Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier
Laurent Mauvignier est né en 1967.

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    La revue de presse livres vous dit tout ce qu’il faut savoir — et emporter — avant l’été !

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    Ouragans, tsunamis, inondations, éruptions : les éléments déchaînés inspirent les auteurs français. Sans remonter jusqu’aux grands classiques (« L’Inondation », nouvelle de Zola ou « La Peste » de Camus), chaque rentrée littéraire, ou presque, livre « son roman de catastrophe ». 

  • Des hommes de Laurent Mauvignier

    A travers l’histoire de Bernard, un sdf alcoolique et sexagénaire, Laurent Mauvignier s’empare du sujet de la guerre d’Algérie, rarement traitée par les écrivains contemporains. Ils étaient simples appelés pendant la guerre d’Algérie. Ils ont vu, sont revenus et se sont tus. Quarante ans de silence ont coulé sur la vie des héros de Laurent Mauvignier.

Avis sur cet auteur (83)

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    Couverture du livre « Apprendre à finir » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Madame Tapioca sur Apprendre à finir de Laurent Mauvignier

    Et parfois j’ai comme une grande envie de ressortir un livre qui traîne dans ma pile à lire depuis des lustres....
    À vrai dire en ce moment c’est constamment. Je regarde ces bijoux qui m’attendent et que je dédaigne au profit des nouveautés, et je me dis que STOP. Je veux prendre le temps de...
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    Et parfois j’ai comme une grande envie de ressortir un livre qui traîne dans ma pile à lire depuis des lustres....
    À vrai dire en ce moment c’est constamment. Je regarde ces bijoux qui m’attendent et que je dédaigne au profit des nouveautés, et je me dis que STOP. Je veux prendre le temps de découvrir ces « déjà presque classiques » qui m’ont échappé à leur sortie.

    Aujourd’hui c’est « Apprendre à finir » de Laurent Mauvignier, qui est passé entre mes mains, le Prix Inter 2001 (et oui le temps file ma pauvre Lucette...).
    Un texte court donc rapidement lu mais qui me laisse un sentiment mitigé. Je ne sais dire si j’ai aimé ou pas. D’un côté j’ai été clairement gênée par le style (de longues phrases hachurées, un récit saccadé, une succession de pensées intimes, une ambiance pesante) et en même temps il y a tellement de puissance dans le long monologue intérieur de cette femme blessée en amour que je n’ai pas pu abandonner ma lecture.
    J’ai eu l’impression de lire une prouesse littéraire, un exercice de style (parfaitement mené au demeurant) mais que l’auteur souhaitait mettre le lecteur à distance des sentiments de la narratrice. Finalement mon intellect a été plus stimulé que mon cœur. Étant une lectrice en recherche d’émotions, je ne peux que rester dubitative tout en saluant une écriture singulière.

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    Couverture du livre « Continuer » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    gisele regazzoni sur Continuer de Laurent Mauvignier

    roman fort sur l'amour maternel et aussi sur le deuil dans une vie ou il faut continuer d'avancer pour survivre.
    cette histoire de Sybille et de son fils est belle et violente mais magnifiquement écrite.

    roman fort sur l'amour maternel et aussi sur le deuil dans une vie ou il faut continuer d'avancer pour survivre.
    cette histoire de Sybille et de son fils est belle et violente mais magnifiquement écrite.

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    Couverture du livre « Dans la foule » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Carrie sur Dans la foule de Laurent Mauvignier

    Je suis allée à Bruxelles l'année dernière. Pour me rendre à l'Atomium, j'ai pris le métro et suis descendue à la station HEYSEL.

    Heysel, Heysel, ça me disait quelque chose... Puis ça a fait tilt, le drame du Heysel, un match de foot, une fête qui tourne au drame à cause de la bêtise de...
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    Je suis allée à Bruxelles l'année dernière. Pour me rendre à l'Atomium, j'ai pris le métro et suis descendue à la station HEYSEL.

