Marcel Proust

Marcel Proust

1871-1922 - Fils d'un médecin réputé, Marcel Proust naît à Paris dans une famille fortunée qui lui assure ue vie facile et lui permet de fréquenter les salons mondains. Après des études au lycée Condorcet, il devance l'appel sous les drapeaux. Rendu à la vie civile, il suit à l'Ecole des Sciences...

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1871-1922 - Fils d'un médecin réputé, Marcel Proust naît à Paris dans une famille fortunée qui lui assure ue vie facile et lui permet de fréquenter les salons mondains. Après des études au lycée Condorcet, il devance l'appel sous les drapeaux. Rendu à la vie civile, il suit à l'Ecole des Sciences politiques les cours d'Albert Sorel et de Leroy-Beaulieu; à la Sorbonne ceux de Begson dont l'influence sur son oeuvre sera majeure. Vers 1900, il part à Venise et se consacre à des questions d'esthétique. Il publie une traduction du critique d'art anglais Ruskin (1904) dont les conceptions le marqueront. Après la mort de ses parents, sa santé se détériore. Il vit en reclus et s'épuise au travail. En 1919, il reçoit le prix Goncourt pour "A l'ombre des jeunes filles en fleurs". Trois ans plus tard, une bronchite l'emporte.

Articles (5)

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    Un découvreur de talents, aux méthodes insolites

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    Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités

    Pour célébrer ses 20 ans, France 5 a lancé un sondage en ligne demandant "quel est le livre qui a changé votre vie ?".A cette question, plus de 6000 internautes ont répondu. Le palmarès a été révélé le 11 décembre 2014 par François Busnel lors de son émission littéraire "La Grande Librairie".

  • La madeleine et le savant
    Proust au service secret de l’esprit

    Chose rare pour un ouvrage scientifique accessible, André Didierjean n’utilise jamais le mot de « vulgarisation » dans « La Madeleine et le Savant ». Le professeur de l’université de Franche-Comté entend faire découvrir aux non-initiés les subtilités de la psychologie cognitive, mais sans jamais travestir la science pure, dont il rapporte ici les expériences et découvertes récentes. Quand d’autres montent sur les épaules de Darwin, André Didierjean rappelle qu’un scientifique peut être également fin lecteur, en faisant le « pari du plaisir proustien ».

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    Interview d'Emmanuel Grand à propos de son thriller Terminus Belz

    Après la rencontre qui s'est déroulée au café littéraire d'Orange le 07 octobre 2014, Emmanuel Grand nous a accordé une interview. Entretien avec un auteur dont Terminus Belz est le premier roman.

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Avis (67)

  • Couverture du livre « À la recherche du temps perdu t.7 ; le temps retrouvé » de Marcel Proust aux éditions Gallimard

    Nathalie Sibué sur À la recherche du temps perdu t.7 ; le temps retrouvé de Marcel Proust

    " Comme au moment où je goûtais la madeleine, toute inquiétude sur l' avenir, tout doute intellectuel étaient dissipés. Ceux qui m' assaillaient tout à l' heure au sujet de la réalité de mes dons littéraires et même de la réalité de la littérature se trouvaient levés comme par enchantement. "

    " Comme au moment où je goûtais la madeleine, toute inquiétude sur l' avenir, tout doute intellectuel étaient dissipés. Ceux qui m' assaillaient tout à l' heure au sujet de la réalité de mes dons littéraires et même de la réalité de la littérature se trouvaient levés comme par enchantement. "

  • Couverture du livre « À la recherche du temps perdu t.1 ; du côté de chez Swann » de Marcel Proust aux éditions Gallimard

    Dominique JOUANNE sur À la recherche du temps perdu t.1 ; du côté de chez Swann de Marcel Proust

    Roman à la première personne, abordant différents genres tels le roman sentimental, psychologique, philosophique, sociologique en recréant la société y mêlant famille, voisins, ecclésiastiques, bourgeois, riches tel Swann et pauvres telle Françoise la cuisinière, petites vertus et gentilshommes,...
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    Roman à la première personne, abordant différents genres tels le roman sentimental, psychologique, philosophique, sociologique en recréant la société y mêlant famille, voisins, ecclésiastiques, bourgeois, riches tel Swann et pauvres telle Françoise la cuisinière, petites vertus et gentilshommes, grandeurs et petitesses d’esprit, cœurs généreux et mesquins, confiance et trahison et bien entendu, histoires d’amour compliquées, celles où l’on souffre et Proust sait décortiquer ces tourments de la passion avec une plume de Maître !

    Ce héros « je », permet de pouvoir, comme un capitaine à la barre de son navire, naviguer dans un flot de pensées et de souvenirs et nous faire dans un roulis permanent, tanguer du passé au présent tout en tenant le cap. « Parce que je dis « je », on croit que je suis subjectif. Parce que je suis obligé de rassembler dans mon premier volume –comme des chevaux au poteau- tout ce qui chez mes personnages se modifiera au cours du temps… » Extrait de la lettre de Proust à Henri Ghéon.

