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Isabelle Duquesnoy

Isabelle Duquesnoy
Isabelle Duquesnoy, diplômée d'histoire de l'art, est l'auteur de romans historiques. L'Embaumeur, prix Saint-Maur en poche et prix de la ville de Bayeux a connu un grand succès public. Il est disponible chez Points ainsi que Les Confessions de Constanze Mozart et La redoutable veuve Mozart, prix... Voir plus
Isabelle Duquesnoy, diplômée d'histoire de l'art, est l'auteur de romans historiques. L'Embaumeur, prix Saint-Maur en poche et prix de la ville de Bayeux a connu un grand succès public. Il est disponible chez Points ainsi que Les Confessions de Constanze Mozart et La redoutable veuve Mozart, prix des Musiciens 2021.

Avis sur cet auteur (56)

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    Couverture du livre « La chambre des diablesses » de Isabelle Duquesnoy aux éditions Robert Laffont

    Les Lectures de Cannetille sur La chambre des diablesses de Isabelle Duquesnoy

    Le 22 février 1680, Catherine Montvoisin, dite la Voisin, est brûlée vive pour son implication dans l’affaire des poisons qui fait alors scandale. Elle aussi soupçonnée, sa fille Marie-Marguerite est incarcérée à la prison de Vincennes. Pour tenter d’échapper à la peine de mort, elle relate, à...
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    Le 22 février 1680, Catherine Montvoisin, dite la Voisin, est brûlée vive pour son implication dans l’affaire des poisons qui fait alors scandale. Elle aussi soupçonnée, sa fille Marie-Marguerite est incarcérée à la prison de Vincennes. Pour tenter d’échapper à la peine de mort, elle relate, à l’intention de M. de la Reynie, premier lieutenant général de police de Paris, les faits et gestes de sa mère, livrant les secrets de ses activités et la liste de ses clients.

    Au départ accoucheuse et guérisseuse, l’ambitieuse et cynique Voisin réalise bien vite que la fortune lui tend les bras, pourvu qu’elle s‘applique, elle qu’aucun scrupule n’étouffe, à adapter sans broncher ses services à la demande. De sage-femme à avorteuse, de pourvoyeuse de remèdes à marchande de philtres d’amour puis, surtout, de poisons, de devineresse à sorcière recourant à des cérémonies sataniques, elle devient si bien providentielle que la voilà bientôt presque victime de son succès, petites gens comme grands de ce monde piétinant sans discontinuer devant chez elle pour acheter à prix d’or poudres et maléfices destinés à résoudre leurs tracas et déboires.

    « Dire aux plus grands que leurs pairs et leurs proches me consultent, tandis que je leur cache que ceux-ci viennent me demander de se débarrasser d’eux. Un vrai sac de nœuds ! Il arrive que, dans un seul foyer, on me paie doublement ! » C’est à croire que la France entière a un époux volage à retenir, un rival à éliminer, un ivrogne ou un barbon trop peu empressé de libérer la place. Venus masqués en leurs carrosses, les grands noms de la Cour ne sont pas les moins assidus. Au point qu’après le scandale et le procès qui surviendront, Louis XIV ordonnera, pour ne pas entacher durablement l’éclat de sa Cour, de faire brûler procès-verbaux et rapports de police. Il faut dire qu’il n’y aura pas jusqu’à la célèbre maîtresse royale, Madame de Montespan, à se retrouver impliquée : friande de poudres aphrodisiaques, commanditaire de messes noires comprenant des sacrifices de nourrissons, elle aurait fini par vouloir empoisonner le roi lui-même et sa maîtresse du moment, Marie Angélique de Fontanges. D’ailleurs, en tout, ce sont des milliers d’enfants et de nourrissons qui auraient été éviscérés pour fournir à la Voisin les ingrédients nécessaires à ses potions...

    En virtuose des détails historiques les plus truculents, Isabelle Duquesnoy poursuit dans la veine de ses précédents romans L’embaumeur et La Pâqueline, à ceci près qu’ici, aucun personnage n’est fictif. L’on retrouve donc avec plaisir le ton réaliste et insolent, l’humour grinçant et le vocabulaire ancien qui accompagnent une narration terriblement vivante où la réalité historique dépasse de loin la fiction pour nous stupéfier littéralement. Coup de coeur.

