Franck Balandier

Franck Balandier

Franck Balandier est né en 1952 à Suresnes. Après des études littéraires, il devient successivement éducateur de prison, formateur dans un centre social, vidéaste, chef d’un bureau de presse. Il publie son premier poème à l’âge de 14 ans, dans la revue Première Chance. Il est notamment l’auteur d...

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Franck Balandier est né en 1952 à Suresnes. Après des études littéraires, il devient successivement éducateur de prison, formateur dans un centre social, vidéaste, chef d’un bureau de presse. Il publie son premier poème à l’âge de 14 ans, dans la revue Première Chance. Il est notamment l’auteur de L’Homme à la voiture rouge (Fayard), Ankylose (Le Serpent à plumes) et Le Silence des rails (Flammarion).

Crédit photo © Delphine Arnould-Balandier

Avis (33)

  • Couverture du livre « Le Paris d'Apollinaire » de Franck Balandier aux éditions Alexandrines

    Gisele Marchand-Magagnotti sur Le Paris d'Apollinaire de Franck Balandier

    La quintessence, le fruit d'un genre à frapper les imaginations dans le siècle passé du souvenir dédié à Guillaume Appolinaire, la multiforme, le protectionnisme d'une vie courte, dédiée à la littérature poétique dans un Paris d'avant.

    La quintessence, le fruit d'un genre à frapper les imaginations dans le siècle passé du souvenir dédié à Guillaume Appolinaire, la multiforme, le protectionnisme d'une vie courte, dédiée à la littérature poétique dans un Paris d'avant.

  • Couverture du livre « Le Paris d'Apollinaire » de Franck Balandier aux éditions Alexandrines

    Chantal LAFON sur Le Paris d'Apollinaire de Franck Balandier

    Les éditions Alexandrines, c’est un format 105*152 au service d’un beau projet, faire découvrir le Paris des écrivains. Une collection que j’affectionne et que je suis.
    Mais là, cerise sur le gâteau si je puis dire, c’est Franck Balandier, écrivain protéiforme qui nous entraîne dans les pas du...
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    Les éditions Alexandrines, c’est un format 105*152 au service d’un beau projet, faire découvrir le Paris des écrivains. Une collection que j’affectionne et que je suis.
    Mais là, cerise sur le gâteau si je puis dire, c’est Franck Balandier, écrivain protéiforme qui nous entraîne dans les pas du poète.
    Lui-même poète, et ses romans sont emplis de poésie qui colore ses sujets toujours avec bonheur, il est bien placé pour nous dire qui est Apollinaire avec toute l’admiration qu’il lui voue mais sans concession, un vrai portrait pas une hagiographie.
    La vie de bohème, est peut-être ce qu’il faut à un homme qui veut devenir poète pour se débarrasser des semelles de plomb de son enfance pour chausser celle de vent, qui siéent mieux au poète.
    « Dans son voisinage immédiat, un ancien relais de poste est transformé en café et prend le nom de Closerie des Lilas. Il est aussitôt fréquenté par toute l’intelligentsia parisienne, et même de beaucoup plus loin. A l’instar des soirées organisées au Soleil d’or, le poète Paul Fort y tient des « causeries » prisées par les intellectuels les plus snob de la capitale, mais aussi d’authentiques poètes crève-la-faim. Entre les deux, on croise Apollinaire, Salmon, Picasso, Gide, Eluard, et quelques trublions. »
    Cette bohème est truffée de mille anecdotes qui disent la vie, celle qui fourmille dans les veines. Elle dit aussi l’amitié, les amours, les espoirs et les désespoirs.
    Le lecteur imagine l’amour d’Apollinaire pour de ce Paris.
    C’est aussi une découverte de mille facettes peu connues et une furieuse envie de relire ses poèmes, car il n’y a pas que « Le pont Mirabeau ».
    Je suis toujours admirative de ces formats qui tracent de beaux portraits et qui imposent de dire le maximum en un minimum.
    J’imagine le travail de composition qu’il a fallu à Franck Balandier pour être fidèle à sa plume, et à satisfaire à ces exigences.
    Le pari est totalement réussi. Bravo.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 14 octobre 2018.

  • Couverture du livre « Apo » de Franck Balandier aux éditions Castor Astral

    Mireille B sur Apo de Franck Balandier

    A l’instar du célèbre poème éponyme, le roman de Franck Balandier est composé en trois zones. Pour la première, le personnage de Wilhem « kostrowhisky… » selon Georgette la concierge de l’immeuble, Guillaume Apollinaire apparaît sous les traits d’un jeune homme fêtard, frivole, entourés d’amis...
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    A l’instar du célèbre poème éponyme, le roman de Franck Balandier est composé en trois zones. Pour la première, le personnage de Wilhem « kostrowhisky… » selon Georgette la concierge de l’immeuble, Guillaume Apollinaire apparaît sous les traits d’un jeune homme fêtard, frivole, entourés d’amis prêts à relever le défi. Ce soir-là, l’initiateur des vols programmés, Picasso, est absent ; il a choisi d’honorer un rendez-vous galant.
    Apo et Gery Pieret se rendent au Louvre et, sans être inquiétés par un gardien vivant ses dernières heures de labeur précédant la retraite, dérobent deux statuettes et « La Joconde » cette femme invitant au désir dans un tableau à la renommée plus grande que les dimensions de son cadre.
    Rapidement interpellé, Apo franchit le seuil de la prison de la Santé, découvre les conditions de la détention, la solitude et l’ennui. Mélancolique, il se souvient de ses amis, de Marie, il réfléchit et compose.
    Zone 2, c’est novembre 1918, Apo sérieusement blessé échappe à la mort mais contracte la grippe espagnole. A bout de forces, aux portes de la mort, il fréquente encore les terrasses des cafés où « il y est question de frivolités germanopratines et d’insouciance », un endroit où il peut encore croire à une rencontre improbable…
    Enfin, c’est l’entrée en scène d’Elise, jeune étudiante admiratrice d’Apollinaire, qui, par un retour sur le passé, aurait pu réanimer l’Histoire de la courte vie du poète… c’est le secret de la zone 3.
    Après quelques pages, je me suis interrogée sur la portée du champ lexical qui me semblait quasi annonciateur d’un opus érotique…. Même si je pense encore que les descriptions de sensualité dévorante des nombreux personnages (gardien, policiers, juge…) n’ajoutent pas forcément de corps au roman, je reconnais qu’elles apportent une certaine légèreté aux moments plus graves de l’histoire.

    Mais il y a une autre dimension littéraire dans l’écriture de Franck Balandier. Lorsqu’il parle de Guillaume, à la troisième personne, et de son amour pour Marie Laurencin, les mots sont précis, mesurés pour exprimer les sentiments et les doutes qui traversent la pensée du prisonnier.

    « …il était devenu poète pour aimer et se faire aimer. Par les mots, il se faisait aimer. Par ses mots, il charmait. Mais les mots sont volatiles et éphémères. Il n’était plus là. Et Marie, dans d’autres bras sans doute. Voilà ce qu’il pensait… »
    Ce style est également prégnant dans le récit des derniers jours d’Apollinaire, la visite de Cendras à son chevet.

    Je retiendrai avant tout l’originalité d’un roman fourni, évoquant notamment, outre la personnalité et le destin de l’homme, le milieu intellectuel à l’aube du 20ème siècle, le contexte du pays en guerre, des thèmes enchevêtrés habilement et de façon assez surprenante avec des hommes ou des faits d’une autre génération pour aboutir à un épilogue qui me laissa bouche bée.

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