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Daniel Pecqueur

Daniel Pecqueur

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Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « XIII Mystery T.12 ; Alan Smith » de Philippe Buchet et Daniel Pecqueur aux éditions Dargaud

    Lionel Arnould sur XIII Mystery T.12 ; Alan Smith de Philippe Buchet - Daniel Pecqueur

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    « La fin approche ». C’est ce qu’annonce un petit flyer à l’intérieur de ce nouvel album de la série XIII Mystery. Entre nous, à la lecture de ce douzième tome, j’ai comme l’impression qu’il est temps… Le principe de cette série est...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    « La fin approche ». C’est ce qu’annonce un petit flyer à l’intérieur de ce nouvel album de la série XIII Mystery. Entre nous, à la lecture de ce douzième tome, j’ai comme l’impression qu’il est temps… Le principe de cette série est de nous parler de certains personnages secondaires de la série mère XIII. Et autant quand on nous présente la Mangouste (T1), Jones (T3), Steve Rowland (T5), le colonel Amos (T4) ou Jonathan Fly (T11), je trouve cela intéressant, surtout que c’est bien traité, autant là… convoquer le fils disparu de Sally et Abe Smith, je ne suis pas convaincu de l’intérêt.

    D’abord parce que XIII n’a jamais connu ni été en contact direct avec ce personnage. Déjà, Abe et Sally n’ont qu’une importance toute relative dans la série. Certes, ils ont recueilli XIII chez eux dans le premier tome, mais ils n’ont pas survécu plus de 8 ou 9 pages (quelques heures, quelques jours au mieux…) à cette rencontre avec le mystérieux amnésique. Bref, le choix du personnage à traiter est, à mon sens, une erreur de casting.

    Ensuite, le scénario n’est pas non plus à la hauteur des précédents tomes. On nous présente Alan Smith comme un déserteur qui se serait fait capturer par les vietnamiens et qu’on aurait torturé pour obtenir « les codes radios » sans qu’il ne parle. Alors bon, je ne suis pas un expert militaire, mais deux remarques me viennent à l’esprit. La première, c’est que j’imagine que les militaires américains changeaient régulièrement les codes et fréquences de leurs radios afin de pallier des situations comme celles-ci où l’un de leurs opérateurs radios se ferait attraper. Et la deuxième, surtout, c’est que les tortures vietnamiennes de ce conflit ont une autre réputation que quelques coups de crosses dans le ventre et autres coups de pompes dans la tronche. Bref, ce passage n’est pas cohérent du tout. Tout comme l’évasion du camp de prisonnier d’ailleurs… Et pour couronner le tout, la fin nous ramène à la série XIII par une coïncidence plus qu’improbable. Déjà qu’au tout début du récit on voit Alan Smith croiser (et galocher… enfin, se faire galocher par) Betty Barnowsky (elle n’est pas nommée, mais c’est elle… Ou alors toutes les filles engagées dans l’armée américaine à l’époque étaient rousses avec des gros seins…). Je vous avoue que, pour moi, ces liens avec la série mère (il y en a d’autres !) ne sont là que pour justifier -a posteriori- le choix bancal de ce personnage au demeurant plutôt sympathique (il voit clair sur les horreurs de la guerre, notamment celles commises par son propre camp).

    Et puis côté dessin, c’est un peu pareil. Les décors sont très bien réalisés, les couleurs et les ambiances sont plutôt chiadées, mais c’est au niveau des personnages que j’ai du mal. Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui ne va pas mais mon ressenti n’est pas terrible. Que ce soient les visages, les attitudes ou les mouvements, j’ai l’impression que quelque chose ne fonctionne pas. C’est d’autant plus étonnant que le cahier graphique final est absolument magnifique et laisse entrevoir le talent remarquable de Philippe Buchet. Pour le reste, certaines perspectives et certains cadrages me laissent également perplexe.

    Le résultat de cette accumulation de mauvais points est un album dont on peut se passer sauf si on est un collectionneur invétéré (comme moi !) et qu’on veut TOUS les albums d’une série dans sa bédéthèque.

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    Couverture du livre « Arctica T.2 ; mystère sous la mer » de Bojan Kovacevic et Daniel Pecqueur et Pierre Schelle aux éditions Delcourt

    Sophie Wag sur Arctica T.2 ; mystère sous la mer de Bojan Kovacevic - Daniel Pecqueur - Pierre Schelle

    Un deuxième tome dans la veine du premier. Le héros est toujours un type bien. L'héroïne est une fille qui a des valeurs. Et la petite fille aux cheveux bleus nous révèle peu à peu ses secrets. A lire!

    Un deuxième tome dans la veine du premier. Le héros est toujours un type bien. L'héroïne est une fille qui a des valeurs. Et la petite fille aux cheveux bleus nous révèle peu à peu ses secrets. A lire!

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    Couverture du livre « Arctica T.1 ; dix mille ans sous les glaces » de Bojan Kovacevic et Daniel Pecqueur et Pierre Schelle aux éditions Delcourt

    Sophie Wag sur Arctica T.1 ; dix mille ans sous les glaces de Bojan Kovacevic - Daniel Pecqueur - Pierre Schelle

    Pas mal. Un peu sciences fiction, un peu dystopie. Une fiction qui pourrait se passer. Un héros énigmatique et touchant.Un discours assez écolo. A découvrir.