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    Couverture du livre « La chambre des diablesses : L'incroyable histoire d'une empoisonneuse à la cour de Louis XIV » de Isabelle Duquesnoy aux éditions Pocket

    Sophie Songe sur La chambre des diablesses : L'incroyable histoire d'une empoisonneuse à la cour de Louis XIV de Isabelle Duquesnoy

    Février 1680, tous les regards se tournent vers l'exécution de "la Voisin", accusée de sorcellerie. Sa fille emprisonnée, tente désespérément d'échapper à son destin en révélant les formules et le carnet d'adresses de sa mère, à l'origine de nombreux crimes abominables et immoraux...

    Ce récit...
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    Février 1680, tous les regards se tournent vers l'exécution de "la Voisin", accusée de sorcellerie. Sa fille emprisonnée, tente désespérément d'échapper à son destin en révélant les formules et le carnet d'adresses de sa mère, à l'origine de nombreux crimes abominables et immoraux...

    Ce récit nous plonge dans des faits sordides et glaçants, à travers le Paris du 17ème siècle vu par Marie-Marguerite, témoin de l'ascension scandaleuse et choquante de Catherine Monvoisin, sage-femme.

    L'histoire se déroule de manière logique, au fil des confidences de la fille qui nous dévoile les coulisses de l'art de sa mère.

    On ne peut qu'être impressionné par l'analyse perspicace que Catherine fait de ses clients et sa capacité à agir en toute discrétion. Ce roman nous renseigne sur les mœurs dévoyées de l'époque, décrivant des horreurs et des bassesses, mais ce qui est véritablement intéressant, c'est de savoir à qui profite le crime.

    L'écriture est à la fois réaliste et cynique, dépeignant un petit monde avec une précision singulière et une laideur décriée. Laissez-vous surprendre par une affaire trouble et ensorcelante qui a fait jaser et frémir la cour du Roi Soleil.

    Si vous aimez les complots, l'Histoire et l'hypocrisie : ce roman est fait pour vous !

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    Couverture du livre « La chambre des diablesses » de Isabelle Duquesnoy aux éditions Robert Laffont

    MAPATOU sur La chambre des diablesses de Isabelle Duquesnoy

    J’avais en tête des souvenirs lointains de l’affaire des poisons qui avait secoué le règne de Louis XIV et le nom de la Voisin ne m’était pas inconnu.

    J’aime le style d’Isabelle Duquesnoy, son humour grinçant et sa rigueur historique que j’ai découverts avec ses romans précédents. Je n’ai pas...
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    J’avais en tête des souvenirs lointains de l’affaire des poisons qui avait secoué le règne de Louis XIV et le nom de la Voisin ne m’était pas inconnu.

    J’aime le style d’Isabelle Duquesnoy, son humour grinçant et sa rigueur historique que j’ai découverts avec ses romans précédents. Je n’ai pas été déçue avec celui-ci.

    La Voisin, en réalité Catherine Monvoisin, était au départ une sage-femme, un peu herboriste qui préparait des tisanes. S’apercevant qu’elle pouvait tirer profit de la crédulité de certaines, elle s’est mise à proposer des filtres d’amour, des sorts. Sa réputation grandissante attira la noblesse qui eut recours à ses services.

    La Voisin, âpre au gain, se mit à mener grand train grâce à tous ces crédules menés par leurs bas instincts et prêts à tout pour obtenir satisfaction. Cependant, elle continuait à aider les femmes du peuple à avorter ou à se débarrasser d’un mari violent. Le tarif demandé n’était alors pas le même.

    J’ai été stupéfaite de découvrir les horreurs (nouveau-nés tués par la sage-femme, jeunes enfants enlevés puis sacrifiés au cours de messes noires …) qu’elle avait mises en place à grande échelle pour avoir le « matériau » nécessaire à ses potions, filtres et autres.

