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Gudbergur Bergsson

Gudbergur Bergsson

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Il n'en revint que trois » de Gudbergur Bergsson aux éditions Metailie

    yves MONTMARTIN sur Il n'en revint que trois de Gudbergur Bergsson

    Une ferme perdue en Islande,coincée entre un champ de lave, la montagne et l'océan. Mais l'écho de la Deuxième Guerre mondiale ne va pas tarder à atteindre ses habitants. Il y a le vieux qui se pisse dessus, la grand-mère qui se fait institutrice pour ses petites-filles abandonnées par leurs...
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    Une ferme perdue en Islande,coincée entre un champ de lave, la montagne et l'océan. Mais l'écho de la Deuxième Guerre mondiale ne va pas tarder à atteindre ses habitants. Il y a le vieux qui se pisse dessus, la grand-mère qui se fait institutrice pour ses petites-filles abandonnées par leurs mères, le fils passionné par la chasse au renard, et le gamin le fils d'une voisine qui a été placé là, car sa mère est malade. Seuls les rares visiteurs viennent rompre la monotonie des jours qui se ressemblent et amènent quelques nouvelles, la crise qui sévit à l'étranger, les gens qui réclament du pain, ici au moins ils ont de quoi se vêtir et de quoi manger.

    À travers la vie de cette ferme isolée, l'auteur nous raconte l'évolution l'Islande et la transformation du pays. La guerre qui éclate en Europe, l'importance stratégique de l'Islande, la base d'où transite tout le matériel venu d'Amérique et destiné à l'Europe. , la guerre est une aubaine, les Anglais remplacés par les troupes américaines elle leur permet au pays d'entrer de plain-pied dans monde moderne. Une radio, l'installation d'une éolienne, une route construite par les Américains, le premier tracteur, les filles qui rêvent de quitter cette terre, d'être libres et indépendantes. Puis après la guerre l'arrivée des touristes avides d'endroits isolés dans une nature préservée.

    Est-ce dû à la traduction, mais l'histoire semble bien décousue, les personnages sont froids, distants, sans émotion. Un sentiment donc bien mitigé à la lecture de ce livre

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    Couverture du livre « Il n'en revint que trois » de Gudbergur Bergsson aux éditions Metailie

    Colette LORBAT sur Il n'en revint que trois de Gudbergur Bergsson

    « Dans ce lieu isolé où le ciel était le plus souvent chargé de nuages bas, il ne se passait jamais rien. Les gamines n’allaient plus tarder à faire leur communion, et elles s’ennuyaient ». Même pas la possibilité de s’échapper pour aller à l’école, c’est la grand-mère qui leur donne des cours....
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    « Dans ce lieu isolé où le ciel était le plus souvent chargé de nuages bas, il ne se passait jamais rien. Les gamines n’allaient plus tarder à faire leur communion, et elles s’ennuyaient ». Même pas la possibilité de s’échapper pour aller à l’école, c’est la grand-mère qui leur donne des cours. C’est-à-dire que les gamines apprennent par cœur ce que la grand-mère a étudié dans le manuel scolaire « Interdit à la vente » la veille au soir lorsque toute la maisonnée est endormie.
    Elevées par leurs grands-parents dans une ferme isolée, il y a de quoi s’ennuyer ferme. Seul, le colporteur raconte dans chaque maison, les mauvaises nouvelles du monde. « Heureusement, nous vivons dans un pays où ces agitateurs publics n’existent pas. Ici, nous avons de quoi manger et vous vêtir même si les terres cultivables sont rares. »
    La nature sauvage et austère a façonné les personnages âpres, durs. Pourtant, ils savent être accueillants lorsque des promeneurs, comme les deux anglais, arrivent. Ils partagent la pitance des fermiers sans que leur soit posé une question.
    La guerre éclate et l’Islande devient base anglaise puis américaine. Imaginez le changement. Les islandais passent subitement du XIXème siècle au XXème. L’Islande, occupée perd son intégrité. L’argent devient facile pour ceux et celles qui travaillent ou flirtent avec l’occupant.
    La dernière guerre mondiale permet à l’Islande d’entrer dans le monde moderne avec, en contre partie, la perte de son âme.
    Le roman balaie cette période de grands changements depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours et l’arrivée du tourisme de « masse », l’utilisation de la géothermie, une modernisation à marche forcée. "Cette guerre est une aubaine. Vous ne le comprenez pas ? Si seulement elle nous permettait d’entrer de plain-pied dans le présent. Ce serait un miracle pour la couronne islandaise".

