Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier
Laurent Mauvignier est né en 1967.

Articles (4)

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    Merci à Jean-Paul pour ses impressions, ses rencontres, ses Correspondances

  • Jack London nu, Despentes "non écrivain", Finkielkraut "non philosophe"
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    La revue de presse livres vous dit tout ce qu’il faut savoir — et emporter — avant l’été !

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    Ouragans, tsunamis, inondations, éruptions : les éléments déchaînés inspirent les auteurs français. Sans remonter jusqu’aux grands classiques (« L’Inondation », nouvelle de Zola ou « La Peste » de Camus), chaque rentrée littéraire, ou presque, livre « son roman de catastrophe ». 

  • Des hommes de Laurent Mauvignier

    A travers l’histoire de Bernard, un sdf alcoolique et sexagénaire, Laurent Mauvignier s’empare du sujet de la guerre d’Algérie, rarement traitée par les écrivains contemporains. Ils étaient simples appelés pendant la guerre d’Algérie. Ils ont vu, sont revenus et se sont tus. Quarante ans de silence ont coulé sur la vie des héros de Laurent Mauvignier.

Avis (101)

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    Couverture du livre « Continuer » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Cathfd sur Continuer de Laurent Mauvignier

    Quelquefois les mots ne me viennent pas tout de suite pour parler d'une lecture. Il me faut quelques jours pour apprivoiser mes sentiments, reprendre mon souffle et pouvoir mettre des mots sur mon ressenti. C'est le cas avec "Continuer" de Laurent Mauvignier. La 4ème de couverture m'avait...
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    Quelquefois les mots ne me viennent pas tout de suite pour parler d'une lecture. Il me faut quelques jours pour apprivoiser mes sentiments, reprendre mon souffle et pouvoir mettre des mots sur mon ressenti. C'est le cas avec "Continuer" de Laurent Mauvignier. La 4ème de couverture m'avait accrochée. J'ai trouvé le début du roman âpre et dur. Puis j'ai été emportée par le souffle épique de cette histoire. Une histoire au départ banale: un couple qui se déchire, se sépare et tout absorbé par sa guerre intime ne voit pas le malaise croissant de son fils adolescent. Après un dérapage plus grave que d'habitude, la mère, d'origine russe, prend une décision inattendue: elle va partir plusieurs mois avec son fils randonner à cheval au Kirghizistan pour le reconnecter à la nature et à de vraies valeurs, le sortir de son chaos mental, renouer un dialogue depuis trop longtemps interrompu. Le père égoïste et veule ne pourra s'y opposer tout en étant, et en le disant, persuadé que son ex femme dépressive et ratée court droit vers un nouvel échec. Il y a peu de dialogues, on voit chacun à travers les yeux de l'autre dans un monologue intérieur, les chevaux, personnages importants du roman servent d'intermédiaires et permettent un partage entre mère et fils qui se passe de mots. Les pensées de l'ado en rupture de société et de famille sont parfois d'une violence effrayante. On découvre peu à peu les fêlures, les blessures de chacun. Les portraits de la mère et du fils sont bouleversants de finesse, de justesse et la fin est superbe. C'est une histoire de résilience portée par une langue puissante, rude comme les paysages traversés où se succèdent forêts, montagnes, torrents, marécages et glaciers. Ce n'est pas le genre d'histoire plaisante à lire et oubliée dès la dernière page tournée. Non, c'est le genre d'histoire qui vous habite longtemps...

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    Couverture du livre « Continuer » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Marie Hélène Fasquel sur Continuer de Laurent Mauvignier

    Continuer de Laurent Mauvignier est inclassable : un livre au message fort, qui parle aux parents que nous sommes. Que faire quand on a l’impression de perdre son fils ? Quand on s’est soi-même perdu à la suite d’un drame et que l’on éprouve du mal à se reconstruire ? Que faire quand on n’a plus...
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    Continuer de Laurent Mauvignier est inclassable : un livre au message fort, qui parle aux parents que nous sommes. Que faire quand on a l’impression de perdre son fils ? Quand on s’est soi-même perdu à la suite d’un drame et que l’on éprouve du mal à se reconstruire ? Que faire quand on n’a plus d’espoir, quand on pense être passé à côté de sa vie ? Quand on comprend que l’on est allé trop loin dans l’abandon de soi et surtout de son enfant ?

