Lucile Bordes

Lucile Bordes
Lucile Bordes, née en 1971 dans le Var, vit à La Seyne-sur-Mer. Maître de conférences à l'université de Toulon, elle anime également des ateliers d'écriture. Son premier roman, Je suis la marquise de Carabas, a paru aux éditions Liana Levi en septembre 2012 (Piccolo, février 2014).

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Avis (14)

  • Couverture du livre « 86, année blanche » de Lucile Bordes aux éditions Liana Levi

    Magali FERNANDES sur 86, année blanche de Lucile Bordes

    Sujet très intéressant
    Facile à lire

    Sujet très intéressant
    Facile à lire

  • Couverture du livre « 86, année blanche » de Lucile Bordes aux éditions Liana Levi

    Christophe ROBERT sur 86, année blanche de Lucile Bordes

    Après l'intime et bouleversant "Je suis la marquise de Carabas", après l'excellent et dérangeant "Décorama", ce troisième roman vient nous surprendre par une nouvelle voie ouverte dans le chemin de l'auteur.

    Qu'avons nous fait (de nos jours) de 1986 et de la catastrophe de Tchernobyl ? Que...
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    Après l'intime et bouleversant "Je suis la marquise de Carabas", après l'excellent et dérangeant "Décorama", ce troisième roman vient nous surprendre par une nouvelle voie ouverte dans le chemin de l'auteur.

    Qu'avons nous fait (de nos jours) de 1986 et de la catastrophe de Tchernobyl ? Que reste il comme souvenirs ? Qui étions nous à l'époque et que sommes nous devenus ? Avons nous été "transformés" ? Révélation brutale et manipulation de masse cette année là, et depuis ?

    Le récit mêle trois voix : Lucie adolescente française qui perçoit la fin du monde ce jour là, Ludmila dont le mari sera en première ligne et Ioulia femme blessée dont l'époux ira au sacrifice comme en offrande biblique.

    Bien sur, il en va de ce roman, comme tout oeuvre qui touche au sensible, fait appel au sentiment, certaines pages viennent vous frapper plus que d'autres (mais chez un autre lecteur il en sera différemment, nous ne pleurons pas tous pour les mêmes films), alors oui, alors, j'avoue que le personnage de Ludmila m'a profondément ému. Plus que les deux autres. Question de sensibilité.

    Pour Lucie, c'est une adolescente qui découvre la vie, le monde, fait l'expérience de l'amour, de la fin d'une époque, celle des chantiers navals de La Ciotat, des parents qui sentent que leur monde titube, alors la fin du monde globalisée et venant d'un nuage toxique n'est pas l'actualité familiale.

    Pour Ioulia, qui sent que sa vie bascule entre deux hommes, que la tourmente se situe au coeur de son existence, la catastrophe n'est que le liant qui la projettera sur une nouvelle existence.

    Mais pour Ludmila, c'est le bonheur qui s'écroule, c'est bien là la fin de son monde et la fin du monde qui se confrontent et explosent , c'est sa voix qui porte le livre, c'est encore sa voix qui refusera à la mort de gagner le combat, sa voix qui tiendra les ténèbres dans les coins.

    Ce roman est d'une sensibilité à peine suggérée mais si réelle, par le talent de l'auteur, par touches subtiles, par gouttes de souvenirs distillées, on perçoit le coeur qui bat des ces trois femmes. Tout est dans le style, dans l'indicible, dans l'évocation (le repas dominical de la jeune Lucie, avec ses grands-parents, j'avais l'impression de revoir ma grand-mère et les croutons au jus des petits oiseaux, un souvenir que j'avais oublié qui remonte comme une bulle).

    C'est de cette magie de l'écriture, c'est l'approche du presque non-dit (la frontière est très tenue entre l'écrit et l'évocation du sentiment), quand Ludmila continue à "parler dans sa tête, il n'était pas question qu'elle s'interrompe, personne ne l'interromprait jamais" C'est là, au coeur de ces quelques lignes que le roman s'éclaire, ces trois femmes, personne, jamais ne pourra plus les interrompre après cette année 86, blanche ....

  • Couverture du livre « 86, année blanche » de Lucile Bordes aux éditions Liana Levi

    Caro Caro sur 86, année blanche de Lucile Bordes

    Avril 1986. Lucie a 15 ans, elle vit dans le sud de la France. Elle raconte ses peurs d’adolescente, entre le chômage de son père et la probable avancée du nuage radioactif de Tchernobyl, elle imagine sa propre mort.