    Heysel, Heysel, ça me disait quelque chose... Puis ça a fait tilt, le drame du Heysel, un match de foot, une fête qui tourne au drame à cause de la bêtise de supporters (mais peut-on vraiment les appeler supporters?). Et je tombe sur ce roman de Laurent Mauvignier, sur la couverture de la version poche qui me rappelle aussi vaguement quelque chose... Il faut dire que je n'avais que 5 ans le 29 mai 1985...

    Ce roman à quatre voix se déroulent donc en partie avant le drame puis juste à sa suite pour terminer bien plus tard, après le procès.

    Nous suivons donc Tonino et Jeff, deux français sans billets espérant bien en trouver avant le match. Ils aiment la Juve et bien entendu son héros qu'est Platini. Tonino et Jeff rencontrerons Gabriel et Virginie, deux bruxellois qui viennent juste d'avoir des billets pour ce "match du siècle". Ils rencontreront ensuite Tana et Francesco, un couple de jeunes mariés italiens rêvant des canaux d'Amsterdam et à qui on a offert deux billets pour assister au match, Bruxelles étant "sur leur route". Enfin, nous, lecteurs, rencontrerons Geoff et ses frères, anglais...

    La parole est donnée tour à tour, à chacun des camps, anglais, italien ou neutre.

    L'écriture est jolie mais oppressante. Je n'ai pu m'empêcher de sentir le soufre avant l'explosion. Et ensuite, pour certains, rien ne sera plus comme avant. Irréversible...

    Dans l'ensemble, je sors assez mitigée de cette oeuvre. J'ai trouvé le roman polyphonique assez inégal, restant sur ma faim pour deux des protagonistes.

    Qu'on aime le foot (ce qui n'est pas mon cas) ou pas, peu importe, là n'est pas le propos. On parle d'animalité, de sauvagerie, d'incrédulité, d'inéluctable, de bêtise, d'impulsivité. De drame(s) tout simplement

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    Couverture du livre « Continuer » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Cathfd sur Continuer de Laurent Mauvignier

    Quelquefois les mots ne me viennent pas tout de suite pour parler d'une lecture. Il me faut quelques jours pour apprivoiser mes sentiments, reprendre mon souffle et pouvoir mettre des mots sur mon ressenti. C'est le cas avec "Continuer" de Laurent Mauvignier. La 4ème de couverture m'avait...
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    Quelquefois les mots ne me viennent pas tout de suite pour parler d'une lecture. Il me faut quelques jours pour apprivoiser mes sentiments, reprendre mon souffle et pouvoir mettre des mots sur mon ressenti. C'est le cas avec "Continuer" de Laurent Mauvignier. La 4ème de couverture m'avait accrochée. J'ai trouvé le début du roman âpre et dur. Puis j'ai été emportée par le souffle épique de cette histoire. Une histoire au départ banale: un couple qui se déchire, se sépare et tout absorbé par sa guerre intime ne voit pas le malaise croissant de son fils adolescent. Après un dérapage plus grave que d'habitude, la mère, d'origine russe, prend une décision inattendue: elle va partir plusieurs mois avec son fils randonner à cheval au Kirghizistan pour le reconnecter à la nature et à de vraies valeurs, le sortir de son chaos mental, renouer un dialogue depuis trop longtemps interrompu. Le père égoïste et veule ne pourra s'y opposer tout en étant, et en le disant, persuadé que son ex femme dépressive et ratée court droit vers un nouvel échec. Il y a peu de dialogues, on voit chacun à travers les yeux de l'autre dans un monologue intérieur, les chevaux, personnages importants du roman servent d'intermédiaires et permettent un partage entre mère et fils qui se passe de mots. Les pensées de l'ado en rupture de société et de famille sont parfois d'une violence effrayante. On découvre peu à peu les fêlures, les blessures de chacun. Les portraits de la mère et du fils sont bouleversants de finesse, de justesse et la fin est superbe. C'est une histoire de résilience portée par une langue puissante, rude comme les paysages traversés où se succèdent forêts, montagnes, torrents, marécages et glaciers. Ce n'est pas le genre d'histoire plaisante à lire et oubliée dès la dernière page tournée. Non, c'est le genre d'histoire qui vous habite longtemps...