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Histoires de la nuit

Couverture du livre « Histoires de la nuit » de Laurent Mauvignier aux éditions Minuit
  • Date de parution :
  • Editeur : Minuit
  • EAN : 9782707346315
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu'occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu'une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années.
On s'active, on se prépare pour l'anniversaire de Marion, dont on va fêter... Voir plus

Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu'occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu'une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années.
On s'active, on se prépare pour l'anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se profile, des inconnus rôdent autour du hameau.

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Avis (2)

  • Histoires de la nuit est un roman sur la violence subie, maitrisée, apprivoisée et dominée comme les histoires que la mère du roman lit le soir à sa fille pour lui apprendre à n’avoir pas peur des divers loups. Laurent Mauvignier est parti d’un scénario de 35 pages pour faire le récit d’une...
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    Histoires de la nuit est un roman sur la violence subie, maitrisée, apprivoisée et dominée comme les histoires que la mère du roman lit le soir à sa fille pour lui apprendre à n’avoir pas peur des divers loups. Laurent Mauvignier est parti d’un scénario de 35 pages pour faire le récit d’une séquestration de plus de 600 autres.
    A la Brassée, le lieu-dit dont la pancarte indique depuis toujours L’Écart des trois filles seules, trois maisons forment le hameau. Une est inhabitée et à vendre.
    L’autre abrite Christine, artiste peintre, installée là depuis vingt cinq ans pour continuer à vivre et à peindre loin des tumultes des galeries et des marchands d’art, avec ses cheveux longs et orange, ses robes bariolées, « ses lunettes en plastique épais avec le rebord couvert d’une rangée de diamants » connue depuis longtemps dans le pays pour être « exubérante et barrée » à la fois. Son inquiétude du moment, c’est de recevoir des lettres anonymes. La dernière est déposée directement sur le pas de sa porte. Le gendarme qui l’écoute ce jour-là lui confie sa carte de visite, déjà inquiet que cela se complique trop vite.
    La maison principale avec l’étable et une dizaine de vaches mais aussi quelques champs appartiennent maintenant au fils aîné des Bergogne, Patrice, le seul a être resté des frères pour garder la ferme familiale, pour ne plus pouvoir en vivre, maintenant, certes mais pour ne pas, encore, en mourir.
    Ce Bergogne-là est calme, déterminé, de cette force tranquille de celui qui mène son travail toujours seul. La violence, il l’a connue avec son père ce qui lui a laissé un manque de confiance en bandoulière et la peur, toujours, d’être exclu.
    Avec Patrice vivent aussi Marion, sa femme rencontrée au hasard, et leur fille Ida, écolière d’une dizaine d’années.
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2020/09/19/laurent-mauvignier-histoires-de-la-nuit/

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  • De la grande littérature ! Laurent Mauvignier propose un pointillisme haute définition. Chaque pixel, pardon, chaque mot compte. Chaque image, pardon, chaque phrase, étaye un propos ou magnifie une situation. Un peu comme ce portrait de « la dame en rouge », peint par un personnage du roman, qui...
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    De la grande littérature ! Laurent Mauvignier propose un pointillisme haute définition. Chaque pixel, pardon, chaque mot compte. Chaque image, pardon, chaque phrase, étaye un propos ou magnifie une situation. Un peu comme ce portrait de « la dame en rouge », peint par un personnage du roman, qui dévoile un secret à chaque observation méticuleuse. La comparaison s’arrête là ! L’adage dit qu’une image vaut mille mots. Les éditions de Minuit prouvent le contraire (on ne pourra pas me suspecter de complaisance vue la manière dont j’ai éraflé les précédentes sorties de cette maison) : c’est le rôle de l’écrivain d’épuiser les mots, de les polir avec autant de maestria, et non de servir docilement le scénario d’une future adaptation TV.
    Chez Laurent Mauvignier, les non-dits sont criant de vérité, les silences interrogent, les répétitions chahutent. L’écriture devient un instrument de précision dont la fonction dépasse la narration : elle déstabilise le lecteur et le place dans la même situation d’inconfort que chacun des protagonistes de son thriller en huis-clos. On sent chez l’auteur la volonté (l’obsession) de peser chaque mouvement, de disséquer chaque pensée, d’aller au bout de la psychologie de ses personnages, parfois jusqu’à la nausée.
    On est emporté, subjugué par la puissance de certaines scènes. Laurent Mauvignier excelle à parler (quelques exemples parmi tant d’autres) de l’agonie (p145), du doute (p297), de la peur (p333), de l’emprise, de la manipulation ou de la célèbre citation d’Al Capone : « On obtient plus de choses en étant poli et armé qu'en étant juste poli » (p503).
    Je prédis que le roman « Histoires de la nuit » fera partie de la liste du Goncourt et qu’il en sera le grand favori.
    Bilan :

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