Christian Guay-Poliquin

Christian Guay-Poliquin
Christian Guay-Poliquin est né au Canada, en 1982. Il élabore actuellement un projet de thèse sur le récit de chasse et travaille par ailleurs dans la rénovation. Le crayon sur son oreille lui sert autant à marquer ses mesures qu'à noter ses idées. Le Fil des kilomètres est son premier roman. Voir plus
Christian Guay-Poliquin est né au Canada, en 1982. Il élabore actuellement un projet de thèse sur le récit de chasse et travaille par ailleurs dans la rénovation. Le crayon sur son oreille lui sert autant à marquer ses mesures qu'à noter ses idées. Le Fil des kilomètres est son premier roman.

Avis (16)

  • Couverture du livre « Le poids de la neige » de Christian Guay-Poliquin aux éditions L'observatoire

    Mumu Dans le Bocage sur Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin

    Comme souvent avec cette maison d'éditions, la couverture est souvent très représentative de ce que l'on va trouver ensuite avec les mots.... Et ce n'est pas toujours le cas !
    Quel beau roman et pourtant un huis clos entre deux hommes, un sujet qui peut se révéler ennuyeux : le narrateur,...
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    Comme souvent avec cette maison d'éditions, la couverture est souvent très représentative de ce que l'on va trouver ensuite avec les mots.... Et ce n'est pas toujours le cas !
    Quel beau roman et pourtant un huis clos entre deux hommes, un sujet qui peut se révéler ennuyeux : le narrateur, gravement blessé sur la route qui le mène au village de son enfance après un accident de voiture qui l'oblige à l'immobilité et Matthias, homme plus âgé, qui s'est lui aussi retrouvé coincé dans cette nature hostile, tous les deux contraints à se réfugier, ensemble, sous une véranda dont le toit se couvre de neige suite à une panne d'électricité générale qui dure et qui contraint l'ensemble de la population et eux deux à vivre en retournant à l'essentiel : manger, avoir chaud, survivre en un mot.
    Le climat et la nature sont omniprésents : chaque chapitre fait état de la hauteur de neige extérieure et comme le climat du livre : elle progresse, elle monte en poids psychologique puis elle fond avec l'arrivée de la fin de l'hiver. La relation entre les deux hommes passent par différents stades de l'indifférence, du mutisme au dialogue, ils forment un couple contraint à une vie à deux qu'ils n'ont pas choisie.
    La co-habitation entre les deux hommes est très bien rendue : elle passe par des moments de tension extrême mais également par des accalmies entre un homme d'expérience, de bon sens, rude parfois mais révélant un coeur tendre quand il évoque sa femme avec qui il est marié depuis 57 ans, ayant des réflexes de survie essentiels pour la guérison de l'autre, plus jeune, observateur, en recherche ses racines, de son devenir.
    La force de cette narration tient à la façon de traiter le sujet : on entre à pas feutrés dans l'histoire, découvrant peu à peu les raisons de leurs présences, leurs passés, les caractères se dessinent, leur environnement prend forme (je me suis très bien représenté leur refuge, la nature environnante) tout cela d'une écriture nette, concise, puissante. Tout est dit, sans développement inutile laissant le lecteur se représenter le décor, les acteurs et les tensions qui s'installent.
    C'est cette subtilité que j'aime dans les romans quand l'auteur nous laisse faire le chemin près de lui, sentir la progression du récit venir à nous et se rendre compte que nous intégrons, et dans ce cas précis, le refuge, nous sentons le froid, le poids de la neige, la nature feutrée enveloppée dans la gangue de l'hiver, les tensions entre les personnages, j'ai très bien imaginé les regards échangés, les rapprochements etc.
    La solitude et l'isolement des deux naufragés est ponctuée par le passage d'autres habitants, personnages secondaires, mais sources d'informations sur l'extérieur, de soins ou de comportements.
    La construction du récit est originale : tout n'est pas révélé : pourquoi une panne si longue mais ce n'est pas primordial ni indispensable pour la lecture : elle n'est que le prétexte de la révélation des personnalités : certains se révéleront égoïstes et lâches, d'autres prendront une décision capitale pour la suite de leurs vies.
    Voilà une très jolie découverte, couronnée par un prix (mérité) pour une oeuvre originale, qui aurait pu être ennuyeuse de par le sujet, majoritairement un huis clos entre deux hommes, mais qui se révèle être passionnante, bien écrite, une ode à la nature, la plus forte, toujours, et qui est surtout une étude de caractères et de comportement parfaitement réussie.

