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Eshkol Nevo

Eshkol Nevo
Né en 1971, Eshkol Nevo vit et travaille près de Tel Aviv avec sa femme et ses enfants . Publié par les plus grands éditeurs dans le monde entier, acclamé par la critique et le grand public dans son pays, il est aujourd'hui considéré comme l'une des voix les plus originales de la scène littéraire... Voir plus
Né en 1971, Eshkol Nevo vit et travaille près de Tel Aviv avec sa femme et ses enfants . Publié par les plus grands éditeurs dans le monde entier, acclamé par la critique et le grand public dans son pays, il est aujourd'hui considéré comme l'une des voix les plus originales de la scène littéraire internationale.

Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « La dernière interview Nouv. La dernière interview » de Eshkol Nevo aux éditions

    voyages au fil des pages sur La dernière interview Nouv. La dernière interview de Eshkol Nevo

    Un titre annonciateur d’une fin, mais la fin de quoi ? Et s’agit-il d’un événement positif ou négatif ? La fin du bonheur, la fin d’une carrière d’écrivain, la fin de la tristesse avant un nouveau départ ?
    Le narrateur écrit des livres depuis 20 ans. Des fictions. Du moins est-ce ce qu’il veut...
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    Un titre annonciateur d’une fin, mais la fin de quoi ? Et s’agit-il d’un événement positif ou négatif ? La fin du bonheur, la fin d’une carrière d’écrivain, la fin de la tristesse avant un nouveau départ ?
    Le narrateur écrit des livres depuis 20 ans. Des fictions. Du moins est-ce ce qu’il veut faire croire à ses lecteurs. Mais il n’est pas dupe, et son entourage non plus. Il sait qu’il est « devenu un menteur, un narrateur obsessionnel et un cannibale, tout ce [qu’il vit, il] le transforme en matériau » pour ses romans. Et cela ne le rend plus heureux, au point d’être dysthymique (trouble dépressif chronique, moins sévère que la dépression), et incapable d’écrire. Mais est-ce la seule cause de son mal-être ? Son couple va mal, sa fille aînée a décidé de partir en internat, son meilleur ami se meurt d’un cancer. Ce contexte cafardeux lui ôte toute inspiration, mais il s’accroche à une ultime tâche comme à une planche de salut : rédiger des réponses aux questions posées par des internautes. La banalité de ces questions pourrait faire craindre des alignements de platitudes, mais le narrateur prend à chaque fois la tangente et se sert des questions comme d’un prétexte à dire ce qui lui tient à cœur, sous forme de tranches autobiographiques en flash-back, et à amener, l’air de rien, une multitude de thèmes. L’amour, l’amitié, la paternité sont les plus récurrents, mais aussi les rêves de jeunesse usés par l’érosion du quotidien, les regrets et l’espoir, le métier d’écrivain (égratignant au passage les polars scandinaves), le monde de la publicité et celui de la politique, et, comme on est en Israël, les attentats, Tsahal et la colonisation des territoires palestiniens. Mais là où le texte est le plus captivant, c’est dans le jeu permanent entre réalité et fiction, dans lequel on se perd avec délices. Dans quelle mesure le narrateur est-il le double de l’auteur, dans quelle mesure le narrateur est-il sincère ? Faut-il le croire quand il dit : « Je mens toujours dans ce genre d’interviews, tu sais, je fournis des réponses d’écrivain. Cette fois, je me suis efforcé d’être sincère ou, du moins, de tendre à la sincérité, et il y a quelque chose de libérateur là-dedans« . Mais après tout, l’important n’est pas là mais dans le plaisir du lecteur (le mien en tout cas) à se laisser balader entre vérité et imagination.
    Même s’il m’a moins émue que « Le cours du jeu est bouleversé« , ce roman rusé, drôle et touchant, savoureux et addictif, est un grand moment de lecture et de littérature, tant il est riche, profond, intelligent et sincère.

