Guillaume Sorel

Guillaume Sorel
Guillaume Sorel est né en 1966 à Cherbourg. Il entre en 1983 à l'école des Arts appliqués de Lyon puis ensuite l'école supérieure des Beaux-Arts de Paris. Ses goûts littéraires se portent principalement sur la littérature fantastique européenne du 19e et 20e siècle. Auteur de bande dessinée, mais... Voir plus
Guillaume Sorel est né en 1966 à Cherbourg. Il entre en 1983 à l'école des Arts appliqués de Lyon puis ensuite l'école supérieure des Beaux-Arts de Paris. Ses goûts littéraires se portent principalement sur la littérature fantastique européenne du 19e et 20e siècle. Auteur de bande dessinée, mais également illustrateur. On lui doit, entre autres, Les derniers jours de Stephan Zweig avec Laurent Seksik éditions Casterman. Quand il pose ses pinceaux, il se met à sa deuxième passion, la cuisine. Il vit près de Rennes.

Avis (5)

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    Couverture du livre « Bluebells wood » de Guillaume Sorel aux éditions Glenat

    HUBRIS LIBRIS sur Bluebells wood de Guillaume Sorel

    https://hubris-libris.blogspot.com/2018/05/bluebells-wood-guillaume-sorel-glenat.html

    Roman graphique ou bd, la différence devient de plus en plus complexe. Peut-on parler d’un roman graphique du fait que certaines planches ne contiennent qu’une unique case ? Pour moi, il sera question de...
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    https://hubris-libris.blogspot.com/2018/05/bluebells-wood-guillaume-sorel-glenat.html

    Roman graphique ou bd, la différence devient de plus en plus complexe. Peut-on parler d’un roman graphique du fait que certaines planches ne contiennent qu’une unique case ? Pour moi, il sera question de roman graphique, d’autres classeront Bluebells Wood dans le registre des bd’s. A chacun son commentaire sur le sujet.

    De roman, il n’en a que le côté graphique lors des premières pages. Aucun texte. C’est une déambulation dans un rêve, ou peut-être cauchemar. Un champ, un homme, et une femme, créature sublime qu’il ne peut atteindre. William, c’est cet homme que l’on observe, cet artiste cloitré à sa baraque égarée entre forêt enchantée et côte escarpée. William, c’est l’artiste désenchanté suite au décès de sa femme - silhouette fantomatique qu’il croise à travers quelques rêveries.

    Une bd sur le deuil.
    Pas seulement.

    Le surnaturel s'immisce à travers les fantasmagories de William. Si on croit à un rêve aux premières pages, on accepte bien rapidement la présence de ces créatures de l’écume ; sirènes. Leur beauté égale à leur monstruosité. De sublimes, elles passent à laiderons bardés de crocs, griffes et barbouillées de sang. Une belle représentation du mythe, sans fioriture Disney. Commence alors une histoire entre William et une sirène, amour à sens probablement unique, amour qu’on imagine orchestrée par le monstre. S’en suivent quelques péripéties, des planches offrant le spectacle d’un onirisme noir, où les filles de l’eau tentent de venir sur terre, d’envahir la demeure de l’artiste pour y retrouver leur camarade amourachée d’un humain.

    Le dialogue se fait rare, on pourrait dire qu’il est précieux. Un dialecte maigre entre les différents personnages, ce qui permet de se focaliser sur les dessins. Et des dessins, parlons de leur superbe. Que ce soient les paysages, les corps, ou les expressions, Guillaume Saurel parvient à créer le réel tout en l’aspergeant d’irréel. Corps de femme, ou corps de monstre libidineux ? La réalité se joint à la fantaisie, aux fantasmes du personnage, offrant ainsi une palette sublime de représentations corporelles.

    Vérité des créatures marines ou fabulations ?
    La réponse ne se trouve pas à la fin du récit.
    C’est à l’imagination du lecteur, à ce qu’il souhaite croire.
    J’y choisis l’écho à Edgar Allan Poe.