    Pas mal. Un peu sciences fiction, un peu dystopie. Une fiction qui pourrait se passer. Un héros énigmatique et touchant.Un discours assez écolo. A découvrir.

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    Couverture du livre « Golden City T.12 ; guérilla urbaine » de Daniel Pecqueur et Nicolas Malfin aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur Golden City T.12 ; guérilla urbaine de Daniel Pecqueur - Nicolas Malfin

    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.be


    En voyant la photo de cet album sur mon mur Facebook, un ami bédéphile a fait ce commentaire : « Ça existe encore Golden City ? ». Je crois que je ne pourrais pas mieux faire avec cette chronique… Mais je vais quand même...
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    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.be


    En voyant la photo de cet album sur mon mur Facebook, un ami bédéphile a fait ce commentaire : « Ça existe encore Golden City ? ». Je crois que je ne pourrais pas mieux faire avec cette chronique… Mais je vais quand même essayer.

    J’ai bien aimé les premiers tomes, même si j’y trouvais déjà quelques incohérences scénaristiques, mais là, je crois que cette série a atteint ses (mes !!!) limites.

    Le dessin d’abord. Je ne suis pas un grand fan du style mais je reconnais que c’est plutôt bien fait. Les cadrages, les personnages, les proportions, les paysages, tout ça tient carrément la route. Un peu trop anguleux à mon goût, sans que ça soit vraiment une caractéristique marquante (comme chez Gine, par exemple), mais sinon, oui, c’est bien dessiné. En revanche, la mise en couleur, bien que très lumineuse, m’est assez insupportable au niveau des personnages (surtout les visages). C’est d’autant plus dommage que le reste est très bien fait.

    Mais je crois que c’est au niveau du scénario que ça pêche le plus.

    D’abord, je ne comprends pas comment ça se fait que les gamins (les orphelins amis de Banks) soient toujours fauchés alors que régulièrement ils trouvent de l’argent (de grosses sommes) ou qu’on leur en envoie, et que, de toutes façons, ils sont potes avec Banks qui est un très riche héritier. Ensuite je ne comprends pas non plus pourquoi ils traversent à chaque fois la fameuse zone « tellement dangereuse que même la police n’ose s’y rendre ». D’ailleurs, elle n’a jamais vraiment l’air si dangereuse que ça cette zone.

    Dans un tome précédent, on a même le droit à une scène surréaliste ou la mère d’Harrison, a dépensé sans compter et fait prendre des risques hallucinants à Golden City et sa population (dont une grande partie en est morte) pour capturer 3 des 12 sages de la ville et les en extraire. Mais quand elle les fait amener devant elle pour leur signifier leur jugement (et condamnation) il n’y a qu’un seul garde dans la pièce, et, évidemment, il se fait désarmer par l’un des trois « méchants » pour nous donner une nouvelle scène tout en tension. C’est tellement pas cohérent que j’en ai ri…

    Ensuite, j’ai l’impression de relire un peu toujours la même histoire. Kumiko qui désobéit et qui se fout dans le pétrin, les autres qui remuent ciel et terre pour la sauver. Le conseil des sages de Golden City qui en a marre de l’attitude d’Harrison Banks et qui cherche donc à s’en débarrasser. La police qui n’intervient QUE pour gêner ou arrêter les gentils (Harrison ou les orphelins) mais totalement absente quand on a vraiment besoin d’elle, notamment quand des paramilitaires envahissent la ville pour briser la grève et les mouvements de rébellion naissants…

    Pour finir avec les incohérences je suis obligé de mentionner la mère d’Harrison, horrible harpie, requin de la finance, jadis prête à se mettre en travers du bonheur de son fils en éloignant à jamais son amour de jeunesse, femme d'affaire à l’origine de Golden City qui est, rappelons-le, l’incarnation flottante des inégalités sociales du monde. Eh bien cette femme si puissante n’a rien trouvé de mieux que de disparaître de la circulation après l’accident d’avion qui lui a coûté ses jambes et sa mobilité. La raison : elle ne voulait pas être une charge pour son fils (alors qu’elle était multimilliardaire !!!) et un sujet de pitié pour les autres. Peut-être que son laboratoire secret où l’on était capable de cloner des humains aurait pu lui être utile pour retrouver sa mobilité… Quoiqu’il en soit, subitement, cet horrible personnage sans cœur passe dans le camp des gentils et ne souhaite plus que le bien de l’humanité…

    Et ne venez pas me parler de sœur Léa car je risquerais de déborder…

    Bref, une vision très manichéenne de la chose et qui va toujours dans le même sens. Personnellement, je trouve cela contreproductif. Écrire une histoire pleine de bons sentiments n’a jamais convaincu personne… Au contraire, cela conforte juste les uns dans leur idée d’un monde en noir et blanc sans pour autant convaincre les autres. Non, je préfère vraiment quand il y a de la nuance…

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