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    Couverture du livre « Trois étages » de Eshkol Nevo aux éditions Gallimard

    Anita Millot sur Trois étages de Eshkol Nevo

    Dans cet immeuble, près de Tel Aviv, il y a trois étages.

    Au premier étage, habite un couple (Arnon et Ayélet) parents de deux petites filles : Ofri et Yaéli. Leurs voisins de palier (Herman et Ruth, des juifs allemands) gardent régulièrement l’aînée de sept ans, et ce depuis sa naissance...
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    Dans cet immeuble, près de Tel Aviv, il y a trois étages.

    Au premier étage, habite un couple (Arnon et Ayélet) parents de deux petites filles : Ofri et Yaéli. Leurs voisins de palier (Herman et Ruth, des juifs allemands) gardent régulièrement l’aînée de sept ans, et ce depuis sa naissance …

    Au deuxième étage, Hani ne se sent pas vraiment heureuse : Assaf est toujours en voyage et elle est trop souvent seule avec leur fille Liri. Jusqu’au jour où Eviatar, le frère d’Assaf, vient frapper à sa porte …

    Au troisième étage, Déborah est à la retraite. Déborah est mélomane et terriblement « isolée » psychologiquement. Son fils Adar (qu’elle ne voit plus) vient d’avoir à son tour un enfant (Binyamin) aussi a-t-elle décidé de donner un coup de main à son épouse, Assia. (Michael, le père d’Adar n’est plus là …)

    Un roman tout en délicatesse et sensibilité – découpé en trois parties – où les principaux protagonistes et narrateurs (Arnon, Hani et Déborah) confient leurs états d’âme à un proche absent (un auteur de best seller pour le premier, Neta pour la seconde et Michael pour la troisième …) Des regrets, des non-dits, des malentendus et parfois même un peu de mauvaise foi … Je suis très curieuse à présent de visionner le film (qui sort justement cette semaine !) et de découvrir de quelle façon Nanni Moretti a adapté ce récit. Une interprétation dans laquelle il a transposé l’immeuble en Italie, bien sûr !

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    Couverture du livre « Le cours du jeu est bouleversé » de Eshkol Nevo aux éditions Gallimard

    voyages au fil des pages sur Le cours du jeu est bouleversé de Eshkol Nevo

    Juin 1998, Tel-Aviv. La Coupe du Monde de football bat son plein et, comme à chaque édition depuis leur adolescence, Youval, Amihaï, Ofir et Churchill suivent ensemble les retransmissions des matchs à la télé. Amis depuis le collège à Haïfa, les quatre trentenaires sont restés “les meilleurs...
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    Juin 1998, Tel-Aviv. La Coupe du Monde de football bat son plein et, comme à chaque édition depuis leur adolescence, Youval, Amihaï, Ofir et Churchill suivent ensemble les retransmissions des matchs à la télé. Amis depuis le collège à Haïfa, les quatre trentenaires sont restés “les meilleurs amis du monde” malgré le temps qui passe : “Heureusement qu’il y a le Mondial […]. Comme ça, le temps ne se transforme pas en un énorme bloc informe et, tous les quatre ans, on peut ainsi marquer une pause et voir ce qui a changé“. Cette réflexion de Youval, le narrateur, leur donne l’idée de noter, sur des bouts de papier, trois objectifs personnels ou professionnels, qu’ils voudraient avoir réalisés pour la prochaine Coupe du monde. Chacun lit aux autres un de ses trois objectifs, les autres restent secrets, et tous les bouts de papier sont gardés précieusement jusqu’à l’échéance.

