Bernhard Schlink

Bernhard Schlink
Né en 1944, Bernhard Schlink est l'auteur du roman mondialement connu, Le liseur. Il a exercé la profession de juge et a créé, avec Walter Popp, le personnage du détective privé Gerhard Selb que l'on retrouve dans Brouillard sur Mannheim, Un hiver à Mannheim et la fin de Selb.

Avis (26)

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    Couverture du livre « Le liseur » de Bernhard Schlink aux éditions Gallimard

    Carrie sur Le liseur de Bernhard Schlink

    J'ai lu le roman et visionné le film dans la foulée de la victoire de Kate Winslet aux oscars dans le rôle de Hanna.

    Et si j'ai aimé le roman dans ses grandes largeurs, j'ai cependant préféré le film, porté, il est vrai, par l'éblouissante Kate Winslet (que j'ai aussi beaucoup aimée, plus...
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    J'ai lu le roman et visionné le film dans la foulée de la victoire de Kate Winslet aux oscars dans le rôle de Hanna.

    Et si j'ai aimé le roman dans ses grandes largeurs, j'ai cependant préféré le film, porté, il est vrai, par l'éblouissante Kate Winslet (que j'ai aussi beaucoup aimée, plus récemment, dans Wonder Wheel de Woody Allen, les rôles de femmes fortes et fragiles à la fois lui vont comme un gant).

    Michael, 15 ans, rencontre Hanna, 35 ans, et devient son amant. Leur plaisir commun est la lecture, Hanna aime que Michael lui fasse la lecture surtout.
    Un jour, Hanna disparaît.

    Quelques années plus tard, Michael, étudiant en droit, assiste à un énième procès sur des criminels nazis ou sympathisants du régime. Hanna est parmi eux, se défend mal et est condamnée très lourdement.

    Ce roman me fait penser à La Tache de Philip Roth, lu quelques années plus tard. le héros est également renvoyé de l'université où il enseigne pour des propos déplacés. De même, il se défend mal.

    Dans l'un comme dans l'autre, le lecteur comprend au fur et à mesure ce qui a amené les personnages à laisser faire plutôt que se battre.

    Un roman sur la complexité de l'être humain, ses failles, ses faiblesses, ses hontes.

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    Couverture du livre « Olga » de Bernhard Schlink aux éditions Gallimard

    Karine H sur Olga de Bernhard Schlink

    De la fin du XIXème siècle aux années 70, un très beau portrait de femme.
    Une femme courageuse et déterminée, confrontée aux vicissitudes de l'histoire, au désir d'aventure et de grandeur des hommes. Une femme qui aime malgré tout, et quoi qu'il puisse y avoir derrière ce "tout".
    Et un roman à...
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    De la fin du XIXème siècle aux années 70, un très beau portrait de femme.
    Une femme courageuse et déterminée, confrontée aux vicissitudes de l'histoire, au désir d'aventure et de grandeur des hommes. Une femme qui aime malgré tout, et quoi qu'il puisse y avoir derrière ce "tout".
    Et un roman à l'écriture sensible et élégante.

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    Couverture du livre « Olga » de Bernhard Schlink aux éditions Gallimard

    danielle cubertafon sur Olga de Bernhard Schlink

    un livre dont le résume vous décrit un peu l histoire d' une famille quand la première guerre mondiale éclate et découvrir se qui va se passer au milieu de cette famille et se que cache OLga quel mystère a lire avec plaisir

    un livre dont le résume vous décrit un peu l histoire d' une famille quand la première guerre mondiale éclate et découvrir se qui va se passer au milieu de cette famille et se que cache OLga quel mystère a lire avec plaisir

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    Couverture du livre « Olga » de Bernhard Schlink aux éditions Gallimard

    Calimero29 sur Olga de Bernhard Schlink

    Voilà le troisième roman de Benhard Schlink que je lis après "Le liseur" et "La femme sur l'escalier"; j'avais été séduite, pour chacun d'eux, par l'atmosphère qu'installe l'auteur et dans laquelle il est agréable de s'immerger en compagnie de personnages en apparence quelconques mais qui...
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    Voilà le troisième roman de Benhard Schlink que je lis après "Le liseur" et "La femme sur l'escalier"; j'avais été séduite, pour chacun d'eux, par l'atmosphère qu'installe l'auteur et dans laquelle il est agréable de s'immerger en compagnie de personnages en apparence quelconques mais qui cachent une grandeur que l'auteur ne nous dévoile que par petites touches subtiles.
    J'espérais une nouvelle atmosphère, un beau personnage de femme et je n'ai pas été déçue.
    On suit Olga de sa naissance à sa mort (fin 19ème siècle aux années 70) et on la découvre selon trois points de vue qui scandent le roman en trois parties : la description de la vie de Olga jusqu'à 50 ans, Olga vue par Ferdinand dont Olga a pris soin pendant son enfance et qui n'a jamais pu oublier cette femme qui lui a donné tant d'amour et lui a tant transmis et Olga au travers de sa correspondance avec l'homme qu'elle aime.
    Olga, est très vite orpheline, recueillie par sa grand-mère qui ne l'aime pas; elle se plonge dans les livres pour échapper à ce manque d'affection; elle joue avec les enfants d'un grand propriétaire industriel; la camaraderie, puis l'amitié qui l'unissent au fils, Herbert, se mue en amour. Elle accepte de vivre cet amour hors mariage devant l'hostilité de la famille d'Herbert; elle se bat pour devenir intitutrice. Herbert, toujours à la recherche d'infini, part faire la guerre en Afrique, puis fait de longs voyages pour finalement lancer une expédition dans le Groenland dont il ne reviendra pas. Olga ne cesse de l'aimer même si elle finit par admettre qu'il ne reviendra plus.
    Olga nous offre un beau portrait de femme déterminée, battante, résiliente, amoureuse; elle se bat toute sa vie contre les règles de la société qui imposent un double carcan aux femmes : celui de la classe dans laquelle elles naissent et dans laquelle la société les enferme et celui du statut de la femme à qui on refuse toute indépendance. Olga, même si elle ne le verbalise pas ainsi,veut faire évoluer la société en travaillant, en aimant un homme au-dessus de sa condition hors mariage et surtout en transmettant des valeurs plus égalitaires entre hommes et femmes à ses élèves mais aussi à deux enfants dont elle s'occupe particulièrement : Eik et Ferdinand.
    Olga prend ce que lui offre la vie, ne se plaint pas, donne de l'amour.
    Comme dans "Le liseur", l'histoire allemande offre une toile de fond qui interagit avec les personnages : guerres coloniales, 1ère et 2ème guerre mondiale, nazisme. La critique de l'Allemagne imprègne la vie et les propos d'Olga; elle lui reproche d'avoir toujours voulu être plus grande qu'elle ne l'était en réalité, d'avoir eu la folie des grandeurs depuis Bismarck qu'elle rend responsable. Un parallèle s'établit entre les rêves d'infini d'Herbert et les rêves de grandeur de l'Allemagne : les deux se fracassent face à la réalité du monde non sans avoir fait des victimes.
    Très beau moment de lecture grâce au style fin, délicat et fluide de l'auteur mais également à une sorte de suspens qui nous conduit avec habileté à découvrir qui était réellement Olga.

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