    Isabelle Duquesnoy dans le roman donne la parole à Marie-Marguerite, la fille de la Voisin, qui a été témoin des pratiques de sa mère. Les dérives étaient si grandes que la Montespan avait demandé à l’empoisonneuse de l’aider à faire disparaître Louis XIV. Cette demande fut le début de la fin pour Catherine Monvoisin qui fut emprisonnée puis brûlée vive à quarante ans.

    J’ai eu du mal à comprendre comment les gens de cette époque ont pu agir ainsi. Je n’ai pas trouvé d’autre explication qu’une forme de folie que l’autrice définit ainsi :

    « Certains lecteurs me reprocheront des invraisemblances. Pourtant la réalité sous le règne du Roi-Soleil fut celle-ci : folle, grossière, assassine, démoniaque. Une hydre maléfique qui s’était introduite dans la cour et étendue jusqu’aux faubourgs. (…) Les fastes de Louis XIV ont couvert la décadence des aristocrates, leur crédulité, leur corruption. Et la condition pitoyable des femmes, riches comme pauvres. »

    Un roman que je recommande à ceux qui aiment l’Histoire.

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    Couverture du livre « La chambre des diablesses » de Isabelle Duquesnoy aux éditions Robert Laffont

    Le Voyage de Lola sur La chambre des diablesses de Isabelle Duquesnoy

    L’affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1679 et 1682, sous le règne de Louis XIV, et qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de...
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    L’affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1679 et 1682, sous le règne de Louis XIV, et qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses, nous informe wikipedia. 442 accusés de commerce de sorcellerie, des condamnations plus ou moins grave allant de la peine de mort au blâme en passant par la torture, les galères, le bannissement, le fouet et l’amende honorable (certains ne manquaient ni d’imagination ni de cruauté).

    L’autrice nous prévient, pas d’invraisemblances dans son roman, même les situations les plus folles sont exactes. L’histoire commence le 22 février 1680, en Place de Grève où le peuple s’est amassé, malgré l’heure matinale, pour voir brûler, parmi 34 autres condamnés, Catherine Monvoisin née Deshayes et dite La Voisin, accusée de sorcellerie et de toutes sortes d’autres horreurs.

    En 384 pages, l’autrice nous raconte comme cette femme est passée d’accoucheuse à serial killer, sans état d’âme, appâtée par le gain. Catherine Monvoisin a avoué lors de son interrogatoire avoir brûlé dans son four et enterré dans son jardin les corps de 2500 enfants, enlevés dans les rues de Paris puis éviscérés pour servir à ses potions d’empoisonneuse. Car elle en a empoisonné des gens la Voisin ! Des maris, des maîtresses et des amants, des rivaux et rivales, des parents, tous gênant pour celui ou celle qui venait en toute discrétion acheter à prix d’or des potions létales. Elle a reçu, conseillé et satisfait jusqu’aux plus proches du Roi. Madame de Montespan, la favorite qui ne supportait pas les infidélités du Roi en aurait usé et abusé, jusqu’à participer à des messes noires organisées par la Voisin et ses complices, où des nourrissons étaient sacrifiés. Elle n’a pas été dénoncée par la sorcière mais par Marie-Marguerite, la fille de celle-ci qui de son cachot écrit à La Reynie, chef de la police du Roi bien décidé à faire le ménage dans Paris. Dans ces billets, imaginés par l’autrice, la jeune femme essaie de sauver sa peau en livrant les secrets de sa mère.

    L’autrice a su recréer l’atmosphère du Paris de cette époque, suffocante et dangereuse. Chacun craignait d’être empoisonné en mangeant, en s’habillant, en utilisant son mouchoir ou les objets de la vie quotidienne… Un peu de poudre respirée ou juste touchée et hop, on mourait dans des souffrances abominables. Chacun se débarrassait de l’encombrant(e) grâce à une petite potion de la Voisin. Chaque mort devenait suspecte et chaque personne suspectée. Une vraie psychose qui fait froid dans le dos ! Brrrr!

    Un roman passionnant et terrifiant !