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Dan Franck

Dan Franck
Dan Franck a publié une vingtaine de livres, dont La Séparation, pour lequel il a reçu le prix Renaudot en 1991. Citons aussi Nu couché, Bohèmes et Libertad !, Les Aventures de Boro reporter avec Jean Vautrin, ou encore Un Siècle d'amour avec Enki Bilal. Dan Franck est également scénariste pour l... Voir plus
Dan Franck a publié une vingtaine de livres, dont La Séparation, pour lequel il a reçu le prix Renaudot en 1991. Citons aussi Nu couché, Bohèmes et Libertad !, Les Aventures de Boro reporter avec Jean Vautrin, ou encore Un Siècle d'amour avec Enki Bilal. Dan Franck est également scénariste pour le cinéma et la télévision.

Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Boro, Est-Ouest » de Jean Vautrin et Dan Franck aux éditions Fayard

    Nicolemotspourmots sur Boro, Est-Ouest de Jean Vautrin - Dan Franck

    Retrouver Boro c'est comme renouer avec mes jeunes années et me remémorer les quelques trente-cinq ans qui séparent la publication du premier tome, La dame de Berlin de celui-ci, surprise inespérée. Dans une préface émouvante et pudique, Dan Franck retrace l'histoire du compagnonnage qui noua sa...
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    Retrouver Boro c'est comme renouer avec mes jeunes années et me remémorer les quelques trente-cinq ans qui séparent la publication du premier tome, La dame de Berlin de celui-ci, surprise inespérée. Dans une préface émouvante et pudique, Dan Franck retrace l'histoire du compagnonnage qui noua sa plume à celle de Jean Vautrin décédé il y a quelques années, et créa un troisième écrivain baptisé Franck & Vautrin. Les aventures de Boro, reporter photographe devaient occuper 5 tomes, c'était sans compter la richesse de la période à traiter et sans doute l'enthousiasme des deux hommes pour leur créature. C'est donc seul que Dan Franck a entrepris de continuer, plus de dix ans après la parution du huitième volet (La dame de Jérusalem). Pourtant, l'influence de Vautrin est bien là, sa présence plane en creux et teinte d'une certaine nostalgie ces retrouvailles avec un Boro qui vient de passer le cap du demi-siècle. Et qui lui aussi a perdu un être cher.

    Nous sommes en 1960, dans une France secouée par les vélléités d'indépendance de l'Algérie et dans un monde marqué par la Guerre froide. Les reporters ne chôment pas, Boro est bien sûr aux premières loges avec une collection d'appareils photo qui a eu le temps de grandir. Avec lui nous serons partie prenante de l'opération menée par les Israéliens en Argentine pour enlever Eichmann, nous reviendrons sur la triste année 1956 et l'écrasement de la révolte hongroise à Budapest par l'armée russe qui coûtera la vie à Maryicka, nous assisterons aux violentes répressions des manifestations pour l'Algérie par la police française et à l'incroyable opération d'édification du mur de Berlin en 1961. Dans les pas d'un Boro toujours décidé à se battre pour la liberté, et toujours sidéré de constater que l'horreur et la violence sont toujours là, réinventées à chaque nouvel épisode du désordre mondial. Un nouveau personnage fait son apparition en la personne de Jolan, jeune résistant hongrois ramené par Boro en 1956 et qui rappelle beaucoup ce que lui-même était à vingt ans. Y compris dans ses emballements amoureux.

    J'ai trouvé cet épisode très réussi, avec toujours cette faculté de traiter les grands événements du 20ème siècle à la manière des grands romans d'aventures du 19ème siècle. On tremble pour le destin de ces personnages attachants et on revisite des moments clés de notre histoire sans aucune complaisance. Je me souviens encore de la violence des Noces de Guernica (tome 3), un livre qui m'avait beaucoup éclairée sur les enjeux de la guerre d'Espagne à l'époque. La façon dont sont relatées ici, sous les yeux de nos héros reporters, les violences policières du 17 octobre 1961 fait froid dans le dos. Tout comme le récit de l'opération d'enfermement de tout un peuple à Berlin en août de la même année. Les enjeux se sont déplacés vers une logique d'affrontement des blocs est-ouest mais le parti-pris narratif permet de mettre tout ceci en rapport avec ce qui a précédé depuis les années 30 et tous les événements dont Boro et ses confrères ont été témoins et partie prenantes. C'est habilement fait, à la fois pour permettre de renouer en douceur avec le petit monde de Boro et pour œuvrer à la compréhension des évolutions du monde.

    A la fin, la mention "à suivre" indique que Dan Franck n'en a pas fini avec Boro et les désordres du monde. J'espère qu'il ne faudra pas attendre dix ans pour le tome 10... surtout dans la position dans laquelle nous devons laisser notre héros. Vite, la suite !