    Mais évidemment, la vie est ce qu’elle est, c’est-à-dire qu’elle se fiche pas mal de vos rêves et de vos ambitions et n’en fait qu’à sa tête. Et qu’on désire changer quelque chose ou qu’on veuille garder un statu quo et conserver en l’état ce qu’on a eu tellement de mal à réaliser ou obtenir, il suffit d’un rien pour bouleverser tous les projets. Notre bande des quatre n’échappe pas à ces aléas. La mauvaise nouvelle, c’est qu’aucun d’eux n’atteindra son objectif, des coups du sort parfois terriblement cruels se chargeant de détruire l’équilibre et l’harmonie de leurs vies et de leur amitié. La bonne nouvelle, c’est que, en dépit de tout, cette amitié s’avère in fine assez puissante pour rétablir un autre équilibre, différent mais un équilibre quand même, dans lequel chacun d’eux réalisera l’objectif d’un des trois autres. Enfin, cela, Youval est le seul à l’avoir compris avant l’échéance des quatre ans, le seul à avoir vu que tout allait partir à vau-l’eau, et que pour résoudre l’équation, il n’avait d’autre choix que d’écrire un livre, un roman sur une histoire d’amitié entre quatre hommes…

    Ce “Cours du jeu…” m’a bouleversée.

    En toile de fond, il y a le conflit israélo-palestinien, la deuxième Intifada, les attentats, la rivalité entre Haïfa la provinciale et Tel-Aviv la branchée. Il y a aussi des réflexions sur le travail d’écriture, sur la (re)naissance qu’elle permet, sur la toute-puissance du narrateur qui a le droit d’enjoliver ou travestir la réalité tout en sachant qu’il ne rend jamais compte que de son propre point de vue et qu’une autre personne, toute proche qu’elle soit, aura nécessairement une autre version de la même réalité.

    Mais le nœud, le cœur de cette histoire,c’est l’amitié. De ces amitiés dont on voudrait qu’elles durent toujours, auxquelles on s’accroche parce qu’on n’a pas grand-chose d’autre qui nous procure autant d’énergie, de celles qui vous acceptent tel que vous êtes avec bienveillance et sans questions même si vous n’arrivez pas à comprendre ce que vous pouvez bien leur apporter, de celles qu’on voit évoluer avec amertume quand certains avancent dans leurs vies et que vous faites du sur-place : “Ils m’énervaient. De quoi se plaignaient-ils ? Au moins, ils avaient de l’amour. Au moins, il leur était arrivé quelque chose de significatif dans la vie. Et moi ?”. C’est Youval, le solitaire introverti, qui s’exprime ainsi, mais ses mots, peut-être injustes, auraient pu être les miens. Et cela m’a bouleversée parce que, justement, quand vos quelques certitudes sont ébranlées de la sorte, on a la sensation de marcher au bord du vide, d’être sur le point d’être englouti par la solitude comme Jonas par la baleine. A plusieurs reprises je me suis dit que je devais arrêter de lire ce roman, tant je sentais le narrateur glisser sur la mauvaise pente et que je n’avais pas envie d’assister à cette chute. Mais à ce stade, la lecture était devenue addictive et j’ai continué. Bien m’en a pris, parce que la fin n’est pas aussi sombre que je le pensais. Il faut croire qu’il existe quelque chose comme le miracle de l’amitié, qui ne s’explique pas bien, mais qui est là, qui existe quoi que vous pensiez de vous-même, et qui vous (re)tient.

    Même si cette histoire d’amitié ne vous parle pas autant qu’à moi, ce roman reste un bonheur de lecture. L’auteur a un énorme talent de conteur et une grande maîtrise de la construction du récit. La narration est très fluide malgré les mouvements dans le temps, il y a du tragique et de l’humour, du burlesque même, de la subtilité et de la complexité, de la profondeur et de la réflexion, une grande finesse et un ton très juste.

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    Couverture du livre « La dernière interview Nouv. La dernière interview » de Eshkol Nevo aux éditions

    danielle Cubertafon sur La dernière interview Nouv. La dernière interview de Eshkol Nevo

    Une façon d ecrire , pas mal raconter ,a decouvrir , j ai bien aimer , le début on reste perplexe est apres on découvre un bon roman

    Une façon d ecrire , pas mal raconter ,a decouvrir , j ai bien aimer , le début on reste perplexe est apres on découvre un bon roman

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