Frederique Clemencon

Frederique Clemencon

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Avis (8)

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    Couverture du livre « Traques » de Frederique Clemencon aux éditions Editions De L'olivier

    Virginie Willemont sur Traques de Frederique Clemencon

    Quatre récits se font échos : deux se répondent, deux vont en parallèle. Quatre personnages en fuite qui sortent du silence pour raconter leur histoire.

    Jeanne d'abord qui étouffant dans une famille ou tout bonheur est proscrit a fui (sa grand-mère, sa mère, sa sœur) sur les conseils de son...
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    Quatre récits se font échos : deux se répondent, deux vont en parallèle. Quatre personnages en fuite qui sortent du silence pour raconter leur histoire.

    Jeanne d'abord qui étouffant dans une famille ou tout bonheur est proscrit a fui (sa grand-mère, sa mère, sa sœur) sur les conseils de son grand-père, bien décidée à ce que le chagrin n'infeste plus son esprit.
    Elle confie son histoire à Anatole qui en retour et parce que chacun y trouve son compte, lui livre son histoire. Celle d'un exilé, d'un homme chassé de son pays natal avec tous les siens par une guerre volontairement laissée anonyme et atemporelle. Ayant perdu tous ses proches, il survit de marais infestés en usines désaffectées.

    Vincent Collignon, lui, est un cadre usé par l'entreprise, sans cesse évalué, mesuré à l'aune de statistiques et de tests de performances et qui peu à peu, se retire du jeu.
    Elizabeth, sa mère, attend la mort dans une maison de retraite où tout est codifié : la toilette, l'alimentation, les déplacements. Toutes les méthodes qui y sont employées pour aider les pensionnaires ont pour effet de précipiter leur dégradation physique et mentale.

    Exclus, tourmentés, tous cherchent à échapper à l'enfermement, à lutter pour préserver leur intégrité constamment menacée et finalement entrent en résistance contre les carcans familiaux, les nouvelles méthodes de management et les dérives de la société qui tuent à petit feu, jugent, classent et traquent sans merci.
    Une traque est-elle lancée contre ces gens là. Se sentent-ils eux traqués ?
    Pour eux l'important, la première chose à faire est de partir. Et il y a de nombreuses façons de partir : l'oubli, la fuite, la mort, la résistance.

    En tout cas, leur quatre vies s'étiolent dans ce monde où ils se sentent rejetés. Où trouver sa place, comment se faire entendre, comment exister dans un univers qui se fait hostile ?

    Alternant les pages où s'étale d'un côté une écriture presque poétique et et de l'autre des fiches de note de compétences , des rapports administratifs autant d'écrits impersonnels que les nouveaux managers exploitent pour mieux déshumaniser les relations humaines, l'auteur nous offre son regard sur la société moderne.

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    Couverture du livre « Les petits » de Frederique Clemencon aux éditions Editions De L'olivier

    clara et les mots sur Les petits de Frederique Clemencon

    Les petits, c’est mignon. Tout le monde le dit. Oh, ces enfants adorables avec leurs airs innocents, leurs grands yeux empreints de naïveté. Tiens, il a bousculé son petit copain ? Oh, ce n’est pas grave. Il ne l’a pas fait exprès. Forcément. C’est un enfant. Il ne peut pas penser à mal. Qui...
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    Les petits, c’est mignon. Tout le monde le dit. Oh, ces enfants adorables avec leurs airs innocents, leurs grands yeux empreints de naïveté. Tiens, il a bousculé son petit copain ? Oh, ce n’est pas grave. Il ne l’a pas fait exprès. Forcément. C’est un enfant. Il ne peut pas penser à mal. Qui irait oser imaginer l’inverse ? Non, impensable. Vraiment. Vous en êtes certains? Détrompez-vous...