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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    Couverture du livre « Les aventures de Boro, reporter photographe ; mademoiselle Chat » de Dan Franck aux éditions Pocket

    Bagus35 sur Les aventures de Boro, reporter photographe ; mademoiselle Chat de Dan Franck

    J'ai découvert le série des aventures de Boro récemment,et j'ai beaucoup aimé !

    J'ai découvert le série des aventures de Boro récemment,et j'ai beaucoup aimé !

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    Couverture du livre « La séparation » de Dan Franck aux éditions Points

    anja k sur La séparation de Dan Franck

    Quelle justesse dans ce récit sur la fin de l'amour! J'ai lu "La séparation" alors que je venais moi-même de me séparer d'un des grands amours de ma vie et je peux dire que je m'y suis à maintes reprises retrouvée et que j'ai bien sûr été très très touchée par la finesse des observations de Dan...
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    Quelle justesse dans ce récit sur la fin de l'amour! J'ai lu "La séparation" alors que je venais moi-même de me séparer d'un des grands amours de ma vie et je peux dire que je m'y suis à maintes reprises retrouvée et que j'ai bien sûr été très très touchée par la finesse des observations de Dan Franck et par la beauté de son texte, dont le style simple mais poignant relève la puissance!
    C'est un roman triste et déchirant mais aussi tendre et beau. Si il est bouleversant de suivre ce narrateur attachant dans sa descente aux enfers, ça fait du bien aussi, car on sent bien qu'auprès de lui et dans ses épreuves, on touche à l'humain à l'état pur et que dernière cette déchirure se cache beaucoup d'amour!

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    Couverture du livre « Les champs de bataille » de Dan Franck aux éditions Lgf

    Jean-Paul Degache sur Les champs de bataille de Dan Franck

    Quand connaîtra-t-on enfin la vérité sur la terrible arrestation de Caluire, le 21 juin 1943, dans la maison du Docteur Dugoujon ? Ce jour-là, la Gestapo surprend et emmène huit personnages très importants de la Résistance dont Jean Moulin. Un seul réussit à s’échapper : René Hardy. Raymond...
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    Quand connaîtra-t-on enfin la vérité sur la terrible arrestation de Caluire, le 21 juin 1943, dans la maison du Docteur Dugoujon ? Ce jour-là, la Gestapo surprend et emmène huit personnages très importants de la Résistance dont Jean Moulin. Un seul réussit à s’échapper : René Hardy. Raymond Aubrac qui vient de décéder, faisait partie de ceux qui ont été arrêtés par Klaus Barbie et ses sbires, puis torturés.
    Dan Franck, avec le talent qu’on lui connaît, nous place dans le bureau d’un juge d’instruction à la retraite qui tente d’instruire le procès de René Hardy après que ce dernier ait été gracié à deux reprises. La question se pose toujours de savoir qui a trahi. Qui a donné aux nazis le jour, l’heure et le lieu d’une réunion secrète devant permettre aux responsables de la Résistance de se réorganiser après l’arrestation du général Delestraing, à Paris, quelques jours avant ?
    Dan Franck met le lecteur en situation, au cœur de l’action. Sur place, quand les flics allemands sont descendus de leurs voitures « c’était un silence de guerre, comme il s’en produit à l’arrière des champs de bataille. » Il dit bien que, lorsque les menottes claquent pour la première fois, celui qui subit cela, change immédiatement de statut.
    René Hardy qui n’était pas invité à cette réunion et qui s’y rend quand même, était lié, avant-guerre, à des mouvements d’extrême droite. Hardy ne cache pas son hostilité à celui qui se fait appeler Rex, puis Max sous l’occupation : « Max était coco. » La distinction entre droite et gauche est clairement définie par l’auteur : « À droite, on met en avant l’Homme et ses intérêts qui nuisent aux intérêts des autres. À gauche, on défend l’Homme et ses droits qui ne nuisent pas aux droits des autres. »
    Avec précision et un sens de la description qui lui est propre, Dan Franck montre ce que Jean Moulin a pu voir la dernière fois : la vie quotidienne dans la rue, dans les autobus croisés entre Caluire et l’École de Santé militaire de Lyon où la Gestapo a établi ses quartiers. Aujourd’hui, ces locaux abritent un musée de la Résistance qu’il faut visiter.
    Ce roman regorge de détails historiques et permet de comprendre le jeu tragique, la lutte pour le pouvoir en France après la guerre. Enfin, il y a le racisme viscéral de toute cette extrême droite. De Bénouville qui se fait appeler Barrès, était un partisan du général Giraud. Fin 1943, il écrivait dans L’Alerte, une feuille antisémite, antigaulliste et pétainiste. De son côté, Jean Moulin voulait unir les mouvements de la Résistance, tirant les leçons de l’échec des Républicains espagnols qui ont perdu à cause de leurs divisions.
    Le dernier livre de Dan Franck, on l’aura compris, est une excellente réflexion sur cette histoire dont la version officielle masque souvent les dures réalités. En plus, il a su mener son récit à son terme de façon très émouvante.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/