    Gudbergur Bergsson observe une certaine distanciation avec les personnages de ce roman jamais nommé autrement que par leur lien de filiation. Ainsi, le gamin reste toujours le gamin, même adulte ce qui désoriente quelque peu lorsqu’il transforme, après guerre, avec la sœur de sa belle-mère, la ferme en hôtel de luxe. D’ailleurs, il me semble que cette ferme qui dans les années quarante n’avait pas l’électricité, où les gens vivaient en autarcie, devient, après sa transformation, symbole du modernisme à marche forcée. Le travail à la ferme ne paie pas, le tourisme, si. La ferme du bout du monde est devenue « hôtel biodynamique » auprès des touristes étrangers ou locaux.
    Au fond de lui, le gamin n’a pas changé, il rigole en lisant ce genre de commentaires sur le livre d’or de l’hôtel : « Il ne manquait ici qu’un terrain de golf et, peut-être, un aérodrome qui permettrait aux millionnaires de venir en jet privé pour goûter la quiétude de cette merveilleuse nature » ! Il regrette le temps où les promeneurs étaient accueillis à la ferme sans que rien ne leur soit demandé. Il ne retrouve plus cette entraide qu’il affectionne.
    Dans le livre, les femmes tirent leur épingle du jeu et prennent les rennes de leurs vies et du commerce dans le cas du gamin.
    L’auteur traduit très bien la nudité, l’immensité superbe du paysage, la solitude qui en découle. Son écriture est dépouillée comme les paysages islandais. L’ennui des deux gamines est palpable, la haine du fils pour les yankees aussi. J’ai retrouvé l’atmosphère de l’occupation découverte dans les livres de Svava Jakobsdottir, un locataire, ou les deux premiers tomes de la trilogie Arnaldur Indridason. Une histoire d’amour-haine entre l’occupant et les islandais.
    Une image forte ; Pour moi, le fils, remarié avec une islandaise, se trouve « remisé » dans la chaufferie sur un grabat lorsqu’il devient impotent représente l’Islande traditionnelle alors que sa femme, représente l’Islande nouvelle.
    Une lecture très intéressante.

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    Couverture du livre « Deuil » de Gudbergur Bergsson aux éditions Metailie

    Max Buvry de VAUX LIVRES sur Deuil de Gudbergur Bergsson

    «Cette histoire est dédiée à la génération de l'éternelle jeunesse» : l'homme arrive au bout du chemin, l'issue est proche. L'homme est en effet très âgé, vit seul depuis longtemps, et revient avec un oeil acéré sur sa longue marche vers le deuil et la mort, deuil d'une vie, de la vie, de ses...
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    «Cette histoire est dédiée à la génération de l'éternelle jeunesse» : l'homme arrive au bout du chemin, l'issue est proche. L'homme est en effet très âgé, vit seul depuis longtemps, et revient avec un oeil acéré sur sa longue marche vers le deuil et la mort, deuil d'une vie, de la vie, de ses proches. L'analyse est lucide, franche, réaliste, sans concession mais l'oeil reste pétillant et le sourire du clown triste ; une distance voire une certaine autodérision introduisent une légèreté heureuse et salvatrice. Tout au long de cette analyse de la vie, de la vieillesse et la mort, la bouilloire chuinte, occupe l'esprit et marque l'attente. La vie se rétrécit et les souvenirs jaillissent de partout et nulle part. Un témoignage unique d'une certaine philosophie de vie, expérience aussi unique qu'universelle.

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