    Mais c’est avant tout un roman de mémoire. De la mémoire involontaire chère à Proust car « Pour moi, la mémoire volontaire, qui est surtout une mémoire de l’intelligence et des yeux, ne nous donne du passé que des faces sans vérité ; mais qu’une odeur, une saveur retrouvées dans des circonstances toutes différentes, réveillent en nous, malgré nous, le passé, nous sentons combien ce passé était différent de ce que nous croyions nous rappeler… « Je » (et qui n’est pas moi) retrouve tout d’un coup des années, des jardins, des êtres oubliés dans le goût d’une gorgée de thé où il a trempé un morceau de madeleine… Voyez-vous, je crois que ce n’est guère qu’aux souvenirs involontaires que l’artiste devrait demander la matière première de son œuvre. » Extraits de l’interview conduite par Elie-Joseph Bois.

    Me promener avec ce « je » enfant, dans la première partie intitulée ‘Combray’ m’a enchantée, comblée de plaisir, de douceur, m’a nourrie d’esprit enfantin dans de beaux jardins fleuris, m’a fait vivre des dimanches matin à la campagne, m’a fait sentir des parfums de glycines et églantiers sauvages et m’a emplie de rêveries. J’imaginais les paysages si bien dépeints dans leurs moindres détails au point que cela m’a renvoyée dans le souvenir de promenades en Normandie avec son climat, les odeurs de chaque saison et particulièrement celles des fleurs au printemps et de la terre mouillée en automne. Puis en deuxième partie, Proust nous fait vivre l’amour de Swann, homme distingué et cultivé de la très haute société, dans un ‘Amour de Swann’ tout en témoignant d'un Paris d'époque avec ses calèches et coupés sur les Champs Elysées et ses 'salons où on cause'. Sa dulcinée, Odette de Crécy, qui serait une ‘femme entretenue’ sans grande éducation, tout dans le paraître mais si belle et si attendrissante va savoir allumer la flamme de la passion amoureuse et éveiller la jalousie de Swann. Swann est un personnage attachant et sympathique pour qui on frémit de le voir se faire entourlouper par des personnes malveillantes. On retrouve « je » dans la troisième partie intitulée ‘Nom de pays : le nom’. Il est alors jeune adolescent et rencontre la fille de Swann, Gilberte qui, belle et sure d’elle, va en toute innocence lui torturer le cœur… Mais alors qu’elle a quitté Paris, « Je » va rencontrer Madame Swann « dont la réputation, de beauté, d’inconduite et d’élégance était universelle», dans le Bois de Boulogne magnifique à l'époque et tout à fait différent de celui que nous connaissons actuellement. Donc, du coup, le lecteur apprend que Swann a fini par épouser Odette de Crécy qu’il avait laissée en son absence, aux bons soins de son ami Charlus dans la partie 2.

    A mon grand étonnement, me voici tout à fait enthousiaste à la lecture de ce roman fleuve et ai déjà commencé le deuxième tome. Je pense que comme beaucoup de lecteurs, j’étais habitée par le préjugé d’un livre ennuyeux ce qui n’est pas le cas. J'ai hâte de connaître la suite. L’écriture est simple et magnifique et Marcel Proust a beaucoup d’humour. Ce livre est indémodable puisqu’il parle de l’esprit humain au sein de la société et véhicule une galerie impressionnante de tableaux de natures et paysages absolument sublime. Quelle plume !

    La mémoire étant infinie, l’œuvre l’est aussi….
    Jean Cau interviewant Gaston Gallimard : « Dites-moi, Gaston, est-ce-que s’il n’était pas mort, il aurait continué d’écrire ? Car enfin, après « le Temps retrouvé », « la Recherche » donne l’impression d’être une œuvre close, terminée… ». Gaston s’étonne et sourit. « Mais elle a toujours été terminée ! C’est une œuvre telle qu’il pouvait l’arrêter quand il lui plaisait ou la continuer indéfiniment. »

    J’ai mis ce livre dans ma valise à chacune de mes vacances d’été, je crois… Mais le « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que… » Zzzzzz… Et Proust chaque année a connu sa priorité grillée par d’autres auteurs et le livre revenait à la maison rejoindre la bonne vieille PAL… Donc, maintenant, retraitée, j’ai du temps et j’ai décidé de lire Proust. Au départ un peu comme une potion puis je me suis surprise à adorer être en compagnie de « Je » et l’écouter raconter son épopée au fil du temps. Une lecture qui me fait beaucoup de bien.

  • Couverture du livre « Lettres au duc de Valentinois » de Marcel Proust aux éditions Gallimard

    Jean François SIMMARANO sur Lettres au duc de Valentinois de Marcel Proust

    Comment en quelques lettres de Marcel Proust (et peu de réponses) adressées à Pierre de Polignac, on peut apercevoir un aspect assez pesant de la personnalité de l'auteur de La Recherche. L'analyse qui s'en suit de Jean Marc Quaranta est tout à fait passionnante et éclairante. Autopsie d'une...
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    Comment en quelques lettres de Marcel Proust (et peu de réponses) adressées à Pierre de Polignac, on peut apercevoir un aspect assez pesant de la personnalité de l'auteur de La Recherche. L'analyse qui s'en suit de Jean Marc Quaranta est tout à fait passionnante et éclairante. Autopsie d'une brouille.

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