

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