    Les parents de Samuel ont des réponses opposées : lorsque leur fils sombre et se retrouve en cellule pour la nuit, son père veut le mettre en pension… Sa mère au contraire se bat pour lui rendre l’étincelle qui lui redonnera le goût de vivre, ce qui va l’entraîner dans une folle aventure à dos de cheval en Kirghizistan afin de se retrouver, de le couper de tout ce qui est nocif pour lui et d’apprendre à s’aimer enfin grâce au contact de la nature, des chevaux, et aux efforts, aux petits et grands combats et aux dangers de tous les jours dans cette quête initiatique aussi difficile pour la mère que pour le fils.

    Un roman émouvant, sans tomber dans la mièvrerie, dépaysant, à l’écriture belle et directe, au ton juste. Un verbe qui scande le livre avec insistance (en filigrane la plupart du temps) : Continuer ! Se battre, se réinventer, ne pas abandonner même lorsque tout semble perdu.

    Lamartine disait : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! N’en déplaise aux romantiques, la vie est plus forte que la douleur ; et si revenaient de leurs nuages stellaires tous ceux que l’on a aimés et qui nous ont aimés, nous savons bien au fond de nous qu’ils ne nous diraient qu’une chose : vivez !

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    Couverture du livre « Des hommes » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Elizabeth Neef-Pianon sur Des hommes de Laurent Mauvignier

    Dans un petit bourg de campagne, il y a Bernard, dit Feu-de-bois, alcoolique, qui vit pratiquement comme un clochard.
    Il y a Solange, sa sœur.
    Il y a Rabut, son cousin avec qui il a fait l’Algérie, mais ils ne se parlent pratiquement plus.
    Et puis d’’autres encore.
    Le jour de l’anniversaire...
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    Dans un petit bourg de campagne, il y a Bernard, dit Feu-de-bois, alcoolique, qui vit pratiquement comme un clochard.
    Il y a Solange, sa sœur.
    Il y a Rabut, son cousin avec qui il a fait l’Algérie, mais ils ne se parlent pratiquement plus.
    Et puis d’’autres encore.
    Le jour de l’anniversaire de Solange, Bernard pète un plomb et agresse la familles de Saïd Chefraoui.
    Les phrases se bousculent, s’enchaînent, s’entraînent, nous portant dans une lecture fiévreuse difficile à interrompre.
    On veut comprendre ce qui se passe entre tous ces gens.
    C’est alors que Rabut se remémore tout ce qui s’est passé en Algérie, il y a quarante ans.
    « Des hommes », ce sont tous ces hommes jeunes qu’on a envoyé à la guerre, face à d’autres hommes, des hommes jeunes eux aussi.
    Et ces hommes, d’un côté comme de l’autre, ils sont devenus vieux, et depuis tout ce temps, ils vivent avec la guerre en eux sans pouvoir en parler à personne.
    Enfant, à chaque repas, j’entendais mon grand-père nous parler de la guerre (il parlait, lui), et je trouvais ça pénible, sans comprendre à l’époque le traumatisme qu’ils endurent, ces hommes qu’on envoie à la guerre.
    J’ai lu plusieurs livres de Laurent Mauvignier, les ai tous appréciés, mais celui-là sort particulièrement du lot.
    Il a parfaitement réussi à saisir le ressenti ‘des hommes » qui sont passés par là.
    C’est vraiment un livre fort et poignant.

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    Couverture du livre « Ce que j'appelle oubli » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit

    Elizabeth Neef-Pianon sur Ce que j'appelle oubli de Laurent Mauvignier

    Mise en apnée obligatoire ! ! ! !
    Ce livre ne comporte qu’une seule phrase.
    Heureusement il est court (62 pages) et le format est petit.
    C’est inspiré d’un fait divers qui a eu lieu en 2009.
    Dans un super marché, un SDF prend et boit une canette de bière. Quatre vigiles l’embarquent et le...
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    Mise en apnée obligatoire ! ! ! !
    Ce livre ne comporte qu’une seule phrase.
    Heureusement il est court (62 pages) et le format est petit.
    C’est inspiré d’un fait divers qui a eu lieu en 2009.
    Dans un super marché, un SDF prend et boit une canette de bière. Quatre vigiles l’embarquent et le tabassent jusqu’à ce que mort s’en suive.
    C’est poignant. Le choix d’une phrase unique se prête au récit de cette abominable affaire qui s’est passée très très vite. Oui, tout va vite, très vite, trop vite.
    C’est l’incompréhension totale, l’absurdité à son summum.
    Par ce roman, en s’adressant à son frère, Laurent Mauvignier a redonné une dignité à la victime.

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