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    Couverture du livre « Le horla » de Guy de Maupassant et Guillaume Sorel aux éditions Rue De Sevres

    mag lafont sur Le horla de Guy de Maupassant - Guillaume Sorel

    Comment peut-on adapter en BD quelque chose d’aussi intense?

    Mr Sorel s’en sort plutôt bien. D’abord grâce au style de son dessin qui semble très torturé. Je ne saurais définir les couleurs qui, par moment, transcrivent très bien la peur, l’angoisse qui monte….
    L’enfermement du personnage...
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    Comment peut-on adapter en BD quelque chose d’aussi intense?

    Mr Sorel s’en sort plutôt bien. D’abord grâce au style de son dessin qui semble très torturé. Je ne saurais définir les couleurs qui, par moment, transcrivent très bien la peur, l’angoisse qui monte….
    L’enfermement du personnage principal est aussi bien transmis…il est derrière des barreaux sur de nombreuses planches….mais même « libre » il est hanté. J’ai beaucoup aimé la manière dont Mr Sorel nous entraîne dans cette folie…nous (lecteurs) sommes Le Horla…
    Une BD qui m’a donnée envie de relire l’original !!!

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    Couverture du livre « Le horla » de Guy de Maupassant et Guillaume Sorel aux éditions Rue De Sevres

    Laure de Micmelo sur Le horla de Guy de Maupassant - Guillaume Sorel

    Le Horla de Maupassant revu et visité, magnifiquement mis en scène et dessiné par Guillaume Sorel, c’est un petit bonheur fantastique, dans lequel il est fortement conseillé de plonger !

    Le Horla de Maupassant revu et visité, magnifiquement mis en scène et dessiné par Guillaume Sorel, c’est un petit bonheur fantastique, dans lequel il est fortement conseillé de plonger !

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    Couverture du livre « Le horla » de Guy de Maupassant et Guillaume Sorel aux éditions Rue De Sevres

    Cassandre Bourleau sur Le horla de Guy de Maupassant - Guillaume Sorel

    Le narrateur profite de l’été dans sa belle demeure. Le beau temps est là et la nature, chatoyante. Un cadre des plus idylliques et pourtant, le narrateur se sent oppressé, il sent une présence à ses côtés. Et d’autres événements étranges se produisent, comme, sa carafe d’eau, qui se vide...
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    Le narrateur profite de l’été dans sa belle demeure. Le beau temps est là et la nature, chatoyante. Un cadre des plus idylliques et pourtant, le narrateur se sent oppressé, il sent une présence à ses côtés. Et d’autres événements étranges se produisent, comme, sa carafe d’eau, qui se vide pendant la nuit. Peu à peu, il tombe dans la folie.

    Guillaume Sorel a fait le pari osé d’adapter Le Horla, célèbre nouvelle de Maupassant en bande dessinée. Et ce travail a été exécuté avec talent. Premièrement, il est difficile d’adapter le Horla où le narrateur se confie à son journal. Il fallait donc trouver une autre idée, visuellement attractive. Guillaume Sorel a choisi d’y ajouter un chat, animal de compagnie et confident du narrateur. Ainsi, il y a une interaction et le lecteur sera captivé. S’il ajoute des éléments, l’auteur retire également certaines scènes. Ce n’est en aucun cas dérangeant car l’intrigue reste très bien retranscrite.

    Les illustrations sont autant travaillées que détaillées. Le choix des couleurs est excellent et adapté aux scènes. Par exemple, il y a une dominance de rouge lorsque le narrateur s’emporte et laisse la folie s’emparer de lui. Ce n’est pas non plus une bande dessinée classique et conventionnelle où il y a un nombre et une taille fixe de vignettes par page. Au contraire, elles sont de tailles différentes selon ce que l’auteur souhaite montrer.

    Pour conclure, Guillaume Sorel a réussi à retranscrire les sentiments que le texte original m’avait inspirés. Une bande dessinée de grande qualité que je recommande avec enthousiasme.

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