  • Couverture du livre « Le poids de la neige » de Christian Guay-Poliquin aux éditions L'observatoire

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin

    Une panne d’électricité dans un village de montagne, la neige tombe inexorablement centimètre après centimètre, engloutissant tout.
    Le décor est planté et peu à peu, l’angoisse va s’installer. Dans ce monde en perdition, les villageois tentent de s’organiser et de survivre.
    On va suivre deux...
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    Une panne d’électricité dans un village de montagne, la neige tombe inexorablement centimètre après centimètre, engloutissant tout.
    Le décor est planté et peu à peu, l’angoisse va s’installer. Dans ce monde en perdition, les villageois tentent de s’organiser et de survivre.
    On va suivre deux hommes qui sont bien malgré eux, confinés dans une maison un peu délabrée, ouverte aux quatre vents.
    L’un d’eux a été victime d’un très grave accident de voiture alors qu’il s’apprêtait à revenir dans ce village qu’il avait quitté 10 ans auparavant, se retrouve pris au piège de cette nature hostile et est obligé d’attendre comme tous les autres la fonte des neiges pour un hypothétique départ.
    Avec des mots d’une justesse incroyable, une langue d’une infinie poésie, Christian Guay-Poliquin tisse sa toile, joue avec nos nerfs, et nous étouffe. Page après page, nous sommes prisonniers de cette atmosphère qui oscille en permanence entre le roman d’anticipation, la fable écologique et une déclaration de résistance.
    Certes, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman, ce qui peut déranger, mais pour ma part, je me suis laissée envouter par cette magie blanche.

  • Couverture du livre « Le poids de la neige » de Christian Guay-Poliquin aux éditions L'observatoire

    Veronique Donard sur Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin

    comme beaucoup d'entre vous, j'ai vécu un épisode de neige -20 centimètres quand même.
    C'est donc bien imprégnée de cette météo que je déteste, que je me suis plongée dans la lecture de ce livre.
    Après un très grave accident de voiture, le blessé est secouru par des villageois.
    Dans un...
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    comme beaucoup d'entre vous, j'ai vécu un épisode de neige -20 centimètres quand même.
    C'est donc bien imprégnée de cette météo que je déteste, que je me suis plongée dans la lecture de ce livre.
    Après un très grave accident de voiture, le blessé est secouru par des villageois.
    Dans un premier temps, il est ramené au village. Il est identifié comme le fils du garagiste où il a encore des oncles et tantes qui y vivent.
    Soigné par la vétérinaire et le pharmacien, il est confié à Matthias, un vieillard, nouvel arrivé et installé dans une grande maison en dehors du village.
    Pourquoi les villageois vont-ils demander à Matthias d'accueillir le blessé contre vivres et bois de chauffage?
    Gravement atteint aux deux jambes, souffrant le martyr et incapable de bouger, il va passer l'hiver coincé dans une véranda pleine de courants d'airs.
    Les chapitres sont courts, l' écriture fluide et les descriptions efficaces.
    Coupés du monde à cause d'une panne d'électricité, les habitants donnent libre court au meilleur comme au pire : entraide, égoïsme, solidarité, méfiance.
    A chaque chapitre la hauteur de la neige augmente, le huis clos devient oppressants.

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