    Ludmila mène une vie aisée à Pripyat. La ville flambant neuve vit de...
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    Avril 1986. Lucie a 15 ans, elle vit dans le sud de la France. Elle raconte ses peurs d’adolescente, entre le chômage de son père et la probable avancée du nuage radioactif de Tchernobyl, elle imagine sa propre mort.


    Ludmila mène une vie aisée à Pripyat. La ville flambant neuve vit de l’activité de la centrale voisine. Mais quand un incendie s’y déclare, c’est toute sa vie qui s’en trouve bouleversée. Entre incrédulité, croyance indéfectible en la grandeur de son pays, puis évacuation et finalement veillée de son mari irradié, pour les 15 jours de vie qui lui restent, elle raconte la décadence d’un état, la présence mortifère et les rêves envolés.

    Ioulia quant à elle vit à Kiev. En visite chez ses amis Ludmila et Vassyl, elle assiste à l’incendie de la centrale et quitte dès que possible cette ville, pour retrouver la sécurité de son foyer. Mais la catastrophe nucléaire fait également fuir son jeune amant français, rapatriée avec les autres étrangers, marquant un tournant dans sa vie faite de rêves et de promesses, non tenues. Elle ne peut se résoudre à retrouver son mari russe, lui annonce son infidélité. Il part alors « nettoyer » la zone sinistrée, noyant son chagrin dans le travail et le sacrifice.

    Lucile Bordes nous offre trois jolis portraits croisés. Si Ioulia et Ludmila se connaissent, Lucie n’est reliée à elles que par sa fascination morbide pour la catastrophe nucléaire, qui met à mal son optimisme, et son éducation communiste. Toutes trois ont cependant en commun de vivre un moment fort, voire crucial, de leur existence.

    Ce roman écrit avec beaucoup de sensibilité nous fait réfléchir sur la tragédie bien sûr, mais aussi sur ce qui fait le sel de nos vies, nos peurs et nos espoirs.

    Une jolie découverte.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2016/12/03/86-annee-blanche-de-lucile-bordes/

  • Couverture du livre « 86, année blanche » de Lucile Bordes aux éditions Liana Levi

    christian BOUGEAULT sur 86, année blanche de Lucile Bordes

    Chacun d’entre nous ne se rappelle peut-être pas comment il a appris la nouvelle, quel a été sa réaction au moment de la catastrophe.
    Lucile Bordes, donne la parole à trois femmes, chacune d'entre elle a vécu cet événement avec émotion, elle nous les raconte. En leur donnant la parole, elles...
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    Chacun d’entre nous ne se rappelle peut-être pas comment il a appris la nouvelle, quel a été sa réaction au moment de la catastrophe.
    Lucile Bordes, donne la parole à trois femmes, chacune d'entre elle a vécu cet événement avec émotion, elle nous les raconte. En leur donnant la parole, elles expriment leurs choix, amours et sacrifices.
    Nous sommes plongés le temps de la lecture en plein cœur du drame. Ce sont trois femmes de caractère, attachantes, parfois troublantes. Nous partageons leurs moments de vie, réflexions, visions du drame.

    Lucie 15 ans, la fille du sud, amoureuse, qui construit avec son petit frère un abri antiatomique en Lego , elle attend l'arrivé du nuage et observe la descente aux enfers de son père, licencié des chantiers navals.
    Ludmilla, qui regarde fascinée, de manière inconsciente les aurores boréales provoquées par l'incendie de la centrale nucléaire, évacuée vers Moscou elle comprendra qu'elle ne reviendra jamais. Elle accompagnera dans la mort son mari ingénieur irradié.
    Ioulia, dont le mari deviendra liquidateur. Femme d'un sacrifié pour la patrie, pour la nation, par sens du devoir.

    30 ans après, ce livre mémoire est touchant, fort, aux personnages attachants et touchés au plus profond de leur chair , un livre contre l’oubli. Un roman réaliste et émouvant .

    Un livre voyageur prêté par Leiloona de Bricabook : "Un roman essentiel, un memorandum, un linceul pour ces hommes enterrés dans des cercueils de plomb."

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