    Frédérique Clémençon nous envoie une gifle en pleine figure. Les petits ne sont pas tous des anges. Ni les adultes d’ailleurs. En huit nouvelles aux chutes scotchantes, elle met le doigt sur des sujets pas jolis, jolis. Dérangeants mais criants de vérité. L’injustice, l’exclusion, les différences à tout âge et dans tous les milieux. Une mère de famille qui s’éloigne de ses enfants. L'amour maternel qui s'épuise et se meurt lentement. Ou encore la petite fille modèle adulée par sa mère et vouée à une grande carrière de pianiste. Le rêve avorté du parent qui le transmet à son enfant ( mon fils, tu seras... !).Mais quand le vent de la rébellion se soulève, attention, la chute sera d’autant plus dure.

    Alors, forcément je ne pouvais qu’aimer ce livre mais ( le fameux mais), pourquoi écrire des phrases longues, très, très longues? Si longues que j’ai eu l’impression de me perdre par moment…J'aurais préféré plus de concision comme dans la dernière nouvelle. Et c’est dommage car l’écriture de l’auteure m’a déstabilisée. Alors, oui ce sont des nouvelles qui ont l'effet d'une douche froide ( à condition de ne pas s'égarer dans les looongues phrases).

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    Couverture du livre « Les petits » de Frederique Clemencon aux éditions Editions De L'olivier

    Catherine Sultan sur Les petits de Frederique Clemencon

    Avec "les petits",Frédérique Clémençon nous livre avec sensibilité et beaucoup d'émotions des destins d'enfants modestes, oubliés ou trop aimés . Son regard sans concession, sans pathos ni emphase nous fait pénétrer dans le monde de ces petits et de leur entourage.Heureusement que son livre a...
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    Avec "les petits",Frédérique Clémençon nous livre avec sensibilité et beaucoup d'émotions des destins d'enfants modestes, oubliés ou trop aimés . Son regard sans concession, sans pathos ni emphase nous fait pénétrer dans le monde de ces petits et de leur entourage.Heureusement que son livre a été édité avant la tragique disparition des jumelles suisses et de leur père : elle aurait été accusée d'utiliser la douleur des autres . Décapant . A découvrir

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    Couverture du livre « Les petits » de Frederique Clemencon aux éditions Editions De L'olivier

    (M.) Dominique Léger sur Les petits de Frederique Clemencon

    Ces “petits” là ne sont pas ceux de la sulfureuse Christine Angot mais de la plus modeste et moins déjantée (j’imagine) Frédérique Clémençon. J’avais apprécié son avant-dernier livre, Traques, roman qui m’avait cependant laissé un goût d’inachevé. Les Petits, recueil de huit nouvelles, apporte...
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    Ces “petits” là ne sont pas ceux de la sulfureuse Christine Angot mais de la plus modeste et moins déjantée (j’imagine) Frédérique Clémençon. J’avais apprécié son avant-dernier livre, Traques, roman qui m’avait cependant laissé un goût d’inachevé. Les Petits, recueil de huit nouvelles, apporte une explication : l’auteur aime terminer ses récits sur des points suspendus. Sur sept textes consacrés aux vrais petits, les enfants, cinq évoquent leurs relations aux adultes, aux grands et deux illustrent leur cruauté. Au vrai, c’est la huitième et dernière nouvelle qui m’a le plus réjoui ; elle met en scène une tribu de bobos intellectuels attirés par la lumière des médias où ils trouvent matière à combler leurs envies de notoriété et d’argent (suivez mon regard…). S’oppose à leur arrogance et suffisance l’épouse de l’un d’entre eux, qui n’est qu’une “petite” prof. de collège de banlieue. La caricature, digne d’une chronique de Philippe Muray, est délectable… Et me fait regretter comme à chaque fois avec les nouvelles, que telle ou telle d’entre elles (la dernière, au hasard…) ne s’étire pas en un récit appelé roman. Y triompherait le style affirmé de Frédérique Clémençon, fait de mondes ordinaires où se débattent au quotidien des personnages contemporains en proie à la comédie (tragi-comédie) des relations humaines, le tout rapporté à la pointe sèche d’une écriture acérée et juste. Il y a du Simenon dans cette femme !

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